Le Nao de Brown : Glyn Dillon

Nao est une jeune femme à moitié anglaise, à moitié japonaise qui vit à Londres avec une co-locataire et qui travaille dans un magasin de gadgets japonais avec un ami qu’elle a connu à la fac. Elle est fan du manga Ichi, et commence une relation avec Gregory, réparateur de machines à laver qui ressemble à un des personnages. Elle va au temple bouddhiste pour méditer…
 
Elle a une vie qui pourrait sembler tout à fait normale si elle ne souffrait pas de TOC très particuliers : elle s’imagine avoir des pulsions meurtrières où elle se voit tuer des gens de son entourage et elle vit dans la crainte permanente de passer vraiment à l’acte.
 
On la voit tenter de vivre au quotidien le plus normalement possible malgré cette souffrance -maladie mentale, psychose… je ne sais pas comment l’appeler… Mais elle est parfois saisie de crises d’angoisse terribles. La souffrance de Nao est vraiment poignante car elle est seule face à ça.
 
Le graphisme est superbe. Les dessins sont d’une grande finesse, les expressions sont très vivantes. Nao est vraiment belle et émouvante (c’est futile, mais j’aime vraiment son style 😉 J’ai aussi beaucoup aimé les couleurs. J’ai peut-être moins accroché aux passages de « conte » qui entrecoupent l’histoire de Nao… En fait, je dois avouer que je n’ai pas vraiment compris, peut-être qu’une relecture m’aiderait (ou une explication 😉 
 
 
Mais c’est quand même un coup de coeur pour les dessins et pour le thème de la maladie mentale,  maladie invisible dont la personne qui en souffre a conscience mais qui ne sait pas comment s’en sortir.
 
Glyn Dillon est un auteur de BD que je vais suivre!
Merci à  Price Minister qui a fait découvrir plein de BD d’Angoulême aux blogueurs. Je donne 18/20 à cette BD.

 Roaarrr Challenge

10 commentaires sur « Le Nao de Brown : Glyn Dillon »

    1. J’ai un peu lu en diagonale le conte (mais qui se distingue complètement du
      reste de l’histoire) mais pour le reste, j’ai trouvé cela vraiment très
      facile à comprendre. mais le sujet est fort… J’ai adoré le dessin aussi!
      Posté par ennapapillon, vendredi 26 avril 2013

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  1. Le conte est imaginaire mais il s’intègre dans le récit de Nao où il est fait la comparaison entre Grégory (le réparateur) et le Rien (héros du conte).
    Le conte retrace un peu le chemin de croix de Nao dans sa vie sentimentale ET intérieure (elle se retrouve dans Pictor je trouve). Mais j’ai lu aussi des avis qui pensent que ce conte est obsolète. Je trouve qu’il ajoute au contraire un peu de poésie

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    1. merci pour cet éclairage! Je sais que je relirai cette BD et du coup je me
      concentrerai plus sur le conte (mais ça ne m’a pas empêché d’avoir un coup
      de coeur : quels dessins quand même!
      Posté par ennapapillon, vendredi 26 avril 2013 |

      Tu as tout à fait raison, Dillon est un superbe aquarelliste et ses portraits, notamment celui de Nao, sont très touchants.
      Posté par Lunch, vendredi 26 avril 2013 |

      oh oui, les couleurs m’ont énormément plu, je sais que je surveillerai de
      près Glyn Dillon!
      Posté par ennapapillon, vendredi 26 avril 2013

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    1. Ah oui, j’ai adoré! J’ai vraiment envie de suivre cet auteur : j’adore son
      trait, ses couleurs et le fond est riche aussi!
      Posté par ennapapillon, samedi 27 avril 2013

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