« Le fantôme de Sarah Fisher » de Agnès Laroche

Sarah Fisher se réveille … et elle découvre qu’elle est morte. Elle sait qu’elle n’est pas tombée toute seule de la falaise et elle veut savoir pourquoi elle est morte si jeune, à cause de qui, alors elle revient sous forme de fantôme, sous les traits de quelqu’un d’autre.

Dans l’orphelinat où elle habitait avant de mourir, elle se lie d’amitié avec Jézabel. Toutes les deux mènent l’enquête sur les derniers jours de Sarah et elles découvrent beaucoup de choses louches.

Un bon petit polar avec un peu de fantastique mais pas trop. C’est aussi l’occasion de découvrir l’Angleterre victorienne.

Un bon moment de lecture pour les 10-13 ans.

                 

Lu dans le cadre du prix des  2012-2013, sélection CM2 – 6ème.

 

Ce roman est ma  lecture « prénom » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse » pour le  

23ème lecture du challenge 

« Elisa » de Nathalie Ferlut

Elisa est une jeune femme, étudiante, qui vit dans une petite ville. Sa meilleure amie est étudiante à Paris mais elles sont un peu en train de se perdre de vue.

Son amie meurt dans un accident de voiture et c’est un déclencheur pour Elisa qui perd pied car elle ne sait plus où elle en est. Elle rencontre des gens plus âgés qu’elle, commence une relation amoureuse. Elle doit aussi apprendre à gérer une relation compliquée avec son meilleur ami,  l’ex de sa meilleure amie et des relations tendues avec sa mère.

Elisa est une jeune adulte entre deux mondes dans lesquels elle a du mal à se situer. Elle grandit tout au long de cet album.

J’ai bien aimé le dessin, les couleurs et sur le coup ce fut une lecture qui m’a bien plu mais au moment d’écrire ce billet, avec un peu de recul, je me rends compte que je n’ai pas été très marquée.

 

 Saxaoul (cliquez pour voir son avis) à l’occasion du  de Valérie : Merci!

Les cinq sens du mois de juin (au couleurs du mois anglais!)

 

Depuis la première année du blog, je vous donne rendez-vous tous les 8 du mois… D’abord c’était avec les « Curiosités bloguesques », puis « Une année en couleur« ,  « Des titres et des textes » et enfin « Ce mois-ci, j’ai aimé, je n’ai pas aimé »… Voici le rendez-vous de cette 4ème année!

J’évoquerai les 5 sensL’ouïe, avec de la musique ou des voix, la vue avec une image, une photo ou une vidéo, l’odorat avec une odeur ou un parfum, le toucher avec un objet ou un ressenti physique et le goût avec un aliment ou une recette.

En tout cas, si vous aussi vous souhaitez évoquer vos 5 sens, n’hésitez pas à le faire dans les commentaires!

Comme vous le savez sans doute, entre le 28 mai et le 2 juin, j’étais à Londres avec 52 élèves de 4ème et 3ème… alors je vais vous faire voyager un peu et je vais mettre mes 5 sens aux couleurs du mois anglais. On peut dire que j’ai « ressenti » anglais ce mois-ci!  chez Lou et Titine

 : Le son de Big Ben

 

 entendu lors de la balade à pied dans Londres, la fanfare royale entendue à l’occasion de la répétition générale pour la cérémonie de Trooping the Colour (l’équivalent du 14 juillet, où la Reine passe en revu ses troupes en tenue d’apparat) 
 (la vidéo n’est pas de moi, mais on était exactement à cet endroit là le 1er juin (devant Churchill’s War Rooms) et comme on était à 2 pas de Whitehall et des Horseguards, on entendait toute la musique, même si on surtout vu des petits groupes repartir.   (Photos persos : cliquez pour voir plus grand)

 

Mais surtout, mon ouïe a été marquée par l’émotion ressentie quand lors de la visite du Globe Theatre, nous avons eu la chance de pouvoir assister à quelques minutes de la première répétition de Macbeth sur la scène du Shakespeare’s Globe Theatre…Voir les acteurs en vêtements de ville s’approprier la scène et tester des extraits de texte pour placer leur voix sera un de mes grands souvenirs de voyages scolaires (d’autant plus que c’était totalement inattendu!)

 

 

 : A bit of sightseeing! (Photos persos : cliquez pour voir plus grand)

Eton  (nous étions en Angleterre pendant les vacances scolaires alors nous n’aurions pas du voir des élèves d’Eton (la célèbre école (très) privée où sont allés les princes d’Angleterre…) mais ce jour là, le hasard nous a gâté puisqu’il y avait une cérémonie à l’école alors les rues étaient remplies de garçons dans leur uniforme si typiques (queues de pie et pantalons rayés)

Windsor   (juste avant que l’on fasse cette photo, le garde avait crié sur une dame qui le collait un peu trop alors on avait un peu « peur » 😉

London  

 

Tower Bridge

 

London City Hall et The Shard depuis Tower Bridge

Picadilly Circus

Westminster Abbey

Saint Paul’s Cathedral (et Millenium Bridge)

Shakepeare’s Globe Theatre

The Houses of Parliament (et Big Ben)

Changing of the Guard (Horse Guards, Whitehall)

Un carrosse quittant Buckingham Palace, sur The Mall, peut-être celui de la Reine…mais ce jour là, ce n’était que la répétition 😉

Buckingham Palace

Et puisqu’on arrive à Buckingham, je ne résiste pas à l’envie de vous montrer cette image : 

 

 :    Les objets du mois sont les choses que je me suis offertes pendant le séjour… Voyons voir… des mugs, des carnets, des livres, des badges… oui, que des choses sur lesquelles j’ai du mal à résister en temps normal, mais voyez plutôt : comment ne pas les acheter??

:  J’ai acheté un lip balm à Bodyshop qui sent très bon (grapefruit : pamplemousse) mais malheureusement, l’odeur qui m’aura sans doute le plus marquée sera celle du vomi d’élèves que nous avons du gérer le dernier jour… pas le mal de mer, non… quelques petites élèves ont eu une sorte de petit virus qui durait 12 heures… L’une d’entre elle se souviendra sans doute d’avoir vomi dans les rues de Londres (j’ai eu juste le temps de la diriger vers une bouche d’égouts dans le caniveau… Et je remercie les gentilles dames qui sont tout de suite arrivées avec des mouchoirs et une bouteille d’eau) et moi je me souviendrai de la petite, sur le bateau,  tellement faible qu’elle a vomi dans son sommeil, sans même se réveiller (gros coup de flip pour moi)… ça m’aura au moins donné l’occasion de découvrir l’infirmerie de la Brittany Ferries!)

 

 :   A l’occasion d’une fête de retrouvailles entre anciens du collège, ma ma copine Yza Foodista nous a fait découvrir une salade composée excellente, originale et … anglaise puisque c’est une recette de Nigella Lawson, cuisinière anglaise bien connue 

 (Cliquez sur la photo pour la recette)

De mon côté je vous propose une recette de biscuits que j’aime beaucoup : les Ginger Nuts  (Cliquez sur la photo pour la recette)… Vous remarquerez que ma folie des mugs ne date pas d’hier…celle-ci je l’ai achetée il y a 2 ans lors du précédant voyage scolaire!)

Mais je dois dire que pendant mon voyage en Angleterre, mes sens ont été aussi titillés par le traditionnel « Fish and Chips » que mes collègues et moi dégustons (oui! Je n’ai pas peur des mots!) à chaque séjour! 

Sans oublier les petites madeleines de Proust que j’ai achetées et qui me rappellent ma jeunesse! 

Ginger Nuts, Bourbon Cream, Digestives Caramels pour les biscuits, une conserve de Steak and Kidney Pie de la marque Fray Bentos (EXCELLENT! et qui me rappelle tellement les vacances en voilier avec mes parents 😉

Du thé à profusion (du basique English breakfast que je bois à longueur de journée) et des tisanes aux fruits Twinings excellentes!

Du cheddar et des tranches fines de langue de porc (je sais que ça va en dégouter plus d’un mais ça me rappelle tellement ma grand-mère qui nous en achetait quand elle voulait nous donner du jambon un peu « fête ». Je n’ai réalisé que des années plus tard que ce « tang » que j’adorais tant était en fait « tongue » et donc de la langue 😉

 

 Le séjour s’est très bien passé et je remets ça dans 2 ans! 😉

Et vous?

Une comète vous a parlé de ses 5 sens au mois d’octobre et au mois de novembre et au mois de décembre et au mois de janvier et au mois de février  et au mois de mars et au mois d’avril

Coccinelle  vous a parlé de ses 5 sens au mois d’octobre et au mois de novembre et au mois de décembre et au mois de janvier et au mois de février et au mois de mars et au mois d’avril et au mois de mai  et au mois de juin

Evalire vous a parlé de ses 5 sens au mois de novembre et au mois de décembre et au mois de janvier et au mois de février et au mois de mars et au mois d’avril et au mois de mai et au mois de juin

Certaines n’avaient jamais vu la mer : Julie Otsuka (lu par Irène Jacob)

Julie Otsuka raconte l’histoire des femmes qui ont quitté le Japon pour aller se marier aux États-Unis avec de parfaits inconnus dont elles n’avaient vu que des photos et sur lesquels elles avaient fondé tous leurs espoirs.
On y découvre les vies de ces femmes avec leurs maris, leur travail -aux champs, en service ou dans le commerce-, leurs relations avec les américains -leurs employeurs, leurs clients-, leurs enfants qui « s’américanisent » très vite et surtout la façon dont elles (et leurs familles) ont été traitées au moment de la deuxième guerre mondiale quand le Japon est devenu l’ennemi.
Au niveau du style, l’auteur a choisi de parler à la deuxième personne du pluriel, de mettre toutes ces femmes si différentes dans un « nous » collectif, universel, malgré des vies parfois opposées. Elle joue aussi sur l’énumération des situations différentes ce qui crée une sorte de forme poétique, un rythme chantant et accentue encore l’idée d’universalité.
J’ai beaucoup aimé ce roman, très rythmé et mélodique, qui raconte une page de l’histoire de l’immigration aux États-Unis, le choc des cultures et la peur qui a fait ressortir le pire chez certains américains. Mais aussi de façon plus générale, c’est aussi une sorte de catalogue des relations entre des hommes et des femmes. C’est une sorte de portait géant de femmes qui cherchent à s’en sortir.
La lecture par Irène Jacob est très réussie car elle rend bien l’esprit du roman. (La seule chose que je lui reprocherais c’est de prendre un accent anglais pour certains personnages…heureusement ces passages sont rares).Une belle découverte!
Prix Audiolib 2013
              Roman de la catégorie « lieu »  pour ma ligne « livres audio » du Petit Bac 2013
Commentaires laissés à l’époque sur canalblog :

Je partage entièrement ton enthousiasme. Ce livre audio a tout pour plaire ! Je n’ai pas remarqué l’accent anglais.

Posté par sylire, vendredi 10 mai 2013
 
Je suis vraiment ravie de l’avoir découvert d’autant que j’avais lu des avis mitigés et je suis contente d’avoir eu l’occasion de me faire ma propre opinion très positive
Posté par ennapapillon, vendredi 10 mai 2013
 
Mon prochain livre audio, j’ai hâte ! t ça me fait penser que j’ai trois chroniques en retard, ahem. ^^
Posté par leiloona, vendredi 10 mai 2013
 
J’ai vraiment aimé en particulier parce que j’ai trouvé que la lecture à voix haute apportait vraiment un plus au style. Bonne écoute!
Posté par ennapapillon, vendredi 10 mai 2013
 
Moi non plus, je n’ai pas été gênée par l’accent anglais. C’est vraiment un livre audio à recommander.
Posté par val-m-les-livres, vendredi 10 mai 2013
 
Oh, l’accent anglais a du être utilisé 2 ou 3 fois, mais j’ai trouvé ça un peu dommage car ce n’était pas nécessaire et surtout le reste de la lecture de Irène Jacob était tellement réussie! J’ai vraiment fait une belle découverte et je ne suis pas sure que j’aurai autant aimé en livre « papier »
Posté par ennapapillon, vendredi 10 mai 2013
 
C’est un livre que j’ai remarqué( pas en audio) à la bibliothèque et qui sera certainement dans mes prochains emprunts ce que ton avis confirme
Posté par evalire, vendredi 10 mai 2013
 
J’ai trouvé que c’était un roman vraiment riche, plein d’humanité qui parle de toutes les vies de toutes les femmes : une belle lecture!
Posté par ennapapillon, vendredi 10 mai 2013
 
Je vais voir les deux, auteur et lectrice bientôt, fin mai à Rouen. Je me régale à l’avance.
Posté par aifelle1, vendredi 10 mai 2013
 
Oh chouette…tu raconteras, dis?! ça m’intéresse! C’est à quelle occasion?
Posté par ennapapillon, vendredi 10 mai 2013
 
Un festival autour de la lecture en Haute Normandie « Terres de Paroles », le programme est riche, j’ai fait un billet récemment sur mon blog (désolée, je ne peux pas faire le lien, je suis à la bibliothèque et ça ne fonctionne pas, j’entame mon quatrième mois sans ordi, je craque )
Posté par aifelle1, samedi 11 mai 2013
 
Intéressant! je vais aller voir ça chez toi Je rate beaucoup de billets je n’ai le temps de rien
Posté par ennapapillon, dimanche 12 mai 2013
 
après plusieurs billets lus, j’hésite toujours… j’y viendrai surement, mais je n’en fais pas une priorité pour le moment…
Posté par lasardine, samedi 11 mai 2013
 
Je n’étais pas tentée et puis l’arrivée inopinée d’un audiolib me l’a fait découvrir : je suis ravie de cette lecture!
Posté par ennapapillon, dimanche 12 mai 2013
 
Je suis restée mi-figue mi-raisin avec ce roman.
Posté par Melusine1701, dimanche 12 mai 2013
 
Tu n’étais pas la seule et c’est pour ça que ce n’étais pas un livre qui me tentait vraiment mais j’ai été d’autant plus agréablement surprise car le format audio lui va vraiment bien!
Posté par ennapapillon, dimanche 12 mai 2013
 
Je l’ai lu en version papier et ej n’ai pas vraiment accroché. J’ai trouvé l’histoire de ces femmes intéressante mais l’utilisation du nous et la mutltiplicité des personnages ont fait que je suis passée à côté.
Posté par saxaoul, lundi 13 mai 2013
 
Je pense que la version audio est vraiment un atout pour ce roman car les accumulations, les répétitions et les nombreux personnages prennent un côté presque chantant qui ne droit pas transparaître dans le texte écrit. Une belle découverte que je n’aurai peut-être pas autant aimé sans le format audio!
Posté par ennapapillon, lundi 13 mai 2013
 
J’ai beaucoup aimé aussi ce livre que j’ai écouté… je prévois même de le lire pour voir si le plaisir est le même
Posté par Bealapoizon, vendredi 17 mai 2013
 
Bienvenue ici! Cette aventure audiolib m’aura fait découvrir des livres qui ne me tentaient pas forcément et qui ont été des belles découvertes : celui-là en fait partie! J’ai hâte de découvrir ton classement!
Posté par ennapapillon, vendredi 17 mai 2013
 
Je viens de le lire. Adoré le début, et puis après j’ai trouvé que c’était trop répétitif…
Posté par liliba, lundi 20 mai 2013
 
je pense que beaucoup de gens ont pensé ça et c’est ce qui me faisait peur mais en audio, ces répétitions deviennent un rythme et ça passe beaucoup mieux si j’en crois les lectrices qui ont lu les deux supports.
Posté par ennapapillon, lundi 20 mai 2013
 
Je suis de plus en plus persuadée que l’audio met en valeur de nombreux textes ! EN ce moment, je me régale avec La maison d’à côté !
Posté par liliba, lundi 20 mai 2013
 
Je pense qu’un bon lecteur qui correspond bien au texte et qui le lit bien peut transcender un texte! Elodie Huber est très bien je trouve
Posté par ennapapillon, mardi 21 mai 201
 
ah oui, j’adore ! sa voix toute douce correspond parfaitement avec tous les secrets tus de cette drôle de famille…
Posté par liliba, mardi 21 mai 2013
 
j’ai aussi écouté « derniers adieux » de Lisa Gardner lu par Elodie Huber : elle est vraiment bien!
Posté par ennapapillon, mardi 21 mai 2013
 
Tu les achètes, tous ces CD, ou bien tu les prends à ta bibli ?
Posté par liliba, mardi 21 mai 2013
 
j’en ai emprunté quelques uns à des copines( derniers adieux est à Mrs B) ou à la médiathèques et sinon ce sont des partenariats.
Posté par ennapapillon, mardi 21 mai 2013
 
🙂
Posté par liliba, mardi 21 mai 2013
 
Je l’ai fini avant hier soir (lu) et j’ai beaucoup beaucoup aimé. Alors que d’habitude je m’arrête assez peu sur le style d’un roman (sauf si c’est écrit avec les pieds, mais c’est autre chose), j’ai aimé le style choral au sens plein du terme. C’est très émouvant. En prime, je l’ai lu juste après le journal d’Hélène Berr alors du coup ça a raisonné d’autant plus sur l’ignominie des hommes. Super bouquin.
Posté par BouDu, jeudi 23 mai 2013
 
J’y ai trouvé une musique et j’ai beaucoup aimé le côté « universel » du propos. Très émouvant, oui!
Posté par ennapapillon, vendredi 24 mai 2013
 
Finalement je n’ai pas vraiment aimé .. :/
Posté par leiloona, dimanche 26 mai 2013
 
Comme quoi, on perçoit tous les livres différemment (nos
avis diffèrent aussi sur la lecture de Home
Posté par ennapapillon, dimanche 26 mai 2013

« Tout autour des Halles quand finissait la nuit » de Gérard Landrot

Avec ce roman, on est transporté dans le Paris des années de guerre -juste avant  et jusqu’à la libération de Paris. Mimine est une jeune fille qui arrive du Nord et commence sa vie parisienne en étant prostituée un peu malgré elle avant de devenir concierge d’un immeuble dans le quartier des Halles. 

Pendant l’occupation, elle essaie de vivre le mieux possible en restant en accord avec elle-même mais ses amitiés l’emmènent dans des chemins pas toujours honnêtes ou moraux. Elle traverse cette période avec une sorte de naïveté et toujours beaucoup de spontanéité. Elle fréquente des résistants sans vraiment réaliser ce qu’ils font réellement et elle est influencée par des collabos sans vraiment se rendre compte de ce qu’elle fait…

La fin de la guerre avec l’épuration n’est pas synonyme de libération pour Mimine qui traverse encore des épreuves.

J’ai vraiment bien aimé ce roman, avec sa gouaille parisienne, le caractère de Minime et surtout le côté « roman historique » avec l’éclairage du quotidien de cette époque.

Canel (Merci beaucoup! 😉 (Son billet est ici)  

  Roman repéré lors de la rencontre d’écrivains à Rennes

4ème lecture pour le        

Rencontre avec Eric Simard

Vous avez peut-être remarqué que depuis un an, j’ai beaucoup lu de romans jeunesse écrits par Éric Simard13 en tout (sur les 17 présents au CDI) et c’était en prévision de la venue de l’auteur au collège pour rencontrer des élèves de 6ème, de 6ème SEGPA et ULIS (enseignement adapté) et … le club lecture!

Lors de notre dernière réunion, les membres de l’atelier lecture ont préparé les questions qu’ils voulaient poser à Éric Simard. Je leur ai aussi proposé de lui faire un petit cadeau. Un livret souvenir de sa visite dans lequel nous présentons le club lecture avec une photo de groupe. Puis une compilation de nos avis sur tous les livres présents au CDI (Vive les bêtises et moi-même avons repris nos avis sur nos blogs 😉 et puis j’ai proposé aux volontaires de jouer au jeu « Des titres et un texte » (Mon texte en l’honneur d’Éric Simard est ici) Vive les bêtises et une élève de 4ème ont tenté l’expérience!

Le club lecture était la première rencontre de la journée avec l’auteur. Il a été très sympathique : il a fait installer les chaises pour que tout le monde puisse le voir et qu’il voit tout le monde. Il leur a demandé leurs prénoms et leur a posé des questions sur le fonctionnement de l’atelier lecture. Les élèves ont posé leurs questions, soit sur sa vie, sur sa façon d’écrire ou sur les livres qu’ils avaient lu de lui. C’était un chouette moment d’échanges!

Les élèves du club lecture qui viennent de classes différentes avaient tous été libérés de cours pour cette heure de rencontre (les collègues sont très conciliants quand il s’agit d’actions de ce genre, Eric Simard s’en est même étonné, trouvant cela vraiment positif) et ils étaient vraiment ravis. Ils ont trouvé la rencontre très intéressante et ont découvert plein de choses!

Le reste de la journée, l’auteur a rencontré 2 classes de 6ème et un groupe de 6ème segpa et d’ulis et j’ai assisté à deux de ces rencontres. Ce que j’ai vraiment apprécié, c’est que même si les réponses aux questions des élèves étaient sensiblement les mêmes, il a toujours répondu avec patience et sérieux adaptant son langage aux élèves mais en leur parlant normalement. Il a d’ailleurs répondu à un élève qu’il n’écrivait pas forcément pour un âge précis et qu’il pense que des adultes peuvent aimer des livres « jeunesse » autant que des jeunes et c’est vrai qu’en lisant ses romans je me suis souvent dit que ça pouvait autant plaire aux jeunes qu’aux adultes.

Avec les élèves d’enseignement adapté, il a lu un extrait de son prochain livre qui sortira en août : un peu du début, un peu juste avant la fin et il a fait mouche : les élèves étaient accrochés! Il a aussi parlé de ce que gagnait un auteur sur la vente d’un livre… (Autant dire qu’il vaut mieux les vendre en millions d’exemplaires 😉 Quand ils lui ont demandé un autographe, il a fait une signature en direct que l’on a ensuite photocopiée (à son initiative) pour tout le monde : ils étaient fiers! 

Avec le groupe d’élèves de 6ème que j’ai accompagné, il a aussi répondu à toutes leurs questions. Il a aussi lu un texte avec plein de jeux de mots qui leur a beaucoup plu et ils ont fait un travail d’écriture... Ils en gardent également un très bon souvenir.

Il a parlé des couvertures de ses livres, de sa façon d’écrire, de la part de lui-même qu’il y a dans ses personnages, de ce qui lui a donné envie d’écrire, de son inspiration, de ses voyages…

A tous les groupes, il a montré des manuscrits de ses 3 derniers romans, avec toutes les corrections. Il a expliqué qu’il écrivait beaucoup de brouillons car il était perfectionniste.

Tous les adultes qui l’ont rencontré sont d’accord pour dire qu’il a su s’adapter aux élèves et qu’il était vraiment très intéressant, à l’écoute des élèves, tenant compte de tous. C’est vraiment un homme abordable, passionnant et passionné!

Je suis vraiment contente de cette rencontre! Merci Vive les bêtises d’avoir tant œuvré pour que cette rencontre soit possible et merci M. Simard pour votre gentillesse!

La vérité sort de la bouche de Little Boy B

Little Boy B a 3 ans et 7 mois mais je continue le petit rendez-vous mensuel des petites phrases et bons mots involontaires de Bastien…

Il mange un melon pas très mûr : 

« Il est très bon, c’est juste qu’on arrive pas très bien à le croquer. »

 

« Tu te souviens de ça Bastien?

Oui, c’est parce que je me souviens de 22 mille choses! » (22 mille est son  nombre de référence  supérieure!)

 

Bastien est allé à un goûter d’anniversaire. Le soir, je parle avec lui et je lui demande ce qu’il a préféré dans sa journée :

« Attends, je trie…

Alors : faire mon chapeau de clown, manger un oeuf de Paques, tout le monde que j’ai vu et quand maman est revenue!« 

 

En ce moment, il est un peu suceptible quand il fait des bêtises ou qu’il se fait disputer : 

« On n’en parle plus!« 

« Mais arrêtez de parler de moi!« 

 

« C’est MA gauffre. C’est pas moi qui l’a faite mais c’est moi qui l’a mange alors c’est la mienne!« 

 

« Tu sait ce que c’est un sabot?

Oui, c’est un gros mot pour une chaussure!« 

 

« J’ai un secret.

-C’est quoi?

Je suis amoureux de quelqu’un.

-C’est qui?

Je te dis pas.

-Fille ou garçon?

Une fille et un garçon de « Moyen ». »

 

« Mes doudous c’est mes amoureux » (Bon, il se cherche ce petit 😉

 

Il regarde  un dessin animé de Dora (il connait par coeur deux épisodes, il ne veut jamais regarder deux autres car « Chippeur il chippe trop« )

Dora dit : « Tu vas répéter après moi. »

Bastien : « Oui, bien sûr Dora!« 

 

« C’est Dora l’exploratrice parce qu’elle explose!« 

 

Son père revient d’un jogging matinal  et nous dit qu’il a vu une biche.

« Une biche , un animal ou quelqu’un déguisé en biche?« 

 

Après avoir passé du temps avec sa grand-mère, britannique, il nous dit :

« En anglais, « carotte » ça se dit « cawot« 

 

En voiture, on voit des vaches dans un champs :

« Les vaches elles dorment dans l’herbe! La nuit, elles dorment dans l’étable. Elles dorment dans l’herbe ou dans la paille. C’est très confortable la paille!« 

 

« Y a une abeille qui est en train de prendre tout le miel des fleurs de mamie! »

 

Je parle à ma belle-mère en l’appellant par son prénom.

« Nelly? Son nom c’est pas « Nelly », c’est « Mamie »! »

 

Les mots préférés du moment sont : « Pipi, caca, prout, fesses, zizi« . Il est aussi amusé par ce qu’il appelle « tes poitrines » 😉

L’anatomie de ses parents l’intéresse : quand il est dans la salle de bain pendant que son père prend une douche, il veut toujours aller voir derrière le rideau et il jubile : « J’ai vu les fesses de papa!« 

L’autre jour, j’étais aux toilettes avec lui dans un salon de thé, et dans ces cas là, j’en profite pendant qu’il se rhabille pour faire pipi aussi. Cette fois-ci, il a été plus observateur et m’a demandé :

« Pourquoi tu as de la barbe là? » (je ne vous fais pas de dessin 😉

-C’est comme ça, les dames, elles ont de la barbe, là. Et les monsieurs aussi.

Moi j’en ai pas de barbe parce que je suis pas un monsieur. »

 

On a fait une course à pied tous les deux : moi je courai et lui était dans la poussette (6,8km avec des côtes et déguisés) Il me parlait : 

Dans les côtes : « Tu peux  marcher maman si tu veux« (non, non, je n’ai pas marché!)

Sur du plat : « Tu peux aller plus vite maman! » (Heu…non, je ne peux pas!)

A l’arrivée : « On n’a pas gagné! On était  les derniers à gagner…« 

 

 Intallation des doudous pour écouter l’histoire 😉

 

 

Que faisions nous le 5/05 à 5h05 de l’après-midi?

 

Le 5/05 à 5 h 05 (de l’après-midi), nous avons été 11 à prendre une photo -au même moment- de ce que nous étions en train de faire  (sur une idée de Cstef du blog « Une Photo, une bidouille »)

J’ai transmis ces photos à  LaBulle qui en a fait cette mosaïque! Merci à elle et merci à tous les participants!

 

  (Cliquez pour agrandir)

 

Personnellement, je tentais (assez vainement) de ranger les jouets de Bastien à la fin des vacances.

LaBulle scrapbookait

Mrs B lisait au soleil.

Sandrine prenait une boisson en terrasse avec des amis passés à l’improviste.

Aproposdelivres était dans son jardin pour cueillir de la menthe et du persil pour le repas du soir

Saxaoul était en Espagne ou plus exactement devant « una iglesia en una calle de Granada el 5 de mayo a las 5 y 5″

Wakanda était en balade à Ostende avec des amies.

Secrète Louise accompagnait sa fille à la gare.

Tiphanya était sur le point de se mettre à la couture.

Cstef était dans un un lieu fort sympathique … en charmante compagnie !

Hérisson corrigeait des contrôle

 

Je vous propose un nouveau rendez-vous le (jeudi) 6/06 à 6h06 (18h06) …   Je ferai un rappel 15 jours avant et la veille 😉

J’espère que nous serons nombreux à jouer!

Souvenirs, souvenirs :Voici ce qu’on faisait  le 3/03 à 3:03  et   le 4/04 à 4:04

« Meurtre dans un jardin indien » de Vikas Swarup (lu par Emmanuel Dekoninck)

Vicky Rai, jeune milliardaire véreux, qui a échappé de nombreuses fois à la justice grâce à l’influence de son père, a été assassiné lors d’une fête qu’il avait organisée à l’occasion de son acquittement d’un meurtre qu’il a pourtant commis.

Il y a 6 suspects : un ancien cadre de l’entreprise de Vicky, une actrice à succès de Bollywood, un aborigène venu de son île lointaine, un jeune pickpocket, un américain venu en Inde pour se marier et le propre père de la victime, un ministre.

Le roman se découpe en plusieurs chapitres dans lesquels on découvre tour à tour chaque suspect : leur vie avant le crime, les raisons pour lesquelles ils auraient pu en vouloir à a victime et la manière dont ils se sont tous retrouvé au même endroit au même moment.

Et ces présentations sont autant de prétextes pour nous faire voyager en Inde pour le meilleur et pour le pire : on voyage à travers les paysages et les régions, la nourriture, les couleurs, le cinéma et Bollywood tout en passant par les bidonvilles, la corruption, la religion et les croyances.

C’est à la fois drôle (les passages concernant l’homme d’affaire hanté par l’âme de Gandhi sont très amusants!) et dramatique (la corruption et la pauvreté sont deux aspects très durs). C’est un roman qui avec les clés du polar et une construction originale (retour en arrière sur les origines d’un crime) ouvre sur un roman social sur l’Inde.

La lecture audio m’a d’abord un peu déroutée car plus qu’une lecture « lue » c’est une lecture « jouée », mais une fois que je me suis faite à ce type de lecture, j’ai trouvé Emmanuel Dekoninck excellent! L’acteur change sa voix pour tous les personnages et il le fait si bien qu‘on oublie qu’il est seul!

Un très bon moment de lecture, riche et passionnant!

           (cliquez sur le logo pour écouter un extrait)               

 

 avec Vive les bêtises… Allons voir son avis!  

  par Valérie… Merci! (Contactez Valérie si vous la connaissez bien et que voulez que ce livre voyage jusqu’à vous) Vous pouvez lire  son billet  ici.

 Challenge sur les livres audio de Valérie Le thème ce mois-ci était choisi par …moi et était « auteur homme étranger »

 Valérie organise une Lecture Commune autour de Vikas Swarup le 21 juin : n’hésitez pas à vous inscrire!

 22 ème lecture du challenge 

Roman de la catégorie « lieu »  pour ma ligne roman du  

Des titres et un texte « spécial Eric Simard »

 

Voici une variante du jeu mensuel « Des titres et des textes ». Al’occasion de la venue d’Eric Simard, auteur jeunesse, dans mon collège, j’ai essayé d’écrire un texte en intégrant les titres de ses romans présents au CDI. Pour la petite histoire, j’en ai lu 13 / 17 😉

 

 Voici les titres : 

Les aigles de pluie

L’arche des derniers jours

Les chimères de la mort

Cinq heures pour le sauver

Écoute la terre te parle

L’enfaon

Je suis un homme Martin Luther King

Les larmes d’Ithaques

Lettre au président du monde

La malédiction des petites racailles

Marie Antoinette à fleur de peau

On a volé mon vélo

Robot mais pas trop

Rosa Parks la femme noire qui refusa de se soumettre

Sohane l’insoumise

Les soldats qui ne voulaient plus se faire la guerre

Le souffle de la pierre d’Irlande

   

« Des tensions se faisaient sentir entre nos deux mondes. Depuis qu’Ithaques, le frère d’Elicta, était revenu chez lui en pleurant, et en expliquant entre deux sanglots : « On a volé mon vélo », on savait que la malédiction des petites racailles était à nouveau à l’ordre du jour….Même les enfants ne seraient pas épargnés…

Cette malédiction ancestrale avait été oubliée pendant quelques années mais les larmes d’Ithaques avaient tout réveillé…

Et pourtant, il y a des années, nos pères avaient décidés qu’ils allaient écouter les soldats qui ne voulaient plus se faire la guerre. Nos mères, Marie Antoinette à fleur de peau, Sohane, l’insoumise, et Rosa Parks, la femme noire qui refusait de se soumettre, avaient écrit une lettre au président du monde, Martin Luther King, pour qu’il arrête les combats. Elles lui avaient dit : « Écoute, la terre te parle! Le monde change, il faut changer avec lui et tu n’as plus que cinq heures pour le sauver! Jusqu’ici tu as agis comme un robot mais pas trop tard pour changer! Rappelle tes soldats! Retiens les chimères de la mort! Arrête les aigles de pluies acides qui bombardent les villes ennemies! »

Le président King fut saisi par ces mots. Il ne voulait pas être responsable de la destruction de la planète. Il ne voulait pas être le bâtisseur de l’arche des derniers jours du monde… Il s’écria : « Je suis un homme! Martin Luther King sera connu comme un homme juste et bon! »

Malheureusement, aujourd’hui, l’enfaon, le symbole de notre monde uni entre les hommes et les animaux, avec des peuples unis et harmonieux, était en train de se fissurer à nouveau…

Aujourd’hui, nous espérons seulement que le souffle le la pierre d’Irlande, si puissant et apaisant saura faire cesser ces débuts d’émeutes pour que nous restions en paix. »

 

EDIT : Voici le texte de Véronique!

JE SUIS UN HOMME MARTIN LUTHER KING, voilà comme je me définissais, je voulais la liberté pour nous , Peuple d’Irlande, tout comme lui j’espérais que le monde se lèverait et viendrait à notre secours de peuple asservi par une puissance .

J’avais beau être du pays où LE SOUFFLE DE LA PIERRE D’IRLANDE , qui véhiculait l’odeur de la guerre, je considérais devoir être traité en soldat même si mon action n’était pas militaire. Souvent, on se réunissait chez Connla , pour boire une pinte et on entonnait un hymne de mon invention qui ressemblait à quelque chose prêt à ça , sur la musique française du champs de partisans :

« Enfant entends-tu le souffle de la terre d’Irlande,

Enfant entends-tu LES AIGLES DE PLUIE sur la lande ,

Soldat pense donc à Ryan ce grand et brave guerrier

Soldat tu auras seulement CINQ HEURES POUR LE SAUVER

Soldat écoute donc LA TERRE de tes ancêtres qui TE PARLE

Soldat entends-tu soldat Louis qui chante ton pays et te parle,

A vous LES SOLDATS QUI NE VOULAIENT PLUS FAIRE LA GUERRE,

A vous fiers soldats qui vous êtes battus pour cette terre ,

Demain debout sera notre grande armée sur la lande

Demain humera la Nation le parfum de la terre d’Irlande »

En plus de ce chant patriotique, j’aurais voulu écrire une LETTRE AU PRESIDENT DU MONDE , à Hubert Beuve-Mer, pour que le monde entier sache ce qui je passais ici. Les disparitions. Les meurtres. Les arrestations. Mais, oui, mais oui, au fameux créateur de ce journal lu par les plus grands, mais comment pouvais-je faire sortir un courrier du territoire. Comment informer le monde extérieur ? Je voulais que la vérité soit connue au moins jusqu’en Amérique, pays de Martin Luther King, ou bien jusqu’en France, terre des droits de l’homme.

Comment aurais-je pu expliquer autrement que par mes pamphlets que j’appartenais à l’IRA de façon passive ? Que je ne voulais pas tuer, même un anglais ? Que ma lutte à moi, c’était par l’écriture, par les mots que je la voyais ? Que je ne m’étais pas engagé pour n’être qu’un robot tueur aux mains d’activistes ! Moi je voulais me battre pour la liberté, pour leur liberté, pour ma liberté , de façon intellectuelle. Parfois, je savais bien que j’étais manipulé mais souvent je me disais «  ROBOT oui MAIS PAS TROP « , tout de même  pensaient-ils que j’étais dupe ??

L’idée me vint d’utiliser le réseau ITHAQUES dont ROSA PARKS était la tête, si j’arrivais à les contacter car prudents comme ils étaient, rentrer en contact était plus que difficile . Rosa , c’était une beauté de 40 printemps , le charme à l’état pur . Pour moi, Rosa PARKS était la femme noire qui refusa de se soumettre.. Certains bruits qui couraient sur son compte. En réalité , elle se serait appeler Sohane et on pensait tous que son nom de code aurait dû être SOHANE L’INSOUME .

Un jour, un soldat anglais qui la harcelait par des avances lourdes et assidues, avait voulu la faire s’agenouiller devant lui, pour l’humilier, pour lui rappeler qu’ici ce n’était pas les irlandais qui avaient le contrôle de ce quartier. Eh bien, elle avait préféré se faire tabasser plutôt que de plier .

Rosa s’habillait toujours de noir de puis la mort de son mari, et ne s’offrait pour seule fantaisie de porter un collier. Son collier, elle l’avait hérité de sa grand-mère. Il avait été confectionné avec des célèbres perles, LES LARMES D’ITHAQUES.

Rosa, cette femme si secrète, aimait dès qu’elle le pouvait lire, c’était une autodidacte. Depuis longtemps, elle courait dès qu’elle le pouvait à la bibliothèque de la ville , y empruntait tout ce existait. « On peut tout nous faire subir mais nous garderons la liberté de penser » se plaisait-elle à dire.

Son dernière livre lu avait été « le parfum » ,un ouvrage de poèmes portant sur l’histoire des tenues vestimentaires françaises au temps de Louis XVI . Je crois que le début c’était «  Parfum d’automne, humé par la couronne, que porte MARIE-ANTOINETTE A FLEUR DE PEAU, pour plaire à… «, la suite j’ai oublié, je vous l’avoue.

Pour s’y rendre Rosa empruntait toujours le vélo de son père. Elle avait pris pour habitude de le laisser au pied de la porte cochère. Mais un jour en sortant , elle fut vraiment contrariée , il avait disparu, volé. Comment pourrait-elle expliquer à son père, qu’elle , cette femme hors du commun, à la tête d’un réseau de militants irlandais, qu’elle venait de se faire voler son vélo ? Tout ça pour lire L’ARCHE DES DERNIERS JOURS, un roman futuriste sur fond de conflit nucléaire.

Elle avait contacté et mis toute sa troupe sur les recherches « ON A VOLE MON VELO, ON A VOLE MON VELO «  tiens un anagramme avait-elle ajouté « VOLE, VELO » , cette pensée la fît sourire un bref instant .. Allez ma petite racaille , que la MALEDICTION DES PETITES RACAILLES irlandaises s’abattent sur mon voleur de vélo . Allez cours vite Léon, cours vite LENFAON, avec tes jambes de gazelle, fais nous des étincelles ! Mais retrouvez moi mon vélo, nom d’une souris verte !!

J’avais pris rendez-vous avec Rosa. Pour nous contacter, nous avions mis en place un code. Elle devait s’asseoir près de la fenêtre à gauche de la porte et ne pas ouvrir son journal. Si elle s’asseyait à droite de la porte, je devais immédiatement partir. Si le journal était déployé, je devais partir. Elle resterait 30 mn pas plus.

Je bus donc ma bière bien tranquillement et m’apprêtait à quitter le pub tout en lui glissant ma lettre quand elle replia son journal vite fait. Elle partit plus vite que prévu…. Il y avait danger , c’était certain. Qu’avait-elle aperçu dans la rue ? Je quittais donc le pub en prenant soin de partir dans l’autre sens et espérant que nous pourrions reprendre contact …