« Crimes et jeans slim » de Luc Blanvillain

 

Adélaïde est une jeune lycéenne de 15 ans, bonne élève, qui s’intéresse aux cours, plutôt sage, qui aime faire des activités plutôt intellectuelles avec ses parents et son frère, qui aime sa grand-mère malgré ses égarement du à alzheimer…

Mais, par peur d’être la cible des méchancetés des « pétasses », des « pouffes » du lycée (les filles « cools » qui font la pluie et le beau temps), cette jeune fille décide de se déguiser comme elles, prendre leurs codes de langage tout en vivant une double vie, étant vraiment elle-même avec sa famille. Mais elle se camoufle si bien lorsqu’elle est « Adé » qu’elle devient même amie avec ces filles et qu’elle est même considérée comme une de leurs principales égéries.

Un jour, des jeunes filles de ce genre sont assassinées et des lettres annoncent que le tueur veut se débarrasser de toutes ces filles qui ont une vie dépravée. Adé sans pour autant ressentir de la tristesse pour ses « amies », se sent en ligne de mire et avec l’aide de Thibault, un garçon de sa classe, pas « cool » du tout mais très sympa, elle mène l’enquête. En parallèle les policiers interrogent les professeurs et les élèves.

Par ailleurs, le petit frère de Adé, cherche depuis des années à mieux comprendre les éléphants depuis que son grand-père est mort tué par l’un d’entre eux.

Pour tout dire je n’ai pas vraiment aimé ce roman. Principalement parce que je n’ai pas aimé Adé qui se défend d’être comme les « pouffes », qui dit être différente et obligée d’être comme elles  mais qui les laissent faire leurs méchancetés et qui cautionne complètement leur façon d’être. Je n’ai pas aimé non plus l’impression laissée que ce genre de personnes peuvent impunément martyriser d’autres élèves. Les adultes de l’école sont montrés comme assez incompétents et tout cela m’a vraiment gênée. 

L’histoire de crimes n’est pas trop mal, avec des vrais morts et un mystère mais tout est bouclé trop vite. Et puis la partie concernant le petit frère et les éléphants semble tellement incongrue et là pour servir la fin du récit que c’est assez artificiel.

Bref, je me suis un peu ennuyée et même si je pense que ça plaira certainement aux jeunes lectrices de 12-15 ans (je le ferai d’ailleurs lire à l’atelier lecture en le donnant au CDI du collège) je ne suis pas sure d’avoir envie de le « vendre » car je n’ai pas aimé de l’image des filles qui est véhiculée dans l’histoire.

Merci à Valérie (qui elle, a beaucoup aimé, je m’étonne d’ailleurs toujours de nos avis divergents, ce qui ne nous empêche pas de très bien nous entendre 😉 et Merci aux éditions                              –

 

 5ème  lecture du challenge 2013-2014 

Ce roman est ma  lecture « couleur » de ma catégorie « Petit Bac Jeunesse »  du

La vérité sur l’affaire Harry Quebert : Joël Dicker (lu par Thibault de Montalembert)

Vous allez finir par vous dire que je commence tous mes billets sur les livres audio de la même manière… mais comme il est difficile de vous parler de ce roman! Tout d’abord parce que c’est un pavé (en livre audio un pavé se remarque aux heures d’écoutes, ici : 21h) et qu’il est extrêmement riche, plein de rebondissements et de retournements de situations.
J’ai vraiment adoré cette histoire. « L’affaire Harry Quebert » c’est celle de cet écrivain très renommé qui est accusé d’avoir tué Nola Kellerman, jeune fille de 15 ans avec qui il avait une relation amoureuse 30 ans auparavant. Marcus Goldman, écrivain aussi, et ancien étudiant de Harry Quebert, va vivre dans la petite ville où tout s’est passé car il croit en l’innocence de son ami et mène l’enquête pour connaître la vérité.
Il y a alors des allers et retours dans le passé -lointain quand on retourne à l’époque où Nola était encore en vie, plus récent quand on retourne dans le passé de Marcus.
J’ai beaucoup aimé tout ce qui concerne l’écriture, la relation entre Marcus Goldman, jeune écrivain et Harry Quebert son mentor.  J’ai aussi apprécié le/les roman(s) dans le roman. Au risque de faire hurler les puristes, je dois dire que j’ai beaucoup pensé à John Irving en écoutant ce roman, et je ne serai vraiment pas étonnée d’apprendre que Joël Dicker ait lu cet auteur car j’ai trouvé beaucoup de points communs.
J’ai aussi beaucoup aimé les personnages qu’ils soient principaux ou secondaires. Ils avaient tous leur place, leur rôle dans l’histoire.
L’affaire policière est bourrée de rebondissements et je ne m’en suis pas lassée du tout.
C’est très accrocheur et manipulateur. On creuse la nature humaine assez noire mais c’est même parfois très drôle (personnellement, j’ai ri de nombreuses fois à voix haute!). Ce fut un excellent moment de lecture audio (et pourtant les 21 heures me faisaient peur!) mais je n’ai jamais autant écouté un livre en dehors de ma voiture ou de mon jogging (j’ai beaucoup fait la vaisselle à ce moment-là 😉
Quant au lecteur, Thibault de Montalembert, j’ai découvert un lecteur formidable qui donne une ambiance très américaine au roman. Il colle parfaitement au texte, donne une vraie dimension orale , le fait réellement vivre. Bravo!
Pour le prix Audiolib 2013
PAL 2013
Livre audio
 Roman de la catégorie « prénom »  pour ma ligne « livres audio » du  Petit Bac 2013
2ème  lecture du challenge Thriller et polar 2013-2014
   2012

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

Challenge Voisins Voisines 2013 (Suisse)  Suisse