Home : Toni Morrison (lu par Anna Mouglalis)

J’ai écouté ce roman audio dans le cadre du prix Audiolib. C’était une relecture assez proche de la première lecture d’un roman qui avait été un coup de cœur pour moi. Un coup de cœur pour l’écriture et le sujet.

A l’époque où l’ai lu, j’avais tout à fait imaginé qu’il aurait été parfait pour une lecture à voix haute. Je sortais à peine de l’écoute de « La mort du roi Tsongor » lu par Pierre-François Garel et pendant ma lecture de « Home », j’entendais sa voix, sa façon de lire sur ce texte si joliment rythmé…

Alors, autant le texte m’a autant plu cette fois (et même plus car cette relecture m’a permis de voir des choses que je n’avais qu’effleuré la première fois), je dois dire que j’ai été très déçue par la version audio et que je n’ai pas du tout adhéré  à la façon de lire d’Anna Mouglalis. Sa voix est très belle et particulière mais c’est plus sa façon de lire qui m’a gênée : très plate et lente qui la faisait devenir presque nasillarde, sans âme ou émotion. Elle n’a pas su, à mon avis, donner le rythme que j’avais personnellement trouvé dans ma lecture papier de ce roman. Je pense qu’elle n’était pas la bonne personne pour ce roman.

Pour voir mon avis plus complet sur le roman cliquez sur la couverture  

Prix Audiolib 2013                           

        

  

« Hygiène de l’assassin » de Amélie Nothomb (lu par Guilia Clara Kessous)

Prétextat Tach est un monstre de la littérature, il a beaucoup écrit, il a eu un prix Nobel de littérature et est mondialement connu. C’est aussi un monstre -physiquement et moralement : il est aussi laid que méchant, misogyne ou même carrément mysentrope.

Alors qu’il est sur le point de mourir, il permet à quelques journalistes de venir l’interviewer mais il les maltraite tellement qu’il les fait tous fuir jusqu’à ce que Nina arrive. C’est une jeune femme journaliste qui ne s’en laisse pas compter. Contrairement aux autres elle a non seulement lu toute l’œuvre de Prétextat Tach mais elle la connait parfaitement.

Elle a si bien lu entre les lignes qu’elle a découvert que l’auteur y avait révélé un secret sur son enfance. Un bras de fer verbal se joue alors entre les deux personnages autour de cette révélation.

J’avais déjà lu ce roman il y a bien longtemps mais j’ai eu beaucoup de plaisir à le redécouvrir en version audio, même si comme pour la version « papier » j’ai été un peu déçue par la fin, qui semble un peu mièvre vu la montée de la tension dans tout le roman.

J’ai beaucoup aimé la lecture de Guilia Clara Kessous qui, à mon avis, a très bien su donner vie aux personnages et aux situations dans ce huis clos.

L’entretien avec Amélie Nothomb à la fin m’a moins intéressée, sans doute parce que c’est un auteur qu’on voit beaucoup en interview et je n’ai pas eu l’impression de nouveauté.

 avec                                    

 

 

                   (cliquez sur le logo pour écouter un extrait)          

 

4ème  lecture du challenge 2013-2014 

 

Avec son personnage d’auteur et l’évocation de romans , ce livre rentre dans  le Défi Livre d’Argali 

 Challenge sur les livres audio de Valérie.

9ème lecture pour le   

  Belgique

« Les cordes: Momo et les instruments de musique » de Leigh Sauerwein, illustrations de Georg Hallensleben, lu par André Wilms

Ceci n’est pas vraiment une lecture personnelle mais une lecture de Bastien. Je n’ai pas vraiment l’intention de parler de ses livres ici car il aime tellement les livres que je ne parlerai plus que des lectures de Bastien, mais je fais une exception aujourd’hui car le 16 juillet est consacré aux lectures « audio jeunesse » dans le cadre du challenge de Valérie. Nous avons donc fait une expérience de lecture audio commune.

Ce livre audio est aussi un livre musical. Il y a donc un livre à feuilleter pour l’enfant, avec le texte écrit sous les dessins et le CD raconte l’histoire et est accompagné de musique (ici : des cordes).

C’est l’histoire de Momo, un jeune garçon, qui vit dans un cirque avec son grand-père qui est un grand clown et qui voudrait que Momo prenne sa suite. mais Momo est malheureux : il n’aime pas faire le clown et ne sait pas faire rire les gens. Les animaux du cirque l’aident à prendre conscience que ce qu’il voudrait vraiment c’est devenir acrobate, trapéziste car c’est là qu’il est le plus heureux. Son grand-père pourtant dur et bourru en prend conscience et accepte cette situation.

La lecture est très réussie, la musique et la découverte des instruments de musique sont un vrai plus, très agréable et les illustrations très jolies.

Cette lecture audio est adressée aux enfants de 5 à 9 ans mais Bastien qui avait seulement un peu plus de 3 ans à sa première écoute était sans doute encore un peu jeune pour apprécier toutes les nuances mais il a bien aimé quand même.

A la première écoute, c’est moi qui tournais les pages et comme les passages de textes sont entrecoupés de morceaux de musique, Bastien était un peu impatient au début : « Lis maman! Lis! » (alors que ce n’était pas moi qui lisais 😉 Mais à force de l’écouter (« On écoute encore maman! »), il a laissé le livre suivre son rythme en tournant lui même les pages (et en me demandant de temps en temps : « Maman, je tourne maintenant? »)

Le CD se termine par une explication des instruments utilisés pendant l’écoute en les présentant individuellement.

Petite interview de Bastien : 

« Qu’est-ce que tu as aimé dans le livre?

J’ai aimé le train. J’ai aimé les animaux. J’ai aimé les clowns.

-Est-ce que les images étaient jolies?

Oui.

Qu’est-ce que tu as aimé dans les dessins?

La cabane.

Où tu as vu une cabane?

Ben, dans le livre! (Il cherche la page) Là! Elle est ici!

Ah! C’est une roulotte.

Et ben, je l’ai bien aimée!

Est-ce que le monsieur il racontait bien l’histoire?

Oui.

Est-ce que tu aimais bien sa voix?

Non, parce qu’il avait une grosse voix quand le grand-père parlait.

Ça t’a fait peur?

Oui! [Ce n’était plus le cas après quelques écoutes]

Et les instruments de musique?

La musique était jolie. Maman : j’ai aimé plus rien! (= Sa façon de me dire que ça allait bien toutes ces questions 😉

Puis en allant ranger le livre, il ajoute tout à fait spontanément : « C’est un beau livre qu’on écoute avec de la musique »

Bastien est très fier de dire qu’il a « son livre audio » (car avec moi, c’est quelque chose qu’il a l’habitude d’entendre dans la voiture 😉

(En pleine écoute!)

 

                 Cliquez pour arriver chez l’éditeur             

Musique de Pascal Dusapin.
Histoire racontée par André Wilms.
Instruments de musique illustrés par Pierre-Marie Valat.  

 

 

 Challenge sur les livres audio de Valérie. Le thème ce mois-ci était « jeunesse ».

« Karoo » de Steve Tesich (lu par Thibault de Montalembert)

Saul Karoo est un new-yorkais quinquagénaire, alcoolique qui a l’impression qu’il ne ressent plus les effets de l’alcool, qui ne s’est pas vu grossir, en plein divorce compliqué, père adoptif de Billy, un jeune homme avec qui il n’arrive pas à avoir une relation simple et paternelle. Il est vraiment cynique, c’est un menteur invétéré et il a des relations difficiles avec pratiquement tout le monde. C’est un homme assez antipathique… Et pourtant j’ai vraiment aimé ce personnage complètement « anti-héros ». Je l’ai trouvé drôle dans sa mauvaise foi systématique, dans ses errements, ses jugements des autres…

Il est « ré-écriveur » de scripts, c’est à dire qu’il reprend les scénarios ou des films pour les transformer… les améliorer (ou plutôt les rendre plus commerciaux et rentables). Il est considéré comme un expert en la matière et fait son travail sans trop d’états d’âme jusqu’à ce qu’on lui demande de transformer un film qu’il considère déjà comme un chef d’œuvre. Il pense refuser ce travail jusqu’à ce qu’il reconnaisse, dans un tout petit rôle, la mère biologique de son fils Billy.

A partir de là, Saul change complètement. Il part à la recherche de cette actrice et tout va basculer : il devient heureux et la vie lui parait simple et évidente

J’ai adoré le personnage détestable de Saul et j’ai trouvé l’histoire entre le père et le fils et cette rencontre improbable avec Leïla, la mère de Billy vraiment intéressante. Je me suis doutée d’un fait très vite mais ça ne m’a pas gâché la lecture au contraire : j’attendais de voir comment cela allait être traité dans le roman.

Par contre, j’ai été très déçue par la fin, qui quitte complètement la réalité de Saul pour aller dans une sorte de conte mythologique… Je suis passée complètement à côté et j’ai fait avance rapide (l’équivalent de « lire en diagonale » en version papier) pour voir si on revenait aux « vrais » personnages, mais non.

C’était ma deuxième écoute avec Thibault de Montalembert, et comme le livre audio que j’avais écouté juste avant était lu par lui aussi, j’avais peur que ça me gêne : mais pas du tout, il a vraiment donné une identité différente aux deux romans. J’ai vraiment beaucoup aimé sa lecture de ce roman! Bravo!

 avec                            

 

                   (cliquez sur le logo pour écouter un extrait)          

 16 / 21

A moi seul bien des personnages : John Irving (lu par Bertrand Suarez-Pazos)

C’est toujours plus difficile pour moi d’écrire un billet sur un livre audio mais ça l’est encore plus quand il s’agit d’un roman de John Irving -ce conteur foisonnant qui sait, par des tours et détours, raconter des vies entières! J’ai vraiment peur de ne pas rendre justice à ce roman que j’ai vraiment adoré!

Bill est un homme âgé qui revient sur toute son existence en commençant par sa jeunesse auprès de sa mère et son beau-père dans un collège de garçons d’une petite ville américaine. C’est là qu’il réalise qu’il désire autant les femmes que les hommes. Et toute sa vie est dirigée par ses amours bisexuelles.

Sa famille le façonne -un père mystérieusement absent, une mère remariée qui devient hystérique à l’idée que son fils soit homosexuel, un grand père qui adore profiter de ses rôles au théâtre pour se travestir en femme… et il devient  un bisexuel qui s’assume pleinement (même si ce n’est pas une situation simple que ce soit vis à vis des hétérosexuels ou des homosexuels qu’il fréquente.)

C’est donc une vie d’histoires d’amour, d’amitiés, de recherche d’identité, de tolérance et d’ouverture d’esprit. Des amitiés sincères et fortes comme celle avec Miss Frost, la bibliothécaire fascinante et forte, personnage très touchant du roman.

C’est aussi un portrait des États-Unis. Toutes les facettes de la société sont représentées au travers de ces personnages et des époques traversées par Billy au cours du récit de sa vie. La partie sur les « années sida » est particulièrement poignante.

Comme souvent avec John Irving, l’écrit a une grande place dans ses romans. Ici, il y a un personnage d’auteur mais surtout des romans qui ont formé le personnages principal et les livres, les bibliothèques et le personnage de la bibliothécaire comme personnage qui transmet (plus que les livres) sont très importants. Le théâtre et les pièces de Shakespeare ont également une place très importante dans le récit.

Dans ce roman, on parle beaucoup de sexualité -avec des mots crus, sans faux-semblants. Le désir est vraiment au cœur de l’histoire mais c’est tellement bien écrit et cela sert tellement le propos que ce n’est pas gênant ni choquant (même, si, soyons honnête, je n’écoutais jamais ce livre audio dans la voiture quand j’étais avec mon petit garçon de 3 ans et demi qui est une vraie éponge car j’avais un peu peur qu’il commence à parler de « pénis », « bite », « vagin » et autres à sa maîtresse et aux copains en disant que c’était maman qui écoutait ça dans la voiture 😉

Je dois aussi dire que Bertrand Suarez-Pazos a merveilleusement bien lu ce texte. Il devient le personnage, lisant avec beaucoup de justesse et de sensibilité. J’ai vraiment aimé sa voix et sa façon de lire!

Un coup de coeur!

Merci aux 

Un personnage principal auteur de romans, et est passionné de livre et les bibliothèque et une bibliothécaire est au centre du roman… alors J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

Tajine de poulet aux citrons confits et aux olives

Ingrédients pour 6 personnes : 6 morceaux de poulet / 2 oignons rouges / 3 petits citrons confits / 1 gousse d’ail / 2 cuillères à café de curcuma / 2 cuillères à café de safran / 1 cuillère à café de poivre / 2 cuillères à café de gingembre en poudre / 2 cuillères à café de coriandre en poudre / 2 cuillères à café de cumin / sel, poivre / 3 cuillères à soupe d’huile / 15 olives vertes

>Émincer les oignons rouges en lamelles et écraser l’ail

> Faire revenir les morceaux de poulet, les oignons et l’ail dans une cocotte dans l’huile d’olive et toutes les épices et sel, poivre en remuant régulièrement pour éviter que ça attache.

> Couper les citrons confits entiers  en 6 quartiers et les ajouter dans la cocotte

> Couvrir d’eau

> Faire mijoter à couvert en remuant de temps en temps

> Au bout de 15 mn : ajouter les olives vertes et remuer

> Laisser mijoter 15mn de plus

 Si vous avez une couscoussière, vous pouvez mettre la semoule humidifiée au-dessus du poulet pendant tout le temps de la cuisson (en ajoutant des petits morceaux de beurre : c’est un délice!

 

Que faisions nous le 7/07 à 7h07 du soir?

 

Le 7/07 à 7 h 07 (du soir), nous avons été 9 à prendre une photo -au même moment- de ce que nous étions en train de faire  (sur une idée de Cstef du blog « Une Photo, une bidouille »)

J’ai transmis ces photos à  LaBulle qui en a fait cette mosaïque! Merci à elle et merci à tous les participants!

 

 

  

Personnellement, je mangeais un sandwich « à la marocaine » au Festival de Beauregard avant l’excellent concert de The Hives.

LaBulle  nettoyait l’aquarium de son combattant.

Sandrine  était en train de lire sur sa terrasse.

Lolita était connectée à Meetic et allait écrire un mail à un potentiel prétendant (je croise les doigts pour toi, car Meetic m’a porté chance, il y a 7 ans 😉

Secrète Louise était à la plage d’un lac en Auvergne, tout le monde était parti, même le maître nageur!

Cstef  constatait qu’il y avait encore beaucoup de travail à faire dans son jardin.

Wakanda s’occupait d’un petit Théodore de 2 ans pour que ses parents puissent aller en amoureux au restaurant.

Aproposdelivres  allait dîner au frais dans la maison après un dimanche très chaud.

Awa était en plein bricolage en train de poser de l’isolant entre les cloisons dans la chambre de sa fille

   

Je vais mettre le blog en pause pendant quelques semaines cet été, il va tourner au ralenti et je ne sais pas trop si j’aurai accès à un ordinateur autour du 8 août alors je vous propose je vous propose un nouveau rendez-vous à la rentrée, en septembre  le (lundi) 9/09 à 9h09 (21h09) …   Je ferai un rappel 15 jours avant et la veille 😉

J’espère que nous serons nombreux à jouer!

Souvenirs, souvenirs :Voici ce qu’on faisait  le 3/03 à 3:03  et  le 4/04 à 4:04 et le 5/05 à 5:05 et le 6/06 à 6:06

Dans les bois éternels : Fred Vargas (lu par Thierry Janssen)

Quel plaisir de retrouver le commissaire Adamsberg, taciturne et détaché, un peu torturé et presque poétique ainsi que son équipe, qui s’entend plus ou moins bien, qui est plus ou moins réceptive à l’instinct de son commissaire.

Dans cette histoire, plusieurs faits arrivent en même temps : un nouvel inspecteur arrive au commissariat. Il a passé sa jeunesse dans le village voisin de celui d’Adamsberg et a été victime d’une attaque qui l’a transformé. Une vieille dame, infirmière tueuse qui en veut à Adamsberg s’est échappée de sa prison. Elle est soupçonnée d’avoir tué deux hommes. Le médecin légiste -une femme qu’Adamsberg a connu à ses débuts dans la police- spécialiste de la psychologie des tueurs dissociés (c’est à dire à double personnalité), s’intéresse à l’affaire car l’infirmière en question souffre de cette pathologie. Et puis il y a ces cerfs retrouvés morts, sans raison dans une forêt…Et une ombre qui plane…

Des crimes, des histoires qui se trouvent petit à petit liées, des mystères, des tombes ouvertes puis refermées, des touches médiévales, une formule ancienne, « magique » ou plutôt « diabolique », à élaborer, des morts pour une vie éternelle… Beaucoup de fils qui se tissent entre les différents personnages, d’autres qui se brisent…

J’ai aimé ce roman, même s’il y a quelques exagérations (le pouvoir olfactif des chats est sans doute surfait et la capacité à survivre de certains un peu miraculeuse) mais ça ne m’a pas enlevé mon plaisir de lecture.

Le lecteur Thierry Janssen a une voix qui se prête très bien à ce roman, j’ai beaucoup aimé sa lecture. Je trouve d’ailleurs que les romans de Fred Vargas sont parfait pour l’écoute.

Et pour la blague, Valérie et moi écoutions ce livre audio en même temps et nous avons pensé l’une à l’autre au même moment quand un personnage dit que les hauts-normands sont les vrais normands mais qu’il ne faut pas écouter les bas-normands qui soutiendront le contraire… Je vis en Basse-Normandie et Valérie en Haute-Normandie et la notion de « vraie » Normandie est devenue une private joke entre nous 😉 Pas mal pour une lecture commune!

Merci à  et   

 avec Valérie… Allons voir son avis! 

 Roman de la catégorie « objet »  pour ma ligne « livres audio » du  Petit Bac 2013 (en golf, un « bois » est un club)