« Et si on mangeait… Armand le Fondant »

Quand les Éditions  (cliquez sur le logo) m’ont proposé un livre de recette pour cuisiner avec un enfant, vous pensez bien que j’ai accepté tout de suite pour mon marmiton! Le fait que cette maison d’édition soit une jeune maison d’édition basée à La Rochelle m’a aussi beaucoup plu vu que je connais un peu cette ville par mon frère qui y habite et j’aimais bien l’idée de donner un coup de pouce à ces éditeurs qui ciblent les enfants cuisiniers!

Le livre est arrivé juste avant l’anniversaire de Bastien et il l’a donc reçu en cadeau et nous nous sommes servis de celui-ci pour faire le gâteau d’aniversaire de son goûter entre copains.

Les dessins sont colorés et très clairs. Chaque étape de la recette est à la fois expliquée en mots et en images et Bastien a aimé tout reconnaître. La recette en elle-même est simple et bonne!!

Voici un petit reportage en images!

Ingrédients : 140g de chocolat noir à faire fondre avec 110 g de beurre et  3 c à soupe de crème fraîche liquide / 2 oeufs à battre avec 50 g de sucre blond (nous on a mis du sucre blanc) auxquels on ajoute 1 C à S de farine

On mélange tous les ingrédients, on les mets dans des moules et on laisse cuire 10 mn à 180° (et en attendant que ça cuise, on lèche le plat!)

MIAM!

Après l’atelier « décoration des gâteaux » avec ses copains, j’ai fait une « pièce montée » de cookies et de fondants pour souffler les bougies!

La vérité sort de la bouche de Little Boy B

4 ans et un mois et je continue à vous faire part de ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!

Il regarde un livre où il faut chercher un personnage parmi d’autres : 

« Moi je le vois! Je le vois!… pas…« 

 

J’explique à Bastien que je vais partir un peu pendant sa sieste : 

« Je vais faire une petite course en ville.

Mais tu as déjà couru ce matin!« 

 

« Je veux quelque chose de doux dans mon dos.

-Quoi?

Ben voyons maman! Un coussin!« 

 

A son grand-père qui bricole : 

« C’est normal que tu n’arrives pas ton bricolage : tu fais un trou rond et ton cable il est carré!« 

 

J’ai dit à Bastien que je lui chantais Little Wing de Jimi Hendrix pour l’endormir quand il était petit et maintenant,il est dans une phase où il fait parfois des « maurais rêves » et il me demande de chanter « la chanson qui chasse les maurais rêves« . Le plus mignon c’est que maintenant, il commence à la chanter en même temps que moi en parfait yaourt, mais le début est presque bon : « Well she wakin …de klaoud » (pour ceux qui ne connaissent pas Little wing, ça commence comme ça : « Well she’s walking through the clouds… »

 

Il a passé 4 jours chez mes parents et l’influence de ma maman qui est anglaise est évidente. Il dit quelques mots anglais mais surtout, il prend l’accent : 

« Tu sais comment ça se dit « entrée » en anglais? Ça se dit « entwé »!« 

 

Il me demande des mots anglais : 

« Comment on dit « boucle d’oreilles » en anglais?

-« Earring ».

 –Oh! C’est un joli mot « ieuwing »! »

 

« Lookatzak!« … J’ai mis un peu de temps à comprendre que ça voulait dire « Look at that! » et maintenant, il le dit super bien : « Look at dat! » avec l’accent et le ton et en montrant les choses! (Merci Granny pour l’anglais!)

 

« Je sais compter jusqu’à 3 en espagnol : « oune doss klouès » …c’est Juliette qui m’a appris!« 

 

« Je vais manger ça délicieusement… heu…pardon… délicatement!« 

 

 

« Je vois à peine la lumière.

-Ça veut dire quoi « à peine » Bastien?

Ça veut dire « très très bien »!

 

« La nouvelle fleur, il faut la mettre avec les autres (plantes) en bas, comme ça elles vont être copines!«  

 

« Je vais faire un pestacle!!! Mais d’abord, je vais faire pipi! : « Pestacle annulé!« 

 

Pas facile le changement à l’heure d’hiver : 

« Regardez! On n’a même pas mangé et il fait déjà nuit! »

 

Les débuts à vélo à roulettes sont durs pour Bastien mais il commence à s’y faire… Il se projette même dans l’avenir : 

« Quand je serai un monsieur, j’aurai le vélo de papa! Quand je serai un monsieur, papa il sera vieux et mort!« 

 

 

Je fais un peu la tête à table. Bastien s’en aperçoit et me dit : 

« Je t’aime maman!

Ça me fait rie et je lui dis : 

« C’est gentil Bastien! Moi aussi je t’aime, mais pourquoi tu dis ça?

Parce que papa est méchant, il te dit pas qu’il t’aime. (je ne faisais pas la tête pour ça, je vous assure! 😉

J’appelle L’Homme pour lui raconter et Bastien reprend 

« Tu disais plus rien alors je voulais que tu rigoles! » (Il est mignon 😉 N’empêche, je faisais plus la tête après 😉

 

« Tu as fermé les yeux au « moment calme » à l’école?

Non! Je ferme jamais les yeux pour dormir! Pas question de rien voir! Moi je veux tout le temps tout voir!« 

 

Bastien a vu les « Tortues Ninja » à la télé chez mes parents et à son retour il voulait un masque de « Tortues bagarre« ! Un peu de papier, des ciseaux et du scotch, des feutres pour la déco, mes gants d’hiver et la cape de super héro cousue par ma mère et le tout est joué!

 

Le pizzaiolo à côté de chez nous chez qui nous avons nos habitudes fait des pizzas pour enfant « Bambino ». La première fois que Bastien en a mangé c’était en forme de nounours et il m’avait dit qu’il pouvait changer de forme. Cette fois-ci, Bastien est venu avec moi pour passer la commande et il a demandé « une pizza dauphin » : 

 

« Courir sur la faille » de Naomi Benaron

Dans ce roman on découvre le Rwanda à la veille d’un génocide. Jean-Patrick Nkuba est un jeune d’origine Tutsi qui a grandi dans un environnement protégé et tolérant. Après la mort accidentelle de son père, il va vivre à la campagne chez son oncle.

A cette époque la vie est déjà compliquée pour les Tutsis d’accéder aux études –ils doivent être les meilleurs pour pouvoir espérer avoir des places en éducation supérieure. Jean-Patrick est repéré pour ses capacités sportives et il est pressenti pour participer aux Jeux Olympiques d’Atlanta au 800 mètres.

On suit alors l’évolution de la situation politique du Rwanda et la vie de Jean-Patrick. C’est à la fois l’histoire du pays, l’histoire de la haine entre deux ethnies au sein d’un même pays, des haines ancestrales qui se réveillent petit à petit, qui s’intensifient et qui atteignent des proportions inimaginables –le génocide– les attaques gratuites et les meurtres entre voisins et même amis…

Au milieu de ces tourments, Jean-Patrick qui naïvement croit encore à la tolérance car il a été élevé dans cet état d’esprit, se focalise sur son projet de vie : courir le 800 mètres aux Jeux Olympique pour le Rwanda. Béa, sa petite amie, fille de journaliste engagé, est elle-même très impliquée dans l’opposition à ce régime de haine. Le frère de Jean-Patrick est soldat dans l’armée rebelle Tutsi. Et il y a aussi des amis américains, témoins horrifiés mais impuissants du drame.

Ce roman montre bien la montée d’abord silencieuse d’un état autoritaire et la vie qui tente de continuer normalement, de se dérouler dans une certaine normalité, jusqu’à ce que cela soit impossible puisque le pays passe dans une zone de non-droit.

La passion sportive de Jean-Patrick semble le préserver un temps de ce qui l’entoure mais on voit bien avec ce roman que personne ne peut faire confiance à personne dans ce pays où l’identité ethnique est plus importante que la valeur des personnes.

J’ai bien aimé ce voyage au Rwanda au cœur d’une période historique que je ne connaissais pas vraiment et j’ai aimé ces personnages, -même si Jean-Patrick est souvent trop naïf mais Béa est un personnage de jeune femme investie dans la vie de son pays qui est intéressant. J’ai toutefois trouvé qu’il y avait quelques longueurs au milieu du roman, on aurait pu passer plus vite de la vie normale au chaos. Et la fin est peut-être un peu « guimauve » alors que ce n’était pas le cas du reste du roman. Mais globalement c’est une lecture qui m’a plu. 

 

Lu dans le cadre du  2014

D’ailleurs vous pouvez aller fouiner sur les blogs des copines jurées de ELLE : 

Ankya,  AwaBiancaBlandine

Eva, FleurGaléa, Kirili

MarieMeelly, Micmélo

MiorMusme, Tynn

ValérieVirginie

 

 

1/6

 

 

 

 12ème lecture pour le