« Hiver » de Mons Kallentoft (lu par Alexandra Dima)

Hiver, de Mons Kallentoft, lu par Alexandra Dima

Marlin Fors est commissaire de police et avec son équipe, elle doit s’occuper d’une affaire étrange. Un homme obèse a été retrouvé pendu à un arbre, nu et gelé (c’est un des hivers les plus froid depuis longtemps, même pour la Suède!)

Au fil de l’enquête autour de la victime, (un homme presque marginal mais qui ne faisait de mal à personne), on découvre des gens qui sont liés à lui de plus ou moins loin et qui pourraient être à l’origine de sa mort. Deux adolescents harceleurs que les parents laissent faire ce qu’ils veulent, une secte viking qui prônerait les sacrifices à cette période de l’année et qui aurait pu influencer de jeunes illuminés et une famille de gens en marge de la société -une mère au passé trouble et ses fils adultes, espèces de petites frappes sans morale, dont la soeur a été victime d’un terrible viol, murée dans le silence, était l’assistante sociale du pendu…

Malin est aussi une jeune mère célibataire (un peu jeune à mon avis pour avoir un poste aussi important dans la police mais je ne connais pas le système suédois). Elle est assez solitaire, travaille trop et boit sans doute aussi un peu trop et elle doit aussi gérer les histoires d’amours naissantes de sa fille ado… (J’ai d’ailleurs trouvé un peu irréaliste la façon dont elle s’occupe de sa fille de 14 ans… Elle a énormément de liberté pour une si jeune ado, surtout pour avec une mère qui par son métier connaît les dangers… mais encore une fois, je ne connais pas la vie suédoise!)

Ce qui sort de l’ordinaire dans ce roman c’est qu’on entend la voix de la victime. Elle ne donne pas d’informations sur le meurtre mais plutôt ce que le cadavre ressent ou a ressenti. Cela donne des frissons et aussi une certaine émotion et en version audio c’est très efficace!

Un bon roman dans lequel on ressent le froid et une lecture audio réussie par Alexandra Dima.

       Repéré chez Mrs B             Cliquez pour écouter un extrait

 Challenge sur les livres audio de Valérie. Le thème ce mois-ci  était « Fais moi peur« 

20 ème  lecture du challenge 2013-2014 

  Suède

  Suède

 

« Une gourmandise » de Muriel Barbery (Lu par Joël Demarty et 9 comédiens)

 

Un grand critique gastronomique est en train de mourir. Un hédoniste qui a aimé la nourriture et la cuisine avec passion et plus que tout et tous. A la veille de sa mort (littéralement) il recherche une saveur et revisite ses expériences culinaires pour la retrouver comme d’autres verraient les grands évènements de leur vie défiler devant leurs yeux… Souvenirs d’enfance, expériences de vie, mets délicats et raffinés ou plus simples et ordinaires, il revit sa vie de « mangeur ».

A côté de cela, sa famille, son entourage et même ses animaux s’expriment sur cet homme alors qu’il va bientôt disparaître. Le portrait qui en est brossé est beaucoup moins beau car ils dépeignent un homme assez odieux et égoïste. Portrait au vitriol d’un homme qui a donné le meilleur de lui-même à la nourriture.

C’est à la fois beau, sensuel et tendre quand il s’agit de parler d’aliments et amer et dur à avaler lorsqu’il s’agit de l’homme… Un roman chorale plein de mauvais sentiments sur les relations humaines et de belles images sur la nourriture.

Très bien lu par les nombreux comédiens.

                      

 15 ème lecture pour le   

 

 

« Marcinelle 1956 » de Sergio Selma

 

Cette BD raconte les mois qui ont précédé un grave accident dans une mine à Marcinelle en Belgique en 1956 et qui a tué 262 hommes.

Elle raconte la vie quotidienne des ouvriers du charbonnage : la vie à la mine -sous terre, avec un travail de bêtes de somme. C’est une vie dure, répétitive et dangereuse.

On suit aussi la vie de Pietro Bellofiore, un jeune père de famille, immigré italien venu en Belgique pour fuir la pauvreté en Italie. Son frère est aussi venu avec sa famille et ils ont deux visions radicalement différentes de leurs vies en Belgique. Salvatoré n’a qu’une envie ; repartir au pays, garder le contact avec l’Italie et ne surtout pas s’installer alors que Pietro rejette son pays d’origine et veut faire sa vie en Belgique.

J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée à la fois sociale et humaine. Un portrait très intéressant de l’immigration dans les années 1950.

Les dessins aux traits noirs -très sombres pour la mine et des gros plans pour montrer des détails du quotidien font vraiment bien vivre ce récit.

                                                               

 par Jérôme à l’occasion du Loto BD

BD de la catégorie « chiffre/nombre » pour le