Les impliqués : Zygmunt Miloszewski

Ce polar polonais se situe à Varsovie. Le personnage central, Teodore Szacki, n’est pas un inspecteur torturé mais un procureur très ordinaire de 35 ans, fonctionnaire honnête qui travaille en bonne entente avec son collègue policier, un homme sympathique, efficace même s’il est un peu lourdaud. Le procureur doit s’affirmer face  sa hiérarchie et à la bureaucratie. C’est un homme marié et père de famille et là aussi il est assez normal : en couple depuis 15 ans, il éprouve une certaine lassitude et commence à s’intéresser à une jeune journaliste.

L’enquête commence quand un homme est retrouvé assassiné à la suite d’une session de thérapie collective appelée « la constellation familiale » durant laquelle les participants « deviennent » les membres de la famille de la personne au centre de la thérapie pour faire ressortir des névroses.  La victime, un homme qui souffrait de beaucoup de traumatismes dans sa famille, est ressortie très déprimé de cette thérapie et pourtant le suicide est exclu car il a été retrouvé mort avec une broche à rôtir dans l’œil…

L’enquête se porte sur les participants de la session et sur la famille de la victime. Petit à petit, les recherches remontent dans son passé. Nous sommes aussi amenés à faire une incursion dans le passé politique -pas si éloigné- de la Pologne.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce polar qui n’est peut-être pas haletant mais qui est bien amené et varié et qui finalement révèle des rebondissements et pose vraiment des questions sur le passé communiste de la Pologne. Je l’ai trouvé original, par ses personnages et par l’introduction d’une forme de psychanalyse et l’évocation d’un pan d’Histoire. Et puis Varsovie est au centre du roman et crée une vraie atmosphère.

Je suis contente d’avoir retrouvé les éditions Mirobole chez qui j’avais déjà lu « Nid de guêpes »

Lu dans le cadre du Prix  des Lectrices de Elle 2014

D’ailleurs vous pouvez aller fouiner sur les blogs des copines jurées de ELLE :

Ankya,  AwaBiancaBlandineCécile

Eva, FleurGaléa, Kirili

MarjorieMarieMeelly, Micmélo

MiorMusmePascale,

TynnValérieVirginie

L’avis de Marjorie , de Eva, de Laure en cliquant sur leurs noms.

« Sulak » de Philippe Jaenada

 

 

Dans le groupe de lectrices de ELLE auquel je participe sur Facebook, certaines m’ont fait comprendre que je ne pouvais pas noter un livre sans l’avoir lu jusqu’au bout (alors que jusqu’ici, j’avais abandonné plusieurs livres sans trop de scrupules, ayant l’intime conviction de les avoir jugés à la lumière de mon appréciation personnelle…) Mais avec un peu de mauvaise conscience j’ai donc lu « Sulak » jusqu’au bout (en accélérant un peu à la fin quand même) et je ne sais pas si Philippe Jaenada remercierait ces lectrices plus « intègres » que moi car si je m’étais arrêté au tiers du livre comme j’ai été tentée de le faire j’aurai sans doute mis 10/20 mais après l’avoir fini, mon exaspération était telle que je lui ai mis 8/20… Elles avaient peut-être raison, finalement… Mais trop tard pour baisser les notes des autres livres abandonnés…

Qu’est-ce qui ne m’a pas plu ? Et bien tout, sauf Bruno Sulak qui était sans doute un homme assez charismatique et fascinant pour devenir un personnage romanesque mais justement, la première chose que je n’arrive pas à comprendre c’est pourquoi « Sulak » est estampillé « roman » car pour moi c’est une biographie, détaillée et installée dans son époque… mais pas un roman… On pourrait même croire que c’est aussi une autobiographie car Philippe Jaenada ne peux s’empêcher de glisser des notes personnelles sur sa propre vie dans le récit ce qui m’a fortement déplu à la longue. Il dit parfois qu’on « se fout » sans doute de ces détails… Je confirme…

Mais peut-être que j’aurai supporté ces digressions si elles n’avaient pas été l’objet d’une multitude de parenthèses (avec parfois des parenthèses DANS les parenthèses et même des phrases commençant par des parenthèses). Il y en a tant et elles sont tellement à rallonge que j’ai parfois du relire les passages qui les précédaient pour savoir de quoi il parlait…

Quant à la vision que Philippe Jaenada a de Bruno Sulak, cela relève un peu de la groupie. J’ai eu l’impression qu’il nous parlait de  « Saint Sulak », du « génie Sulak », du « gentil Sulak » contre les méchants policiers et son parti pris totalement idolâtre est devenu pour moi assez désagréable. Je trouve qu’on passe assez rapidement sur les gens qui sont en prison pour lui, sur sa fille qu’il n’a presque pas vu, sur les femmes dont il est amoureux en même temps (presque interchangeables à la fin).

Pour conclure, j’ai trouvé ce récit fouillis, confus. Je n’ai pas du tout aimé le gadget des parenthèses (après cette lecture j’en viens presque à regretter les / et les notes de bas de pages de Karine Tuil !)

Et puis j’ai trouvé que l’auteur était souvent méprisant avec ceux qui vénéraient pas son héros, et même assez misogyne et vulgaire. Sans compter les accusations sous-entendues alors qu’il reconnaît lui-même qu’il n’est sûr de rien.

Mon livre est d’ailleurs bien corné mais pas parce que j’y ai trouvé de belles phrases (même si j’ai trouvé que Bruno Sulak écrivait de belles lettres en prison à la fin) mais parce que je relevais des passages qui m’énervaient.

Pour tout dire je ne comprends tout simplement l’engouement autour de ce pseudo roman !

Toute petite sélection de ce qui m’a énervée :

 

 

Lu dans le cadre du  2014

D’ailleurs vous pouvez aller fouiner sur les blogs des copines jurées de ELLE : 

Ankya,  AwaBiancaBlandineCécile

Eva, FleurGaléa, Kirili

MarjorieMarieMeelly, Micmélo

MiorMusmePascale,

TynnValérieVirginie

 Les avis de Kirili  et d’Eva et de Valérie  et de Laure et de Galéa (qui est plutôt de mon avis 😉 en cliquant sur leurs noms

 

La vérité sort de la bouche de Little Boy B

4 ans et cinq mois et je continue à vous faire part de ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!

« Quand il pleut beaucoup, la rivière monte et la planète, elle devient toute bleue. Il y aura plus de vert sur la planète Terre, il y aura que des petits morceaux d’herbes et des rochers qui nous feront des îles. Mais ça,  ça sera quand je serai un monsieur, on pourra changer de planète. Sur les autres planètes, il pleut, il fait beau, parce que l’espace, c’est le ciel!« 

 

Dans le bain : « L’eau est trop chaude! C’est chaud comme de la soupe sur mes fesses!« 

 

On mange des pâtes (des pipe rigate pour les connaisseurs) et je lui dis : 

« Ça ressemble à des grosses coquillettes »

« Mais C’EST des grosses coquillettes! C’est des coquillettes qui ont trop poussé!« 

 

Je demande de l’aide pour mettre la table : 

« Mais je vous ai déjà dit que je ne veux pas faire VOTRE travail! Moi à l’école je fais mon travail et là, c’est pas mon travail, c’est VOTRE travail! » (On a oublié de me dire que l’adolescence commençait à ans!)

 

Il monte les escaliers :

« Comment ça s’appelle celui qui est devant?

-Précède.

Je te précède! Ça veut dire quoi « précède »?« 

 

Nous avons un problème de chasse d’eau.

« Il faudrait qu’on aille chez Monsieur Bricolage pour qu’il répare notre chasse d’au. Monsieur Bricolage, c’est le monsieur qui a a fabriqué le bateau du papa d’Alix (le père d’un copain de classe à fait une course de bateau et son bateau était sponsorisé par M.Bricolage et les enfants ont suivi l’aventure à l’école)

-Non, il ne l’a pas fabriqué, il l’a plutôt décoré…

Oui, mais il faudra quand même lui demander et il doit habiter près de la mer.

-Non, je ne crois pas qu’il soit près de la mer.

Mais alors comment il fait pour les peindre les bateaux Monsieur Bricolage?« 

 

« Bastien! Tais-toi!

Mais c’est ce que je fais! Laisse moi le temps de me préparer pour me taire!« 

 

Devant un supermarché, il voit un système pour attacher les vélos :

« Ça s’appelle un « vélotier », c’est un arbre à vélos!« 

 

Il s’est endormit dans la voiture et avec le réhausseur, il  a eu la tête penchée :

« J’ai mal au cou mais je dis pas aïe parce que je suis courageux! » 

 

Il regarde un catalogue Playmobile : 

« Beurk les princesses! C’est pour les filles! Les dinausaures c’est que des couleurs de garçons et les filles c’est rose, violet… » (Je ne comprends pas le débat autour de la théorie du genre : rassurez vous, je lui répète depuis toujours que les filles et les garçons c’est pareil…mais que voulez vous, il n’en a pas l’air persuadé…)

 

Dans le car Air France, Bastien m’a sorti ces 4 phrases de suite, à voix haute bien sûr. Les dames qui étaient un peu devant nous ne pouvaient pas s’empêcher de se retourner en souriant…un vrai sketch!

« Un jour c’est sûr, j’existerai plus. Un jour je serai mort. »

 

« J’ai un gros mot dans ma tête mais je le dis pas. Je le fais pas sortir de ma bouche.

-Qui te l’a appris?

Un grand garçon qui me l’a dit quand j’ai cassé ses escaliers en Kapla. » (Alix, c’est ton Paul…quand on est venu chez vous il y a un an et demi! 😉

 

« Moi je veux être comme Peter Pan, je veux pas grandir parce que je veux continuer à faire le fou.

-Ah bon, les grands, ils ne font pas les fous? Et moi, je ne fais pas la folle?

Si mais avec moi, parce que tu as un graçon qui fait le fou!« 

 

« C’est un secret! Comme la ceinture d’aventurier de papa » (La ceinture où il met de l’argent en voyage et dont on lui a dit de NE PAS parler 😉

 

A l’aéroport : 

« Regarde, un pilote d’avion!

On dirait un ambulancier!« 

 

A Marrakech : 

« Les chats et les cigognes c’est des mangeurs de souris alors je crois qu’ils doivent s’inviter quelques fois puisqu’ils mangent le même repas.« 

 

« Pour manger des dattes, on n’a qu’à secouer un palmier dattier! »

 

« Je suis contente de toi, Bastien!

Si tu es contente de moi, je suis content de moi. Il FAUT être content de soi!« 

 

« Tu pourras dire à tes copains comment tu dis « bonjour », « merci » et « aurevoir » en marocain.

Mais je vais peut-être pas m’en rappeler.

-Je pourrai l’écrire dans ton cahier.

Mais je te rappelle que je ne sais pas lire!« 

 

Dans le restaurant de l’hôtel, on voit l’équivalent de « plus belle la vie turque doublé en arabe, bastien regarde un peu et nous dit : 

« Je crois qu’il y a une dame qui est triste et une dame qui est malade à l’hôpital!« 

 

Il chatouille son père : 

« Regarde maman, les rigoles de papa!« 

 

On prend un auto-stoppeur marocain dans la montagne (qui ne parle pas français): 

« Monsieur! Monsieur! Faut mettre votre ceinture! Il ne s’est pas attaché le monsieur!

-Il n’a pas envie, le monsieur.

Mais, c’est OBLIGATOIRE!« 

 

Un petit chat miaule à côté de nous : 

« J’espère que sa famille comprend ce qu’il dit parce que sinon…« 

 

« J’en ai assez de faire du travail : jeter des papiers, faire des bisous…. Je vais pas faire des bisous tous les jours quand même!« 

 

Un matin, à l’hôtel, je lis avec ma lampe de lecture. Il se lève : 

« Je peux lire aussi maman? Je te voyais avec ta lampe et ça m’a doné envie de lire. J’attendais juste que tu me dises que je pouvais me réveiller.« 

 

Nous sommes allés chez le coiffeur à Marrakech, comme vous pouvez le constater, le salon valait le détour… Ilest ressorti avec une petite frange bien droite, on dirait un peu un casque playbobile mais on a fait du tourisme alternatif 😉