Grand prix des lectrices de ELLE … And the winners are…

 

Comme vous le savez, j’ai participé au Grand Prix des lectrices de ELLE cette année et j’ai lu de nombreux livres (mais malheureusement j’ai eu peu de coup de cœur…)

La remise des prix a eu lieu jeudi 5 juin (un soir de semaine à Paris, of course, ce qui complique beaucoup les choses pour les provinciales…)  J’ai la chance d’avoir un chef compréhensif qui m’a autorisée à déplacer mes heures de cours à d’autres moments… J’ai donc pris le train à 12h18 jeudi et je suis revenue par le train de 7h30 du matin pour faire cours vendredi après-midi… C’est une incursion express dans le monde « merveilleux » de ELLE 😉 

Samedi 31 mai j’ai reçu un courrier de ELLE m’annonçant les trois lauréats … et me demandant de garder le plus grand secret sur les noms (oui… car bien sûr, si je l’avais dit à mes amies ou collègues, ça aurait sans doute changé le cours des choses pour ELLE…) Il est à noter que les jurées ne venant pas à la remise des prix n’ont pas été informées des résultats, ce que je trouve assez choquant car c’est quand même grâce à elles que ce prix peut être attribué et je trouve vraiment dommage qu’elles ne soient pas impliquées alors que si elles ne viennent pas c’est souvent à regret et je ne vois pas pourquoi elles ne garderaient pas le secret aussi!

Alors avant de vous raconter cette soirée, voici les résultats

Le roman : Je suis contente, c’est le roman que j’ai préféré de la sélection, même si ce n’était pas un coup de cœur)

  

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Le document Je suis très contente car ça a été un coup de coeur!

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Le polar : Je suis déçue, je l’ai trouvé assez mauvais, que ce soit sur la forme ou le fond… Mais visiblement je suis minoritaire : chez ELLE et parmi les lecteurs vu qu’il rafle tous les prix en ce moment …

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Comme vous le savez aussi, j’ai vécu cette expérience de lectrice bien entourée puisque nous avions un groupe Facebook pour échanger nos avis (nous étions 32 lectrices) et celles qui pouvaient venir ayant très envie de se connaître mieux avant d’être prises par le tourbillon des tables rondes et du cocktail, nous avons décidé de nous retrouver avant chez Ladurée pour mettre des visages et des voix sur des noms! (C’est en grande partie pour ce moment de la journée que je me suis déplacée : j’avais envie de rencontrer « mes copines de ELLE »!!) 

Quand je suis arrivée sur les Champs Elysées, j’ai été accueillie par la Garde Républicaine en train de se préparer, mais un policier a brisé mes illusions en me disant que tout ça était pour l’arrivée de la Reine d’Angleterre 😉 Heureusement, j’ai pu traverser les Champs Elysées pour aller au salon de thé, car peu de temps après c’était impossible!

Je suis arrivée presque la dernière et c’était vraiment étrange et amusant de voir toutes ces « inconnues » : entre celles que je reconnaissais immédiatement par leur photo de profil, celles que je ne pouvais pas reconnaître car elles n’avaient pas mis une photo d’elle sur Facebook et … plus gênant, celles que je ne reconnaissais pas malgré leur photo (désolée les filles mais maintenant, je sais qui est qui 😉 De mon côté, certaines m’ont tout de suite reconnue mais pour d’autres c’était aussi le mystère (et il y a même eu Mior qui s’est étonnée en me voyant car elle m’imaginait « plus rustique »… mais il parait que c’était un compliment (heureusement j’ai de l »humour 😉

Après des bavardages, un thé et un macaron caramel fleur de sel (un seul, car à ma table, mes copines étaient raisonnables alors je n’ai pas fait ma gourmande 😉 nous avons rejoint le salon France Amérique à pied, sous le soleil en longeant des Champs Elysées déserts et calmes (merci Elisabeth!)

Nous avons ensuite rejoint une salle pour les tables rondes avec les auteurs. Avant de commencer, la responsable du prix nous a annoncé les classements des livres en lice. Voici les 3 premiers de chaque catégorie :

Roman 1) Esprit d’hiver (Mon préféré) 2) Sulak (Je n’ai pas aimé!)  3) Petites scènes capitales (Bien) 

Polar 1) Yeruldelgger (Je n’ai pas aimé!) 2) Les impliqués (Mon préféré) 3) La maison des absents (J’ai beaucoup aimé)

Documentaire : 1) Tout s’est bien passé (Coup de cœur) 2) Le parfum de ces livres que nous avons aimés (Bof) 3 ) Et tu danses Lou (Coup de cœur)

Les lycéennes avaient leur propre prix des lectrices de ELLE pour lequel elles ont lu les romans et elles ont élu, ex aequo Sulak et En même temps toute la terre et tout le ciel (Je n’ai pas aimé) : je ne suis donc pas du tout une lycéenne dans l’âme 😉

A ma table, la première intervention était celle d’Emmanuelle Bernheim. J’avais eu un coup de cœur pour son document « Tout s’est bien passé » (C’était ma première lecture pour le prix, j’ai cru que tout serait aussi bon…). Elle a commencé par remercier « celles qui ont mis des super notes mais aussi les autres ».

Elle a parlé de la difficulté de « parler de quelque chose de lourd et douloureux de la façon la plus juste par rapport à ce qu’était [son] père qui était quelqu’un de très drôle, avec beaucoup d’humour mais qui pouvait aussi être quelqu’un de très méchant. » Elle avait envie d’écrire pour elle car cette période lui avait procuré « le sentiment très violent qu’on [lui] avait volé la mort [de son] père », qu’elle avait « été dépossédée de sa mort ». Cette période « a été tellement lourde qu’il n’y avait pas de place pour la peine. » Quand il est mort, elle était « contente parce que c’était ce qu’il voulait mais c’était aussi sa mort alors il y a eu une décompression nerveuse qui l’a emporté sur le chagrin et le travail de deuil ne se faisait pas. »

Elle nous a dit que pour son père, c’était un acte de liberté et que le seul message qu’elle avait envie de passer était qu’elle était contente de laisser la liberté à son père de faire ce qu’il voulait. Elle a aussi expliqué qu’il y a eu quelques précautions légales pour ne pas être accusée de prosélytisme. Elle ne pouvait pas non plus répondre de manière précise aux nombreuses lettres qui lui demandaient des informations sur l’association suisse.

Elle a parlé de sa difficulté à écrire car c’était la première fois qu’elle parlait d’elle et après avoir tenté une approche froide et factuelle mais elle ne s’y retrouvait pas alors elle a « pris de la distance pour que ça devienne vivant et a réussi à passer au « je » en écrivant comme si [elle était] une héroïne. » Elle a fait de sa sœur, son père et elle des personnages de roman.

J’ai beaucoup aimé cette rencontre. Emmanuelle est une belle femme dont le visage s’illuminait d’une belle joie quand elle parlait de son père. Elle a su transmettre  son histoire avec beaucoup d’émotion et échanger avec nous en toute simplicité et avec beaucoup de naturel. Elle a vraiment donné l’impression de passer un bon moment avec nous.

C’était passionnant alors on était attentives 😉

 

Puis les auteurs ont changé de place et comme Laura Kasischke (j’ai appris à cette occasion que ça se prononçait « Kasichkeuh ») n’était pas là pour parler d’Esprit d’hiver, c’étaient son éditrice française, sa traductrice  Aurélie Tronchet, et son agent (?) anglaise qui la représentaient. La discussion a forcément été très différente et ça a plus été un échange entre les lectrices sur ce qu’elles ont ressenti et les avis étaient très divergents. Il y avait celles qui avaient deviné très vite de quoi il retournait ou celles, comme moi, qui se doutaient que quelque chose n’allait pas mais avaient fait des scenarios différents au cours de leur lecture sans deviner avant la dernière page, celles qui avaient beaucoup aimé (c’était mon roman préféré de la sélection) et celles qui avaient détesté! L’éditrice a souligné le fait qu’en choisissant le document de Emmanuelle Bernheim et le roman de Laura Kasischke, nous avions choisi des sujets de société aux résonnances très actuelles, comme l’euthanasie et l’adoption (j’ai aussi évoqué les opérations chirurgicales préventives). Elle a lors dit que Laura Kasischke a sans doute livré ici son roman le plus personnel, le plus intime.

Nous avons aussi parlé de l’auteur en général, de notre perception de ses autres romans. La traductrice aussi parlé de son travail. Je l’ignorais, mais ce roman est sorti en France avant de sortir aux Etats Unis  et donc elle a reçu de nombreuses versions du manuscrit en cours d’écriture au fil des modifications et elle a assisté au processus d’écriture. Par contre, elle n’a pas eu besoin de communiquer directement avec Laura Kasischke car « elle est très claire dans ses images ».

 

Puis c’est Ian Manook qui est arrivé pour nous parler de « Yeruldelgger » (que je n’ai pas aimé…) Quelqu’un l’a accueilli en lui demandant sur le ton de la plaisanterie s’il n’en avait pas marre de gagner tous les prix de polars. Il a répondu qu’il était en effet un peu gêné (mais il nous aussitôt dit que c’était son 6ème prix!). Il nous rappelé que 6 mois auparavant il était totalement inconnu dans le milieu littéraire et dans le monde du polar et qu’il avait écrit ce roman sur un pari.

Quelqu’un lui a demandé pourquoi il avait choisi la Mongolie et il a expliqué qu’il avait une agence de pub et qu’il avait une règle : il fallait être « pertinent et inattendu en même temps » pour quelque chose soit intéressant. Pour être pertinent, il a « choisi d’appliquer les codes du polar (en allant peut-être un peu loin dans la violence et le caricature) et pour être inattendu, [il a] choisi de prendre tous les éléments du monde contemporain et de les mettre dans une culture complètement différente en les transposant dans ce pays [qu’il a] visité quelques années avant ».

C’est alors que j’ai vécu un moment un peu gênant car il a dit qu’il avait été peiné par la personne qui avait dit que son roman était un « roman Wikipédia »… Or c’est moi qui l’ai écrit dans mon billet… Il a donc expliqué en long en large et en travers qu’il avait beaucoup voyagé dans le monde entier, qu’il avait été un beatnik, un vrai voyageur… Il s’est beaucoup justifié de très bien connaître la Mongolie… J’avais un peu l’impression d’assister à une conférence sur ce pays…

Quelqu’un a fini par l’interrompre pour lui demander ce qu’il avait à dire sur la violence envers les femmes. Là-encore,  il s’est justifié en disant qu’il n’avait pas été plus violent avec les femmes qu’avec les hommes et que ses personnages d’hommes et de femmes étaient à égalité. Je suis intervenue pour dire que j’avais trouvé que ses personnages de femmes n’étaient pas des personnages forts. Il l’a réfuté en disant que le personnage du médecin était une femme qui avait une place importante mais je lui ai répondu que c’était plus dans une place de réconfort de l’homme fort…

Je dois dire que je n’ai pas été très convaincue par Ian Manook, j’ai trouvé qu’il était arrivé avec un discours tout prêt, pour argumenter et qu’il n’y avait pas vraiment d’échange possible, c’était très formaté… (peut-être qu’à force d’avoir eu tous ces prix, il avait trop parlé de son livre ces derniers temps)… Je me suis un peu ennuyée…

Ce qui m’a rassurée c’est qu’en discutant avec plusieurs autres jurées, que je ne connaissais pas avant, je n’étais pas la seule à avoir trouvé son roman fouillis, plein d’exagérations et d’incohérences et que la Mongolie n’était qu’un prétexte, un « décor » artificiel sur lequel il a voulu tout dire… Je me suis sentie moins seule! Quant à son intervention, nous sommes nombreuses à l’avoir trouvé très préparée…

Après les rencontres, il y a eu la traditionnelle photo des jurées dans les grands escaliers (que vous devriez trouver dans le prochain ELLE)

 

Puis nous avons eu du temps pour discuter entre jurées ou faire signer nos livres (je n’en avais apporté aucun, l’un est déjà vendu et les deux autres sont prêtés à des amies!) J’étais encore un peu mal à l’aise de la remarque d’Ian Manook alors quand il a été seul, je suis allée le voir. Je lui ai dit, un peu gênée : « La personne qui a parlé d’un roman « Wikipédia »… C’est moi… » Je lui ai expliqué que je n’avais pas dit ça en pensant qu’il avait tout pompé sur Wikipédia, que je ne remettais pas en cause le fait qu’il connaissait bien le pays, mais que j’avais eu l’impression qu’il avait suivi une « check list » de tout ce que l’on « doit » dire pour qu’on se sente en Mongolie et qu’un auteur mongol n’aurait pas eu besoin de le faire, que ça me paraissait « plaqué » mais que c’était peut-être pour mettre en place le lieu et que j’imaginais que ce serait moins le cas dans les romans suivants (ce qu’il a confirmé). J’ai fini par lui dire que peu importait que j’ai aimé son livre ou pas, j’étais embêté de lui avoir fait de la peine. Il a eu l’air content que je vienne en parler avec lui et s’est montré sympathique!

Puis nous avons été rejoints par le gratin littéraire pour la remise des prix. Les lectrices, surnommées « les patronnes », ont été remerciée puis Laura Kasischke nous a remerciées par vidéo ainsi que son éditrice. Emmanuelle Bernheim est venue et a été très émouvante en invitant sa soeur à venir avec elle en disant que ce livre était leur histoire à toutes les deux et ce prix était aussi le sien : très joli moment vraiment!

 Ian Manook a lui fait un discours un peu théâtralisé dans lequel il a surtout (encore) répondu aux critiques qui avaient été soulevées sur la violence…

 

(Admirez mon gilet et ma bague « rose-prix de ELLE » 😉

Pendant cette remise des prix j’ai parlé avec ma voisine qui était jurée aussi et qui regrettait vraiment de ne pas avoir connu notre groupe Facebook car elle s’était sentie un peu seule dans cette aventure. Je lui ai donc proposé de se joindre à nous pour le cocktail.

Nous avons bu un peu de champagne (deux coupes, ou était-ce trois?) et mangé de bonnes choses (à un moment donné j’étais à côté du buffet avec des copines et nous avons parfaitement profité des petites douceurs… (Gourmandes,  nous?) Nous en avons surtout profité pour beaucoup bavarder de tout et de rien, et rigoler. On a très souvent eu l’impression de se connaitre depuis longtemps et on a regretté l’absence de nos autres copines (Vous nous avez manqué les filles!)

 

 

Je suis très mauvaise pour repérer des auteurs ou des « gens connus » mais je ne pouvais pas rater Amélie Nothomb portant grand chapeau et j’ai reconnu Caryl Ferey que j’avais « rencontré » aux tables rondes du Prix de ELLE 2009! Mais surtout, je suis tombée par hasard sur Philippe Lefait (que j’ai reconnu pour l’avoir vu à la télévision!) et Pom Bessot et j’ai osé les arrêter pour leur dire que j’avais eu un coup de cœur pour « Et tu danses Lou ». Je leur ai dit que j’avais été très touchée et que j’avais beaucoup pensé à mon amie, maman d’une petite fille handicapée et que je lui avais prêté. J’ai raconté qu’elle avait eu elle aussi un coup de cœur car elle s’était reconnue dans leur texte et qu’elle l’avait ensuite acheté pour elle. Je leur ai dit que je voulais prendre mon exemplaire au cas où je les croisais ce soir pour le lui faire dédicacer mais que je ne l’avais plus car je l’ai prêté. Je leur ai d’ailleurs dit que ce n’était pas très « rentable » pour eux car j’avais déjà prêté plusieurs fois mon exemplaire (ce qui les a fait rire) mais que toutes les personnes avait aimé!. Ils m’ont alors immédiatement proposé que Nelly leur envoie son livre pour qu’ils lui écrivent une dédicace et ils m’ont donné leur adresse. Je leur ai aussi dit que j’avais trouvé leur témoignage à la fois personnel et intime et en même temps universel. J’ai beaucoup aimé cet échange bref avec eux, je les ai trouvé très abordables et visiblement touchés que je leur transmette mon ressenti. Je suis heureuse d’avoir pu le faire en mon nom et au nom de mon amie.

Et puis je suis rentrée en métro chez mon amie très accueillante qui m’hébergeait pour la nuit. Nous avons papoté de tout et de rien, c’était vraiment une bonne fin à une bonne soirée : merci Yza!!

Alors pour conclure sur cette expérience du prix des lectrices de ELLE, je dois dire qu’il y a un peu de négatif et beaucoup de positif! Le négatif c’est, de mon point de vue, une sélection assez médiocre. Je regrette beaucoup de n’avoir pas eu plus de coups de cœur et si je compare avec mon expérience de 2009, je suis déçue (et le soir de la remise des prix, des jurées qui ont participé en 2010 et 2011 avaient le même sentiment…) et puis aussi, cette fois j’ai eu un peu plus de mal à lire sous la contrainte avec une date butoir. Par contre, le positif, c’est quand même cette petite excitation mensuelle en recevant un colis de livres à découvrir et puis les discussions et rencontres virtuelles grâce à notre groupe Facebook et par les blogs, je pense que certaines resterons de « vraies » copines. Et puis, cette soirée c’est vraiment le moment magique! Alors pour l’instant je dirai que je ne recommencerai pas dans 3 ans… Mais comme me le disait une copine jurée… « On en reparle dans 3 ans » 😉 

 

Alors pour finir (ENFIN!!! C’était long, hein?!)… j’embrasse mes co-jurées, que je les ai rencontrées en vrai ou pas!

Si je ne me trompe pas, jeudi, nous étions 22 (j’espère n’avoir oublié personne mais entre les vrais noms et les pseudos, pas simple 😉 

Ankya, Blandine, Cécile, Charlotte, Dominique, Eva, Fleur, Kirili, Laure, Marie, Marie L, Marie-Hélène, Marjorie, Martine (On attend ton blog, maintenant qu’on t’a trouvé un titre et un pseudo ;-), Mathilde F, Mior, Meely (que j’ai juste aperçue de loin malheureusement),  Muriel (ma copine de petits fours ;-), Natalie, Pascale, Tynn (qui n’était pas à Ladurée mais qui m’a reconnu : je suis contente de t’avoir vue !)

Dans le jury de septembre, il y avait  Valérie et Meelly et Dominique et Charlotte

Dans le jury d’octobre, il y avait Mathilde

Dans le jury de novembre, il y avait Ankya et Awa et Musme

Dans le jury de décembre, il y avait Natalie et Galéa et Julie et Eva

Dans le jury de janvier, il y avait moi, Enna et Marie L et Tynn et Kirili et Virginie et Marie-Hélène

Dans le jury de février, il y avait Mathilde F et Mior et Martine et Blandine

Dans le jury de mars, il y avait Marjorie et Pascale et Ségolène et LaureMicmélo

Dans le jury d’avril, il y avait Marie et Fleur et Bianca et Ilham et Cécile et Muriel

J’en profite pour remercier celles à qui j’ai piqué des photos car si quelques unes sont à moi, je n’ai pas été très douée avec mon appareil photo!

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Fantastic Fish Pie de Jamie Olivier : un délicieux hachis de poisson

A l’occasion du , j’ai regardé d’un autre oeil mes livres de cuisine et j’ai déterré celui-ci : 

(Regardez comme Jamie Olivier est jeune là-dessus 😉

Je vous propose donc sa recette de « Fantastic Fish Pie » qui a été adoptée par toute la famille (Bastien a adoré aussi!)

Ingrédients pour 6 personnes : 5 grosses pommes de terre / 2 oeufs / 2 grosses poignées d’épinards (frais ou surgelés) / 1 oignon haché finement, 1 carotte en petits dés / 30 cl de crème fraîche épaisse / 2 grosses poignées de Cheddar râpé (ou autre mais c’est le mois anglais n’est-ce pas?!) / 1 jus de citron / 1 grosse c à c de moutarde / 1 poignée de persil plat haché / environ 450 g de haddock sans peau (en petits morceaux)

Préchauffer le four TH 8

Préparation : 

> Éplucher les pommes de terre et les couper en petits morceaux. Le mettre dans l’eau bouillante pendant 12 mn.

> Ajouter les 2 oeufs dans l’eau de cuisson pour qu’ils cuisent 8-9 mn.

> Égoutter les pommes de terre et faire refroidir les oeufs.

> Faire cuire les épinards à la vapeur (Jamie Olivier conseille de le faire au-dessus de la casserole) moi j’ai décongelé les miens au micro-onde.)

> Dans une poêle : faire revenir l’oignon et la carotte dans de l’huile d’olive pendant 5 mn.

> Ajouter la crème et porter à ébullition puis retirer du feu

> Hors feu : ajouter le cheddar râpé, le jus de citron, la moutarde et le persil et mélanger le tout.

> Enlever la peau du haddock et couper la chair en lamelles sans arrêtes.

> Écraser les pommes de terre avec de l’huile d’olive, du sel et du poivre et un peu de beurre.

> Éplucher  Ecaler les oeufs (Merci Sandrine de m’avoir donné le terme pour « enlever la coquille d’un oeuf » 🙂 et couper en morceaux.

Dans un plat allant au four : 

> Mettre les épinards, les morceaux de poisson, les morceaux d’oeufs dans le plat : mélanger les ingrédients.

> Ajouter la sauce crémeuse et mélange.

> Étaler les pommes de terre écrasées sur le dessus.

> Mettre au four pendant 25-30 mn jusuq’à ce que le dessus soit bien doré.

Les Rochambelles

 

Samedi 14 juin, avec 20 000 femmes vêtues de rose, je participerai à une marche de 5 km à Caen. Cette course/marche permet de récolter des fonds pour la recherche sur le cancer du sein. C’est la 2ème course féminine française.

Mais si j’en parle aujourd’hui, le 6 juin, dans ma série de billets en hommage au D Day, c’est parce que cette course s’appelle La Rochambelle et que c’est aussi un hommage aux Rochambelles, ces ambulancières rattachées à la célèbre 2ème Division Blindée du Général Leclerc à la libération de la France en 1944. Ces femmes engagées et courageuses, toutes volontaires, ont débarqué en Normandie, pour participer à la reconquête de l’Europe.


La marraine 2014 de la Rochambelle est Raymonde Jeanmougin.  (Cliquez sur la photo pour lire un entretien avec elle)

Ambulancière de l’unité Rochambeau rattachée à la 2nd DB du Général Leclerc (18 000 hommes), qui sera surnommée « Les Rochambelles ». 44 d’entre-elles ont débarqué accompagnées de 19 ambulances dans la nuit du 1er au 2 août 1944 sur la plage d’Utah Beach. Leur mission était d’acheminer les blessés de toutes nationalités vers les centres médicaux les plus proches (St Martin de Vareville, Lessay, Alençon, Paris, Strasbourg, Berchtesgaden).

 En cliquant sur cette photo (prise sur le site) vous trouverez un article très complet et très intéressant de France 3 Basse Normandie qui vous dit tout sur ces femmes formidables!

De gauche à droite, en haut: Edith Vézy, Michette Duhamel, Zizon Sicot, Danielle Heintz, Christiane Petit.
En bas: Lucie Delplancke, Arlette d'Hautefeuille, Suzanne Torrès, Nicole Mangini.
Parc de Bagatelle, Boulogne-Billancourt, août 1944 © Mémorial Leclerc / Les Filles de la DB
© Mémorial Leclerc / Les Filles de la DB 
De gauche à droite, en haut: Edith Vézy, Michette Duhamel, Zizon Sicot, Danielle Heintz, Christiane Petit.
En bas: Lucie Delplancke, Arlette d’Hautefeuille, Suzanne Torrès, Nicole Mangini. Parc de Bagatelle, Boulogne-Billancourt, août 1944

 Je vous recommande vraiment de lire les deux articles en lien, j’ai les yeux humides après les avoir lus… J’admire ces femmes qui ont choisi d’aller au front!

 

« The memory keeper’s daughter » (« L’enfant de tous les silences ») de Kim Edwards

En 1964, Le Dr David Henry met au monde ses jumeaux lors d’une nuit de blizzard où il est seul avec sa femme, Norah et son infirmière Caroline Gill. Tout se passe bien sauf que le deuxième bébé, arrivée inattendue, est atteint de trisomie. Alors, en tant que médecin de son temps et en temps que père ayant souffert dans son enfance de la mort de sa petite soeur, il prend une décision immédiate : il confie sa fille à Caroline pour qu’elle l’emène dans une institution spécialisée. Il agit ainsi pour protéger sa femme de la douleur d’un possible deuil précoce qu’il pense incontournable.

Mais Caroline ne peut se résoudre à laisser Phoebe, le bébé, dans l’institution et quand elle revient , il est trop tard pour revenir en arrière car David a dit à Norah que le bébé était mort à la naissance et une cérémonie funéraire a eu lieu…

A partir de là, nous suivons deux vies : celles de David et Norah qui ne peuvent plus vivre comme avant, avec pour elle un deuil qui la mine et pour lui un mensonge qui le détruit. Ils s’éloignent petit à petit et leur fils ne se sent pas non plus à sa place avec son père qui le tient à distance. Et Caroline qui élève et aime Phoebe comme sa fille, se battant pour une vie meilleure pour cette enfant pas comme les autres.

Chacun est touché d’une manière ou d’une autre par ce secret qui a l’effet contraire de ce que David souhaitait au départ.

L’idée de ce roman -le secret, le deuil, la différence – est très intéressante et j’ai aimé les vies racontées mais j’ai eu beaucoup de mal avec le fait que David n’arrive jamais à rompre le cercle infernal du mensonge même quand il constate que leur vie de famille n’est pas meilleure. J’ai aussi trouvé qu’il y avait des longueurs qui m’ont un peu lassées. Pendant ma lecture, je pensais cependant que ça pourrait faire un bon film, car il y aurait des coupes dans les longueurs et en écrivant ce billet j’ai trouvé qu’un téléfilm en avait été tiré… (Pas sure que ce soit un chef d’oeuvre par contre 😉

 

 par Mrs B (Merci pour le prêt et pour ta patience!)

   

      : – 11

 

Lecture « famille » pour ma ligne générale du 

Bookcrossing géant du tome 1 du « Trône de fer » de George R.R. Martin par les Editions J’ai Lu

J’ai reçu 5 exemplaires du tome 1  « Trône de fer » de George R.R. Martin envoyés par les Editions J’ai Lu pour que je les « lâche » dans la nature pendant le mois de juin

Dans ce billet, que j’actualiserai à chaque fois qu’un livre sera libéré, je mettrai une photo du lieu où j’ai laissé le livre et un indice géographique. 

Le premier a été lâché dans le train Villedieu les Poêles/Paris le 5 juin mais je crois qu’il a été ramassé par l’équipe de nettoyage, je ne sais pas ce qu’il va devenir, j’espère qu’il fera un heureux!

Attention!!

Samedi 7 juin, il y a eu un lâché à  Grancamps Maisy…

Et il y en a eu un à Caen (Calvados) le 15 juin

 

Aujourd’hui, samedi 21 juin, il y en aura 2 libérés à  Granville (Manche) … Je pars dans quelques minutes…

 

Vous pourrez trouver mes photos et celles des 400 livres lâchés  sur la page facebook du livre Le Trône de fer (et aussi sur twitter… mais pas par moi car je n’y suis pas) !

Chez Canel, il y a déjà des indices géographiques!

Bonne chasse aux livres!

En attendant : voici les livres…

 

EDIT

Georges R R Martin (l’auteur du Game of thrones)  sera en France le 3 juillet, à l’occasion de la sortie de l’œuf du Dragon (90 ans avant le trône de fer) aux éditions Pygmalion. Il  sera en dédicace à la librairie Grangier à Dijon de 14 H00 à 18H00.

 

Un grand concours sera mis en place sur Facebook de J’ai Lu à partir du 16 juin pour permettre à l’un des fans de remporter une rencontre VIP avec l’auteur lors de sa venue à Dijon.

 

La dolce vita… Roma!

Du 19 au 23 mai je suis partie avec 28 élèves et deux collègues et amies pour un séjour à Rome. Notre objectif était de découvrir Rome comme capitale européenne, donc avec ses aspects historiques mais également plus quotidiens.

Ce voyage a été formidable : les élèves d’Option Europe de 4ème et 3ème étaient non seulement charmants et sages mais très motivées! Il faut dire qu’ils s’étaient bien impliqués dans le projet pour faire baisser les coûts en participant à un calendrier et à un lavage de voitures.

Nous avons voyagé en train de nuit jusqu’à Rome puis circulé en métro et à pieds. Nous avons beaucoup marché, c’était assez fatigant d’autant plus qu’il faisait très chaud (jusqu’à 33° au soleil le dernier jour) mais personne ne s’est plaint et nous avons vraiment passé de bons moments!

Je vous emmène à Rome en photos!

Vue sur Rome depuis le parc Borghese :

 

Piazza del Popolo :

 

La fontaine de Trevi by night : 

 

Le marché de Testaccio

 

Quartier EUR :

 

 

Le Colisée : 

 

 

Le Palatin et le Forum : 

 

Le Vatican : 

 

 

Le Tibre : 

 

Les rues de Rome : 

 

Piazza Navone : 

 

Le Panthéon : 

 

 

Piazza di Spagna : 

 

C’est beau, non? 🙂

Mon marathon du Mont Saint Michel!

Hier, dimanche 25 mai 2014, j’ai couru mon deuxième marathon

Après Paris en 2012 et mon « semi-échec » à La Rochelle pour cause de blessure, je suis contente d’être allée au bout de la préparation et au bout de la course!

Comme j’étais à Rome la semaine précédente, j’étais un peu déconnectée de la course et la première chose que j’ai faite samedi, c’est décorer mon tee-shirt! 

Alors, je vous explique : j’ai accroché mon dossard avec deux badges qui m’ont déjà accompagnée au marathon de Paris, « Keep calm and carry on » m’a été offert par ma Twin, Mrs B, et je l’ai toujours trouvé très approprié pour un marathon 😉 et « Vedette » m’a été offert par ma Best et là aussi, je me suis toujours dit que si je finissais j’étais un peu une vedette ;-). 

J’ai aussi collé un petit coeur où j’ai écrit « Je cours pour Lou » pour penser à la petite fille du groupe « JE COURS POUR LOU » sur Facebook où les participants « donnent » leurs kilomètres pour que Lou, qui est malade, puisse voyager virtuellement de la Terre à la Lune! J’ai aussi écrit que je courais pour Maëlys et j’avais aussi la photo de moi avec Maëlys, son petit frère Martin et Bastien car ce marathon était aussi le prolongement de la course sponsorisée que j’avais préparée en novembre. Les dons pour l’AFHA sont toujours les bienvenus, n’hésitez pas à cliquer ici pour tout savoir! 

Et puis sur un autre coeur, Bastien a écrit « Allez Maman » car la course avait lieu le jour de la fête des mères et en plus mon dossard « 2009 » correspondait à l’année de sa naissance!

J’avais aussi fait une manucure « spéciale marathon » et « Je cours pour Lou » 😉

J’ai pu bénéficier d’un co-voiturage pour aller jusqu’à Beauvoir pour prendre les navettes qui nous emmenaient ensuite à Cancale, le point de départ. Le temps était parfait, pas trop chaud, pas trop froid pas trop de vent et du soleil. L’ambiance était très bonne et le cadre magnifique : 

La course a commencé et j’étais tellement bien que j’ai couru trop vite, je suis partie comme en entraînement alors j’étais au-dessus de mes temps prévus pour finir en 5h, j’ai été prise par l’euphorie du moment et les paysages et l’ambiance. Les sensations étaient bonnes au début mais à partir de 30 km, j’étais un peu « grillée »…

Voici ma course en chiffres : j’ai passé le kilomètre 10 en 1h05, 20 km en 2h12, 21 km (le fameux semi) en 2h21, 30 km en 3h33 et je suis arrivée au bout de 5h24. Je vais être tout à fait honnête avec vous : j’étais presque dernière… il y avait 3005 partants et 2868 arrivants… ça veut dire qu’il y a eu 137 abandons ce qui met en perspective ma 18 ème place avant la fin… Après tout : j’ai fini, moi! 😉

Je dois remercier ici plusieurs personnes et la première c’est Mrs B, ma twin, ma très chère amie, qui avait dit qu’elle viendrait m’encourager et qui avec son mari multi-marathonnien savait que le passage le plus dur est toujours autour de 30 km… Elle est venue m’attendre au kilomètre 24, (où j’étais encore à peu près dans un état normal) : 

Mais surtout, elle est venue en tenue de course pour courir quelques kilomètres avec moi et je dois dire que sans elle j’aurai vraiment eu du mal, car entre le km 28 et le km 32 où elle est partie j’étais comme un zombie, je courais en mode automatique, avec la drôle de sensation d’être en dehors de moi-même. J’avais envie de m’arrêter mais elle était là, à me dire de ne pas lâcher, me rappeler que mon premier objectif était de finir et le deuxième était de le faire sans marcher, à me booster. Du fond du coeur Claire je te remercie, tu fais partie intégrante de ce marathon!

D’ailleurs je peux le dire, à part aux ravitaillements où je prenais le temps de boire ou de manger un bout de banane, je n’ai PAS MARCHÉ, ce qui est pour moi une grande victoire et un progrès par rapport à Paris en 2012!

Je remercie aussi Nelly, la maman de Maëlys dont je vous parlais plus haut, qui est venue sur le parcours avec Martin et Maëlys, et même si c’était à un moment où je n’étais pas très fraîche, ça m’a fait super plaisir!

J’ai aussi été accueillie au kilomètre 40 par une famille que je connais par le travail et dont le père courait aussi le marathon mais qui avait fini bien avant moi et la maman et les 3 filles attendaient quand même sur le bord de la route exprès pour m’encourager! Ça aussi ça m’a bien boostée!

Et puis L’Homme et Bastien étaient aussi là juste à ce moment là et Bastien m’a accompagnée, courant devant, derrière, sur les côtés! Il faisait des petites pauses, les gens l’applaudissaient et l’encourageaient et il est tellement fier d’être arrivé jusqu’au tapis rouge des derniers mètres (où son père a fini par le rattraper pour l’empêcher d’aller jusqu’à la ligne d’arrivée 😉 : il dit qu’il a fini le marathon et qu’il aurait dû avoir une médaille 😉

 

Je tiens aussi à remercier toutes les personnes qui m’ont envoyé des textos avant la course pour me souhaiter bonne chance et toutes celles qui m’ont envoyé des textos pendant la course pour m’encourager : je ne répondais pas mais je les lisais et ça me donnait le moral pour continuer! Et puis je vous remercie aussi pour toutes les bonnes ondes envoyées sur le blog ou sur facebook que j’ai pu lire en rentrant chez moi : ça m’a fait un bien fou de penser que vous étiez avec moi en pensées : je suis sure que toutes ces pensées positives m’ont portée pendant la course!

Voici une vidéo prise par L’Homme presque à la fin : 

Voici quelques photos que j’ai prises pendant la course : 

 

Le Mont Saint Michel est visible presque depuis le début de la course mais ça ne m’a pas gênée, au contraire j’ai trouvé ça très chouette!

 

L’arrivée a lieu sur le barage du Mont Saint Michel avec une magnifique vue sur le Mont.

Alors ma course n’est pas un exploit en soi, c’est même un peu ridicule quand on regarde les autres résultats, mais dans ce genre de course, on ne court pas en fonction des autres mais « pour » soi et « contre » soi et je suis vraiment heureuse de fière de moi : j’ai donc fini mon deuxième marathon, sans marcher, en 5h24 (c’est à dire un peu mieux qu’en 2012, où j’avais fini en 5h32).

My competition

La preuve en images : 

 

Voici la vidéo officielle du Marathon : l’année prochaine il aur lieu le 31 mai si ça vous tente 😉

Et pour finir je vais être honnête avec vous : aujourd’hui, je suis bien contente d’avoir déplacé mes cours pour ne pas avoir à aller au travail car j’ai l’impression d’être un sac de douleurs et je suis bien fatiguée. Sophie La Styliste m’a trouvé une vidéo qui montre exactement comment on est après un marathon, c’est très drôle et très vrai  😉

Je profite d’ailleurs de ce billet « marathon » pour vous parler un peu plus de Sophie La Styliste. Lors de ma préparation pour le marathon solidaire de La Rochelle, j’ai été amenée à discuter avec Sophie par le biais de notre amie commune Galéa et nous avons parlé marathon car elle avait envie d’en courir un. Mon action solidaire l’a beaucoup intéressée et ça y est : non seulement elle se prépare pour courir 42.195 km à Toulouse mais elle va courir pour récolter des fonds pour une cause qui lui tient à coeur. Je la soutiens évidemment entièrement et comme je me sens un peu comme une marraine, je vous encourage vivement à aller sur le site qu’elle a crée exprès pour expliquer sa course solidaire et son parcours au fil des mois! N’hésitez pas à passer la voir!

 

Marathon du Mont Saint Michel : Jour J!!!

A 5h30, je rejoins mon co-voiturage…

J’ai besoin de vos bonnes ondes à partir de 8h30 et pendant… environ 5h (ou plus)…

Je cours en pensant à Maëlys pour qui j’ai récolté des fonds et à la petite Lou du groupe Facebook JE COURS POUR LOU et à Bastien car c’est la fête des mères et mon dossard est son année de naissance 😉

Si vous venez voir quelqu’un d’autres et que vous me voyez n’hésitez pas à m’encourager 😉

 

 

Dans ma playliste « marathon », je commencerai pas cette chanson (comme à Paris en 2012) : « No escape » … Il faut aller jusqu’au bout 😉

« La grand-mère de Jade » de Frédérique Deghelt

 

Je vais commencer par dire que j’ai beaucoup aimé ce roman et que je l’ai dévoré pendant mes vacances, je n’avais pas envie de le lâcher. J’ai aimé ses personnages, j’ai trouvé les relations très touchantes, je ne voulais pas les quitter.

Jade est une jeune femme de son temps, la trentaine, parisienne indépendante, journaliste free-lance ayant le rêve de devenir écrivain, en plein questionnement sur sa vie de couple. Sa grand-mère, Mamoune, Jeanne, est une vieille dame de 80 ans, qui elle aussi était très indépendante dans sa petite maison dans les montagnes, jusqu’à ce qu’elle chute et que ses filles, les tantes de Jade, décident de la placer en maison de retraite sans lui en donner le choix. 

Jade, qui est à un tournant de sa vie, décide de faire l’aller retour en Savoie pour aller la chercher, la « kidnapper de son plein grès » en quelque sorte pour qu’elles vivent ensemble à Paris. Une fois ensemble, elles apprennent à mieux se connaître. Jade va même découvrir un aspect de sa grand-mère qu’elle n’aurait jamais pu soupçonner puisque c’était un secret pour tout le monde, même son mari : Jeanne est une lectrice passionnée, une dévoreuse de livres, une inconditionnelle de la lecture … mais une lectrice « clandestine » car elle estimait, à cause de son éducation et de son milieu qu’elle ne devait en parler à personne car chez elle,  lire était considéré comme futile et inutile.

Elle décide d’aider Jade avec le roman qu’elle a écrit en lui donnant des conseils, un regard éclairé et objectif de lectrice. Mais au fil du temps passé ensemble, les deux femmes s’apportent mutuellement énormément de choses, au delà de la lecture.

La relation entre les deux femmes est assez idéalisée mais tellement belle, j’ai été vraiment très émue et touchée par ce roman. C’est une belle ode à la vieillesse, comme vecteur de transmission et la jeunesse comme vecteur de légèreté. Un bel échange entre les deux femmes.

Et c’est aussi une histoire d’amour pour la lecture et les livres, avec une réflexion sur l’écriture et l’édition : passionnant!

Je vous le conseille vraiment!

« J’ai beaucoup lu, depuis très longtemps. Je suis une lectrice assidue, une amoureuse des livres. On pourrait le dire ainsi. Les livres furent mes amants et avec eux, j’ai trompé ton grand-père qui n’en a jamais rien su pendant toute notre vie commune. » p 41

« Quand je lis, je n’ai plus d’âge, je suis à temps dans la vie des personnages, j’épouse, me sépare, je trahis aussi, ou je me trompe. Jeune, quand il m’arrivait de lire une épopée, je vieillissais avec les héros en traversant avec eux les turpitudes de la vie. Aujourd’hui je remonte le temps avec eux, je rajeunis, mais, nourrie de mon expérience, je perçois les écueils, je sais les pièges dans lesquels ils se précipitent. Je me suis déjà sentie moins vivante que ces personnages dont je suivais la vie avec tant de passion. Quand je refermais le livre, un sursaut me faisait penser qu’après tout je pouvais moi aussi inventer ma vie et lui donner la couleur d’une romance… Et pendant quelques jours, mon existence n’était plus la même…  » p 165

 

 Sandrine : merci beaucoup! Son billet est ici (coup de coeur)

             : – 10

 

Lecture « matière » pour ma ligne générale du 

 

J‘inscris ce texte au Défi Livres de Argali 

 

Le mois anglais revient en juin!

CryssildaLou et Martine  nous proposent de mettre notre mois de juin à l’heure anglaise en lisant des livres qui sont écrits par des auteurs anglais (attention : pas Britanniques!) ou qui se passent en Angleterre (attention : pas au Royaume Unis!)

Je me suis inscrite chez Cryssilda pour changer 😉

Vous pouvez aussi aller sur  le groupe Facebook , il suffit de faire une demande pour le rejoindre pour échanger encore plus autour de ces lectures anglaises.

Il y a des lectures communes prévues, autour de certains titres ou autour de certains auteurs et on peut aussi parler musique, cinéma, série, nourriture ou même tourisme et culture… Bref : un mois ANGLAIS 😉

De mon côté, je ne lirai sans doute pas entièrement anglais cette année, mais je compte lire :

« La vie étrange de Mr Sim » de Jonathan Coe en LC avec Karine:) et Cryssilda le 14 juin

« Cette main qui a pris la mienne » de Maggie O’Farrel (en LC avec Tiphanie) le 20 juin car l’action se situe en Angleterre.

Un Agatha Christie que je n’ai pas encore choisi pour une lecture commune autour de l’auteur le 28 juin.

« Les Hauts de Hurlevent » (version audio en Ecoute Commune avec Sylire et Mrs B) et version BD le 30 juin.

J’ai déjà lu une BD : « Brighton Report »  de Vincent Vanoli (Billet sans doute le 22 ou le 24 juin) et « Peter et le mystère du headless man » de Stéphanie Benson, un roman jeunesse aussi qui se passe en Angleterre (Billet sans doute le 10 juin).

Je compte lire aussi « L’innocence » de Tracy Chevalier » (si j’ai le temps) (Billet le 24 ou le 26 juin)

Le 8 juin, à l’occasion du rendez-vous « 8 photos pour 8 moments de vie » je vous monterai quelques voitures anglaises anciennes et je ferai une recette de Jamie Olivier!

Et puis je vais piocher dans ma PAL mais je préfère ne pas me donner de liste tout de suite (ce qui ne m’a pas empêché de regarder, hein?! 😉 Peut-être un roman d’Amanda Broolfield qui est arrivé dans ma PAL avant 2011 (c’est l’occasion de le sortir de la PAL historique!)

See you soon!