« Il s’appelait Geronimo » de Etienne Davodeau et Joub

 

 

L’histoire commence par des retrouvailles entre deux hommes qui se sont connus jeunes. L’un d’eux était un jeune garçon coupé de la société qui vivait avec son oncle sur une ferme et qui a un jour tout quitté vers 20 ans pour partir aux Etats Unis en passager clandestin sur un cargo. C’était la dernière chose que l’ami savait de lui mais Geronimo, ou Manu maintenant, lui raconte tout ce qui s’est passé depuis le jour de son départ.

Il se trouve que le bateau allait en réalité en Guyane et il s’est  retrouvé alors complètement perdu et isolé là-bas. Il vivait en faisant la manche et en se tenant à l’écart des autres jusqu’à ce qu’il essaie de sauver quelqu’un et a été amené à changer d’identité et complètement changer de vie. Il est alors revenu en France et ne savait pas du tout comment survivre à Paris malgré l’appartement dans lequel il vivait. 

Il retrouve à Paris un amour de jeunesse (sur la tombe de Jim Morrison, que j’ai vue dans cet état là il y a des années 😉 ) qui va le guider, l’aider à se trouver et à fouiller son passé, même si ce n’est pas si simple de faire des recherches sur son identité.

J’ai bien aimé cette histoire qui montre l’évolution d’un jeune homme confronté à plusieurs difficultés : l’adaptation à un monde, des mondes, qu’il ignore, qu’il ne maîtrise pas, que ce soit la jungle de Guyane ou celle de Paris. Et puis, il est aussi question de la quête d’identité, l’appropriation d’une identité. J’ai juste été un peu déçue par la fin mais peut-être laisse-t-elle une porte ouverte pour une suite?

J’ai trouvé les dessins et les couleurs très agréables et vivants. D’après ce que j’ai compris, Davodeau et Joub ont travaillé ensemble sur les textes et les dessins. L’album se termine d’ailleurs par quelques infos et anecdotes sur les dessins à partir de photos, c’est un petit plus. Cet album est la suite de Geronimo des mêmes auteurs (3 tomes édités chez Dupuis) mais on peut très bien lire celui-ci tout seul car les quelques éléments nécessaires à comprendre le passé de Geronimo sont évoqués par les personnages.

 

 

Merci à  et aux Editions 

 

Lecture « prénom » pour ma ligne BD du