« Seuls T1 La disparition » de Gazzotti et Vehlmann

 

Cette BD est la première d’une longues séries (8 à ce jour et il parait qu’il y en aurait 17 au total…) Celle-ci installe donc les personnages et la situation… et donne vraiment envie de connaître la suite!

Cet album commence par quelques pages de prologue qui présente une ville normale avec beaucoup de gens qui vivent normalement et des enfants dans leurs vies de famille. Yann qui vit dans une grande maison mais qui ne voit pas souvent ses parents, trop occupés à bien gagner leur vie, Leila, qui aime beaucoup bricoler et qui parait assez indépendante et avec du caractère, Camille, une élève studieuse et angoissée, Terry, très jeune garçon, capricieux et chouineur et enfin, Dodji, un garçon assez dur qui vit en centre d’accueil pour jeunes.

Ils ne se connaissent pas mais un matin, ils se rencontrent quand la ville se retrouve soudainement et inexplicablement vide de tous ses habitants. Ils se retrouvent seuls, ne pouvant compter que sur eux-mêmes, ne sachant pas du tout ce qui s’est passé (et là, je vous rappelle qu’il y a 8 tome disponible et sans doute autant à venir…) Il va falloir apprendre à vivre ensemble malgré leurs caractères différents. Ils vont apprendre l’entraide et vivre des aventures angoissantes, sentant toujours un danger latent…

Au niveau des dessins, ce n’est pas du tout mon style de BD, je n’aime pas vraiment, il y a un côté « Boule et Bill » dans les traits pour moi et les couleurs sont un peu criardes mais l’histoire est très intéressante et accrocheuse… je ne sais pas si je vais réussir à les lire tous mais on referme cet album en se demandant bien se qui s’est passé et ce qui va leur arriver!

 

       

 

 Roaarrr Challenge

 

« L’eau et la terre » de Sera

Je vais commencer par dire que je ne suis pas sure de vouloir mettre le terme de Bande Dessinée sur ce livre, j’ai plus envie de parler d’un album, car même s’il y a des bulles, il y a de nombreuses pages avec des dessins qui sont une savant mélange de photos et de tableaux et des textes courts.

En couleurs sombres, terres, rouges, verts, gris, de magnifiques dessins, l’auteur, Sera, fait un retour sur les années où le Cambodge est devenue le Kampuchéa Démocratique et où les Khmers Rouges ont semé la terreur.

Je cite la quatrième de couverture : « Des destins se croisent sur une route, au lendemain du 17 avril 1975, quand les Khmers Rouges ont brutalement évacués toutes les villes du Cambodge. Ils se  savent tous en sursis, au point de se définir comme des « gens n’étant pas encore morts ». Ils font partie des trois groupes qui seront au cœur de la tragédie à venir :  paysans, citadins et Khmers Rouges. »

Des bribes de vies, des histoires personnelles, des refus, des acceptations, de la violence, du malheur… Par petites touches, par une ambiance très puissante, l’auteur nous brosse une  sorte de portrait géant et intime à la fois de ce qui a marqué le début de la destruction massive d’un pays.

Je suis allée au Cambodge en 2008. A Phnom Penh, j’ai visité le centre de détention S-21 Toul Sleng et j’ai pleuré en voyant les photos de tous les disparus et les instruments de tortures. Je suis aussi allée  aux camps d’extermination de Choeung Ek et j’ai également été bouleversée…

Cet album met magnifiquement en lumière cette période très noire et introduit un sujet très lourd. 

A lire!

                           par Valérie  : Merci beaucoup! Repéré chez Mo (cliquez pour voir son billet)   

              PAL prioritaire                        -16

Lecture « matière » pour ma ligne BD du