« L’oeil du prince » de Frédérique Deghelt

J’avais beaucoup aimé « La grand-mère de Jade » alors quand l’occasion s’est présentée de lire le dernier roman de Frédérique Deghelt, je me suis laissée tenter mais je vais le dire dès maintenant : j’ai été très déçue. Je me suis même ennuyée… je vais donc peut-être passer pour le vilain petit canard mais je n’ai pas aimé…

Ça commençait mal, avec un arbre généalogique et je trouve qu’à part dans les romans où il y a vraiment beaucoup de personnages c’est un procédé un peu « facile », comme si l’auteur nous donnait des clés au lieu de nous faire découvrir les liens entre les personnages par son texte. Et dans le cas de ce roman, le fait d’avoir lu l’arbre généalogique m’a plus gêné qu’autre chose car j’ai attendu en vain des liens entre les personnages qui n’arrivent en réalité que dans le dernier chapitre et cela a donc retiré un peu de l’effet de surprise de ce chapitre.

Le roman est plus construit comme un recueil de nouvelles sans lien entre les différentes partie -à part dans le dernier chapitre qui révèle justement ces liens.

Dans le premier chapitre, au milieu des années 80, Mélodie est une jeune fille en décalage avec ses parents, elle vit à Cannes et est passionnée de cinéma. Elle a tendance à se sentir un peu supérieure à sa famille et raconte sa vie et ses pensées dans son journal intime. J’ai quand même apprécié que le style rende bien la manière de parler de ce genre d’adolescente.

Puis nous sommes dans les années 60 et Yann écrit aussi son journal dans lequel il raconte comment sa vie s’est écroulée et comment il va se reconstruire.

Ensuite, c’est un échange de lettres entre un résistant et une femme pendant la deuxième guerre mondiale (J’ai lu cette partie en accéléré car c’est celle qui m’a le plus ennuyée…)

Le chapitre suivant nous emmène aux Etats-Unis et deux amis d’enfance, français,  se retrouvent par hasard : l’un est en plein crise dans son couple et l’autre vient de commencer une histoire d’amour qui le rend heureux. J’ai bien aimé cette partie qui montre comment les apparences que l’on donne de soi peuvent varier selon les personnes qui nous entourent. 

Et le dernier chapitre donne la parole à une vieille femme qui revient sur son passé et sur les gens qui ont traversé sa vie… Et vous l’aurez compris, c’est dans ce chapitre que l’on comprend les liens (et les coïncidences assez énormes) qui relient chaque personnages des chapitres précédents.

Je suis passée à côté de ce roman mais je sais que d’autres lecteurs ont bien aimé… Et comme c’est une   avec Sylire et Tiphanie et Fleuralors allez donc lire leurs avis! 

 

 

 Merci aux Editions 

 

 

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