Mousse d’asperges

 

Je pense qu’il faut que je commence par un avertissement : cette entrée paraîtra légère dans votre assiette mais c’est une bombe calorique (mais délicieuse!) … Voilà, vous êtes prévenus!

Ingrédients pour une entrée à 6-8 personnes : 2 petits pots d’asperges blanches (pointes d’asperge du commerce) / 1 sachet (Maggi) de gelée au madère / 2 œufs durs / 115 grammes de mayonnaise (oui… voilà… la bombe…)

> Faire cuire les œufs durs (10 mn dans l’eau bouillante) et les laisser refroidir

> Mélanger un sachet de gelée au madère (Maggi, les autres sont sans doute très bien mais c’est ma maman qui m’a donné la recette avec cette marque la 😉 mais avec moitié moins d’eau que recommandé sur le sachet : donc 250 ml d’eau en remuant dans une casserole jusqu’à ébullition puis laisser refroidir après avoir encore bien remué.

> Mixer les œufs durs, la mayonnaise et les asperges

> Ajouter la gelée liquide et mélanger

> Prendre un moule à cake et le tapisser d’un film étirable (pour pouvoir démouler facilement) : verser la préparation et mettre au frigidaire. Le mieux c’est de faire la recette la veille pour le lendemain ou le matin pour le soir)

> Démouler sur un plat (en enlevant le film étirable 😉 et décorer. Cette fois j’ai mis des tomates (du jardin de mon beau-père 😉 mais vous pouvez aussi mettre des asperges vertes et des tranches de magret de canard fumé, c’est très bon!

Attention, je faisais cette recette dans le cadre d’une repas végétarien mais j’ai réalisé que la gelée au madère était fait avec du bœuf alors vérifiez s’il en existe en version végétarienne.

Ici accompagné d’un muffin aux courgettes

« Comment j’ai appris à lire » de Agnès Desarthe

J’ai dévoré ce livre et j’aurai peut-être pu le lire plus tôt s’il avait passé la présélection de ELLE 2014 à la place de l’autobiographie de Edna O’Brien (qui m’a tant ennuyée que je l’ai abandonnée avant la fin!) Et c’est plutôt amusant, je relève plein de maladresses de traduction dans le Edna O’Brien alors que Agnès Desarthe parle ici avec passion de la traduction!

J’ai beaucoup aimé mais je suis encore bien embêtée pour en parler… Et pourtant, je n’ai pas arrêté de corner des petits coins pour noter des passages qui m’interpellaient!

Agnès Desarthe revient sur son parcours de lectrice ou plus exactement sur son parcours de non-lectrice puisque très tôt elle s’est rendue compte qu’elle n’aimait pas lire -qu’elle ne savait pas, qu’elle ne voulait pas… Ce qu’elle voulait, c’était écrire.

Elle traverse sa scolarité sans vraiment lire et arrive même à des études supérieures littéraires sans avoir éprouvé d’attirance pour la lecture. La plupart des lectrices que je connais ont été gênées par un certain manque de modestie de l’auteur qui explique qu’elle a très bien réussi ses études sans lire (après hypokhâgne elle réussi à intégrer l’ENS, Ecole Normale Supérieure,  ce qui personnellement ne m’a pas choquée pendant ma lecture, ayant moi-même eu l’impression de traverser mes études comme « une imposture » mais en discutant avec des copines, j’ai réalisé que c’était sans doute impossible. Je n’avais pas pris la mesure de la difficulté de ces études là)

Elle raconte les rencontres qui lui ont ouvert la voie de la lecture -des professeurs en lui ouvrant la porte de l’analyse des textes, son père, en lui ouvrant la porte de la lecture passion en passant par les polars… Elle réfléchit à la raison de son rejet de la lecture, interprétant cela à un rejet de la langue française qui n’était pas « sa » langue de part ses origines variées. Il y a aussi des passages sur l’écriture qui m’ont beaucoup plu!

Mais le point le plus passionnant c’est la réflexion sur la traduction (car elle est angliciste et traductrice) : les étapes, les niveaux, les nuances, la « trahison » et les choix. C’est très intéressant!

En résumé, si VOUS aimez lire, je pense que vous aimerez ce livre!

Un entretien avec Agnès Desarthe ici.

 

 

 

 

 

 

 Eva (cliquez pour lire son billet) : Merci beaucoup!

J‘inscris ce texte au Défi Livres de Argali 

 Lecture « Verbe » pour ma ligne générale du