« Tom et le secret du haunted castle » de Stéphanie Benson

Je vous ai déjà parlé de cette collection avec l’histoire de Peter et le mystère du headless man. L’idée est que le roman est écrit en français mais se passe dans un pays anglophone (ici en Ecosse) et à chaque fois que le jeune héros est confronté à la langue anglaise, le texte est écrit en anglais. Il y a des paraphrases, des explications, des traductions dans la conversation ou avec un traducteur électronique mais petit à petit le jeune lecteur est baigné de plus en plus dans la langue et le dernier chapitre qui résume tout le roman est entièrement en anglais.

L’histoire est ici celle de Tom qui passe une semaine de vacances avec son père dans un château hanté en Ecosse. Il fait la connaissance d’Akira, la fille d’un des employés de l’hôtel et ils se lancent dans une aventure pleine de mystères pour retrouver le frère d’Akira qui a disparu.

Un bon petit roman d’action et d’aventure avec une forme très intéressante pour le prof d’anglais que je suis. 

Je le conseille aux bons élèves en anglais de 6ème et ensuite pour les 5ème et 4ème.

 

Vous pouvez aussi aller sur le site  car ce roman est un projet pédagogique et il y a sur le site une partie pour les lecteurs qui le lisent seuls, et une partie pour les professeurs qui veulent l’étudier en classe. C’est gratuit, il suffit de s’inscrire avec une adresse mail valide et un mot de passe compliqué 😉 En arrivant sur le site, vous cliquez sur la couverture du livre de votre choix et là vous choisissez dans un menu :

 

: vous pouvez écouter la version audio du livre, ce que je trouve vraiment une excellente idée pour comparer l’anglais écrit et l’anglais oral.

: une série d’exercices de compréhension chapitre par chapitre sous forme d’exercices interactifs

 : une série d’exercices de vocabulaire  chapitre par chapitre sous forme d’exercices interactifs

Merci aux éditions 

 Jeunes collègiens

 

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« Sortilège et carafons » de Anne Loyer et Anne-Cécile Boutard (illustrations) lu par Natalie Dessay

Mon avis de maman : 

J’ai reçu ce livre audio musical  le lundi de la rentrée des vacances de la Toussaint et quand je suis rentrée avec Bastien de la garderie vers 18 h, il était fatigué et grognon et pourtant, dès que j’ai mis le CD dans l’ordinateur, il a laissé ce qu’il était en train de faire pour venir à côté de moi regarder le livre tout en écoutant l’histoire. Puis il s’est assis sur mes genoux et a écouté et regardé sans bouger pendant les 52 mn que durent cette histoire chantée. 52 minutes! 

Il a eu peur pour deux pages (il m’a demandé de fermer le livre mais n’a pas voulu arrêter l’écoute).

L’histoire est celle d’une petite fille qui échappe à la réalité par son imagination et elle fait voyager le jeune lecteur dans ses rêves magiques entrecoupés d’extraits de chants lyriques. Bravo pour la partie musicale qui a vraiment réussi à accrocher mon petit garçon alors que ce n’est pas un genre auquel il a été habitué. (Gaëlle Méchaly pour le chant et Ezequiel Spucches au piano.)

C’est une vrai réussite! J’ai passé un très joli moment avec Bastien

Lu avec Bastien. Voici SON avis d’enfant de 5 ans (pris sous la dictée) :

« Il était bien mais il m’a fait un peu peur. Sinon j’ai bien aimé tout le livre à part quelques pages qui m’ont fait peur.

Les chansons, elles étaient belles. Je ne sais pas qui les chantait mais la dame elle chantait TRÈS bien.

Anaïs (comme ma cousine!) elle rêve et elle oublie de ranger sa chambre. Elle a très beaucoup d’imagination. Toute l’histoire c’est pas une vraie histoire, c’est juste des rêves.

Les dessins ils étaient très beaux, très bien dessinés.

Je voudrais le réécouter un jour! »

 

 

Merci à  et aux Editions Accueil

 Petits lecteurs

 

 

« Cet été-là » de Mariko Tamaki et Jillian Tamaki

Rose et Windy sont des amies d’enfance. Rose est un peu plus âgée, elle est dans cette entre-deux -plus tout à fait une petite fille et pas tout à fait une adolescente. Elles sont heureuses de se retrouver pour jouer tous les étés au bord du lac. Rose vient avec ses parents, notamment avec sa mère qui ne va pas bien et Windy avec sa grand-mère et sa mère adoptive, un peu hippy.

Rose est attirée sans trop savoir pourquoi par l’ado qui s’occupe du magasin du camping. Elles observent de loin ces jeunes qui ont des préoccupations beaucoup plus « adultes » et sexuelles qu’elles, Windy pour s’en moquer et Rose avec un regard presque envieux.

J’ai beaucoup aimé cette BD que j’ai trouvée très juste sur le passage de l’enfance à l’adolescence, sur le fait d’avoir envie de rester petite et d’avoir aussi envie de grandir vite. J’ai lu cet album en même temps que « L’homme de la montagne » et j’ai trouvé que la relation entre les deux amies était très proche de celle décrite entre les deux soeurs par Joyce Maynard. 

C’est pour moi une très bonne BD. J’ai beaucoup aimé le dessin aussi avec ses gros plans sur des détails, la nature qui est au centre de cet été et les émotions qui sont bien transmises.

                          par ma Best

L’enfant allemand (Tome 5) : Camilla Läckberg (lu par Eric Herson-Macarel)

Erica Falk et Patrick Hedstrom sont mariés et leur petite Maja a maintenant un an et c’est au tour de Patrick de prendre un congé parental pour permettre à Erica de travailler sur l’écriture de son livre. Cependant, elle passe plus de temps à lire les journaux intimes que sa mère avait écrit quand elle était un adolescente car elle aimerait mieux connaître celle qui a toujours été froide et distante avec elle. Ces carnets ont été retrouvés au grenier avec une brassière de bébé tachée de sang et une médaille nazi.

De son côté, Patrick qui ne trouve pas si simple de s’occuper seul d’un enfant, a beaucoup de mal à ne pas se mêler de l’enquête qui touche un historien, spécialiste de l’histoire nazie,  trouvé assassiné à Fjällbacka.

Le roman alterne des passages concernant le passé et le présent et dans ce dernier, il y a des passages concernant l’enquête à proprement parler et la vie quotidienne des personnages récurrents.

Le passé, c’est celui d’Elsy, la mère d’Erica,  pendant la deuxième guerre mondiale et ses relations avec sa bande d’amis de l’époque. Ces personnes sont également importantes au présent puisqu’ils habitent toujours à Fjällbacka. L’enquête que mène Erica sur le passé de sa mère se trouve donc étroitement liée à l’enquête policière en cours.

Et puis il y a aussi les vies des personnages que l’on connaît bien quand on a suivi la série : les policiers, la sœur d’Erica, la mère de Patrick. Du quotidien qui sort souvent de l’ordinaire.

Je ne veux pas trop en dire mais j’ai bien aimé ces évocations de la guerre, de la vie quotidienne des suédois pendant cette période et  le fait que des conséquences dramatiques peuvent encore découler de faits s’étant produits 60 ans avant.

Alors mon bémol serait sans doute qu’à part des meurtres à répétition,  la vie à Fjällbacka est assez bonne : les familles recomposées avec enfants adolescents  s’organisent assez vite bien, les ex s’entendent à merveille, les vieux râleurs tombent amoureux et dansent la salsa, les couples homosexuels sur le point d’avoir un bébé sont accueillis sans un battement de cil… mais ces sujets un peu facilement abordés contrebalancent l’évocation de la guerre et les drames personnels.

C’est une lecture agréable, j’aime retrouver les personnages de cette série et je pense lire « La sirène » en 2015 (j’ai d’ailleurs aimé l’allusion dans ce tome à un personnage qui écrit un roman intitulé « La sirène »)

Le lecteur Eric Herson-Macarel est un lecteur que j’aime beaucoup. Je trouve qu’il est très bon dans les polars!

La princesse des glaces (Tome 1) 

Le prédicateur (Tome 2)

Le tailleur de pierre (Tome 3)

L’oiseau de mauvais augure (Tome 4)

La Sirène (Tome 6)

Le gardien de phare (Tome 7)

La Faiseuse d’anges (Tome 8)

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali    puisque Erica est un personnage d’auteur.

« Relative love » de Amanda Brookfield (non traduit)

Je vais commencer par vous dire que ce roman n’est pas traduit en français. C’est un roman que ma mère m’a prêté il y a très longtemps car elle aime beaucoup cette auteur (je crois même pouvoir dire qu’elle a converti mon amie Mrs B avant moi!)

Ce roman est une saga familiale qui se déroule sur une année. C’est une famille anglaise de « bonne famille », les parents sont propriétaires d’un domaine. Pour tout dire je trouve que ce roman a un petit côté « Downton Abbey dans les années 2000. C’est le même profil de famille, même origine sociale et même genre de questionnements familiaux.

Les liens familiaux sont très importants : les relations entre les parents et leurs enfants adultes, les relations entre les frères et sœurs et au sein des familles des enfants : relations de couples, épanouissement personnel, rôle de parents…

Il y a des drames, des histoires d’amours illicites, des tromperies, des problèmes de santé, des questions financières, des histoires d’héritage, des  deuils mais aussi beaucoup d’amour.

D’ailleurs le titre « Relative love » a un double sens qui correspond bien au contenu : « amour de famille » ou « amour relatif ».

J’ai beaucoup aimé et je pense que je lirai encore cet auteur (dont j’ai un autre titre dans ma PAL prêté par mère).

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Lecture « famille » pour ma ligne générale du 

L’homme de la montagne : Joyce Maynard

Récemment, j’ai beaucoup entendu parler de Joyce Maynard alors que je ne connaissais même pas son nom avant. C’est avec grand plaisir que j’ai découvert qu’Eva avait choisi « L’homme de la montagne » pour notre swap!

Rachel raconte son été 1979 entre enfance et adolescence, avec sa jeune sœur Patty avec qui elle s’entend très bien. Elles sont inséparables, malgré leurs différences, vivent des aventures au quotidien que ce soit aller regarder la télévision par la fenêtre des voisins ou faire les folles dans la montagne derrière chez elles quand elles le veulent car leur mère, qui est un peu déconnectée de la réalité, leur laisse beaucoup de liberté.

Cet été là, une série de meurtres de jeunes femmes, sans doute commis par un serial killer, ont lieu dans la montagne, dans « leur » montagne. C’est leur père qui s’occupe de l’enquête mais comme leurs parents sont séparés, elles n’en savent pas vraiment plus que les autres.

Pendant cet été, Rachel quitte un peu l’enfance qu’elle partage avec sa sœur pour se tourner vers les filles « dans le coup » qui sont attirées par le fait que son père soit en charge de l’enquête qui les inquiète mais les fascine aussi.

Au-delà de l’enquête policière qui sert de toile de fond de ce roman, c’est surtout un roman de personnages et de belles relations, très fouillées et approfondies. Les rapports entre les sœurs, Rachel et Patty, sont vraiment forts et touchants. (Je crois qu’on voudrait tous avoir partagé une relation pareille !),  l’admiration des filles pour leur père, qui ne semble pas avoir beaucoup de temps pour elles mais qui va toutefois se sacrifier pour elles d’une certaine façon, l’évolution du père enquêteur qui passe du statut de  « héros » charismatique à un homme ordinaire sur le déclin au fur et à mesure  que l’enquête s’enlise, les relations entre les adolescents qui ne se nourrissent que d’apparences et de clan…  C’est une histoire beaucoup plus profonde que ne pourrait le laisser paraitre la trame de départ.

J’ai aussi beaucoup aimé le pouvoir de l’imagination, la capacité qu’ont les filles de se créer des univers dans leur liberté dans la montagne. Et le fait que Rachel s’ennuie avec son nouveau groupe d’amis qui ne sont plus du tout dans le jeu.

Et puis il y a Rachel  adulte, devenue auteur, qui revient sur son passé, sur cette enquête, sur ce qu’elle sait … Mais j’avoue que cette partie n’apporte pas beaucoup au roman. On aurait presque pu rester sur une enquête non résolue tant ce qui comptait n’était pas les faits mais les personnages et leur évolution.

Une vraiment bonne lecture d’une auteur que j’ai découverte avec beaucoup de plaisir. J’ai trouvé le style fluide, facile et je me suis vraiment attachée aux personnages. J’ai très envie de continuer un jour avec cette auteur :  je pense que je lirai « Les filles de l’ouragan » que Sylire m’a conseillé

 avec Tiphanie. Allons voir son avis!

 par Eva

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

Que faisions nous le 11/11 à 11h11 et/ou à 23h11 ?

 

Le 11/11, nous avons été 15 à prendre 18 photos -au même moment ou presque- de ce que nous étions en train de faire  (sur une idée de Cstef du blog « Une Photo, une bidouille »!!) 

J’ai transmis ces photos à  Steff  qui en a fait cette mosaïque! Merci à elle et merci à tous les participants!

Avec le système des deux horaires possibles, nous commençons à être nombreux alors il faudrait m’envoyer vos photos et vos bafouilles sur le blog ou la boite mail du blog pour que je sois sure de ne pas en oublier sur la page FB 😉 

 

 

A 11h11 :  14 photos

Personnellement, j’étais en train de corriger des interros assez mauvaises.

Steff  était en train de scrapper une page, sur son bureau en bazar 

Céline était en train de lire sur sa liseuse.

Wakanda prenait son petit déjeuner après une grasse matinée.

Sandrine  était en train de plonger dans ses recettes de cuisine, avec un petit thé, pour préparer des menus à l’avance

L’irrégulière  était en train de boire un café en lisant  le dossier sur Modiano dans le Lire du mois de novembre

Mon petit chapitre s’apprêtait à donner sa douche à son loulou.

Aifelle était en route pour un rendez-vous et elle s’est aperçue qu’un nouveau café spécialisé dans les pâtisseries italiennes était ouvert.  

Géraldine faisait une randonnée à cheval sur Un Amour  dans Le Revermont dans l’Ain.

Sandrion lisait l’excellent roman de Gaudé illustré par Bachelier, gagné par tirage au sort sur le blog de Nath, de « un chocolat dans un roman », en buvant un café.

Kay PI était  dans les escaliers , elle passait vite fait au boulot alors qu’elle devait se reposer car c’était férié! 

Ceriz retouchait des photos sur son logiciel.

Tacha  était en plein lavage de carreaux.

Tiphanie faisait un petit coloriage avec ses crayons de couleur/ aquarelles pendant que son plat gratinait au four

 

A 23h11 4 photos

Personnellement, je lisais dans mon lit juste avant d’éteindre (l’alarme pour la photo m’a d’ailleurs réveillée!)

Sandrion revenait d’un très bon spectacle sur les chansons de la guerre de 14-18 intitulé « Moi mon colon », et elle regardait les derniers commentaires sur son blog

Tiphanie  s’apprêtait à dormir

Nath allait se mettre dans son lit avec un peu de lecture avant de s’endormir (alors que son homme dormait déjà)

 

 

Merci à touts les participants!  Merci aux fidèles et merci aux nouvelles! 

 

Le prochain rendez-vous sera  : le vendredi 12/12 à 00h12 (mais attention… dans ce cas, il faudra que soit dans la nuit de jeudi à vendredi!!!)  et/ou à 12h12 

Un rappel une semaine avant et la veille au soir et le jour même pour éviter d’oublier 😉 

J’espère que nous serons nombreux à jouer!

Souvenirs, souvenirs :Voici ce qu’on faisait  le 3/03 à 3h03 (de l’après-midi)  et  le 4/04 à 4h04 (de l’après-midi) et le 5/05 à 5h05 (de l’après-midi) et le 6/06 à 6h06 (du soir) et le 7/7 à 7h07 (du soir) et le 9/9 à 9h09 (du soir) et le 10/10 à 10h10 (du matin) et le 11 / 11 à 11h11 et  le 12/12 à 12h12 et le 1/01 à 1h1 ou 13h01 et le 2/2 à 14h02 et le 3/3 à 15h03 et le 4/4 à 16h04 et le 5/5 à 17h05 et le 6/6 à 18h06 et le 7/7 à 19h07 et le 9/9 (matin ou soir) et le 10/10 (matin ou soir)

Qu’est ce que je faisais le 11/11 à 11h11 et/ou à 23/11?

Le 11/11 à 11h11, je profitais du jour férié pour corriger des interros (qui étaient vraiment mauvaises)

 

et à 23h11, je lisais quelques pages de ma nouvelle Lecture (Peine Perdue de Olivier Adam) avant d’éteindre la lumière (je venais d’ailleurs de piquer du nez et c’est l’alarme pour la photo qui m’a réveillée!)

 

 

Si vous avez joué, envoyez moi votre photo dès que possible : ennalit@gmail.com en racontant ce que vous faisiez (pensez aussi à me donner votre pseudo et si vous avez un blog pour le recap’, précisez aussi à quel moment de la journée c’était, matin ou soir)

On se donne au plus tard le 14  pour qu’on puisse mettre la mosaïque en ligne le 15?

A bientôt!

Quelques jours d’été : Chabouté

Un petit garçon est déposé chez un vieux couple à la campagne. Il ne sait pas bien ce qu’il fait là mais petit à petit il apprend la vie à la campagne -les lapins, les légendes de sorcières et surtout la rivière où sans un mot de trop, le vieil homme lui apprend la pêche et à écouter l’eau  lui parler.

Quand il repart quelques jours plus tard avec sa mère et que sa vie va être bouleversée, il a vécu une parenthèse tendre avec ce couple. En quelques jours d’été, une relation forte s’est tissée entre eux.

Une jolie histoire de peu de mots aux dessins en noirs et blancs. Décidément, j’aime beaucoup les dessins et les idées de Chabouté.

 par ma Best

Roaarrr Challenge

Un peu de bois et d’acier : Chabouté

En noir et blanc sans texte et elle dit pourtant beaucoup de choses cette bande dessinée! Elle raconte l’histoire d’un banc de parc -rien d’autre qu’un peu de bois et d’acier- mais c’est le « personnage principal » qui croise la vie de nombreuses personnes.

Le banc est au centre de chaque page, les saisons changent, les passants passent, des gens s’arrêtent, s’assoient. Des vies se déroulent -touchantes et émouvantes, amusantes ou ordinaires. C’est un lieu où les gens se retrouvent, se croisent, se rencontrent.

J’ai adoré cette histoire de vies, j’ai aimé suivre des bribes d’existences et imaginer ce qui se passe avant et après la parenthèse par le parc et le banc.

A lire!

        par ma Best

Lecture « matière » pour ma ligne générale du Petit Bac 2014