« La tête dans les choux » de Gaia Guasti

Margotte est une jeune ado  assez cynique et désabusée qui doit aller à  la campagne avec ses parents  -mère un peu baba cool, père assez effacé et amoureux de sa caméra, et sa petite sœur Clairette, petite poupée parfaite de 4 ans.

C’est la campagne profonde et tout le monde va devoir s’adapter -Margotte reste solitaire au collège et au village il n’y a que 17 habitants, un peu particuliers. Elle se lie d’amitié avec un garçon plus vieux, très proche de la nature et une ado punk en rébellion.

Ce roman est l’occasion de faire des réflexions sur la vie à la campagne, l’opposition avec la ville, les personnalités assez fortes qui vivent dans ce village. Il y a aussi des aventures pour montrer que la solidarité est importante. Mais j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de clichés.

J’ai bien aimé le début où Margotte est vraiment pince sans rire et se montre très adulte avec un regard très critique sur sa famille mais la suite m’a beaucoup moins plu. Je l’ai lu sans vrai déplaisir mais sans grand plaisir et surtout quelques temps après, je ne me souviens plus vraiment de quoi il s’agissait et je crois que c’est finalement assez creux.

Je pense que ce roman est sans doute plus adapté aux lecteurs de 9 à 12 ans plutôt que les plus grands et les élèves de 4ème du Club Lecture qui l’ont lu ont confirmé mon avis.

 

Un passage du début du roman qui montre le caratère de Margotte au début du roman.

5ème-4ème 2014-2015

ligne jeunesse catégorie « gros mot »

« Mes rêves au grand galop » de Didier Jean et Zad

Il faut que je commence par vous dire que je partais avec un à priori négatif sur ce roman à cause du titre et de la couverture que je trouve vraiment « cucul » mais j’ai tenté quand même de le lire (un peu grâce au Petit Bac car nous n’avons même pas de 6ème au Club Lecture cette année 😉

Le fond de cette histoire est plutôt intéressant car l’héroïne est une jeune handicapée moteur qui a un sacré caractère et on voit comment une jeune ado appréhende sa vie en fauteuil roulant et la difficulté de ne plus pouvoir faire ce qui la passionnait avant- et dans son cas, l’équitation.

Il y a aussi l’évocation de l’écologie car la famille de Inès vit à la campagne et leurs amis sont des citadins qui vont apprendre auprès d’eux.

Le fils de la famille des amis, Sébastien, est l’archétype de l’ado renfrogné et pas content d’être là -évidemment- mais lui et Inès vont finir par s’entendre.

L’histoire m’a plus plu que je ne le pensais mais il faut être honnête et dire qu’il y a beaucoup de clichés et de raccourcis. La campagne, c’est mieux que la ville, les citadins sont un peu benêts à la campagne, le cheval (toujours parler d’un cheval pour les livres qui s’adressent aux filles de 9-12 ans…), la petite jeune fille handicapée qui se montre dure avec tout le monde est en fait une grande sensible, le garçon indifférent s’intéresse en réalité à la mosaïque… Par contre, je suis persuadée que ce roman plaira aux 9-12 ans et c’est le principal!

Juste une chose au niveau de la construction, les chapitre s’alterne entre Inès et Sébastien et es noms sont inscrits en début de chapitre mais je dois avouer que comme c’est à la première personne du singulier, j’avais parfois un petit temps d’adaptation pour me souvenir de qui parlait.

CM2-6ème 2014-2015

ligne jeunesse catégorie « taille »