We should all be feminists (Nous sommes tous des féministes) : Chimamanda Ngozi Adichie

J’ai beaucoup aimé tous les romans que j’ai lu de Chimamanda Ngozi Adichie alors quand j’ai vu ce titre en librairie quand j’étais en Angleterre, je n’ai pas pu résister!

D’abord, j’aime beaucoup le titre en anglais mais  je pense qu’il est très mal traduit en français car il signifie « Nous devrions tous être féministes » et non  » Nous sommes tous des féministes. » Je trouve le titre français contradictoire avec le propos de l’auteur.

Ce court ouvrage est une version modifiée de l’intervention de Chimamanda Ngozi Adichie à TedxEuston en 2012, une conférence centrée sur l’Afrique. Elle parle de sa vision du féminisme depuis son expérience de jeune fille puis sa vie de jeune femme  africaine et elle met en lumière les petites brimades du quotidien qui s’accumulent pour les femmes à Lagos où elle vit.

Elle évoque aussi la mauvaise image que le mot « féministe » peut avoir, même auprès des femmes et elle suggère que c’est avec les hommes et surtout les garçons que l’on pourra développer le féminisme car « nous devrions tous être féministe ».

J’ai beaucoup aimé ce texte dans lequel je me suis retrouvée pas mal.

« He told me that people were saying that my novel was feminist and his advice to me (…) was that I should never call myself a feminist because feminists are women who are unhappy because they cannot find husbands. So I decided to call myself a “happy feminist.” Then, an academic, a Nigerian woman told me that feminism was not our culture, that feminism wasn’t Africa, and that I was calling myself a feminist because I had been corrupted by “Western” books, which amused me because a lot of my early reading was decidedly un-feminist. I think I must have read every single Mill and Boons published before I was 16. And each time I try to read those books called the “feminists classics” I get bored, and I really struggle to finish them. But anyway, since feminism was un-African, I decided I would now call myself a happy African feminist. At some point I was a happy African feminist who does not hate men and who likes lip gloss and who wears high heels for herself but not for men. Of course a lot of this was tongue-in-cheek, but that word “feminist” is so heavy with baggage, negative baggage. You hate men, you hate bras, you hate African culture, that sort of thing. »

“Some people ask: “Why the word feminist? Why not just say you are a believer in human rights, or something like that?” Because that would be dishonest. Feminism is, of course, part of human rights in general—but to choose to use the vague expression human rights is to deny the specific and particular problem of gender. It would be a way of pretending that it was not women who have, for centuries, been excluded. It would be a way of denying that the problem of gender targets women. That the problem was not about being human, but specifically about being a female human. For centuries, the world divided human beings into two groups and then proceeded to exclude and oppress one group. It is only fair that the solution to the problem acknowledge that.”

“I am trying to unlearn many lessons of gender I internalized while growing up. But I sometimes still feel vulnerable in the face of gender expectations.” 

“My own definition is a feminist is a man or a woman who says, yes, there’s a problem with gender as it is today and we must fix it, we must do better. All of us, women and men, must do better.”

“I have chosen to no longer be apologetic for my femaleness and my femininity. And I want to be respected in all of my femaleness because I deserve to be.” 

“A world of happier men and happier women who are truer to themselves. And this is how to start: We must raise our daughters differently. We must also raise our sons differently.” 

Si vous voulez entendre ce texte tel qu’il a été dit par l’auteur. Cette vidéo est en anglais sous-titrée :

12 commentaires sur « We should all be feminists (Nous sommes tous des féministes) : Chimamanda Ngozi Adichie »

  1. J’aime beaucoup les extraits que tu as sélectionné, ça donne envie de lire ce texte, comme toi la traduction du titre perd un peu de sa valeur, c’est dommage, ça n’aurait pourtant pas été compliqué de garder l’idée de should.

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  2. oui cela reste tout un probeme le mot feministe….on imagine des camioneurs sans sexualite….cela en devient assez fou….peut-etre a faire lire a tous ces esprits bornes…

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  3. Une auteure que je tarde à découvrir malgré tous les avis positifs sur ses livres! Je recevrai celui-ci à sa sortie chez Folio. Je crois qu’il sera intéressant! Je ne suis pas particulièrement féministe, mais je crois qu’il me servira peut-être en à savoir plus sur moi-même!

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    1. tu peux absolument te lancer dans la lecture de n’importe quel roman de cet
      auteur et ce texte est très intéressant. Je pense que si on garde à
      l’esprit qu’être féministe c’est avant tout ne pas accepter que les femmes
      soient traitées différemment sous prétexte qu’elles soient des femmes, tu
      es sans doute plus féministe que tu ne le penses

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  4. Une lecture qui me semble très intéressante. Bon, en revanche tes extraits m’ont fait prendre conscience de l’indigence de mon niveau d’anglais… Je n’ai pas compris… Et même dans ma tête je garde une espèce d’accent franchouillard ridicule !

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    1. tu peux regarder la vidéo en choisissant des sous titres en français
      mais c’est normal quand on n’a pas pratiqué depuis longtemps, ce n’est
      pas simple de se remettre à l’anglais

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