« Meurtre au champagne » de Agatha Christie

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu d’Agatha Christie (depuis la fin août 2014… Je suis allée vérifier chez George!) et je suis ravie  car j’ai vraiment apprécié ces retrouvailles! Du bon Agatha Christie!

Rosemary Barton est morte un an auparavant. Elle s’est suicidée avec du poison dans son champagne pendant une fête entre amis. Mais dès le début du roman tous les participants à ce fameux dîner repensent à Rosemary et à leurs relations avec elle. Il y a Iris, sa jeune soeur, les Farraday, un couple dont c’était surtout le mari qui était ami avec la défunte, un autre ami proche de Rosemary, Anthony Brown qui a cessé de leur rendre visite après sa mort et Ruth Lessing, la secrétaire dévouée de George Barton, le mari. On sent bien que ces personnes avaient des relations particulières avec la morte et on sait aussi très tôt qu’elle avait un amant. 

Puis on apprend que le mari a reçu des lettres anonymes qui lui suggèrent que sa femme ne s’est pas suicidée mais qu’elle aurait été assassinée. S’en suivent alors des doutes et des questionnements – chaque personnage déjà présenté étant soupçonné.

Il y a une vraie galerie de personnages intéressants et une intrigue bien ficelée.

36 ème livre lu dans le cadre du  de George

Catégorie « mort » du

 

 

Le vieux qui lisait des romans d’amour : Luis Sepulveda (lu par Féodor Atkine)

J’ai lu ce petit roman, il y a des années et je n’en gardais aucun réel souvenir à part le sentiment que j’avais aimé. Cette relecture audio a été un grand plaisir grâce à Féodor Atkine qui est vraiment un excellent lecteur qui sait donner vie à cette histoire, ces personnages, ces lieux. J’ai particulièrement aimé sa façon de lire les nom en espagnol. Bravo à lui!

« Le vieux qui lisait des romans d’amour », c’est Antonio José Bolivar Proano qui fait un peu figure de sage dans ce village d’Amazonie. Il a appris la forêt avec les indiens Shuars quand il était jeune et maintenant il se tient à l’écart du monde et des hommes, du moment qu’on le laisse tranquille pour lire ses romans d’amour.

Mais un événement vient bousculer son quotidien lorsqu’un homme a été tué par une femelle jaguar quand ce dernier avait tué ses petits. Ce félin entreprend une vraie chasse à l’homme et le vieux est embauché de force par le maire, un homme suffisant et inadapté à son environnement, pour tuer la bête.

C’est une chasse mais aussi une quête entre cet homme et l’animal. C’est aussi l’occasion de revenir sur toute la vie du « Vieux » et de découvrir un pays, des paysages et un état d’esprit, car le vieil homme aurait tendance à plutôt être « du côté » de l’animal plutôt que de celui des hommes.

J’ai trouvé ce roman d’une belle poésie tant dans l’écriture que dans l’histoire humaine qui est racontée. Une belle redécouverte.

Pour l’instant c’est mon roman préféré de la sélection du Prix Audiolib.

 Chez Sylire

           Prix Audiolib 2015

Mes copines du Prix Audiolib l’ont lu : Laure, BladelorSandrineSaxaoul, Aproposdelivres, Sylire, Leiloona,

lecture « objet » de ma ligne « audio » du challenge Petit Bac 2015

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

« Le monde selon Billy Boy » de Gilles Leroy

 

Cette histoire, c’est celle de Gilles Leroy, ou plutôt celle « d’avant lui » car il raconte ses parents avant sa naissance. Mais au-delà de l’histoire vraie, du « témoignage » ou de la biographie de ses parents, c’est surtout l’histoire de la jeunesse de la fin des années 50. Des histoires de famille et l’ombre de la guerre d’Algérie qui plane au-dessus d’eux.

Eliane et André sont devenus de vrais personnages romanesques pour moi et l’époque est très bien dépeinte. On a presque du mal à se dire que Gilles Leroy, le « personnage », qui n’est même pas né (mais qui est très important dans l’histoire) n’a pas réellement vécu ces moments.

Eliane a 20, elle travaille comme secrétaire pour un service de l’armée et n’a pas poursuivi ses études car elle devait aider sa mère financièrement. Elle est tombée enceinte de André qui ne peut pas l’épouser -pas parce qu’ils ne sont pas de même milieu comme lui font comprendre la famille du jeune homme- mais parce qu’il est trop jeune, il n’a que 17 ans et l’avait caché à Eliane.

Les familles s’en mêlent : celle d’André refusant cette relation et cherchant à tout prix à persuader Eliane de s’en débarrasser. André se laisse persuader de l’abandonner à son sort et elle doit se débrouiller seule.

Mais ils se retrouvent et deviennent des parents. Gilles Leroy s’interroge alors sur sa responsabilité en tant qu’enfant non désiré, non « planifié », dans l’évolution de la vie de ses très jeunes parents. Et s’il n’était pas né? Auraient-ils été les mêmes? Auraient-ils eu de meilleures vies? Et lui? Aurait-il voulu d’autres parents, un autre père?

J’ai beaucoup aimé ce roman qui fait un bon portrait des mentalités d’une époque pas si éloignée de la notre mais pourtant complètement différente. J’ai surtout beaucoup aimé Eliane, cette jeune femme indépendante, moderne,  presque en avance sur son temps. Même si c’est la mère de l’auteur, je vois en elle un beau personnage de femme. J’ai aussi aimé les questionnements de l’auteur sur sa place dans sa famille, entre ses parents.

 J’ai entendu parler de ce roman en écoutant « La librairie francophone » et j’avais noté ce titre dans ma LAL (cliquez sur le logo et à 7:45 vous aurez l’entretien avec Gilles Leroy) et peu de temps après j’ai appris que Gilles Leroy venait près de chez moi pour parler de son roman alors je me suis empressée de l’acheter. Je vais le rencontrer demain et j’essaierai de tout vous raconter très vite!)

 

 objectif 2015 : -17

Lecture « prénom » pour le

« Les notes de la mousson » de Fanny Saintenoy

L’histoire se passe en Inde. Le premier chapitre présente un jeune couple qui se marie dans l’indifférence de leur entourage mais avec l’aide de Ahmma leur jeune servante dévouée.

Puis nous retrouvons Ahmma, vieille femme, à Pondichery, qui s’occupe avec beaucoup d’ attention de Kanou, un petit garçon de 10 ans dont le père, musicien réputé, est souvent absent et dont la mère Galata, bien que physiquement présente, est souvent perdue dans ses pensées.

Puis un jour Galata est submergée par le souvenir de son passé et elle décide de renouer avec Angèle, une femme qui vit en France et qui a été importante pour elle dans sa jeunesse.

Nous suivons aussi Angèle, cette française qui tellement liée à l’Inde et qui vit dans le regret de son passé.

J’ai aimé l’ambiance de ce roman, musicale, colorée, pleine de sensations : c’est un vrai voyage en Inde. J’ai aimé la place que prennent les secrets de famille qui ont un poids même sur ceux qui ne savent pas qu’ils existent. J’ai aussi aimé tout ce qui concerne le sentiment d’appartenance à un pays (même s’il n’est pas réellement le sien) et la notion de mal du pays. Les personnages sont bien écrits, pas caricaturaux.

Je regrette juste que le roman soit si court car je pense qu’avec un peu plus de temps, ces thèmes que j’ai appréciés et ces personnages très touchants auraient pu être développés et approfondis. Mais je pense que je lirai d’autres romans de cette auteur!

 par Mrs B : Merci!

 avec Estellecalim : Allons voir son avis!

 objectif 2015 : -16

Lecture « Musique » pour le

 

La couleur des sentiments : Kathryn Stockett (lu par M. Lemaître, N. Hons, N. Hug et C. Kirsch)

J’ai relu « La couleur des sentiments » en version audio, lu principalement par 3 actrices : Nathalie Hons, Nathalie Hugo, Cachou Kirsch qui prennent les voix des personnages de femmes qui s’alternent : Aibeleen, Minnie et Miss Skeeter (avec la participation de Valérie Lemaître).

J’ai eu beaucoup de plaisir à retrouver ces histoires de femmes. J’ai été émue et j’ai eu le sourire à nouveau.

C’est une très bonne version audio vivante et très bien jouée/lue.

Voici ce que j’avais écrit en 2011  la première fois que j’ai parlé de ce roman ici : 

 

 Chez Sylire Thème du mois : « Un roman qui se passe dans un autre pays »

par Saxaoul (Cliquez pour lire son billet)

Challenge Petit Bac 2015 ligne « livre audio » : « Couleur »

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali