« Ma révérence » de Lupano et Rodguen

 

Cette BD nous raconte un épisode de la vie de deux losers qui se croisent et qui tentent de monter un plan pour gagner de l’argent avec un braquage de fourgon de transport de fonds… Mais pas seulement.

Le narrateur, qui a quitté l’Afrique et son enfant et la femme qu’il aime, cherche à gagner de l’argent facile pour y retourner. Avec l’aide de son associé, Gaby Rocket, une espèce de marginal qui se prend pour un rocker, il veut braquer Bernard, un convoyeur, sans violence, juste en kidnappant son fils et en faisant appel à sa « bonne volonté ».

Mais bien entendu, rien ne se passe comme ils avaient prévu, même si le dénouement de leur aventure montre qu’ils ont tous les deux bien plus d’humanité que l’image qu’ils avaient montrée jusqu’ici ne le laissait supposer.

Ce que j’ai le plus aimé c’est le fait que le narrateur s’adresse au lecteur et se dévoile à nous comme une confession, ne racontant pas forcement son histoire de façon linéaire ou objective. C’est original.

Un bon moment de lecture.

Roaarrr Challenge

Un hiver à Paris : Jean-Philippe Blondel

Le narrateur, Victor, un écrivain bien installé dans sa vie, reçoit un jour une lettre qui le ramène en arrière dans son passé de jeune homme.

Il a 20 ans et débarque à Paris pour faire une classe prépa littérature. C’est un lycée exigeant et élitiste et il se retrouve assez isolé et seul, ne se sentant pas à sa place. En même temps, il ne se sent pas non plus à sa place dans sa ville d’origine, il n’est pas très proche de sa famille qui ne comprend pas bien ses ambitions et n’a pas beaucoup d’amis.

Il s’accroche à ses études malgré la difficulté et l’ambiance pesante de ce genre de prépa. Juste au moment où il est prêt à se lier d’amitié avec Mathieu, un autre étudiant, ce dernier se suicide au lycée et c’est un terrible bouleversement pour Victor. Cette relation qui n’en était pas vraiment une lui fait se poser beaucoup de questions sur sa vie, et comme il est  considéré comme le seul ami de Mathieu, il se retrouve au centre de l’attention. Il devient « intéressant », se fait des amis et surtout il rencontre le père de Mathieu… Celui qui lui a écrit cette lettre des années plus tard.

J’ai vraiment aimé ce roman qui parle très bien de cette grande adolescence où on n’est plus tout à fait un ado et encore tout à fait un adulte. Les affres de l’incertitude de ce que l’on veut faire de sa vie. Je trouve d’ailleurs que Jean-Philippe Blondel sait très bien rendre cet aspect là dans ses romans jeunesse. Il sait bien se mettre dans la peau de jeunes hommes qui se cherchent.

L’autre aspect que j’ai trouvé très bien écrit, c’est le deuil et ce que cela entraîne pour chaque personnage touché de près ou de loin : les équilibres, les relations aussi et il y a de nombreuses façons de gérer son deuil ici.

J’ai beaucoup aimé les personnages et l’ambiance très réaliste. Je vous recommande ce roman.

 par Saxaoul, Merci! (Son avis en cliquant sur son nom)

avec Manika. Allons voir son avis!

Catégorie « lieu » pour le Petit Bac 2015