Habibi : Craig Thompson

Cette bande dessinée me faisait envie depuis sa sortie. Tout d’abord parce que j’avais adoré le dessin de « Blankets » (ma première BD d’adulte que j’ai envie de relire un jour!) et parce que j’avais lu plein d’avis positifs (notamment chez Mo’ que je vous conseille d’aller lire car elle parle tellement mieux que moi de BD!). Mais je dois dire que j’ai repoussé ma lecture car c’est un pavé et que ça me faisait un peu peur. J’ai donc profité des vacances pour l’emprunter à la médiathèque.

J’ai beaucoup aimé : les dessins sont superbes, avec sur certaines pages des graphismes et motifs orientaux vraiment délicats.

L’histoire en elle-même est très touchante. Il y est question d’enfants abandonnés, d’amour fraternel, d’amour filiale et d’amour « amoureux » mais aussi de survie, de sacrifices, de haine de soi, de l’exploitation par des plus forts. On y évoque l’esclavage avec des viols, harems et eunuques mais aussi l’exploitation de la pauvreté et de la pénurie d’eau.

Il y a un côté intemporel à  cet album entre les contes des mille et une nuits et notre époque.

L’histoire est aussi traversée par des histoires, des contes, des passages du Coran, en miroir avec les situations des personnages ce qui en fait un album très riche et dense mais passionnant.

Si je n’ai pas eu un coup de cœur c’est que j’ai été un peu perdue par les parties un peu obscures pour moi concernant les symboles et les codes de l’Islam, entre ésotérisme et mathématique, qui s’intercalaient dans le récit. Mais je ne suis pas loin du coup de cœur pour cet album que j’ai trouvé absolument superbe et qui ne m’a pas ennuyée malgré sa longueur.

  chez Noukette


Commentaires laissés à l’époque sur Canlablog
Il m’attend depuis sa sortie, je crois qu’il me fait un peu peur !
Sinon, on se réunit chez moi aujourd’hui pour « La BD de la semaine », tu nous rejoins ? Si oui, je récupère ton lien
Posté par Noukette, mercredi 20 mai 2015
il me faisait peur aussi (la taille, le sujet, le graphisme même) mais je
ne regrette pas de l’avoir enfin lu! Quant au rendez-vous BD, je pensais
qu’il fallait participer toutes les semaines, mais si tu acceptes un lien
ponctuel, je viens te l’apporter tout de suite
Posté par ennapapillon, mercredi 20 mai 2015
Aucune obligation non, on participe quand on veut, quand on peut
Premier mercredi chez Yaneck, deuxième chez Stephie, troisième chez moi et quatrième chez Un amour de BD. Et tu es la bienvenue
Posté par Noukette, mercredi 20 mai 2015
merci, je pensais qu’il fallait s’engager alors du coup si j’ai une BD un
mercredi je passerai vous faire coucou
Posté par ennapapillon, mercredi 20 mai 2015
N’ayant pas accroché à Blankets, je ne suis pas super pressé de retenter ma chance avec cet auteur.
Posté par jerome, mercredi 20 mai 2015
Ah oui? Je vais vite aller lire ton billet sur Blankets du coup
Posté par ennapapillon, mercredi 20 mai 2015
oui les dessins semblent beaux didonc…(tout est en noir et blanc)….l’histoire a l’air fort et intense…cela semble bien….
Posté par rachel, mercredi 20 mai 2015
oui, de beaux dessins et une histoire profonde. Un bon mélange!
Posté par ennapapillon, mercredi 20 mai 2015
Un bel album, complexe mais bien construit. A avoir dans sa bibliothèque
Posté par Hervé, mercredi 20 mai 2015
Bienvenue ici! Oui, un bel album, très riche qui fait traverser de
nombreuse émotions!
Posté par ennapapillon, mercredi 20 mai 2015
cet album a l’air original, je note.
Posté par sabine, mercredi 20 mai 2015
Ah oui, il est original et esthétiquement très réussi! à tenter (même si
il est énorme
Posté par ennapapillon, jeudi 21 mai 2015
depuis si longtemps sur ma liste… mais ce pavé!!
tu me reboostes! merci!
Posté par lasardine, jeudi 21 mai 2015
Je te le recommande car j’étais exactement dans ton cas et j’ai vraiment
aimé
Posté par ennapapillon, jeudi 21 mai 2015
Un gros coup de coeur pour moi aussi !! Les illustrations sont sublimes et le glauque (le super glauque même ;0) se mêle au sublime… Magnifique…. Tiens, tu me donnes envie de le relire ;0)
Posté par L’or rouge, jeudi 21 mai 2015
le glauque est glauque ça c’est vrai et le beau est très beau : un savant
mélange que l’auteur a réussi à faire ici! Du coup ça m’a donné envie de
relire « Blankets » ravie de te tenter à nouveau
Posté par ennapapillon, jeudi 21 mai 2015
J’avais adoré Blankets que j’avais lu à sa sortie…je note celui-ci
Posté par Eva, vendredi 22 mai 2015
Je te le conseille vraiment! Et moi, je sens que je vais m’acheter Blankets
un de ces jours pour le relire et le garder
Posté par ennapapillon, vendredi 22 mai 2015
zut déjà que j’avais envie!!!* c’est encore pire
Posté par titoulematou, lundi 25 mai 2015
Je suis ravie de te tenter encore plus
Posté par ennapapillon, lundi 25 mai 2015
j’avais complètement oublié cet album que comme toi je veux lire depuis sa sortie… mais je ne suis pas la seule: il est toujours emprunté à la bibli quand par miracle je pense à l’emprunter!!
Posté par choupynette, lundi 25 mai 2015
C’est vrai que si j’ai craqué cette fois c’est aussi parce qu’il était
disponible à la médiathèque ce qui n’était pas le cas pendant très
longtemps
Posté par ennapapillon, lundi 25 mai 2015
Superbe cet album ! Je me rappelle aussi mes appréhensions avant de plonger dedans. Vu le pavé, la lecture risquait d’être longue si l’accroche ne se faisait pas !
Finalement, je l’ai dévoré mais étonnement, je n’en garde pas beaucoup de souvenirs si ce n’est cette relation pleine de tendresse et ces planches à tomber par terre ^^
Posté par Mo, lundi 25 mai 2015
Oui, superbe! Mais je me dis que garder en soi le sentiment de tendresse et
les dessins c’est déjà pas mal
Posté par ennapapillon, mardi 26 mai 2015
Je partage tes qq réticences et le « presque coup de coeur ». Mais quand même, un sacré talent ce gars ! Moi aussi j’avais adoré « Blankets ».
Posté par Sandrion, samedi 30 mai 2015
oui, quel artiste! je lirai d’autres titres de lui!
Posté par ennapapillon, dimanche 31 mai 2015

Trois mille chevaux vapeur : Antonin Varenne (Lu par Philippe Allard)

Mon histoire avec ce roman audio a été assez particulière car avec la première partie, j’ai failli l’abandonner. Je m’ennuyais et je trouvais le style bavard et trop détaillé. Le fait que cela se passe en Birmanie pendant un épisode de la guerre au 19ème siècle ne m’intéressant pas plus que ça, j’entendais plus que je n’écoutais. Sylire m’a conseillé de lui donner une dernière chance quand je lui ai dit que j’allais abandonner car elle avait ressenti la même chose… Je me suis dit qu’une dernière demi-heure en courant ne pourrait pas être trop insupportable et j’ai bien fait car à partir de la plage 18 (sur 73) je ne pouvais plus le lâcher! J’ai trouvé la suite du roman passionnant et sans l’ennui du début ça aurait pu être un coup de coeur!

Le Sergent Arthur Bowman a combattu pour la Compagnie des Indes en Birmanie et avec 10 autres, ils ont été les seuls survivants après avoir été prisonniers et torturés. Rentrés à Londres, la vie pour Bowman n’est pas simple. Il essaie de tenir ses cauchemars à distance avec de l’opium et de l’alcool dans un Londres qui est au bord de la folie à cause d’une puanteur insupportable qui s’est abattue sur la ville… Un jour, il découvre un cadavre mutilé et il est persuadé que seul un de ses anciens compagnons de Birmanie peut avoir fait cela.

Il part alors à la recherche de ces 10 hommes en retrouvant d’abord le Capitaine du bateau qui était à l’origine de leurs malheurs… Commence alors une quête pour trouver le coupable du crime dont la police l’accuse mais c’est surtout  le début d’une aventure épique car Bowman va aller jusqu’en Amérique pour le chercher.

L’Amérique de l’époque, ce sont les chercheurs d’or et le Far West, la Frontière et les nouveaux immigrants… Le pays où tout est possible, l’espoir de nouvelles vies…

D’ailleurs cette enquête pour trouver un serial killer se révèle être une quête quasi spirituelle pour Bowman qui change au fil de ses rencontres, évolue, apprend à se connaître et s’accepter.

J’ai donc beaucoup aimé cette histoire mais je vous recommande particulièrement la version audio car le lecteur, Philippe Allard, est absolument formidable! Il a su non seulement donner vie à tous les personnages sans jamais donner dans la caricature, me faisant oublier qu’il était seul à lire, mais il a aussi su donner vie aux périodes, aux lieux, aux aventures et aux introspections. Bravo à lui (en plus le livre dure 19h… c’est une réussite sur la longueur!). Il fait maintenant partie de mes lecteurs à suivre!

Petite anecdote : j’écoutais le roman en courant dans la nature et au moment où Bowman était en train de capturer des chevaux sauvages dans le Far West, j’ai entendu un bruit et une jument et son poulain s’étaient approchés de moi : une sorte d’apparition!

 Chez Sylire (Le thème du mois était  « un très bon lecteur »)

                 Prix Audiolib 2015

Mes copines du Prix Audiolib l’ont lu :  Saxaoul, Sophie Vicim, Sylire, Bladelor, Sandrine, Laure,

lecture « animal » de ma ligne « audio » pour le Petit Bac 2015

« Forever Bitch » de Diglee

Diglee est une jeune dessinatrice de BD dont je suis le blog depuis quelques années et qui a évolué, passant d’un blog très « girly-citadin » vers un propos beaucoup plus engagé et intelligent sur la cause des femmes que j’apprécie beaucoup notamment concernant le Harcèlement de rue ou la place des femmes dans la littérature.

J’ai emprunté cette BD pour son titre qui allait parfaitement dans la catégorie « gros mot » du Petit Bac et je n’en attendais pas grand chose : le titre et la couverture me laissant penser que c’était justement une BD très légère, « girly » et « bling bling »… Et bien, j’ai été agréablement surprise! Bon, soyons clair, on est loin de Larcenet et de Blast ou Le rapport de Brodeck, mais j’ai passé un bon moment de divertissement, comme on regarderait une comédie légère pour se détendre.

Les personnages sont trois copines, presque trentenaires : l’une d’entre elle vit en couple depuis 3 ans et à une vie normale avec son homme et son chat. Elle a deux meilleures amies très différentes avec qui elle doit composer : l’une d’entre elle est une sorte de « bisounours » romantique, en couple depuis un an et qui est exaspérante de bonheur et l’autre vient de se faire quitter  et c’est une « grande gueule » qui cherche un homme sur internet et qui passe de l’un à l’autre.

J’avoue que je me suis souvent reconnue (celle que j’étais quand j’étais presque trentenaire), pas dans un personnage en particulier et pas dans toutes les situations, mais il y avait un peu de moi dans chacun des personnages à certains moments et ça m’a beaucoup amusée. Et ça fait du bien de lire des choses légères parfois!

Catégorie « gros mot » pour ma ligne BD

Le rapport de Brodeck -Tome 1/2 L’autre : Manu Larcenet

 

 

 

J’ai lu « Le rapport de Brodeck » de Philippe Claudel il y a quelques années et j’avais eu un coup de coeur/coup de poing et j’en gardais un souvenir très fort et j’ai aussi eu un très gros coup de coeur pour l’histoire et les dessins de « Blast » de Manu Larcenet alors vous pensez bien que quand j’ai vu que l’auteur avait adapté le roman en BD je n’ai pas résisté et je suis allée acheter cet album dès sa sortie!

Pour voir mon avis sur l’histoire, vous pouvez aller lire mon billet sur le roman, la BD  est fidèle à l’histoire (Cliquez sur la couverture) :

Alors j’ai eu un coup de coeur pour cette BD qui est tout simplement superbe!

Les dessins sont vraiment beaux :  les effets de neige, les planches sombres, les visages, l’atmosphère, les gros plans sur des détails, les silences qui sont rendus par des planches entières sans texte… Je suis vraiment tombée sous le charme et je prenais bien mon temps pour regarder chaque page, savourer les dessins.

Et puis il y a l’histoire : et là, je dois dire que Manu Larcenet a su parfaitement adapter le texte, le poids lourd et fort de cette histoire à son album : je ne peux pas imaginer une meilleure adaptation. Cette histoire est poignante à bien des égards et j’ai aussi pris mon temps pour lire cette BD pour cela, car il fallait que je sois dans de bonnes conditions et être bien réceptive pour le lire.

C’est une histoire qui montre les côtés les plus noirs de l’homme, qui montre vraiment que l’expression « L’homme est un loup pour l’homme » est vraie. Un pan sombre et inquiétant de l’histoire humaine… Et en même temps un côté universel très inquiétant.

Ma première réaction en lisant cette BD a été : « Whaou! Quelle BD! » et en la refermant : « Quand est-ce que sort le tome 2??? » (D’ailleurs si quelqu’un sait, j’aimerais bien savoir! 😉 Depuis je l’ai lu (cliquez sur l’image) :

Catégorie « Objet » pour le Petit Bac 2015

Roaarrr Challenge

Spriggs Pie (Tarte à la confiture et à la noix de coco)

 

 

Ingrédients : 1 pâte feuilletée / 50 gr de beurre / 125 gr de noix de coco râpée / 80 gr de sucre en poudre / 2 œufs / 1/2 sachet de levure / 4 cuillères à soupe de confiture (pour cette recette, c’était une délicieuse confiture de rhubarbe home made par ma copine Mrs B 😉

Préchauffer le four Th 6-7

> Étaler la pâte à tarte dans le plat et piquer avec une fourchette

> Répartir 4 cuillères à soupe de confiture sur le fond de la pâte

> Dans un bol, faire fondre le beurre

> Ajouter les deux œufs et les battre avec le beurre

> Ajouter le sucre, la noix de coco et la levure et mélanger le tout

> Répartir le mélange par dessus la confiture 

>Mettre au four 20 mn

> Attendre un peu avant de servir car la confiture est très chaude

 

 chez Titine ,  Lou et Cryssilda 

La vérité sort de la bouche de Little Boy B

5 ans et 7 mois et je continue à vous faire part de ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!

 

« Claire, elle plus petite que toi mais est ce qu’elle a le même âge que toi?« 

 

« L’autoroute c’est là qu’on peut rouler à la vitesse qu’on veut ?« 

 

On croise un briard:

« On dirait un ours mais un ours ado! Parce qu’il est pas aussi grand qu’un ours adulte!« 

 

Il voit une photo d’un hibou qui mange une souris :

« Malheureusement les pauvres bêtes elles se font manger par les chats, les hiboux et les cigognes!« 

 

Il goûte jus de cranberry:

« C’est bon mais ça a quand même un drôle de goût…« 

 

« Est-ce que ça existe les ados filles?« 

 

La nouvelle expression du moment (merci l’école!) : « Truc de malade!« 

 

Je parle du Royal Baby à table avec son père :

« Le bébé de Kate n’est pas né. 

-C’est une fille ou un garçon ? 

-On ne sait pas.

Forcément il est pas né !« 

 

« J’ai acheté des tee-shirts pour l’anniversaire de B. (son grand cousin).

Il a quel âge ?

-20 ans

Hein??! Tu as acheté un tee-shirt en taille 20 ans???!« 

 

« Maîtresse aujourd’hui elle a dit quelque chose et moi je suis contre qu’elle le redise. Elle a dit « Il y a une personne qui travaille très bien ici: c’est N. » et moi je suis pas d’accord, c’est pas gentil parce qu’il y en a d’autres !« 

 

« S. (son copain), il dit que ca existe les  fantômes! (Il tourne son doigts sur sa tempe et dit : « Non mais oh, il a le tournis? Il a bu trop de vin?! »

 

« C’est pour faire de la muscul « 

 

« Le mecaniksme« 

 

« Maîtresse était pas contente parce que j’ai rendu mon travail en retard mais moi je voulais m’appliquer sur mes dames africaines.

-Mais en CP il faudra aller plus vite… 

Alors faudra pas s’appliquer ? Alors d’accord si c’est comme ça je ferai des dessins pas beaux!« 

 

« Là j’ai fortement envie de faire pipi.« 

 

« On dit que le lion c’est le roi de la jungle mais c’est plutôt le roi de l’Afrique et de la savane, y a pas de jungle en Afrique... »

 

« Oh la la, là, y a un gros mon dieu!

-Ça veut dire quoi?

Tu sais, c’est  quand on dit « mon dieu » quand il y a quelque chose de grave. »

 

Ma tante est décédée en janvier et l’autre  jour, sans raison, Bastien me demande : 

« Madeleine, est-ce qu’elle est au cimetière ou elle est déjà au ciel?

-Ça dépend, il y a des gens qui croient qu’on va au ciel, d’autres qui croient qu’on reste au cimetière.

Et il y a des gens qui croient qu’on se transforme en animal : en Inde!

-Oui! Moi, je crois qu’on reste au cimetière et qu’on garde tous les souvenirs de la personne dans notre coeur et dans notre tête.

Alors comme ça, les gens  ils sont vivants dans notre tête?

-Oui…

Moi je crois que les gens restent au cimetière et au bout d’un moment, il deviennent des squelettes.« 

 

On s’est mis au bio depuis quelques temps et son père va régulièrement au magasin bio de notre ville.

« Il est où papa?

-Il est parti faire des courses dans un magasin.

Au magasin bio?

-Non, dans un magasin de vêtements.

De vêtements bio?

-Non (je ne peux pas m’empêcher de rigoler)

Ben quoi?! C’est possible. Des vêtements en laine : si le mouton il mange de l’herbe bio après, sa laine, elle est bio!« 

Quelques jours plus tard, je suis dans une papeterie pour acheter du papier cadeau : 

« Ce n’est pas celui-là que je veux.

Tu veux du papier cadeau bio?« 

 

« Est-ce qu’o peut habiter dans sa propre maison sans être amoureux?

-Oui! Moi j’habitais dans cette maison toute seule avant d’être amoureuse de papa.

Ah oui? T’arrivais à faire tes repas toute seule et tout? A 20 ans? T’étais forte! » (Bon, j’avais plutôt 33 ans et son père s’est mis à la cuisine il y a 6 mois… je n’ai pas trop de mérite 😉

 

« Le mariage on peut se quitter et amoureux aussi on peut se quitter?

-Oui.

Alors c’est pareil!« 

Plusieurs jours plus tard : 

« D’abord tu t’es mariée avec papa et après vous avez fait un bébé et c’était moi!

-Oui, sauf qu’on n’est pas mariés avec papa…

Mais amoureux et mariés c’est pareil! »

 

Bastien m’écoute corriger des évaluations orales d’élèves et il y va de son commentaire : 

« Celui-là, il est un peu timide, tu vas pas lui mettre une bonne note!« 

« Déjà?! C’était pas long!!« 

 

 

« Yeruldelgger » de Ian Manook (lu par Martin Spinhayer)

Je ne vais pas vous mentir : je n’ai pas écouté ce livre audio… Je l’ai lu en version papier pour le Prix de Elle et je n’ai pas aimé…Et  je ne suis pas maso, je n’avais pas envie de relire en audio un roman qui était assez frais dans mon esprit… Allez lire mon billet de l’époque vous saurez pourquoi :

« Yeruldelgger » de Ian Manook

Cette histoire nous emmène en Mongolie auprès d’un commissaire au nom imprononçable, Yeruldelgger. Ce dernier a été prévenu par des nomades qu’ils avaient trouvé le corps d’une petite fille enterrée vivante 5 ans auparavant et au même moment à Oulan Bator, on découvre les corps de chinois émasculés et de prostituées humiliées jusque dans la mort.

https://ennalit.wordpress.com

 

Par contre, comme il faisait partie du Prix Audiolib, j’ai pris la peine d’écouter plusieurs extraits pour me faire une idée de la version audio et je dois dire que je comprends pourquoi mes copines qui l’ont découvert directement en audio ont bien plus accroché que moi car le lecteur, Martin Spinhayer,  est à mon avis très bon. Il a su prendre un ton de voix assez rugueux et détaché qui va très bien à l’ambiance du roman. J’ai aussi apprécié les intermèdes musicaux entre les chapitres qui faisaient voyager un peu.

 

Ian Manook n’a pas besoin de moi pour son livre qui a raflé tous les prix des polars mais je sais que je ne le relirai pas, d’une part parce que je n’ai pas aimé Yeruldelgger mais aussi parce que je n’ai pas tellement l’auteur et l’entretien que j’ai écouté en partie était quasiment mot pour mot le discours qu’il nous a tenu lors de la table ronde à la remise du prix de ELLE… Si cela vous intéresse, vous pouvez aller lire mon compte rendu de cette rencontre ici : 

Grand prix des lectrices de ELLE … And the winners are… – Enna lit, Enna vit!

Comme vous le savez, j’ai participé au Grand Prix des lectrices de ELLE cette année et j’ai lu de nombreux livres (mais malheureusement j’ai eu peu de coup de cœur…) La remise des prix a eu lieu jeudi 5 juin (un soir de semaine à Paris, of course, ce qui complique beaucoup les choses pour les provinciales…)

https://ennalit.wordpress.com

 

 Chez Sylire  (Le thème du mois était  « un très bon lecteur »)

                   

Mes copines du Prix Audiolib l’ont lu : SandrineSaxaoul, Marjorie

Frog Music : Emma Donoghue

Eté 1876, à San Francisco, une ville qui se développe, dans la saleté et les mœurs légères et qui subit une canicule terrible et une épidémie de variole,  nous rencontrons Blanche Beunon, jeune française, danseuse de burlesque (c’est à dire, entre la comédie, le chant et le strip- tease) et également prostituée. Elle vit dans un appartement qu’elle a acheté dans Chinatown avec son amant (et son « mac ») et le fidèle compagnon de celui-ci. C’est une femme très libre, qui aime sa vie, qui aime plaire sur scène et qui aime le sexe et qui ne se pose pas beaucoup de questions sur sa vie jusqu’à ce qu’elle croise la route de Jenny (elle est même percutée par le grand Bi, la bicyclette de cette dernière!).

Jenny est un personnage à part : c’est une jeune femme, française elle aussi, chasseuse de grenouilles, qui vit une vie de bohème, habillée en vêtements d’homme (ce qui lui a valu des arrestations), qui passe son temps à chanter et qui est très indépendante, n’ayant pas peur de poser des questions qui dérangent. Cette rencontre et l’amitié qui se tisse entre les deux femmes vont bouleverser la vie de Blanche qui va se pencher sur la question d’où a été placé son fils d’un an qu’elle a complètement mis de côté et sur la place que prennent Arthur Deneve et Ernest Girard ses compagnons. Elle va remettre entièrement sa vie en question.

L’histoire se place sur deux périodes distantes de quelques semaines : entre la rencontre de Blanche et Jenny et la mort de celle-ci,  assassinée à coups de feu dans un saloon à l’extérieur de la ville où les deux jeunes femmes se sont retirées, craignant la réaction des hommes que Blanche a quittés.  Blanche qui a échappé de peu à la mort va faire tout son possible pour que le meurtrier de Jenny soit arrêté.

C’est une sorte de western féminin, un portrait d’une ville américaine en plein essor et de toutes les facettes assez glauques que l’on peut y trouver. C’est aussi une histoire de deux femmes fortes, chacune à sa  manière et une amitié qui fait ressortir du positif.

A la fin, l’auteur explique que presque tous les personnages ont existé et qu’elle a romancé une situation réelle. J’ai beaucoup aimé aussi lire ces informations.

 par Mrs B : Merci!

Catégorie « Animal » pour le Petit Bac 2015

Retour vers le futur : tirage au sort de la future lecture issue de ma PAL

Pour le nouveau rendez-vous  vous avez répondu à l’appel pour m’aider à choisir ma future lecture issue de ma PAL!

Vous avez été 12, dans les commentaires du blog ou sur la page Facebook du blog, à m’avoir proposé des chiffres entre 1 et 11 pour m’aider à choisir une anglaise de ma PAL pour le mois anglais.  Merci à tous de votre participation!

J’ai noté tous ces chiffres et j’en ai fait des petits bulletins. Comme d’habitude, Bastien a joué son rôle très au sérieux :

   

Cette fois-ci j’ai fait tirer 3 bulletins à Bastien pour choisir plusieurs lectures pour le mois de juin.

 

n° 11 Winspear : Maisie Dobbs  PAL 2015 : Tiphanie

 

n° 4 Faulks Sebastian : Charlotte Gray  PAL 2014 : Titine

n° 6 Healey Emma : Elizabeth is missing (L’oubli) PAL 2015 : Céline

 

Si vous voulez leS lire avec moi, n’hésitez pas!

 

Rendez-vous le mois prochain pour un prochain tirage au sort! Et en attendant, n’hésitez pas à vous promenez dans le passé en cliquant sur le logo en haut 😉

Joseph : Marie-Hélène Lafon (lu par Marie-Christine Barrault)

Jospeh est un ouvrier agricole de presque 60 ans qui travaille dans des fermes dans le Cantal depuis toujours et vit chez ses patrons. Il est discret et respectueux, sérieux dans son travail.

On découvre la vie quotidienne à la ferme, assez monotone, réglée sur les travaux liés aux bêtes et aux habitudes de toujours. On observe tout ce Joseph observe : la famille des patrons, leurs relations familiales mais on suit aussi le fil des pensées de Joseph qui repense à sa propre famille : son frère jumeau qui avait d’autres ambitions que juste la ferme et qui est parti en Normandie, sa mère qui l’a rejoint. Il regarde aussi en arrière sur ses propres failles, son alcoolisme, sur le fait que depuis son enfance il est un peu décalé, un peu différent.

Le roman se passe de nos jours mais il y a un côté intemporel : que ce soit les années 2000, les années 80 ou les années 60 : la campagne n’a pas forcément beaucoup bougé et sans être de milieu agricole, j’ai reconnu « ma campagne » et les gens qui en viennent dans ce roman.

Ce roman est particulier car on pourrait croire qu’il ne raconte pas grand chose. Ce n’est pas un roman d’action, c’est certain, mas un roman d’introspection. Je dois dire que j’ai été la première surprise d’avoir été si touchée par cet homme qui raconte sa vie et qui finalement devient le symbole de tant d’autres vies. Des vies simples, des gens simples.

Je pense que c’est un roman que je n’aurais peut-être pas autant aimé en version papier mais la lecture par Marie-Christine Barrault a vraiment donné une identité, une douceur, une épaisseur à Joseph qui devient un personnage très humain.

Une belle découverte pour moi.

Prix Audiolib 2015

L’avis des copines du prix Audiolib : SylireLeiloonaSaxaoul,  Sophie Vicim, Estellecalim, Laure, Bladelor, Sandrine