Tarte au haddock et aux épinards, chou-fleur et brocolis (ou autres légumes de votre choix) et au curry

Je ne suis pas peu fière de vous présenter aujourd’hui une recette que j’ai inventée et qui a été validée par toute la famille. J’ai choisi des légumes que j’avais sous la main et qui se sont très bien mariés au haddock et au curry, mais vous pouvez choisir d’autres légumes.

Ingrédients : Une pâte feuilletée / 200 g de haddock fumé / 3 grosses poignées d’épinards (surgelés pour moi) / 2 poignées de brocolis (recoupés en petits morceaux) / 1 poignée de chou-fleur (recoupés en petits morceaux) (vous remarquez la précision dans les ingrédients 😉 / 2 c à c de poudre de curry (ou plus) / 10 cl de crème liquide / 3 C à S de crème fraîche paisse / 3 oeufs / PAS de sel ou poivre, le haddock et le curry devraient suffire

Préchauffer le four Th 6-7

>Faire cuire les brocolis et le chou fleur al dente

> Mettre les épinards à la poële (pour les faire décongeler ou cuire) 

> Mélanger tous les légumes à la poële avec la crème liquide et le curry

> Enlever la peau et les arrêtes du haddock et couper en dés

> Dans un bol, battre les oeufs avec la crème épaisse

> Étaler la pâte à tarte, piquer avec une fourchette

> Mettre les légumes dans le fond de tarte

> Recouvrir du mélange oeuf-crème

> Placer les morceaux de haddock partout sur la tarte.

> Mettre au four pour 25-30 mn

 

 

« L’Arabe du futur -Une jeunesse au Moyen Orient (1978-1984) Tome 1 » de Riad Sattouf

Riad Sattouf est né en 1978 d’un père syrien et d’une mère bretonne qui se sont rencontrés à l’université. Ils vivent d’abord en France puis, déçu de ne pas trouver de poste intéressant en France, le père décide d’aller avec sa famille en Libye, où il a trouvé un poste de professeur d’université. Plus tard, ils déménagent en Syrie, le pays d’origine du père de Sattouf qui retrouve sa famille. Il est passé d’un idéalisme un peu angélique sur le panarabisme quand il était étudiant à une vision plus radicale, acceptant sans sourcilier beaucoup d’aberrations dans les deux dictatures  dans lesquelles ils vivent. Mais il garde aussi toujours à l’esprit que les arabes doivent être éduqués et il veut cela pour son fils aussi pour en faire un « arabe du futur », lui-même ayant été le seul de sa famille à avoir fait des études.

La vie en Lybie est montrée comme un mélange d’utopie et de dictature et la vie en Syrie semble un retour en arrière quasi moyenâgeux par certains aspects.

L’histoire est racontée du point de vue du petit Riad, enfant à la fois adulé pour sa blondeur par les adultes et rejeté par les enfants pour les mêmes raisons. Il raconte des souvenirs de cette enfance particulière : souvenirs sur des aspects politiques sans doute entretenus par des adultes et avec le recul du temps passé mais aussi des souvenirs naïfs qui rendent le récit très réaliste. 

Le père semble vraiment égoïste, ne tenant que rarement compte de ce que ressentent sa femme et son fils, ne s’occupant que de ses idéaux et de ses désirs intellectuels ou familiaux et je dois dire que la mère m’a complètement exaspérée, acceptant tant de choses inacceptables, de mon point de vue, ne s’imposant jamais auprès de son mari…

J’ai plutôt aimé découvrir la vie quotidienne de ces pays avec leurs dictateurs à leurs « débuts » : on comprend qu’on a vendu du « rêve » aux habitants, on a entretenu des peurs et même des gens intelligents se sont pris au « jeu » sans réussir à garder l’esprit critique (pour le père de Riad Sattouf en tout cas). Je pense que je lirai le tome 2.

 par Kristina : Merci!

Roaarrr Challenge

« Quatre soeurs -T 2 Hortense » de Cati Baur d’après Malika Ferdjoukh

Cette bande dessinée est l’adaptation du deuxième tome des romans « Quatre sœurs » de Malika Ferdjoukh. J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir les traits et les couleurs de Cati Baur que j’avais découverts dans le tome 1 Enid.

C’est un peu difficile d’en parler sans redondance car j’ai déjà lu les quatre tomes du roman et on retrouve les personnages attachants et parfois irritants des ses sœurs Verdelaine  qui vivent ensemble, en tirant le diable par la queue depuis la mort de leurs parents. Dans ce volume, on suit principalement le point de vue d’Hortense mais on voit la vie de toute la maisonnée.

Hortense a du mal à trouver sa place dans la famille et le théâtre qu’elle découvre en secret grâce à son amie Muguette, qui est très malade mais aussi très exubérante et qui la pousse à se dépasser. Bettina, quant à elle, la parfaite ado insupportable, tombe amoureuse malgré elle d’un garçon qui n’a rien pour lui plaire mais a-t-elle la maturité d’aller au-delà des apparences?

Les amours, les amitiés, les bons côtés et les moins bons de la vie de famille, les animaux, la maladie, les secrets, l’intimité, l’image de soi et l’image des autres… Beaucoup de justesse dans les sentiments évoqués et beaucoup d’humour aussi.