« Le roi disait que j’étais diable » de Clara Dupont-Monod (Lu par Annie Berrebi)

Je l’ai déjà dit, je ne suis pas une fan d’histoire mais j’ai vraiment apprécié ce roman (vers lequel, je dois avouer, je ne serais sans doute pas allée de moi-même!). Tout d’abord car la période du XIIe siècle est assez fascinante et différente de la nôtre avec ses codes et ses croyances. Mais surtout ce n’est pas un document historique mais le roman sur une femme : Aliénor d’Aquitaine. Elle est un personnage à part entière, une femme forte, indépendante, guerrière et puissante et moderne. J’ai vraiment aimé cette femme en opposition avec son mari le roi Louis VII, qui semble plus sensible et amoureux, faible aux yeux d’Aliénor mais sincère. J’ai même eu envie d’en savoir plus sur la vraie Aliénor!

On voyage dans le temps au Moyen Âge, on navigue entre troubadours et papes, entre l’art et la religion et avec la seconde croisade, on voyage même géographiquement jusqu’à Antioche… Et la notion de pays est importante, Aliénor était très attachée à ses terres et peu impressionnée par le Royaume de France.

Et puis j’ai trouvé le style très beau, poétique et rythmé. J’ai vraiment aimé l’écriture de ce roman.

Le point positif de la version audio était les intermèdes musicaux avec des morceaux de musique médiévale très agréable. Le point très négatif, à mon avis, est d’avoir choisi de faire lire ce livre par une seule lectrice alors que le roman est une alternance de deux narrateurs (et même trois, si l’on pense au dernier chapitre) : Aliénor d’Aquitaine et le roi Louis VII. Or la seule façon de distinguer les deux parties était  un effet qui donne une certaine résonance à la voix du roi mais comme la lectrice ne change pas vraiment sa façon d’interpréter, il y a eu des moments où j’étais un peu perdue. Deux lecteurs, homme et femme, ou un vrai changement de tonalité aurait été appréciable. De plus, j’ai trouvé la lecture un peu plate et monotone.

 

                      Lu dans le cadre de la présélection du   

 Chez Sylire  (Le thème du mois était  « un livre qui fait voyager » : ici la Turquie et la Syrie)

 

 catégorie « Gros mot » 

« La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca » de Pierre Gripari (Lu par l’auteur)

Comme beaucoup d’anciens enfants de ma génération (je suis née en 73), la rue Mouffetard et la rue Broca veulent dire quelque chose, quelque chose de magique! Non seulement j’ai lu ces contes quand j’étais enfant mais j’en ai joué plusieurs à l’atelier théâtre de mon école primaire. Je suis même fière de dire que mon premier rôle en CP était celui d’un poisson rouge dans un bocal! (Mais pas n’importe quel poisson rouge, hein!, un poisson magique!). Et si on me dit « Sorcière, sorcière… » je pense tout de suite à « Prends garde à ton derrière! » 😉 Cela faisait longtemps que j’avais envie de les relire tout en ayant un peu peur d’avoir trop grandi mais quand j’ai découvert cette version audio au CDI, lue par l’auteur, il fallait que je me lance dans cette relecture audio!

Dans ce recueil, j’ai pu écouter avec grand plaisir 4 contes : « La sorcière de la rue Mouffetard », « La fée du robinet », « La paire de chaussures », « La sorcière du placard aux balais » et ces histoires mêlent morale et tolérance,  crainte et humour, amour et amitié et évidement une bonne dose de loufoquerie magique!

Je n’ai même pas envie de vous raconter les contes : ceux qui les ont lu enfant n’en ont pas besoin et ceux qui ne les ont pas encore lu DOIVENT absolument le faire et je ne voudrais pas déflorer ces petites merveilles!

Je dois aussi dire que d’entendre la voix de Pierre Gripari lire lui-même ses contes avec un voix qui sonne un peu comme un dessin animé a été un vrai plus pour moi!

Bref, je vous recommande ce livre en tant qu’ancien enfant ou pour vos propres enfants ou petits-enfants et la version audio est une vraie réussite : à tenter en famille dans la voiture sur le trajet des vacances par exemple!

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