« Fakirs » de Antonin Varenne (lu par Jean-Michel Vovk)

Bon, bon, bon… Il m’arrive souvent de vous dire que j’ai du mal à écrire un billet sur un livre audio… Et là c’est le cas… tout d’abord parce que pendant l’écoute je me suis ennuyée… je ne sais même pas pourquoi je ne l’ai pas abandonné… et en plus, je l’ai lu fin mai et je me mets à l’écriture du billet début juillet… c’est vous dire que je n’étais pas motivée et que le contenu est parti loin…  Et pourtant, j’avais choisi ce livre audio de mon plein grès car j’avais beaucoup aimé « 3000 chevaux vapeurs » du même auteur… Mais ce polar ne m’a pas emballée… Je ne peux pas dire qu’il est mauvais, non, je suis juste passée complètement à côté. Je ne sais pas, je crois que je l’ai trouvé un peu trop cliché et fade et que je n’y ai pas cru du tout…

Bref, je vais me creuser la tête et je ne vais pas m’étendre trop sur ce livre mais je dois dire que je ne vous le recommande pas (mais les fanas de polars se laisseront peut-être quand même tenter et seront peut-être agréablement surpris!

D’un côté il y a un improbable inspecteur qui a été mis au placard dans un service de la police à Paris qui s’occupe des suicidés. Il est suivi par un adjoint un peu lunaire. Le lieutenant Guérin a des comptes a régler avec certains membres de son ancienne équipe qui le détestent et le traitent comme un pestiféré. Il se retrouve sur une enquête qui concerne des suicides qui pour lui n’en sont pas… Une sorte de « série »…

D’un autre côté à l’autre bout de la France, un américain, espèce de hippie des temps moderne doit venir à Paris reconnaître le corps d’un ami à lui, fakir drogué et homosexuel qui est mort sur scène. Or, John découvre que son ami s’est suicidé…

Guérin et John Nicholls se rejoignent par hasard et leurs « affaires » sont liées… ou pas…

Bon, même en me forçant je n’arrive pas à me souvenir des détails et je me souviens surtout que c’était très confus et tiré par les cheveux, assez irréaliste… Je suis désolée d’être un peu lapidaire mais j’ai vu des avis plus positifs sur Babelio, je vous encourage à vous faire votre opinion en les lisant ou en lisant le roman 😉

 

« La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca » de Pierre Gripari (Lu par l’auteur)

Comme beaucoup d’anciens enfants de ma génération (je suis née en 73), la rue Mouffetard et la rue Broca veulent dire quelque chose, quelque chose de magique! Non seulement j’ai lu ces contes quand j’étais enfant mais j’en ai joué plusieurs à l’atelier théâtre de mon école primaire. Je suis même fière de dire que mon premier rôle en CP était celui d’un poisson rouge dans un bocal! (Mais pas n’importe quel poisson rouge, hein!, un poisson magique!). Et si on me dit « Sorcière, sorcière… » je pense tout de suite à « Prends garde à ton derrière! » 😉 Cela faisait longtemps que j’avais envie de les relire tout en ayant un peu peur d’avoir trop grandi mais quand j’ai découvert cette version audio au CDI, lue par l’auteur, il fallait que je me lance dans cette relecture audio!

Dans ce recueil, j’ai pu écouter avec grand plaisir 4 contes : « La sorcière de la rue Mouffetard », « La fée du robinet », « La paire de chaussures », « La sorcière du placard aux balais » et ces histoires mêlent morale et tolérance,  crainte et humour, amour et amitié et évidement une bonne dose de loufoquerie magique!

Je n’ai même pas envie de vous raconter les contes : ceux qui les ont lu enfant n’en ont pas besoin et ceux qui ne les ont pas encore lu DOIVENT absolument le faire et je ne voudrais pas déflorer ces petites merveilles!

Je dois aussi dire que d’entendre la voix de Pierre Gripari lire lui-même ses contes avec un voix qui sonne un peu comme un dessin animé a été un vrai plus pour moi!

Bref, je vous recommande ce livre en tant qu’ancien enfant ou pour vos propres enfants ou petits-enfants et la version audio est une vraie réussite : à tenter en famille dans la voiture sur le trajet des vacances par exemple!

catégorie « gros mot » de ma ligne « audio »

 

Retour vers le futur : tirage au sort de la future lecture issue de ma PAL

Pour le nouveau rendez-vous  vous avez répondu à l’appel pour m’aider à choisir ma future lecture issue de ma PAL!

Vous avez été 16, dans les commentaires du blog ou sur la page Facebook du blog, à m’avoir proposé des chiffres entre 1 et 44 pour m’aider à choisir une lecture de ma PAL.  Merci à tous de votre participation!

J’ai noté tous ces chiffres et les titres correspondant. Comme d’habitude, Bastien a joué son rôle très au sérieux et même encore plus que d’habitude puisqu’il a voulu écrire les nombres, découper les papiers ET tirer au sort 😉

 

C’est donc le n°38, proposé par Denis, qui n’était pas dans ma PAL depuis longtemps puisque je l’ai acheté en mars à Stratford Upon Avon mais qui me faisait bien envie (je l’avais repéré chez Jules) 

 

Je vais tacher de le lire pour le 6 septembre. Si vous voulez le lire avec moi, n’hésitez pas!

 

Rendez-vous le mois prochain pour un prochain tirage au sort! Et en attendant, n’hésitez pas à vous promenez dans le passé en cliquant sur le logo en haut 😉

Börecks aux épinards et à la feta

Il y a quelques années, avec L’Homme, nous avons passé plusieurs semaines en Turquie et nous avons beaucoup aimé la cuisine là-bas. Au retour j’avais trouvé une recette de « böreck », des feuilletés, que j’avais beaucoup faite et puis mise de côté, jusqu’à ce que ma twin m’offre de la menthe de son jardin et que j’ai eu envie de me lancer à nouveau … avec plaisir car c’est très bon!

A noter que j’ai réussi à faire cette recette entièrement des produits bio : 

Ingrédients pour 20 börecks

  • 10 feuilles de brick
  • 200g d’épinards surgelés
  • 200 g de feta
  • 100 g de gruyère râpé
  • 2 gousses d’ail
  • 1 bouquet de persil plat
  • 1 cuillère à soupe de menthe fraîche ciselée
  • 1 oeuf
  • huile d’olive

Préchauffer le four à 200°

  • Faire cuire les épinards à la vapeur pendant 5 mn  (au micro onde pour moi)
  • Hacher le persil, la menthe et écraser l’ail et mélanger
  • Écraser la feta avec les herbes
  • Bien égoutter les épinards et mélanger avec les herbes et la feta.
  • Ajouter l’oeuf battu et le gruyère râpé et mélanger à nouveau.
  • Préparer de l’huile d’olive et un pinceau
  • Plier en deux une feuille de brick et couper le demi-cercle en deux.

  • Mettre une petite cuillère à soupe (ou une grosse cuillère à café) de pâte aux épinards à la base du triangle

  • Replier le bas puis les bords

  • Refermer comme une enveloppe pour faire une sorte de « rouleau » ou « cigare » et badigeonner d’huile avec le pinceau

  • Mettre sur une plaque recouverte d’une feuille de cuisson, pendant 20 mn en retournant à mi-cuisson et en s’assurant qu’ils soient dorés avant de les sortir du four

« Major Pettigrew’s last stand » (« La dernière conquête du Major Pettigrew ») de Helen Simonson

 

Major Pettigrew est un homme d’âge mûr, veuf, qui vit dans son petit village de Edgecombe Sainte Mary. Il partage sa vie entre son club de golf très select et ses relations avec les autres villageois du même milieu social que lui et voit assez peu son fils, golden boy sans scrupules assez peu affectueux.

Le roman commence à la mort de son frère qui marque un tournant dans sa vie. C’est à ce moment là qu’il se rapproche de Mrs Ali, la propriétaire de l’épicerie du village, une veuve d’origine pakistanaise qui aime beaucoup la littérature comme lui et avec qui il se trouve de nombreux points communs.

Mais il n’est pas si facile de se lier avec quelqu’un de si différent socialement quand les proches du Major regardent d’un mauvais oeil ce rapprochement et que la famille de Mrs Ali se montre compliquée aussi.

D’autres histoires parallèles compliquent aussi la vie du Major et de Mrs Ali, que ce soitd’un point de vu social ou familial : la construction de logements de luxe dans le village, l’héritage de fusils de valeur, un fils qui planifie sa vie en fonction du marché et pas en fonction de ses sentiments, un neveu plongé dans la religion qui oublie de penser aux sentiments…

Au coeur de ce roman qui peut paraitre léger avec ses histoires d’amours et son humour « so British » (j’ai souvent ri, j’espère que cet humour pince sans rire est bien rendu dans la traduction), il y a la question des choix que l’on a dans sa vie, dans ses histoires d’amour, du poids des traditions, de la famille et de la société. C’est une jolie histoire d’amour qui prône la tolérance.

J’ai bien aimé ce roman, même si je dois avouer que j’ai trouvé quelques longueurs sur la fin et peut-être trop de dispersions. mais il ne faut pas oublier que c’est un premier roman.

  objectif 2015 : -28

 par ma maman à qui je l’avais moi-même offert!

 chez Titine

 

« Amabilia T1 Nue sous le masque » de E . T Raven

C’est grâce à Stéphie que j’ai lu cette BD car je l’ai gagnée chez elle le mois dernier à l’occasion au 4ème anniversaire de son rendez-vous Mardi-c-est-permis. Je ne suis pas une experte en littérature érotique mais le dessin m’avait beaucoup tenté chez elle.

J’ai donc reçu cette bande dessinée numérique. Ce qui a fait que c’étaient deux « premières » en même temps : première BD érotique et première BD numérique. Je l’ai lu sur l’ordinateur et j’ai trouvé cela tout à fait lisible, même si je suis un peu « old school » et que j’aime bien tourner les pages d’une BD 😉

Alors comment parler de cette BD tout en gardant ma pudeur? 😉

Tout d’abord, je dois dire qu’au-delà du caractère érotique, c’est une très belle BD : les dessins sont sublimes, en noir et blanc tout en contraste qui donnent aux planches un aspect à la fois très chic et lumineux avec des touches de rouges qui viennent rehausser le tout. Les traits sont délicats et expressifs. Et je serai ravie de retrouver ces dessins dans d’autres sujets que l’érotisme.

Au niveau de l’histoire, elle est peut être un peu légère (peut-être parce que c’est un premier tome?) mais on peut résumer en disant que c’est l’histoire d’une rencontre, un coup de « foudre » dans une soirée entre un homme et une femme qui se retrouvent dans une chambre d’hôtel et qui font l’amour avant qu’elle ne parte au petit matin. L’histoire est racontée du point de vue de l’homme dans ce tome 1, dans le tome 2, ce sera du point de vue de la femme.

Concernant la partie érotique, il est important de signaler que c’est bien de l’EROTISME et pas du porno. Bon, soyons clair, ne laissez quand même pas la BD sous les yeux de vos enfants, il y a quelques scènes TRES explicites 😉  mais ce que je veux dire, c’est qu’on n’est pas confronté à de la chaire crûment exposée, c’est beaucoup de suggestions et c’est très délicat (tout en étant très sexy). Je dirai que c’est pus une ambiance érotique et que c’est le genre de lecture qui éveille les sens et qui donne envie …

Je n’en dirai pas plus mais je vous recommande vraiment de découvrir cette BD (et la BD érotique tout court  avec cet album si vous êtes néophytes comme moi).  Eloïse et Thomas Raven, les auteurs, n’ont pour l’instant pas d’éditeurs (mais si vous êtes dans la partie ou que vous connaissez un éditeur BD, n’hésitez pas à les contacter!) mais vous pouvez commander leur album en format numérique en allant ici, ils expliquent comment faire.

Ils ont aussi un blog, n’hésitez pas à y faire un tour.

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« Carnets de thèse » de Tiphanie Rivière

Jeanne, est une jeune prof d’un collège de ZEP qui se lance dans une thèse avec enthousiasme et pleine de certitudes! Contrairement à ce qu’on lui prédit : elle, elle finira sa thèse en 3 ans, elle, elle s’organisera pour faire ses recherches, elle, elle travaillera en même temps, elle, elle ne fera pas tourner sa vie autour de sa thèse…

Mais ça c’est évidemment le projet car la réalité est toute autre…

Jeanne découvre l’envers du décor de l’université : le professeur, directeur de thèse qui n’écoute ses thésards que d’une oreille, le secrétariat passif qui bloque tout, la difficulté à trouver un travail (car sa thèse n’est pas rémunérée) et les cours de fac qui prennent plus de temps à préparer qu’elle ne l’imaginait et qui l’empêchent de se mettre à la Recherche, la jungle que devient l’université entre thésards, le stress des colloques et le stress devant la masse de travail que représente la thèse et les stratégies d’évitement qu’elle met en place, l’incompréhension de la famille, la vie de couple qui est dominée par la thèse et les angoisses qui y sont liées…

Cette BD est très amusante, car on se met très bien à la place de Jeanne qui traverse tant d’épreuves pour quelque chose qu’elle a pourtant tellement voulu! Elle se plaint pourtant sans arrêt et ne pense qu’à elle et sa thèse mais c’est aussi très réaliste et l’auteur a du recul sur ce thème vu qu’elle a aussi fait une thèse (et abandonné pour le dessin 😉 Personnellement, quand j’étais étudiante en DEA, j’ai cru que je voulais faire une thèse mais je me suis essoufflée au moment de passer les concours avant de m’atteler réellement à ce projet et en lisant cette BD, je ne regrette pas du tout de ne pas avoir pris ce chemin 😉

 

 par Kristina! Merci!