« We were liars » (« Nous les menteurs ») de E. Lockhart

Comment vous parler de ce roman dont je ne savais rien avant de le commencer et que j’ai vraiment beaucoup aimé car je me suis laisser porter et prendre par l’histoire? Je pense qu’il ne faut pas savoir trop de choses sur le roman avant de commencer. Je l’avais repéré chez Karine:) qui avait réussi à me donner envie sans dévoiler trop de choses, je vais essayer de faire la même chose!

Cette histoire est celle d’une ado, Cadence, qui fait partie d’une famille américaine « idéale ». Ils sont « très américains » (le grand-père est fier de dire que la famille est arrivée sur le Mayflower), beaux et riches. Ils possèdent d’ailleurs une île privée au large de Martha’s Vineyards sur laquelle ses grands-parents, sa mère et ses deux tantes ont chacun une maison.

La famille de Cady s’y rend tous les étés. Là,  elle retrouve notamment sa cousine Merrin, son cousin Jonathan et Gat le neveu du compagnon de sa tante, « pièce rapportée » de l’île dont elle est amoureuse. Ils ont tous le même âge à quelques mois près et sont inséparables même s’ils ne se fréquentent que sur l’île et se surnomment les « Liars » (les menteurs, je ne sais pas comment cela a été traduit).

Mais au début du roman, on découvre une Cady brisée à la suite d’un accident sur l’île l’été de leurs 15 ans et elle souffre de migraines terriblement handicapantes et surtout elle a perdu la mémoire de cet été là.

Après un été avec son père, elle fini par retourner sur l’île l’été de ses 17 ans et retrouve sa famille –mais les choses sont différentes. Les lieux ont changés, les relations entre les personnes ne sont plus les mêmes. A l’aide des « Liars » qu’elle retrouve aussi, les souvenirs refont surface par bribes et Cady se souvient petit à petit de ce qui s’est passé et dont personne ne veut lui parler.

Le récit qui raconte l’été où Cady retrouve la mémoire et les passages qui racontent l’été des 15 ans sont entrecoupés de pseudo contes que Cady invente et qui sont des métaphores sur sa propre famille. Il y a une tension palpable pendant tout le roman. On se doute de certaines choses mais j’avoue que même si je m’attendais en partie à certaines révélations, je n’avais pas tout découvert.

J’ai trouvé ce roman très bien construit et très riche sur les sentiments ressentis par des adolescents, époque de la vie où tout est exacerbé : amitiés, amours, rejet de la famille. Mais c’est aussi un portrait au vitriole de la famille du côté des adultes… Grinçant !

Je le recommande pour les grands ados à partir de 15 ans mais je pense que les adultes y trouveront leur compte aussi car il y a plusieurs points de vues.

 avec  Mélo : allons voir son avis!

 objectif 2015 : -33

La vérité sort de la bouche de Little Boy B

5 ans et 10 mois et je continue à vous faire part de ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!

Sur une plage des Glénans : 

« C’est des galets sauvages, c’est interdit de les ramasser, ça protège la plage » 

 

Sur le bateau de ses grands-parents, mon père lui donnait des petites tâches à faire, il était très demandeur :

« Il faut que je fasse des boulots avec Papounet!« 

 

Il aide son grand-père sur le bateau : 

« Je vais juste faire pipi, Papounet a dit que j’avais le temps et après je vais continuer le boulot!« 

 

 

« Tu finis ton chocolat chaud.

Je peux pas finir: j’ai pas commencé!« 

 

« Je suis impatient d’être adulte parce que je pourrais m’acheter des animaux et aussi une moto cross.

-Pourquoi ?

Parce que ça va mega vite et c’est mega cool!« 

 

« Enfin des toilettes publiques propres!« 

« Encore des toilettes publiques propres!« 

 

« J’ai un souvenir fou: c’est quand un jour avec papa, on a roulé dans un sens interdit avec le vélo et la trottinette!

-Et qu’est-ce qui s’est passé ?

Rien mais on aurait pu aller en prison, c’est pour ça que c’est un souvenir le plus fou!« 

 

« Il va peut-être pleuvoir quand on sera à la plage…

C’est pas grave, comme ça il y aura plus d’eau dans la mer!« 

 

« Elle est bonne hein?

Oui! Elle est bonne mais elle est aussi un peu froide! Ce serait bien si c’était comme dans ma baignoire et si on pouvait régler la chaleur« 

 

Il y a du vent :

« Maman, tu as les cheveux tout ébouriffiés.« 

 

On parle d’une cale :

« C’est là qu’on aurait du débarquer…

Si y avait eu la guerre ?!« 

 

« T’as dit qu’on y vayait ! » (on y va…)

 

« Quand on est arrivés à la plage il y avait presque personne et puis il y eu des touffes de personnes qui sont arrivées!« 

 

« Qu’est-ce tu as préféré à l’aquarium ?

Rien.

-Ah bon?

J’ai tout aimé!« 

 

« À vrai dire…  » (J’adore les expressions de « grands » qui se glissent dans son langage)

 

« Chez papy et mamie, ils regardent la télé le soir.

-Ils regardent quoi?

C’est la radio mais avec un monsieur qui parle et il a un costume de président » (j’en ai déduit que ses grands-parents regardaient le journal télévisé 😉

 

On a lavé Toto son doudou tigre préféré. Le lendemain :

« Maman,  tu peux laver Étoile de Mer et Petit Poisson (2 autres doudous) parce que je leur ai promis qu’ils pourraient dormir dans mon lit mais je veux pas qu’ils salissent Toto »