« Un petit boulot » de Iain Levison (Lu par Olivier Cuvellier)

Jake Skowran a perdu son travail à l’usine comme la majorité de la ville quand le fournisseur principal d’emplois a fermé. Il a aussi perdu sa petite amie qui est partie avec un autre dans une autre ville, sa voiture qu’il a du revendre et sa télé et le câble, quand il n’a plus eu les moyens de payer. Il a cependant continué à parier sur des matches de football et quand son bookmaker à qui il doit des milliers de dollars lui propose non seulement d’effacer sa dette mais en plus de gagner de l’argent en tuant sa femme, Jake accepte.

Il découvre alors qu’il est « fait » pour ce travail qui lui rapporte de l’argent sans être trop difficile. Grâce à ce « petit boulot », il reprend confiance en lui et en l’avenir, se voyant même acheter l’épicerie du coin avec son meilleur ami et vivre une vie rangée avec une femme…

Plein de second degré et de cynisme, ce roman suit les codes du roman de gangsters et de tueurs à gages mais avec beaucoup d’humour prenant le personnage principal à contre pied.

Mais c’est aussi un roman social qui pointe du doigt des dysfonctionnements économiques de la société américaine moderne qui laisse sur le bord du chemin un grand nombre de citoyens.

Olivier Cuvellie , le lecteur, est très bien, il a su rendre l’ambiance du roman et le côté détaché et pince sans rire du personnage principal.

Une bonne découverte.

                     

  avec Sylire : Allons voir son avis!

 Chez Sylire  (Le thème du mois était  « un roman d’un auteur américain, ou qui se passe en Amérique »)

 chez Titine

 catégorie « Taille » de ma ligne « Audio » 

« Moderato cantabile » de Marguerite Duras (lu par Pauline Huruguen)

Je vais avoir un peu de mal à parler de ce roman, car je me suis assez ennuyée en l’écoutant (et pourtant la lecture de dure que 2h20 pour le texte intégral) et du coup, il n’est pas simple de mettre en avant l’histoire…

Anne Desbaresdes est une femme aisée et oisive qui n’a d’autre occupation que d’emmener son fils aux leçons de piano ou déambuler avec lui dans les rues de cette ville côtière dont son mari est le directeur d’une usine importante.

Un jour, son quotidien bien huilé s’enraye quand elle assiste à un crime passionnel dans le quartier du professeur de piano de son fils. Le lendemain, elle revient dans le café où a eu lieu le drame, attirée de façon presque morbide, car elle veut en savoir plus. Son fils joue dehors et elle se met à boire du vin avec un homme, ancien ouvrier qui a quitté l’usine et qui semble bien la connaître de loin. Ils parlent et ils boivent. Elle revient régulièrement, ils parlent et ils boivent… Sa vie l’ennuie…

Et le roman m’a ennuyée je n’ai vraiment rien d’autre à en dire… Désolée d’égratigner Marguerite Duras mais ces deux heures et quelques d’écoute ne me laissent vraiment pas de souvenirs marquants… Cette femme m’a plutôt fait pitié, j’avais envie de la secouer !

La lectrice Pauline Huruguen a lu ce roman avec une voix assez monotone qui allait très bien au personnage de Anne Desbaresdes… et qui a participé à mon ennui (mais je pense que j’aurai ressenti la même chose avec la version papier !)

Bref, je suis passée complètement à côté de cette histoire (ou alors, c’était le but de l’auteur et je suis tombée pile poil dans l’ambiance recherchée 😉