« Chien de printemps » de Patrick Modiano (lu par Edouard Baer)

Francis Janssen est un photographe et le narrateur est un jeune homme qui a rencontré l’artiste dans un café dans les années 60. Il classe les photos du photographe et entre un peu dans sa vie même s’il ne connait pas tout de lui. Ils sont proches d’une certaine manière et pourtant il y a aussi une distance, imposée par Janssen.

Il y a de la poésie, de la mélancolie, de la douceur et du rejet, des souvenirs dans lesquels on pioche comme dans un album photo.

Ce photographe, j’y ai cru, j’avais envie de voir ses photos et c’est en écrivant ce billet que j’ai réalisé qu’il était fictif. Mais j’ai aimé l’intimité transcrite par Modiano, l’impression de réalité et la recherche du passé, le mystère derrière des photos anonymes ou des bribes de vies que j’avais aimé dans « Dora Bruder » et dans « Rues des Boutiques Obscures ».

Ici aussi, la ville est un personnage à part entière et l’ambiance est plus importante que les faits ou l’action.

J’ai aussi aimé la façon de lire d’Edouard Baer (alors que je ne l’avais pas aimé dans « Oona et Salinger », car j’ai trouvé que son ton nonchalant collait très bien au personnage.

Une bonne découverte.

2 commentaires sur « « Chien de printemps » de Patrick Modiano (lu par Edouard Baer) »

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