« Zelda la rouge » de Martine Pouchain

 

Zelda a 16 ans et elle vit avec sa sœur de 20 ans qui est aide-soignante dans une maison de retraite. Elles vivent dans la maison héritée de leur grand-mère qui les a élevées après la mort de leur mère, en colocation avec Kathy, une collègue de Julie, une figure un peu maternelle.

Zelda est une jeune fille indépendante au caractère bien trempé, plutôt positive qui ne compte pas se limiter dans la vie malgré l’accident qui l’a clouée dans un fauteuil roulant à l’âge de 10 ans. Elle n’a qu’une envie : aller de l’avant et vivre sa vie pleinement ! Julie, sa sœur, elle ne se remet pas de cet accident auquel elle a assisté alors qu’elle avait 14 ans. Elle est pleine de colère et de haine envers le chauffard qui ne s’est pas arrêté à l’époque et elle a un désir de vengeance très fort. Julie a une sorte de « don » : elle  « voit » des bribes de vies des gens qu’elle rencontre, dans le passé ou le futur, et elle espère un jour trouver celui qui a fait du mal à sa sœur.

Quelques changements arrivent dans la vie des deux jeunes filles : Jocelyn, un ancien SDF va les rejoindre dans la colocation et chambouler leurs vies en bien (et en particulier celle de Kathy) et Baptiste, un jeune homme, devient très proche de Zelda mais aussi de Julie, malgré elle.

Le passé finit par rejoindre le présent qui va en être complètement bouleversé.

J’ai aimé ce roman au style punchy et à la langue moderne et rythmée sans être pour autant artificielle ou caricaturale (bon, par contre, je n’ai pas vu l’intérêt d’écrire « ticheurte » pour « Tee-shirt » ou « èrcinque » pour « R5 »).

J’ai aimé les personnages aux personnalités fortes ou fragiles et aux histoires personnelles variées. On alterne des moments sérieux, touchants, dramatiques et amusants et c’est un mélange réussi. Il y a un petit côté « Ensemble c’est tout » avec ces personnages.

J’ai aussi apprécié le côté multi-générationnel et le fait que le handicap, s’il est évidement au cœur de l’histoire, n’est pas pour autant la thématique principale.

Une bonne découverte !

Je conseille ce roman à partir de 13 -14 ans.

          

 sélection 3ème -seconde 2015-2016

pour la ligne « jeunesse », catégorie « couleur » 

« Le journal d’Aurélie Laflamme -Tome 1 Extraterrestre… ou presque! » de India Desjardins

Ce roman, come son nom l’indique est le journal d’Aurélie Laflamme, une ado québécoise. Elle vit avec sa mère et va dans une école de fille. Sa meilleure amie Kat est essentielle à sa vie, même si au début de cette histoire elles sont brouillées. Le père d’Aurélie est décédé et elle se pose beaucoup de questions à ce sujet (où est-il depuis qu’il est mort ? Et s’il avait été un extraterrestre ?).

Elle a l’impression que sa mère a commencé une histoire avec le directeur de son école et cela la tracasse beaucoup. Il y a aussi ce garçon qu’elle croise régulièrement et devant lequel elle perd tous ses moyens, se mettant à bafouiller et à être très maladroite… Mais, non ! Il ne l’intéresse pas du tout !

Sa meilleure amie (avec qui elle s’est très vite réconciliée… Comme dans la vraie vie à cet âge là 😉 a un petit copain et elle est devenue quelque peu décérébrée selon Aurélie qui ne veut pas devenir comme elle, ni que sa mère devienne comme ça !

Il y a aussi des histoires de cochons d’inde et de chatons, de petite sœur et de parents, de devoirs et de sortis entre copains… C’est le quotidien assez ordinaire, parfois drôle, parfois triste, des histoires de jeunes filles. C’est plutôt léger et pétillant.

Personnellement, j’avoue que j’ai trouvé cela un peu trop léger pour moi. Je ne l’ai pas lu avec déplaisir mais je me suis quand même un peu ennuyée à la fin et je ne lirai pas les autres tomes mais je suis persuadée que cela plaira beaucoup aux jeunes lectrices (soyons honnêtes, c’est TRES orienté « filles » 😉 ) de 10  à 14 ans ! D’ailleurs, je vais le donner au CDI, je suis sure qu’il trouvera son public !

 objectif 2015 : -47

Âme Graphique -Émotions-

 

Pour le rendez-vous photographique du Petit Carré Jaune  « Âme graphique », le thème était cette fois-ci « Émotions ».

J’avoue que je ne pensais pas pouvoir jouer cette fois-ci, pensant que l’émotion était trop dur à photographier puisqu’on se rend compte souvent après coup que l’on a été ému…

Et puis, l’horreur est arrivée le soir du vendredi 13 à Paris et les jours suivants ont été des gouffres d’émotions…

Alors voici ma contribution photographique, pas tellement esthétique, mais derrière chaque cliché il y a mes émotions : 

J’ai passé la matinée de samedi avec Bastien et même si j’ai lu quelques articles sur internet, je ne voulais absolument rien écouter en sa présence et quand je suis allée faire les courses l’après-midi, je me suis retrouvée avec les larmes aux yeux dans la voiture après avoir écouté les infos pour la première fois de la journée 😦

 

Le samedi soir, nous avions des places pour le spectacle de Guillaume Bats, un comédien qui malgré sa peine et sa peur est venu chez nous de Paris : nous avons fait une minute de silence avant le spectacle puis nous avons beaucoup ri grâce à lui, puis j’ai pleuré avec lui à la fin du spectacle quand il a expliqué qu’il était venu pour que les terroristes ne « gagnent » pas en nous empêchant de rire.

 

Dans mon salon, il y a cette gravure et je dois dire que « Le cri » de Munch représente bien les émotions que je ressentais : incompréhension, désespoir, tristesse et colère.

 

Enfin, une dernière image, la bougie que j’ai allumée samedi soir pour l’associer avec un coeur car je souhaite de tout coeur voir l’amour et la bienveillance dépasser la haine…