Le grand méchant renard : Benjamin Renner

J’ai vu ce titre passer sur la blogo sans vraiment prendre le temps de lire tous les billets mais j’avais bien compris que cette BD était très appréciée alors quand ma collègue m’a proposé de me le prêter pour les vacances, j’ai tout de suite accepté !

J’ai lu « Le grand méchant renard » le 31 décembre et je peux dire que j’ai fini l’année 2015 avec un coup de cœur et dans un grand éclat de rire (et même plusieurs !) Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai autant ri en lisant !

Cette BD est cynique, méchante et drôle (TRÈS drôle !) et même assez touchante ! Bastien qui lisait par-dessus mon épaule (oui… il lit maintenant !) s’amusait aussi de ce qu’il comprenait.

Les dessins sont simples mais percutants jouant du comique de situation. C’est rythmé avec un très bon timming humoristique.

Les personnages ont tous une véritable identité on en oublie presque qu’il s’agit d’un renard – un loser, faux dur qui se découvre un cœur tendre, d’un loup – vrai méchant digne des films de mafia, d’un chien – faignant et je m’en foutiste, de poules – pasionarias « féministes » (ou devrais-je dire « poulistes » ?) anti-renard et des poussins à la double identité, à la fois si mignons, drôles et terrifiants 😉 …

Il y a des transpositions faciles à faire dans la vie des humains et si vous voulez une grosse dose de bonne humeur mais aussi en filigrane une certaine réflexion sur notre société je vous conseille vraiment cette BD !

 ma collègue Nath : Merci!

 avec Saxaoul et Sophie Herisson (et sans faire exprès, avec Laure) : Allons voir leurs avis!

 Catégorie « Animal » pour ma ligne « BD » pour le Petit Bac 2016

« Les liaisons dangereuses » de Pierre Choderlos de Laclos (lu par Karin Viard, Thibault de Montalembert

 

et Béatrice Agenin, Françoise Gillard, François Feroleto, Micheline Boudet et Florence Viala

Je n’avais jamais lu ce classique (parce que les classiques me font un peu peur, j’avoue !) et je n’avais même pas vu les films qui en avaient été tirés il y a quelques années… (Je viens de vérifier… 1988-1989… ça commence à dater !) La lecture audio est pour moi un bon moyen de découvrir des classiques sans crainte, même si je déplore à nouveau aujourd’hui que chez Gallimard, ce soit encore un texte abrégé…

Cependant, j’ai beaucoup aimé l’histoire et les personnages mais aussi la version audio car chaque personnage est très bien interprété par un acteur-lecteur différent (mention particulière à Karin Viard qui est excellente !). C’est donc un roman épistolaire et chaque lettre est lue par l’acteur jouant l’auteur de la lettre. Cela fait de ce roman audio une lecture dynamique et rythmée.

Ce roman du 18ème siècle est très moderne. Il s’agit d’une étude de mœurs qui s’intéresse aux relations amoureuses et à la manipulation – le jeu- qui permet à certain de montrer leur pouvoir en jouant d’une certaine perversité.

La Marquise de Merteuil, une veuve aux mœurs très libres et le Vicomte de Valmont sont d’anciens amants et toujours amis qui vivent toutefois une certaine rivalité quant à savoir qui a le plus de pouvoir de séduction et qui est plus à même de pervertir une âme innocente. Par jeu, ils vont se mettre au défi de séduire plusieurs personnes : la très jeune et innocente Cécile de Volange promise à un homme dont la Marquise de Merteuil veut se jouer et faire déflorer sa jeune fiancée avant le mariage. Elle s’amuse à séduire également le jeune Chevalier d’Anceny dont la jeune Cécile est tombée amoureuse. De son côté, Valmont se donne le défi de séduire la très vertueuse et mariée Mme de Tourvel qui lui résiste d’abord mais qui tombe ensuite follement amoureuse de lui…

Les gens sont trompés, utilisés pour le simple plaisir de Mme de Merteuil et de Valmont (la Marquise semblant être celle que la manipulation ravie le plus).

Le contexte historique est très intéressant – les apparences, les conventions, la sexualité, la bienséance sont des sujets importants. Et il y a aussi une question assez « féministe » aussi car finalement Valmont, l’homme, peut être un libertin assez ouvertement, mais Mme de Merteuil, elle, en tant que femme, doit se cacher pour avoir le même genre de vie et elle tient un discours de liberté à la jeune Cécile au sujet du mariage et du rôle de la femme dans ces mariages imposés (une fois mariée, à elle de s’arranger pour vivre une sexualité plus libre ailleurs).

Les personnages sont très finement écrits –dans la naïveté comme dans la perversion. C’est vraiment un grand roman très riche !

 

   Chez Sylire : Le thème du mois est « un classique »