« N ou M » de Agatha Christie

 

Ce roman d’Agatha Christie comporte pas mal d’éléments typiques de ses romans –des personnages « so British », une pension de famille dans une petite ville de bord de mer en Angleterre, des suspects à tour de bras, des fausses pistes… mais la grande différence c’est que ce n’est pas une enquête sur un crime mais une histoire d’espionnage avec Tommy et Tuppence Beresford, un couple qu’on a déjà pu croiser dans « Mr Brown » et plus tard dans « mon petit doigt m’a dit ».

Nous sommes en Angleterre, en 1940 et les services secrets contactent Tommy pour lui confier une mission : il doit retrouver des espions allemands, un homme et une femme qui ont des liens avec une pension de famille sur la côte. Tuppence suit son mari et à eux deux, ils essaient de percer le mystère au milieu de gens qui leurs paraissent assez ordinaires.

J’ai bien aimé cette histoire, même si je me suis doutée de certaines choses, mais ce qui m’a particulièrement plu c’est de savoir qu’Agatha Christie a écrit ce roman en 1941 et qu’elle parle de la guerre au cœur de celle-ci. A mon avis, c’est vraiment important de le savoir quand on le lit car beaucoup de thèmes et d’interrogations ou remarques faites sur la guerre sont d’autant plus fortes qu’elles sont faites par l’auteur presque en direct.

Une bonne découverte !

 

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 catégorie « Lettre » pour ma ligne « Agatha Christie »

 chez Titine

« 42 kilomètres 195 » de Bernard Thomasson

 Ceux qui suivent ce blog savent que j’ai déjà couru trois marathons (doucement mais sûrement je suis arrivée au bout des 42 km 195) alors quand j’ai repéré ce roman chez Leiloona je ne pouvais qu’être attirée par le titre. L’Homme (savamment guidé par mes soins) me l’a offert à Noël et je n’ai pas tardé à le lire.

Alors mon avis est en demie teinte : la coureuse de marathon a aimé ce roman car je me suis retrouvée dans toutes les expériences liées à la course du narrateur qui court son premier marathon à  Paris (le narrateur est transplanté du cœur et ne cherche donc pas l’exploit mais juste finir et se centre sur ses sensations) et mon premier marathon a également été celui de Paris en 2012. Je me suis donc vraiment reconnue dans ce coureur.

Par contre, ce qui m’a moins plu c’est que j’ai plus eu l’impression de lire un documentaire sur le marathon qu’un roman. Cela ne m’a pas forcément déplu mais quand je lis un roman j’aime que ça en soit vraiment un… Chaque chapitre commence par l’expérience et les sensations du narrateur pendant son marathon de Paris (1 chapitre = 1 kilomètre) mais le reste du chapitre n’est en réalité QUE des citations du livre « Mes 42 marathons » de Benedict Maverick, un coureur de marathon qui a fait le tour du monde de marathon en marathon. Et quand ce ne sont pas des paragraphes entiers de ce livre qui sont reproduits qui racontent des expériences d’autres marathons, ce sont des bribes de citations d’autres personnes. (Il y a d’ailleurs 6 pages de références des ouvrages cités à la fin, ce qui me semble beaucoup pour un roman.)

Cela ne m’a pas empêché de prendre plaisir à la lecture du livre. Il m’a aussi donné envie de lire le livre de Maverick et surtout m’a donné envie de courir et de me mettre à la préparation de mon prochain marathon que j’aimerai finir en 5h ! Mais comme j’avais une entorse au moment ma lecture et que je ne pouvais pas courir, ça a aussi été un peu frustrant 😉

Je conseille ce roman aux coureurs de marathons et aux coureurs du dimanche qui rêvent de faire un marathon ! J’aurais eu tendance à penser qu’il fallait être coureur pour l’aimer mais comme Leiloona, qui n’aime pas courir, a aimé le roman je pense que ça peut plaire à plus de monde 😉

EDIT : Suite à un commentaire de l’auteur ici même je découvre que je suis tombée dans un piège 😉 Pendant ma lecture, je m’étais dit « si seulement il avait inventé Benedict Maverick ça aurait été une vraie fiction et j’avais regardé sur Google s’il existait et j’avais vu deux entrées à son nom dont une page Facebook et je n’étais pas allée plus loin dans mes recherches…

Bernard Thomasson m’écrit donc pour préciser « que Bénédict Maverick est un personnage fictif, qui n’existe pas dans la réalité, et donc toutes les « citations » de son « livre » sont le fruit de mon imagination. Je l’ai inventé pour donner un contrechamp littéraire à mon héros Philippe. Le roman est aussi dans cette dimension là ! » Et là je dois dire que ça me plait vraiment beaucoup!!

 

 

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 objectif 2016 : -4

 par L’Homme

Âme Graphique -Poésie-

 

Pour le rendez-vous photographique du Petit Carré Jaune  « Âme graphique », le thème était cette fois-ci « Poésie ».

Je n’étais pas très inspirée et je ne savais pas quoi vous montrer en photo pour représenter la poésie et puis le hasard a voulu que je lise deux romans à la suite qui sont sous le signe de la poésie.

Le premier est un roman jeunesse, dans lequel le personnage principal est l’héritier d’un poète et qui parle des mots comme le vecteur de la transmission et de l’humanité et le deuxième est un roman que je n’ai pas fini mais dont la première partie a été pour moi une succession de perles poétiques qui me ravissent et me donnent envie de tout noter! (Je ne rentre pas dans les détails, mes billets arriveront au mois de mars).

 

 

 

Le prochain rendez-vous sera le jeudi 31 mars!