Ru : Kim Thùy (lu par l’auteur)

J’ai lu ce roman en 2014 et voici ce que j’en avais dit à l’époque :

Ru : Kim Thùy
A l’occasion de l’émission des Bibliomaniacs de juillet, comme nous allions parler de ce roman, j’ai voulu me rafraîchir la mémoire en écoutant la version audio du livre. Je l’ai trouvé sur « Audible » (même si je ne suis pas douée, je n’ai pas réussi à le charger sur mon ordinateur et je l’ai donc écouté avec mon téléphone portable !

Je suis très contente d’avoir relu le roman en audio car c’était Kim Thuy qui le lisait et cela a apporté un vrai plus à ma relecture. En effet, la première fois, j’avais été touchée par les faits et les émotions exprimées par l’auteur mais le texte ne c’était sans doute pas réellement  ancré an moi à cause de la forme, car j’avais eu une impression de survol.

 Dans la version audio, j’ai trouvé que l’auteur, par sa voix, sa façon de donner d’elle en le lisant donnait plus de corps à son texte et je l’ai trouvé beaucoup plus marquant.

Je vous conseille cette lecture audio !

 Chez Sylire(Je suis hors thème, car je ne suis allée ni au Vietnam, ni au Canada 😉

Publicités

Vernon Subutex Tome 2 : Virginie Despentes (lu par Jacques Frantz)

Après avoir beaucoup aimé le tome 1 de « Vernon Subutex » j’ai eu la chance de pouvoir lire le tome 2 en version audio. Je vais commencer par dire que Jacques Franz (qui est le même lecteur dans les deux tomes) est toujours aussi bon et parfaitement adapté à cette lecture. Pour moi il est devenu la voix de Vernon !

Dans ce tome, on retrouve Vernon qui est devenu SDF et Charles, un vieil homme un peu en marge (mais loin d’être un SDF), le prend sous l’aile quand il l’a trouvé sur « son » banc. Autour de Vernon gravitent aussi deux compagnons d’infortunes : Laurent et Olga.

On retrouve aussi les personnages du passé de Vernon qui le recherchent pour savoir ce qu’il est devenu et comprendre l’intérêt des cassettes d’Alex Bleach. La Hyène découvre le secret et tout le monde est informé, ce qui crée un nouvel intérêt commun pour ce groupe de personnes hétéroclite n’ayant à priori aucun point commun à part Vernon et qui finissent par constituer une sorte de communauté.

Vernon, malgré lui devient une sorte de gourou mais complètement détaché, il prend les choses comme elles viennent et les autres se cherchent et se trouvent autour ou grâce à Vernon.

Dans ce deuxième tome, le rythme est beaucoup moins survolté que dans le premier, moins trash peut-être aussi mais toujours très rock and roll. J’ai encore aimé cette galerie de personnages auxquels je me suis attachée. J’espère vraiment qu’Audiolib proposera le tome 3 avec le même lecteur.

Merci à 

La vérité sort de la bouche de Little Boy B

6 ans et 9 mois et je continue à vous faire part de ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!

 

Bastien s’est mis à bien faire du vélo sur la digue et il revient d’une balade et me raconte : 

« Quelques fois je voyais des vrais gens qui font du vrai vélo et quelques fois, ils avançaient sans pédaler alors moi quand il y avait personne je pédalais a fond et après j’arrêtais: ça fait du bien! »

 

Il a mal à la tête alors je lui donne du doliprane et à peine la pipette avalée:

« Ça va déjà mieux ! »

 

Bastien éclate de rire en lisant un magazine pour enfant : Ben oui, « poil au zizi » à son âge  c’est le summum de l’humour ! 

 

Eva, fan number one des petites phrases de Bastien, a eu le droit à SA phrase lorsqu’elle est venue chez moi! Je lui parle d’une chanson et je lui dis : 

« C’est une chanson qui devrait te parler… 

Et Bastien qui jouait dans un coin réagit : 

« Mais… Ça parle pas une chanson!! »

 

Il nous parle d’un de ses meilleurs copains, Simon était avec lui en maternelle mais avec un an de plus et ils étaient aussi ensemble cette année car le CP et le CE1 étaient mélangés mais l’année ils seront à nouveau séparés : 

« Je serai triste l’année prochaine parce qu’on se verra plus que dans la cour! »

« J’aimerais bien que Simon soit de notre famille ! »

 

Il me voit inscrire mon année de naissance sur internet et s’exclame : 

« Ah! Vous, vous êtes nés dans les 1900?!!! »

 

« Est-ce que ça peut se déboiter et se reboiter ? »

 

Il a été un peu malade (rien de grave, des aphtes dans la bouche et donc antibiotique et beaucoup de fatigue et de faiblesse car il ne mangeait presque plus. Il était avec mes parents et ce n’tait pas très drôle pour tous les trois. Un soir, ils m’appellent : 

« Maman : j’ai bien mangé! J’ai mangé toutes mes pâtes et j’ai pas eu mal! » (on se réjouit de peu de choses 😉

 

Au moment des derniers matchs de la coupe d’Europe, il a vu un reportage à la télé sur l’équipe de France et il m’appelle :

« Allô maman ? Au foot c’est Griezman le champion ! Et moi je vais au lit ! Bonne nuit! »

 

On se balade en ville, je crois quelqu’un à qui je dis juste bonjour en passant : 

« C’est la première fois qu’on croise quelqu’un que tu connais et que tu t’arrêtes pas pour parler des heures avec elle! »

 

Sur internet, il a une liste de favoris qu’il a le droit de regarder avec nous : 

« Lego shop c’est mon favori préféré ! »

 

On est allé voir la finale de la coupe d’Europe dans un bar et il n’était vraiment pas passionné : 

« Ça sert rien de regarder le match si y s’passe rien! »

 

Ça faisait des mois que l’araignée du parc avait disparue et quand elle a enfin été réinstallée,  pour la première fois de sa vie il a réussi à aller tout en haut :

« Je crois qu’elle est plus petite qu’avant parce que quand je tends les bras, je touche toutes les cordes et maintenant j’arrive à aller en haut! »

(mais moi je sais que c’est surtout lui qui est plus grand !)

« On a une belle vue de la haut maman! Tu prends une photo pour montrer à papa! Je suis fier de moi! »

 

Nous rentrons vers 1h du mat’ d’un dîner chez des amis, je lui dis qu’il peut dormir tard le lendemain matin : 

« Comme hier? 9h30?

-Oui, ce serait bien que tu ne te réveille pas avant.

-Mais si je me réveille APRÈS 9h30, je peux?

-Bien sûr! »

Il n’est pas descendu avant 11h20, heure à laquelle je l’ai trouvé en train de bouquiner dans son lit tranquillement 😉

 

Et il aime toujours autant lire (il adore « La cabane Magique » et « Beast Quest »)

Bastien est un peu fatigué de son début de vacances : malade pour commencer et pas mal de sorties tardives : 

« Vivement les vacances!

-Mais on EST en vacances!

Je sais! J’ai de l’humour, hein?!  » 😉

 

Le 14 juillet, il traîne un peu des pieds pour se prééparer pour aller voir le feu d’artifices : 

« Dépêche toi Bastien! Tu sais, on y va pour toi, on en a déjà vu un hier soir, je suis fatiguée je préférerai presque rester à la maison et me reposer!

Moi aussi… Mais il faut en profiter… C’est pas tous les jours qu’on peut voir un feu d’artifices… » (Mon fils ce philosophe 😉

 

Et pour vous faire rire : une vidéo de mon petit comédien! 

Et pour vous montrer qu’on prépare bien nos vacances en Angleterre : 

 

(Presque) jeune (presque) jolie) (de nouveau) célibataire : Stéphanie Pèlerin

Vous avez dû voir passer cette couverture sur la blogo ces derniers temps car Stéphanie Pélerin c’est aussi Stéphie, blogueuse très appréciée (une copine virtuelle que j’espère rencontrer bientôt !) Avant de vous dire que ce billet est « un avis de copine », sachez que l’avis qui va suivre est totalement objectif pour la simple et bonne raison, que pour une fois, si je n’avais pas aimé ce livre je n’en aurais pas parlé pour ne pas faire de peine à une copine alors si je vous en parle c’est que je pense sincèrement ce que je vais dire !)

Et à vrai dire, je vais être honnête avec vous, si le roman n’avait pas été écrit par Stéphie, je ne serai sans doute jamais allée vers ce roman, à cause de la couverture, du titre et du genre dans le quel il est « classé » car en général tout ce qui est « chick-litt » et « romance » me fait fuir.

Mais (car il y a un « mais »), je suis très contente d’avoir eu l’occasion de dépasser mes aprioris car ce roman n’est pas une « romance » traditionnelle pleine de clichés (vous savez… « la pauvre jeune fille un peu innocente qui travaille dans le milieu de la mode et qui rencontre le prince charmant… » )

Non, ici, le personnage d’Ivana est très réaliste – à tel point que j’ai eu un peu le sentiment que l’auteur écrivait sur MA vie d’il y a 15 ans ! (Et je suis loin d’être une héroïne typique de chick-litt 😉

Ivana est une prof d’environ 30 ans qui se fait larguer au bout de 8 ans de vie commune (comme moi à l’époque !). Elle commence sa nouvelle vie en voulant perdre ses kilos en trop en s’inscrivant à Weight Watchers et en se remettant à courir (comme moi à l’époque !). Elle se remet sur le « marché de la séduction » en s’inscrivant à un site de rencontres et en vivant une jeunesse à retardement en sortant beaucoup et redécouvrant qu’elle peut séduire même si elle tombe surtout sur des boulets…(comme moi à l’époque !!)

Vous avouerez qu’une histoire qui me ressemble tellement ne pouvait que me plaire ! Mais je pense aussi qu’elle peut plaire à beaucoup de lectrices car Ivana est une jeune femme normale. Entre les rencontres d’un jour et les amitiés de toujours, entre sa vie de prof qui gère et de fille qui a du mal à supporter sa mère, entre la littéraire qui aime (et évoque régulièrement) Zola et la maladroite qui perd ses moyens… Ivana c’est un peu nous toutes et une fille qui pourrait être notre copine !

J’ai parfois pensé à « Demain, j’arrête » en le lisant (un autre roman qui m’avait prise par surprise !)

Et puis ce que j’ai aimé aussi c’est la manière dont Stéphanie Pèlerin prend à contre pied le genre « romance » en présentant un discours teinté d’un féminisme bienvenu !

C’est une lecture légère et pétillante que je vous conseille pour l’été !

 Aifelle : Merci!

 avec  Sylire

« L’incolore Tuskuru Tazaki et ses années de pélerinage » d’Haruki Murakami (lu par Bernard Gabay)

 

Résumé de l’éditeur : « Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d’université jusqu’au mois de janvier de l’année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort.
À Nagoya, ils étaient cinq amis inséparables. L’un, Akamatsu, était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu , Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur.
Tsukuru est parti à Tokyo pour ses études ; les autres sont restés.
Un jour, ils lui ont signifié qu’ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans aucune explication. Lui-même n’en a pas cherché.
Pendant seize ans, Tsukuru a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n’aurait pas encore compris qu’il était mort.
Il est devenu architecte, il dessine des gares.
Et puis Sara est entrée dans sa vie. Tsukuru l’intrigue mais elle le sent hors d’atteinte, comme séparé du monde par une frontière invisible.
Vivre sans amour n’est pas vivre. Alors, Tsukuru Tazaki va entamer son pèlerinage. À Nagoya. Et en Finlande. Pour confronter le passé et tenter de comprendre ce qui a brisé le cercle. »

Je suis un peu partagée sur ce roman qui m’a à la fois plu et à la fois un peu ennuyée.

J’ai aimé le lien qui unissait les 5 amis, le fait que Tsukuru accepte en façade leur abandon mais qu’en réalité cette rupture incompréhensible le tue à l’intérieur. J’ai aimé que Sara comprenne qu’il avait besoin de comprendre ce qui était arrivé à l’époque de cette rupture amicale pour pouvoir avancer dans son présent. J’ai aimé le courage de  Tsukuru quand il va confronter ses amis pour avoir des explications et également la révélation de ce que cachait cette rupture.

Mais j’ai aussi trouvé le roman un peu classique pour Murakami, il me manquait un petit côté déjanté et onirique que j’avais découvert dans d’autres romans de lui (il faut dire que ma première lecture était « Kafka sur le rivage », j’avais mis la barre haute !

J’ai  aussi trouvé qu’il y avait beaucoup de longueurs au début et notamment des personnages secondaires qui n’apportaient rien à l’histoire globale (jusqu’à la fin je me suis demandé quand le personnage de l’ami de fac avec qui il va à la piscine allait avoir une importance dans le récit et l’histoire du père de celui-ci allait-elle avoir un sens à un moment ou un autre… et en fait…non…

Bref, je ne sais pas si je vous vends vraiment ce roman : je pense que si vous êtes fans du côté un peu barré de Murakami vous serez peut-être déçus mais si ce côté-là ne vous tente pas, vous aimerez sans doute. J’ai vraiment envie de lire vos avis pour affiner un peu le mien !

 

 

 Chez Sylire (Je suis hors thème, car je ne suis allée ni au Japon, ni en Finlande 😉

 

« Histoire de la violence » de Edouard Louis (lu par Philippe Calvario)

 

Voici la 4ème de couverture : « J’ai rencontré Reda un soir de Noël. Je rentrais chez moi après un repas avec des amis, vers quatre heures du matin. Il m’a abordé dans la rue et j’ai fini par lui proposer de monter dans mon studio. Ensuite, il m’a raconté l’histoire de son enfance et celle de l’arrivée en France de son père, qui avait fui l’Algérie. Nous avons passé le reste de la nuit ensemble, on discutait, on riait. Vers six heures du matin, il a sorti un revolver et il a dit qu’il allait me tuer. Il m’a insulté, étranglé, violé. Le lendemain, les démarches médicales et judiciaires ont commencé.

Plus tard, je me suis confié à ma soeur. Je l’ai entendue raconter à sa manière ces événements.
En revenant sur mon enfance, mais aussi sur la vie de Reda et celle de son père, en réfléchissant à l’émigration, au racisme, à la misère, au désir ou aux effets du traumatisme, je voudrais à mon tour comprendre ce qui s’est passé cette nuit-là. Et par là, esquisser une histoire de la violence. »

Cette quatrième de couverture est un résumé du roman/témoignage d’Edouard Louis et concernant l’histoire en elle-même, je n’ai pas grand-chose à ajouter. Le narrateur est Edouard Louis et il parle de sa situation personnelle et en cela c’est encore un témoignage (après le texte coup de poing qui m’a bouleversé quand je l’ai lu « En finir avec Eddy Bellegueule ») mais il apporte aussi une vraie réflexion et un travail d’écrivain en mettant des mots dans la bouche de sa sœur et en jouant sur les différents points de vue.

Il y a d’abord Edouard qui raconte ce qui lui est arrivé et ce qu’il a ressenti avant, pendant et après et puis il y a sa sœur qui raconte à son mari ce qu’Edouard lui a raconté à elle, en donnant aussi son point de vue sur ces faits, et il y a à nouveau Edouard qui réagit in petto  sur ce que sa sœur raconte à son mari. J’ai trouvé ce procédé de chassé croisé et d’interprétations différentes d’un même fait très intéressant. D’autant que cela amenait aussi parfois des questionnements sur le premier roman dans le quel Edouard parle de sa famille à l’époque de son adolescence. J’ai même trouvé que l’auteur en jouait un peu, se moquait un peu de lui ou s’amusait des interprétations qui en avaient été faites à l’époque.

Dans ses réflexions, il y a un réel attachement d’Edouard envers son bourreau, comme s’il le connaissait mieux que tout le monde et qu’il ne voulait pas le blâmer mais le comprendre. C’est assez perturbant car les deux hommes ne se sont fréquentés que le temps d’une nuit et que ça s’est très mal fini mais Edouard a vraiment envie d’être celui qui comprend.

J’ai trouvé très intéressant de lire ce récit d’une agression du point de vue d’un homme (je crois que c’est la première fois que je lis ça) et je trouve qu’il y avait un côté universel : l’incompréhension, la peur, la honte, l’envie de comprendre…

J’ai trouvé touchant de voir qu’une fois à Paris, sorti de son milieu familial, ce sont ses amis qui sont devenus sa vraie famille.

J’ai aimé ce roman / témoignage, que j’ai trouvé fort et bien écrit. J’aimerai toutefois vraiment lire Edouard Louis dans un registre moins autobiographique car il a une plume et j’aimerai le lire dans de la fiction pure (ou en tout cas plus « fictive » 😉

 

Merci à 

 

 Chez Sylire : Le thème du mois est un livre qui se passe dans un pays que vous avez déjà visité (La France, ça marche aussi !)

« Moi, Malala » de Malala Yousafzai et Christina Lamb (lu par Guila Clara Kessous)

            

Voici ce qu’écrit Audiolib : « Lorsque les talibans ont pris le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille a élevé la voix. Refusant l’ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzai résolut de se battre pour continuer d’aller à l’école. Son courage faillit lui coûter la vie. Le 9 octobre 2012, alors qu’elle n’avait que quinze ans, elle fut grièvement blessée par un taliban dans un car scolaire. Cet attentat censé la faire taire n’a que renforcé sa conviction dans son combat. Malala Yousafzai est la nouvelle incarnation mondiale de la protestation pacifique. Moi, Malala est le récit bouleversant d’une famille exilée à cause du terrorisme de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l’ont encouragée à s’instruire, à écrire, à dénoncer l’insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l’accès au savoir. »

Ce documentaire, ce témoignage est assez incroyable ! Cette histoire de vie est difficile à croire et pourtant c’est une histoire vraie. Malala raconte son enfance au Pakistan, ses parents (son père qui a en lui la fibre de l’éducation) et Malala, une jeune fille qui a une soif d’apprendre et une soif de justice concernant la place des filles à l’école.

Ce texte raconte une lutte contre les inégalités de traitements des femmes, des filles au Pakistan mais c’est aussi un chant d’amour pour un pays que Malala aime terriblement. J’ai pensé aux romans de Khaled Hosseini en lisant ce document.

J’ai été impressionnée par ce petit bout de femme qui a plus de caractère et de motivation que beaucoup. Bravo pour ces mots et cet espoir et cette volonté !

J’ai lu ce livre audio en mai mais je gardais mon billet exprès pour aujourd’hui car c’est le jour de l’anniversaire de Malala ! Alors Joyeux anniversaire et bonne route !

Je vous conseille vraiment de découvrir ce texte qui est très fort et de le faire lire aussi à vos/nos ados qui prennent tant de choses pour acquises.

En préparant ce billet j’ai regardé le discours de Malala lorsqu’elle a reçu le Prix Nobel de la Paix et j’ai été impressionnée ! Impressionnée par ses mots, par sa puissance ! Et je dois l’avouer j’ai pleuré (et souri car en plus elle est drôle). Je n’ai pas trouvé de version sous-titrée, juste une version traduite en simultanée, je vous mets ces deux vidéos. Prenez 26 mn de votre temps pour la regarder c’est inspirant !

 

 par Mrs B : merci beaucoup ! (Cliquez sur son nom pour voir son avis)

« Le liseur du 6h27 » de Jean-Paul Didierlaurent (lu par par Dominique Pinon)

Guylain Vignolles (qui a souffert toute sa vie de la contrepèterie de son patronyme) est un homme discret qui vit une vie assez banale et même assez routinière. Il travaille au pilon, ce lieu qui détruit les livres en fin de vie (et il décrit cette usine comme un lieu de carnage car il aime les livres et soupçonne la machine infernale qui est au cœur de l’usine d’avoir une vie propre, surtout depuis que son ancien collègue Giuseppe y a eu un accident.) Il ne s’épanouit pas du tout dans son travail et ne s’entend pas particulièrement avec ses collègues, à part Yvon, le garde-barrière de l’usine, un original qui parle en alexandrins.

Son seul plaisir, sa seule respiration dans cette vie figée c’est la lecture qu’il fait des feuilles de livres qu’il a « sauvées » de la machine et qu’il lit sans savoir d’avance ce qui est écrit, au grès de sa pêche, chaque matin dans le RER de 6h27.

Mais sa vie est aussi pimentée de rencontres et de quêtes : avec Giuseppe, c’est une chasse aux livres qu’il mène depuis quelques années, mais pas n’importe quels livres… Une rencontre dans le RER le conduit dans une maison de retraite où la lecture de ses feuilles sauvées apporte un vent de fraîcheur sur les pensionnaires. Mais surtout, il y a la découverte d’une clé usb dans le RER qui va changer sa vie …

Dans cette clé, il découvre des textes qu’il va lire à voix haute dans le train et dans la maison de retraite mais surtout qui vont lui donner envie de sortir de sa solitude pour retrouver la personne qui les a écrits : une nouvelle quête, plus personnelle celle-ci.

J’ai plutôt bien aimé ce roman qui met les livres et les histoires en avant. La lecture à voix haute est mise en avant et c’est plutôt chouette. C’est un roman léger et un peu loufoque sans que cela soit trop exagéré. Une lecture qui ne me laissera cependant pas un souvenir impérissable. Une bonne lecture pour passer le temps dans un train peut-être 😉

La lecture par Dominique Pinon est très réussie. Je pense d’ailleurs que je n’aurais peut-être autant apprécié cette lecture si je l’avais lue en version papier car Dominique Pinon y apporte beaucoup d’humanité.

J‘inscris ce texte au Défi Livres de Argali 

catégorie « Lettre » de ma ligne « audio »

Marguerite n’aime pas ses fesses : Erwan Larher

J’avais entendu parler de ce roman grâce aux billets tentateurs de Keisha et du Petit Carré Jaune, et quand je l’ai vu dans la sélection de Masse Critique, j’ai tenté ma chance. Mais je dois avouer qu’après 1/3 de lecture  je m’ennuyais quand même un peu… Et j’avais prévu de l’abandonner à la moitié mais une insomnie m’a donné l’occasion de le finir…. Sans que je sois tellement sous le charme de ce roman… Cela n’a pas été une lecture désagréable mais plutôt une lecture « tiède » pour moi, dans le sens : « je ne peux pas dire que je n’ai pas du tout aimé mais je ne peux pas dire que j’ai aimé non plus »… Ce sont presque les lectures dont il est le plus difficile de parler à mon avis.

Une fois n’est pas coutume, je vous copie la quatrième de couverture : « Marguerite a un mec mais pas de libido, une mère mais plus de père, et rêve d’une vie de famille. Lorsqu’on lui propose d’aider un ancien président de la République à rédiger ses mémoires, elle accepte – elle ne sait pas dire non. Alors, sa réalité et la réalité prennent leurs distances, peu aidées par l’irruption d’un flic qui enquête en secret sur les liens entre une trentaine d’assassinats politiques.
Rythmé et subtilement décousu, Marguerite n’aime pas ses fesses met en récit l’apathie politique d’une génération un brin nombriliste, questionne la puissance dévastatrice des pulsions sexuelles et s’aventure dans les méandres de la sénescence.
Un roman caustique et piquant. 
»

Alors, personnellement, j’ai trouvé que le côté « décousu » n’était pas du tout « subtil » et c’est même le premier mot qui me vient à l’esprit quand je repense à cette lecture.  J’ai trouvé qu’il y avait trop de mélange des genres et que ça partait dans tous les sens. Un mélange de roman léger, presque de la romance, un peu polar et politique et social et du cul et des personnages un peu psychotique par-dessus tout ça… En bref, un peu trop de tout… En en parlant avec Sylire, on s’est rendu compte qu’on avait toutes les deux fait le rapprochement avec « Vernon Subutex » mais pour ma part j’ai trouvé ça beaucoup moins bien écrit et percutant que « Vernon Subutex » que j’ai beaucoup aimé et ça n’a pas forcément aidé à ma lecture.

Le personnage de Marguerite ne m’a pas touchée, elle m’a même un peu énervée par sa passivité. Son mec dit à un moment « qu’elle l’agace avec sa candeur gourde » et je suis assez d’accord avec lui… 😉

Ce que j’ai bien aimé c’est le personnage de l’ancien président, mélange de Giscard et de Chirac qui commence à perdre la tête et j’ai trouvé cet aspect assez bien trouvé et j’ai aussi aimé la critique de l’auteur sur le milieu du livre : au travers Marguerite, il y a quelques piques sur certaines blogueuses et sur certains auteurs et c’était pas mal vu sans doute 😉 J’ai bien aimé aussi ce regard grinçant sur le métier.

Je suis un peu désolée de ne pas avoir aimé ce roman car j’avais envie de l’apprécier mais je suis passée à côté…

Merci à  et 

avec Sylire

Tarte aux carottes râpées, chorizo et mozzarella (sans lactose)

 

 

Ingrédients : 1 pâte feuilletée /  300 ml de crème de soja (ou crème liquide) / 3 oeufs / 200g de mozzarella (la marque « Züger » fait de la mozzarella bio sans lactose que je supporte très bien) / 150 g de chorizo (vérifier qu’il est sans lactose, celui de la marque bio « Luis Gil » est lactose free) /  150 g de carottes râpées (environ 2 carottes) / 1 cuillère à café de cumin.

Préchauffer le four TH 7

> Couper la mozzarella en dés.

> Râper les carottes.

> Enlever la peau du chorizo et le couper en rondelles puis les rondelles en 4. 

> Dans un saladier, mélanger la mozzarella, les carottes et le chorizo et le cumin.

> Mettre ce mélange sur le fond de tarte.

 > Dans un bol, mélanger les oeufs et la crème fraîche. Saler, poivrer.

> Verser sur la tarte.

> Mettre au four 25-30 minutes.

Elle est délicieuse chaude avec le fromage fondu et Bastien l’a aussi goûtée froide et il a beaucoup aimé!