Marguerite n’aime pas ses fesses : Erwan Larher

J’avais entendu parler de ce roman grâce aux billets tentateurs de Keisha et du Petit Carré Jaune, et quand je l’ai vu dans la sélection de Masse Critique, j’ai tenté ma chance. Mais je dois avouer qu’après 1/3 de lecture  je m’ennuyais quand même un peu… Et j’avais prévu de l’abandonner à la moitié mais une insomnie m’a donné l’occasion de le finir…. Sans que je sois tellement sous le charme de ce roman… Cela n’a pas été une lecture désagréable mais plutôt une lecture « tiède » pour moi, dans le sens : « je ne peux pas dire que je n’ai pas du tout aimé mais je ne peux pas dire que j’ai aimé non plus »… Ce sont presque les lectures dont il est le plus difficile de parler à mon avis.

Une fois n’est pas coutume, je vous copie la quatrième de couverture : « Marguerite a un mec mais pas de libido, une mère mais plus de père, et rêve d’une vie de famille. Lorsqu’on lui propose d’aider un ancien président de la République à rédiger ses mémoires, elle accepte – elle ne sait pas dire non. Alors, sa réalité et la réalité prennent leurs distances, peu aidées par l’irruption d’un flic qui enquête en secret sur les liens entre une trentaine d’assassinats politiques.
Rythmé et subtilement décousu, Marguerite n’aime pas ses fesses met en récit l’apathie politique d’une génération un brin nombriliste, questionne la puissance dévastatrice des pulsions sexuelles et s’aventure dans les méandres de la sénescence.
Un roman caustique et piquant. 
»

Alors, personnellement, j’ai trouvé que le côté « décousu » n’était pas du tout « subtil » et c’est même le premier mot qui me vient à l’esprit quand je repense à cette lecture.  J’ai trouvé qu’il y avait trop de mélange des genres et que ça partait dans tous les sens. Un mélange de roman léger, presque de la romance, un peu polar et politique et social et du cul et des personnages un peu psychotique par-dessus tout ça… En bref, un peu trop de tout… En en parlant avec Sylire, on s’est rendu compte qu’on avait toutes les deux fait le rapprochement avec « Vernon Subutex » mais pour ma part j’ai trouvé ça beaucoup moins bien écrit et percutant que « Vernon Subutex » que j’ai beaucoup aimé et ça n’a pas forcément aidé à ma lecture.

Le personnage de Marguerite ne m’a pas touchée, elle m’a même un peu énervée par sa passivité. Son mec dit à un moment « qu’elle l’agace avec sa candeur gourde » et je suis assez d’accord avec lui… 😉

Ce que j’ai bien aimé c’est le personnage de l’ancien président, mélange de Giscard et de Chirac qui commence à perdre la tête et j’ai trouvé cet aspect assez bien trouvé et j’ai aussi aimé la critique de l’auteur sur le milieu du livre : au travers Marguerite, il y a quelques piques sur certaines blogueuses et sur certains auteurs et c’était pas mal vu sans doute 😉 J’ai bien aimé aussi ce regard grinçant sur le métier.

Je suis un peu désolée de ne pas avoir aimé ce roman car j’avais envie de l’apprécier mais je suis passée à côté…

Merci à  et 

avec Sylire

22 commentaires sur « Marguerite n’aime pas ses fesses : Erwan Larher »

  1. Ce qui était amusant, c’est que nous avons toutes les deux pensé à « Vernon
    Subutex » sauf que moi j’avais beaucoup aimé le roman de Virginie Despentes
    et donc j’ai beaucoup moins aimé que « Marguerite » et que Sylire elle n’a
    pas trop aimé « Vernon Subutex » et a donc nettement préféré « Marguerite »
    comme quoi les lectures sont très variées et pourtant avec Sylire nous
    sommes souvent raccord

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  2. C’était sympa de pouvoir échanger nos impressions. Je suis plus enthousiaste que toi car je me suis amusée de l’audace de l’auteur, comme je l’écris dans mon billet.

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    1. La confusion dans le roman ne m’a pas empêcher de comprendre mais m’a
      empêché de m’intéresser car je me disais « bon, il a voulu faire un roman
      léger »… « ah non, en fait c’est un polar » « ah non, finalement, c’est une
      critique sociale » « Ah ben en fait, c’est politique »…. Bref,j’ai eu
      l’impression qu’il voulait en faire trop

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  3. Dommage que tu sois passée à côté. J’ai beaucoup aimé, la satire sociale, les personnages, sans doute excessifs dans leurs travers, mais assez emblématiques pour finir, et la diatribe politique. Et curieusement, je n’ai pas du tout perçu le côté décousu.

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    1. La partie politique m’a plutôt plu en fait. Le côté décousu est ce qui m’a
      la plus frappé (d’ailleurs, il est même revendiqué dans la quatrième de
      couverture

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  4. Comme je le disais à Sylire, je n’ai jamais lu cet auteur dont j’entends pourtant beaucoup parler sur la blogo. Ce n’est pas avec ce titre qu’il faut que je commence je pense !

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  5. peut-etre qu’il aurait du se centrer sur un theme…et on lit pourquoi tu n’as pas aime et tu as aime en meme temps…car certains points te semblent reussis…d’autres non…

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