L’immigré : Gudule

Ce roman jeunesse se passe dans le Nord de la France dans les années 50. Dans un village où la majorité des hommes travaillent dans les mines, les Italiens -les immigrés arrivés en grand nombre- ne sont pas facilement acceptés par les habitants.

Roberto est un jeune Italien qui arrive à l’école et qui doit subir les brimades et moqueries à longueur de journée : « Italiens mangeurs de chiens ! »

Louis, le fils de l’épicier, ne voit pas les choses comme les autres. Il ne comprend pas en quoi Roberto et sa famille sont différents de sa propre famille. Ils deviennent amis et essaient de se voir même si des événements dramatiques à la mine vont peser sur leurs épaules. On s’aperçoit alors qu’il est bien difficile de lutter contre des préjugés qui sont souvent liés à des malentendus et des non-dits.

Ce roman jeunesse montre que le racisme et le sentiment d’être « envahi » ne date pas d’aujourd’hui… Qui penserait de nos jours qu’être Italien pouvait être si difficile à vivre ? Chaque époque amène une population stigmatisée. Et ce roman met en perspective la situation actuelle.

Il y est question d’injustice, d’accusation à tort et de la peur de l’autre. Un bon roman sur la tolérance qui est loin de faire de l’angélisme.

L’histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler : Luis Sepulveda (Illustrations de Miles Hyman)

Une mouette touchée par une nappe de pétrole arrête son voyage sur un balcon à Hambourg. Sur ce balcon elle rencontre Zorbas, un chat, et avant de mourir, elle lui fait promettre de s’occuper de son œuf et d’apprendre à voler à son petit.

Zorbas, avec l’aide de ses amis les chats du port d’Hambourg va faire tout ce qu’il peut pour apprendre tout ce qu’il faut savoir sur les œufs et les mouettes afin de pouvoir tenir sa promesse le mieux possible.

C’est une aventure très touchante et drôle : les chats traversent des situations amusantes avec certains personnages qui sont vraiment cocasses. Et puis il y a beaucoup de solidarité et d’amitié.

Une jolie fable qui peut être adaptée aux humains pour montrer que la solidarité permet de dépasser les différences.

Une jolie découverte à partir de 9 ans je pense.

catégorie « animal » de ma ligne « jeunesse » du challenge Petit Bac 2016