« Trop de bonheur » de Alice Munro (lu par Amira Casar)

Pas simple d’écrire un billet sur des nouvelles surtout quand elles ont été lues en audio et il y a plusieurs semaines… Mais après avoir recherché les titres des différentes nouvelles pour me rafraichir les idées, je me suis rendues compte que j’en gardais des souvenirs assez précis

Je vais vous dire quelques mots sur chaque nouvelle mais je n’en dis pas trop car étant des nouvelles, je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de la découverte.

Dimensions : L’histoire d’une jeune femme qui vit une vie un peu entre parenthèses et qui tente de se reconstruire après une expérience terrible. On revient sur sa vie « d’avant », son couple qui petit à petit devient de plus en plus pesant jusqu’au drame. Et dans sa nouvelle vie elle se cherche et apprend à lâcher prise.

Fiction : Encore une histoire d’une femme et de deux vies. Le personnage principal est d’abord la femme qui pense avoir une vie parfaite mais qui est quittée et qui dans sa deuxième vie retrouve une trace de son passé dans une œuvre de fiction.

Wenlock Edge : Une histoire de deux jeunes femmes qui sont amenées à vivre ensemble dans une chambre chez une logeuse. L’une d’entre elle est une jeune fille qui suit des cours à l’université mais sans objectif réel, elle a une relation curieuse avec un homme âgé et a déjà vécu une vie très remplie et hors norme. Son amie qui elle vit une vie plutôt ordinaire se retrouve prise entre deux feux en mettant un pied dans la vie de l’autre jeune fille.

Trous -profonds : Cela commence par une histoire de famille. Au moment d’un pique-nique avec les enfants encore jeunes, il y a un accident qui se termine bien du point de vue de la santé mais qui va changer la face de la famille. Et puis, les enfants grandissent et l’un d’entre eux disparait au bout du monde et quand Sally, la mère, le retrouve des années après, elle retrouve un homme qui vit une vie marginale… Est-il encore son fils ?

Radicaux libres : La femme qui est le personnage principal est veuve depuis peu et atteinte d’un cancer du foie. Elle est seule  quand un homme se faisant passer pour un employé venu vérifier un compteur entre chez elle. Mais cet homme se révèle être très dangereux et il lui raconte sa vie et ses crimes. De son côté elle lui parle de sa propre vie pour essayer de gagner du temps, réalisant qu’elle n’est pas prête à mourir.

Visage : Le personnage principal est un homme cette fois. Il est né avec une tache de naissance sur la joue gauche ce qui lui a valu l’indifférence de son père qui ne voulait pas de ce fils « défiguré » et un amour très protecteur de sa mère. Dans l’enfance, il avait une petite voisine avec qui il jouait tout le temps et leurs mères étaient vraiment très différentes. (On revient du coup sur des histoires de femmes). La petite fille a une grande admiration pour le jeune garçon même si cela n’est pas perçu de la même manière par tout le monde.

Jeu d’enfant : Encore une histoire d’enfants et de voisins mais cette fois ce n’est pas l’amitié. La jeune fille au centre de cette histoire ne supporte pas la petite voisine handicapée mentale car elle ne comprend pas qu’elle doive accepter que la petite fille l’envahisse ou s’impose à elle dans ses jeux. Elle lui faisait un peu peur et vraiment horreur et cette haine aura des conséquences même lorsqu’elles ne sont plus voisines.

Bois : Je n’ai pas tellement accroché à cette nouvelle et je n’en garde pas un souvenir très marquant pour être honnête. Une histoire de nature, un homme qui est passionné par les arbres et la nature…

Trop de bonheur : (Je recopie ce que dit l’éditeur car je n’ai rien à dire de personnel sur cette nouvelle qui m’a ennuyée et je n’ai pas réussi à l’écouter jusqu’au bout, je ne comprenais rien et ça ne m’intéressait pas : «  L’histoire qui clôt le livre évoque Sofia Kovaleskaïa, mathématicienne russe qui vécut à la fin du XIXe siècle et qui fut l’une des premières femmes à enseigner dans une université européenne »

 

J’ai vraiment aimé ce recueil de nouvelles (à part la dernière qui s’intitule « Trop de bonheur »). Par contre j’ai trouvé le style de Alice Munro très bon, fluide, facile et pourtant précis. Les ambiances sont importantes et les personnages sont vraiment bien écrits et très riches. Les histoires sont intemporelles, les époques changent, ce sont des nouvelles très variées mais qui ont pourtant des thématiques communes.

J’ai trouvé que ces textes se prêtaient bien à la version audio, très bien lue par Amira Casar.