Âmes Graphiques – Sève-

 

Pour le rendez-vous photographique du Petit Carré Jaune  « Âme graphique », le thème était cette fois-ci « Sève ».

Voici un nouveau membre de notre famille, il s’agit de « Miamix » (nommée ainsi par Bastien) : notre plante carnivore… Elle n’a pas encore mangé beaucoup de mouches mais nous l’aimons bien, elle est jolie et originale et elle apporte un peu de sève dans la maison 😉

« La balade de Yaya » (T1-T2-T3-T4-T5-T6-T7-T8-T9) de Omont – Girard – Martin – Golo

J’ai lu cette série en 3 albums regroupant chacun 3 tomes. L’histoire se passe en Chine en 1937 au moment où le Japon entre dans Shanghai. Yaya est une petite fille dont les parents très aisés sont sur le point de fuir vers Hong Kong. Elle est accompagnée de son oiseau domestique avec qui elle peut parler. Tuodo est un petit garçon des rues, acrobate qui doit gagner de l’argent pour un escroc sans scrupule et s’occuper de son petit frère.

Je vais vous dire quelques mots sur chaque tome en essayant malgré tout de ne pas tout spoiler 😉

Tome 1 : « La fugue »

Yaya fait une fugue pour aller jouer à son concert de piano mais c’est exactement au moment où la ville est bombardée. Elle est sauvée par Tuodo mais ils sont rattrapés par les gangsters.

Tome 2 : « La prisonnière »

Yaya est prisonnière des gangsters et Tuodo doit trouver sa maison pour rapporter de l’argent pour le chef.

Tome 3 : « Le cirque »

Yaya et Tuodo s’enfuient avec l’espoir de rejoindre Hong Kong et les parents de Yaya. Les enfants sont emmenés dans le camion d’un petit cirque jusqu’à ce que le camion tombe en panne dans un petit village. Ils sont poursuivis par le gangster.

Tome 4 : « L’île »

Yaya et Tuodo se retrouvent échoués sur une île déserte. Pour essayer de les sauver, Yaya rejoint une autre île mais ce qu’elle y découvre n’est pas réjouissant du tout. Elle fait la connaissance d’une femme qui va les aider. Les gangsters sont toujours à leurs trousses.

Tome 5 : « La promesse »

Tuodo est sérieusement malade mais quand il va mieux, Yaya et lui se promettent de s’entraider quoi qu’il leur arrive. Chan, la femme du tome 4 leur explique qu’elle veut retrouver sa petite fille. Les méchants sont toujours derrière eux.

Tome 6 : « Perdue »

Yaya se retrouve seule et Tuodo pense qu’elle est morte. Perdue dans la nature elle a presque tout oublié et ne sait pas que l’homme qui dit l’aider est en réalité celui qui lui veut du mal.

Tome 7 : « Le piège »

Yaya et son « protecteur » partent à la recherche de ses parents mais la guerre ne leur facilite pas les choses et les nouvelles ne sont pas bonnes. Tuodo qui veut prévenir lui-même la famille de Yaya de sa disparition est sur ses traces sans le savoir.

Tome 8 : « Le retour »

Pendant le voyage de retour vers Shanghai Yaya retrouve la mémoire et réalise qu’elle doit échapper à celui qui n’est finalement pas son protecteur. Tuodo de son côté veut absolument retrouver les parents de Yaya.

Tome 9 : « La sonate »

Tuodo retrouve son petit frère et Yaya qui vit dans sa maison de famille. Ils sont encore menacés par leur ennemi. Quant à la recherche des parents de Yaya, l’espoir ne les quitte pas et la musique sera la clé de l’énigme.

 

Quelle belle série ! Cette BD aux traits manga très délicats m’a fait penser aux films d’animation de Miyazaki, avec des couleurs très douces et délicates. J’ai tout aimé : les dessins, les couleurs et l’histoire pleine de rebondissements. C’est assez noir mais tout est bien amené. Les sujets sont sérieux mais avec des touches de légèreté. Les méchants peuvent être effrayants mais ils sont aussi ridicules pour contrebalancer.

Ce n’est surement pas une BD « enfantine » car il y est question de la guerre, de l’abandon, de l’exploitation d’enfants, de la séparation d’avec ses parents, de la cupidité et la méchanceté des hommes mais il y a aussi la force de l’amitié et la solidarité et c’est un beau message que des enfants pourront recevoir.

Je ne saurai dire à quelle tranche d’âge s’adresse cette BD mais je dirai à partir de  9-10 ans et au-delà selon le niveau de lecture et de maturité de l’enfant.

 

 

 

                 BD de la semaine saumon chez Mo

 catégorie « voyage » de ma ligne « jeunesse » 

« Les prophètes du fjord de l’Eternité » de Kim Leine

J’ai acheté ce roman parce que j’avais rencontré l’auteur chez mes libraires et cette rencontre avait été très intéressante et comme c’était un gros roman, je l’avais gardé pour l’été.

L’histoire est celle de Morten Falk en 1787 qui est pasteur et qui prend le poste de pasteur au Groenland, une colonie danoise. La vie là-bas est rude et ils sont terriblement isolés (il n’y a pas plus d’un bateau par an !) Les relations entre les Danois sont particulières, l’isolement jouant beaucoup sur les personnes, même celles qui essaient de maintenir les apparences.

Les liens avec les autochtones sont aussi très particuliers -qu’ils soient baptisés ou non, ils sont considérés comme des sauvages.

Un groupe de Groenlandais s’est éloigné de la colonie et ils suivent un christianisme qui mêle celui qui leur a été enseigné avec les croyances originales de leur peuple. Morten Falk se retrouve tiraillé entre les différents aspects de la colonie ne sachant pas trop où se situer.

Je dois dire que mon avis est assez mitigé car j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire et j’ai failli l’abandonner mais le style étant fluide et agréable et la construction du roman a aussi fait que j’ai réussi à dépasser mes réticences sur l’histoire. Je voulais savoir ce qui s’était passé car il y a une sorte de folie qui en ressort -l’isolement, la recherche de spiritualité et des personnages paumés. J’ai fini le roman mais je dois avouer que j’en ressors avec une certaine impression d’ennui :  j’ai trouvé le début un peu lent et la fin vraiment longue et complétement coupée de la partie centrale sur le Groenland qui était plus interessante.

Pour résumer, ce roman était sans doute trop long et touffu, je lirai peut-être un autre roman de cet auteur mais si c’est plus court et plus contemporain.

 objectif 2016 : -32