Nineteen minutes : Jodi Picoult

Quand ma copine Mrs B m’a prêté ce roman en septembre 2015 (oui… je préviens toujours qu’il ne faut pas être pressé de récupérer ses livres quand on me les prête mais là, j’avoue que j’ai fait fort…) il me faisait peur car c’est un pavé de 640 pages mais je dois avoir bien choisi mon moment de lecture car je l’ai dévoré en 4 jours en le finissant à 1h45 du matin car je ne pouvais pas le lâcher ! (Vive les vacances pour les pavés !)

Malheureusement ce roman n’est pas traduit en français et comme il date de 2007, je ne pense pas qu’il le sera un jour mais je vous en parle quand même si vous voulez le découvrir en anglais.

L’histoire se passe dans une petite ville des Etats Unis, sans problèmes particuliers, une ville ordinaire. Il y a Alex qui est juge et mère de Josie une jeune fille qui fréquente le groupe de ados populaires du lycée. Il y a Lacy, la sage-femme, mère de Peter, le jeune mal ajusté à la vie d’ado.  Quand ils étaient petits, Josie et Peter étaient amis : Josie pleine d’assurance et Peter l’enfant maltraité par tous les autres enfants car trop sensible et en décalage avec ce qu’on attendait de lui. Et puis l’adolescence les a séparés.

Un matin, Peter entre dans le lycée et tue 10 personnes et en blesse 18 autres.

Le reste de l’histoire alterne des chapitres sur la préparation du procès de Peter avec son avocat qui cherche à comprendre ce qui l’a poussé à faire ce que tout le monde l’a vu faire et des chapitres qui reviennent sur le passé de Peter mais aussi de tous les personnages.

En effet, cet acte terrible et inexcusable que Peter a commis a bouleversé les vies de ceux qu’il a tués ou blessés mais a aussi créé des failles dans les vies de tous.

Il y est question de l’adolescence, de la place des uns et des autres dans la société -dans le lycée qui est une microsociété. Le sujet principal est le harcèlement, le pouvoir sadique que certains exercent sur d’autres et les responsabilités de chacun.

Ce roman est bien construit et rythmé avec des rebondissements (même si j’avais deviné la fin au bout d’un quart du roman mais cela ne m’a pas empêché d’être totalement happée par ce roman.)

PAL 2015

  par Mrs B! Merci de ta patience!

Le mois américain 2016 chez Titine
 Pavé de l’été 2016 chez Brize

La vie à reculons : Gudule

Thomas est nouveau au collège en 4ème et ses parents préviennent les professeurs qu’il a un problème qu’ils ne veulent pas que les autres élèves connaissent.

Les amitiés se font, les clans se forment, les luttes de petits pouvoirs s’installent à l’intérieur et à l’extérieur du collège, les histoires d’amour éclosent… c’est un début d’année scolaire comme tant d’autres…

Sauf quand un professeur s’aperçoit que Thomas et Elsa se rapprochent. Il estime de son devoir de prévenir la famille d’Elsa pour son bien car Thomas est séropositif.

La nouvelle se répand comme une traînée de poudre et les préjugés vont bon train. Thomas ne sait plus où se situer, il se rebelle contre les idées fausses et les aprioris des gens sur sa maladie et ne supporte pas non plus la sollicitude de ceux qui l’aiment et qu’il prend pour de la pitié.

Un bon roman sur le thème de la différence, mais du point de vue de la maladie, sur les jugements que l’on peut porter sur ce que l’on ne connaît pas et sur l’importance de respecter l’autre.

Le discours n’est pas édulcoré et l’univers des jeunes est aussi bien rendu.

Je le conseille à partir de la 4ème.

Le combat d’hiver : Jean-Claude Mourlevat

L’histoire commence quand deux jeunes filles et deux jeunes garçons vivant dans deux « orphelinats prisons » se rencontrent. Ils se croient tous orphelins mais ils apprennent que s’ils sont là c’est parce que leurs parents gênaient le système politique en place, ils étaient des résistants.

Les jeunes s’enfuient et se retrouvent en liberté pour la première fois de leur vie et deviennent à leur tour des résistants. Ils traversent des tas d’aventures, connaissent la peur, la solidarité, l’amour, l’amitié, découvrent des facettes de leurs personnalités qu’ils n’imaginaient pas et sont poussés à des extrémités terribles.

Ces jeunes se découvrent un passé et surtout la possibilité de changer l’avenir et se débarrasser d’un gouvernement totalitaire.

Ce roman est un très bon roman jeunesse qui aborde des thèmes très forts, particulièrement politiques car il dénonce la dictature et encourage la révolte et marque l’importance de la résistance ainsi que de la culture et de la jeunesse.

C’est un roman dynamique dans les aventures racontées mais aussi par la structure du récit qui emboite les différentes parties et qui est intéressante.

A découvrir à partir de 12-13 ans.