« C’est ici, mon pays » de Cécile Gagnon

 

Nous sommes au Québec au milieu du 19ème siècle. Georgina est toute jeune quand avec sa famille, ils déménagent pour la région encore sauvage du lac Saint Louis -une zone où les chemins et les routes n’existent pas encore.

Son père doit partir plusieurs mois d’affilée en tant que bucheron pour survivre et sa mère reste seule avec les enfants, très isolés. Les conditions de vies sont très difficiles mais Georgina se plait dans ces paysages.

Quand des circonstances dramatiques poussent la famille à repartir, Georgina décide de rester et de faire sa vie dans cette région.

Je ne peux pas dire que c’est un roman qui m’ait passionné mais il montre une image assez intéressante de la vie des pionniers au Québec qui se créent une nouvelle vie. Il y a un petit côté « Petite maison dans la prairie ».

 

   chez Karine:) et  Yueyin

   

« Les grandes marées » de Jacques Poulin

 

Teddy (c’est un nom de code, je ne crois pas qu’on connaisse son vrai nom) est un traducteur de bandes dessinées pour un journal québécois. Le patron du journal lui a demandé un jour ce qu’il pouvait faire pour le rendre heureux et quand le traducteur lui a demandé s’il avait une île déserte, le patron du journal lui propose alors de faire ses traductions et le gardiennage de son île déserte « l’Île Madame ».

Il est donc seul sur cette île avec son vieux chat Matousalem. Le patron lui apporte régulièrement de planches de BD à traduire dans son hélicoptère. Teddy est un solitaire qui est heureux dans cette solitude tranquille. Et puis un jour, le patron qui ne semble pas convaincu que Teddy est réellement heureux vient avec une jeune femme. Marie et Teddy apprennent à se connaître petit à petit et se lient d’amitié et même plus.

Mais le patron emmène d’autres personnes sur l’île. Toujours avec la bonne intention de rendre tout le monde heureux mais plus il y a de nouveaux habitants moins l’équilibre harmonieux de l’île tient. Et la morale de l’histoire pourrait être qu’on ne peut pas faire le bonheur des gens pour eux ou que l’enfer est pavé de bonnes intentions. L’histoire commençait bien, plein de douceur et de simplicité, un bonheur simple mais petit à petit, l’espace privé de Teddy se réduit et c’est plutôt triste.

J’ai aimé ce roman même s’il m’a fallu un peu de temps pour entrer dans l’ambiance et le rythme assez lent mais je me suis assez vite plongée dans cette île, petite mais sauvage et isolée et au mode de vie très introspectif de Teddy, son amour des mots et du sens précis qu’ils ont. Les relations entre le traducteur et Marie qui se tissent lentement et tranquillement et qui sont bousculées par l’arrivée des personnages assez étranges, aussi différents les uns des autres que possible. J’ai aimé la place de la nature dans le roman et le style de Jacques Poulain. C’est un roman qui laisse l’histoire s’installer, qui laisse la place au lecteur qui peut se faire sa propre idée sur les personnages et leurs liens.

 

   chez Karine:) et  Yueyin

 objectif 2016 : -42

J‘inscris ce texte au Défi Livres de Argali 

« Chanson française » de Sophie Létourneau (Lu par Catherine Trudeau pour ICI.Radio-Canada.ca)

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Béatrice est québécoise, elle vit à Montréal et elle est institutrice. Assez indépendante, elle rêve toutefois d’aller en France et aussi de tomber amoureuse. Elle organise un échange avec une institutrice française et au même moment, elle rencontre Christophe un français qui vit en Amérique du Nord. Tout semble parfait, ils semblent faits l’un pour l’autre et Béatrice est heureuse mais Christophe a tout planifié pour eux, parfaitement… Trop peut-être…

Béatrice est malheureuse, elle part en France pour son échange et elle rencontre Julien, instituteur dans son école à Paris et ce tombeur la pousse dans ses retranchements, elle oublie Christophe dans ses bras sans jamais vraiment pouvoir l’oublier…

Il y a des personnages secondaires intéressants, effleurés un peu trop seulement, on aimerait les connaitre plus mais ils sont bien campés malgré tout et ils nous permettent d’avoir une vision globale, peut-être un peu brouillée mais complète de Béatrice qui est un personnage vraiment touchant.

J’ai aimé l’ambiance de Québec, j’ai aimé Paris vu au travers du regard de cette jeune québécoise (et j’ai immédiatement pensé à Karine évidemment 😉 J’ai aimé les relations familiale complexes qui sont évoquées : Béatrice et sa sœur, Christophe et sa mère…

Une jolie histoire, légère sans l’être.

Je dois aussi dire que j’ai adoré la lectrice qui est une actrice québécoise et qui lit ce roman extrêmement bien ! Bravo à elle !

  Chez Sylire : Le thème du mois est « Un roman francophone »

   chez Karine:) et  Yueyin