Curtain : Poirot’s last case (Poirot quitte la scène) : Agatha Christie

J’aime beaucoup Agatha Christie, vous le savez mais celui-ci va jusqu’au coup de cœur.

Avant de vous parler de l’histoire, quelques mots sur le livre qui est très particulier. C’est le dernier roman dans lequel apparaît Hercule Poirot et le savoir donne une saveur particulière à ce roman. Quand j’ai visité Greenway House, la maison d’été d’Agatha Christie, pendant les vacances, j’ai appris qu’Agatha Christie avait écrit ce roman pendant la 2ème guerre mondiale, pour sa fille, au cas où elle devait mourir. Puis elle l’a laissé dans un coffre-fort pour qu’il ne soit pas publié avant sa mort et la famille l’a publié à titre posthume en 1975. Je trouve cette anecdote assez fascinante et encore plus car Agatha Christie arrive à ne pas du tout dater son roman dans le contenu et  elle donne même à la jeune femme du roman un côté très indépendant qui ne détonnerait pas dans les années 1960-70 !

Qu’en est-il donc de l’histoire ?

Elle est racontée par Hastings, l’ami de Hercule Poirot. Ce dernier qui est très malade et diminué, lui a demandé de le rejoindre à Styles, la demeure où ils se sont connus des années auparavant et où ils ont résolu leur premier crime ensemble. Poirot explique à Hastings qu’il l’a fait venir pour être ses yeux et ses jambes et l’aider à résoudre une énigme dont il ne peut pas tout lui dire. Il veut éviter un meurtre sans pour autant lui dire qui il soupçonne. D’après Poirot, un mystérieux X serait la cause de nombreux crimes dans lesquels d’autres personnes ont été condamnées ou au moins soupçonnées. Et il serait présent dans la chambre d’hôtes que Styles est devenue, tenue par le colonel Luttrell et sa femme.

Un certain nombre de personnes de tous horizons s’y retrouvent. Il y a un chercheur, le Dr Franklin, sa femme hypocondriaque et son infirmière ainsi que Judith, la fille de Hastings, qui est l’assistante du chercheur. Allerton, un beau parleur, Miss Cole, une femme assez discrète, Norton, un homme un peu insignifiant, Boyd-Carrington, un ami d’enfance de Mrs Franklin…

La vie en commun dévoile des liens entre certains habitants et aussi des tensions, des jalousies et des non-dits entre les uns et les autres. Ça aurait pu être anecdotique mais après un accident où un des personnages reçoit un coup de feu, c’est une mort qui arrive dans le groupe… Il semblerait que ce soit un suicide mais Hercule Poirot et ses petites cellules grises n’en pensent pas moins… Ce ne sera d’ailleurs pas la seule mort et la question est de savoir si toutes ces morts ont été causées par quelqu’un et qui ?

J’ai trouvé cette histoire extrêmement bien construite et pleine de mystère et de rebondissements… Et la fin… Mais quelle fin !!

C’est la première fois que je lis un Hercule Poirot en anglais et c’est vraiment bien plus drôle car il parle un anglais un peu bancal et ampoulé, entrecoupé de mot en français et ça lui donne encore plus de personnalité !

48e Agatha Christie de ma collection 

 catégorie « objet » pour ma ligne « Agatha Christie »  du Petit Bac 2016

 chez Titine