365 jours d’Enna en photos

Pour fêter les 8 ans du blog, après les « Curiosités bloguesques », puis « Une année en couleur« ,  « Des titres et des textes » , « Ce mois-ci, j’ai aimé, je n’ai pas aimé »« Les 5 sens » « 8 photos pour 8 moments de vie« ,  « Retour vers le futur » et enfin  « Les madeleines d’Enna », je vous propose un nouveau rendez-vous que j’ai appelé :

 

L’idée m’est venue en lisant « Les gens dans l’enveloppe », quand Isabelle Monnin disait prendre une photo par jour et en réalisant que sur ma page Facebook du blog et sur ma page Instagram, je partage quasiment quotidiennement des photos plus ou moins en lien avec le blog. Je me suis dit que ça serait un sympathique retour sur une année, mois après mois.

 

8 : Je retrouve les copines des Bibliomaniacs (nouvelle formule!)

9 :   Grosse douche froide, nausée, boule au ventre : inquiétude pour l’avenir du monde mais aussi pour les élections françaises… Il faut que les français prennent conscience que c’est POSSIBLE et que  les prochains à se réveiller avec une gueule de bois après des élections ça sera peut-être nous… J’en pleurerais…

10 :  Nouvelle lecture audio «Dossier 64» de Jussi Adler Olsen

11 : Lecture de la journée : coup de coeur pour «Louis parmi les spectres» et début de mon Agatha Christie mensuel

12 : J’ai corrigé des évaluations d’élèves qui devaient se présenter à partir de leur casier et ils ont tous fabriqué des casiers dans des boites et m’ont impressionnée!

13 : Écriture de brouillons de blog

 

14 : Au lieu de lire ou de me faire une manucure (ce que j’ai vraiment envie de faire) je suis en pleine correction de vidéos de 4ème… Ça m’apprendra à profiter de mon weekend

15 : Quand la journée s’annonce chargée et que le seul moment pour lire c’est quelques minutes au petit-déjeuner

16 : documentaire sur les enfants retirés à leurs parents en Grande-Bretagne, sur France 5  en replay et je suis terriblement choquée…tant par le retrait des enfants des familles de façon arbitraire que par la manière de mettre les enfants à l’adoption comme sur le bon coin…

17 : Essayer de ne pas penser aux soucis (ma maman est hospitalisée et comme elle est âgée ça fait peur) et lire quelques pages avant d’aller en cours (le dernier chapitre du dernier roman avec Hercule Poirot… je n’ai pas pu finir… plus que quelques pages…)

18 : Passer une super soirée au restau («Pancake night fever» : dîner vegan) avec une copine qu’on n’a pas vue depuis longtemps : trop bien!

19 : Rencontre de blogueuses! Avec Cryssilda et Aifelle, c’était une première rencontre avec l’une et des retrouvailles avec l’autre et c’était chouette!!

 

20 : Jogging de 56 mn dans les dunes : la moitié avec le club, le retour contre un vent terrible mais ça fait du bien de reprendre après un moment sans courir!

21 : Petit déjeuner de lectrice

22 : En flux tendu… je tape mon billet de blog de jeudi… je n’ai plus rien d’avance dans les tuyaux!

23 : Lecture chez le coiffeur : je commence «Je m’appelle Asher Lev»

24 : Lecture d’un très joli album très fort sur le thème du harcèlement pour le prix des Incorruptibles CE1.

25 : Petit plaisir du vendredi soir : burger végétarien et frites bio du food truck de mes voisins et vin rouge!

 

26 : On refait les passeports de toute la famille… première étape : les photos d’identité… Je ne me reconnais pas! Pas de sourire et pas de lunettes… ce n’est pas moi!

27 : 1h55, 17km, merci au coureur du club qui m’a accompagnée et qui m’a permis de me pousser plus que si j’avais été toute seule!

28 : Camaïeu de gris assorti à ma lecture du moment! Salle d’attente de l’allergologue pour faire le point sur mon allergie au lait.

29 : Nouvelle lecture audio en cours «Jacob, Jacob» de Valérie Zenatti

30 : Mon père fait un exposé dans la classe de Bastien sur l’école autrefois et je l’accompagne pour tout filmer… Impression d’être une petite souris 😊

1 : Deux livres audio dans ma boîte aux lettres.

 

2 : Quand être prof d’anglais veut aussi dire être manutentionnaire et gérer des commandes de chocolats pour faire baisser le prix du voyage pour les parents… tout ça sur mon temps libre et bénévolement, of course!

3 : Un peu de lecture mère/fils avant de me remettre au boulot des bulletins

4 : Sortie avec le club, j’ai de la chance d’être dans un club super sympa et convivial avec des coureurs qui m’attendent et m’encouragent à chaque fois : 2h08, 19km, je suis très contente, je ne l’aurais pas fait toute seule!

5 : Je quitte le travail pour aller chercher Bastien et revenir au collège avec lui car j’ai un conseil de classe et personne pour le garder ce soir…Mon petit bonhomme a pique-niqué dans ma salle et s’est plongé dans la relecture de son Harry Potter en attendant mon conseil de classe qui avait 45 mn de retard! On est rentré à 21h!!

6 : Écouter l’émission littéraire de mes copines des  Bibliomaniacs. Et la journée commence bien (éclat de rire quand les copines parlent de moi dans l’émission 🙂

7 : Ma maman était dans la classe de Bastien pour parler du Noël anglais avec des chapeaux en papier de Christmas crackers qu’elle a fabriqués pour tout le monde, des cartes de noël, des chants de noël et même des mince pies maison! C’était mignon!

 

 Et comme il n’y a pas que les photos et les livres dans la vie, voici de quoi manger  : C’est la saison des soupes! Voici un velouté de potimarron :  (cliquez sur la photo)

 

 

Enfin, le « Book Jar »  : aidez moi à choisir le prochain livre issu de ma PAL à être photographié en train d’être lu. Dans les commentaires, donnez moi un nombre entre 1 et 43… (soit au hasard soit en choisissant dans ma PAL) : je ferai le tirage au sort avec  Bastien 

  (d’un clic sur l’image vous arrivez sur ma PAL)

Disparue : Lisa Gardner

La voiture de Rainie Conner est retrouvée abandonnée portière ouverte, phares allumés et moteur en route en pleine nuit sous une pluie battante. Les services de police du commandant Kincaid et les services de la shérif Shelly Atkins sont sur l’affaire. Au début, ils ne savent pas s’il s’agit d’un crime ou juste d’une disparition volontaire. Le fait que Rainie Conner soit une profileuse qui travaille avec son mari Pierce Quincy, ancien du FBI et lui aussi profileur change un peu la donne. Mais le fait que Rainie et Pierce viennent de se séparer car elle s’était remise à boire pose aussi problème dans l’enquête car ces éléments brouillent les pistes pour les enquêteurs. Pierce fait aussi appel à sa fille Kimberly, agent du FBI et son compagnon policier d’état.

Très vite, le ravisseur rentre en contact avec eux. Il déclare vouloir une somme d’argent mais il ressort qu’il veut surtout la célébrité et ce qui semblait au début un acte assez improvisé se révèle avoir été très bien préparé et organisé.

L’affaire se complique terriblement quand Dougie, le petit garçon de 7 ans extrêmement perturbé dont Rainie s’occupait dans le cadre de son travail disparaît lui aussi.

Le roman alterne des passages concernant l’enquête heure par heure, du point de vue des enquêteurs qui tâtonnent, poursuivent des pistes, creusent le passé de Rainie et de Dougie (et se cachent aussi un peu des choses selon les services auxquels ils appartiennent…) et  des passages qui montrent la situation du point de vue de Rainie.

C’est très rythmé, haletant et je dois dire que j’ai dévoré ce roman de 500 pages en un rien de temps ! Je me suis bien doutée du coupable mais ça n’empêche pas de lire le roman avidement jusqu’à la fin ! Un bon thriller, assez psychologique aussi car au-delà de l’enquête sur la recherche de Rainie et Dougie, on revient sur les enquêtes terribles que la profileuse a faites dans sa vie et ses expériences de vie qui l’ont assez abîmées et sur l’enfance assez terrible de Dougie.

J’ai déjà lu et aimé deux roman de Lisa Gardner : « Derniers adieux » et « La maison d’à côté ».

Merci à Vive les Bêtises pour ce cadeau d’anniversaire d’il y a 3 ans, je me suis rattrapée en le lisant en 3 jours 😉

  chez Antigone et Anne 

 Vive les bêtises (merci encore!!)

La vérité sort de la bouche de Little Boy B

7 ans et 1 mois et je continue à vous faire part de ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!

«J’ai des copines qui t’ont envoyé des messages pour ton anniversaire sur mon blog !

Ah ben dis donc j’ai du succès! Elles peuvent venir me rendre visite»

 

Bastien a eu un livre de blagues de Toto pour son anniversaire.

«Tu as raconté tes blagues de Toto à tes copains?

-Oui!

-Tu leur as dit que tu avais eu un livre?

-Non, j’ai pas envie qu’ils sachent d’où viennent les blagues!»

 

Bastien a eu des lunettes pour ses 7 ans…

«Moi je croyais que je serais moins beau avec des lunettes mais en fait, je suis beau pareil»

 

Bastien joue avec ses Lego Ninjago , il me montre une figurine :

«  T’as vu, c’est horrible!

-Non, c’est juste une figurine Lego…

-Oui, mais je lui ai changé la tête!

-Ok, mais bon, il ressemble quand même à un ninjago…

Oui, mais je lui ai mis une capuche blanche! Tu trouves pas que ça lui va pas???»

 

«Cette nuit, à cause de la momie dans Tintin, j’ai failli faire un cauchemar!

-Tu veux dire que tu as commencé un cauchemar?

Oui, il a commencé et puis tout à coup j’ai pensé à autre chose et j’ai réussi à pas voir la fin.»

 

Bastien devait faire la marche rose avec moi comme l’année dernière mais cette fois comme il est un peu fatigué et que nous partons en vacances à Paris le lendemain je lui dis qu’il n’est pas obligé de venir :

«Oui, mais si je viens pas, ça va pas faire moins d’argent pour les Roses en Baie?

-Non, parce que les enfants de ton âge ne paient pas pour marcher.

Ah d’accord! Parce que quand même la marche c’est pour gagner des sous pour l’association !» (Mon petit garçon solidaire!)

 

A Paris, j’ai fait une grosse chute avec Bastien et je me suis un peu blessée. Il n’a rien eu mais il a eu un peu peur. Le soir quand on faisait un petit bilan sur la journée, il me dit :

«On a fait une abominable chute!»

 

Le papa de Bastien a reçu un petit agenda de la part d’une association caritative avec son nom de famille sur la couverture. Bastien le trouve et dit :

«C’est quoi? C’est pour moi?

-Si tu veux, c’est à papa, il y a écrit M. H… dessus

-« M. H… »… C’est moi !!!»

 

Les copains de Bastien me demandent si c’est moi qui ai fait le gâteau d’anniversaire et se réjouissent quand je leur dis que c’est fait maison. Quand je raconte ça à son père plus tard, Bastien dit :

«Ben oui! On trouve tous que les gâteaux faits maison c’est meilleur !»

 

On le réveille à 7h30 pour aller à l’école :

«Papa il me réveille au milieu de la nuit!»

Je reçois un livre en service presse par le blog :

«Maman, t’as trop de la chance, tu reçois des livres par la poste… ce serait trop bien si je pouvais revoir des Lego moi!»

 

« Tu sais, c’est facile de décapiter et recapiter un Playmobil! »

 

« Les musulmans, c’est les gens qui croient en dieu?

-Les musulmans, ils croient en un dieu qui s’appelle Allah.

Et c’est comment les gens qui croient en rien?

-Les athées.

Et ben moi je suis athée, je crois en rien, sauf à la « Dame Blanche », mais c’est pas une religion. »

 

« Bastien, va te brosser les dents toute suite comme ça tu seras propre quand Tonton et Tatie arriveront et tu n’auras plus à t’inquiéter pour tes dents…

Oh tu sais, moi, je ne m’inquiète jamais pour mes dents! » (Je confirme, Bastien pourrait joyeusement ne jamais se brosser les dents!!)

 

Nous faisons une longue promenade à pieds en famille, il commence à fatiguer : 

« J’ai horriblement envie de rentrer! » 

 

Au Louvre, Bastien voulait absolument voir La Joconde (admirez nos sourires énigmatiques), la Venus de Milo et La Liberté guidant le peuple!

 

Pour son anniversaire, sa marraine lui a offert le premier tome de Harry Potter et il l’a reçu par la poste le samedi midi et l’a fini le mercredi après-midi! Autant vous dire qu’il ne le lâchait pas!

 

So long, Leonard Cohen…

J’ai ce CD depuis le lycée, je l’ai écouté en boucle et en apprenant la mort de Léonard Cohen ce matin, j’ai eu une drôle de sensation car je le croyais un peu immortel…

Et immédiatement les paroles de «Suzanne» me reviennent en tête… Je ne sais pas pourquoi celle-ci plutôt qu’une autre…

J’écoute maintenant cet album de ma jeunesse, cet album qui met les poils et les larmes aux yeux….

 

« Le Petit Prince de Calais » de Pascal Teulade

 

Jonas a 15 ans, il vit en Erythrée avec ses parents, sa grand-mère et sa petite sœur. Jonas n’aime pas trop l’école, tout ce qu’il aime c’est pêcher avec son père dans la mer Noire. Il a une passion pour les poissons, presque ’un don et son seul trésor est d’ailleurs un livre sur les poissons.

Un jour il est menacé d’être envoyé à l’armée et ses parents, qui savent que c’est beaucoup trop risqué, s’organisent pour qu’il fuit le pays et aille en Angleterre rejoindre un lointain cousin.

A contre cœur, pour ses parents, Jonas part et après un voyage très dur, il se retrouve en France, à Calais. Il ne parle que le Tigrigna, la langue de l’Erythrée, et n’arrive pas à se faire comprendre.

Il vit dans les dunes, seul, complétement isolé, avec l’espoir de passer en Angleterre. Il ne sait pas vraiment pourquoi il est là, seul à souffrir du froid, de la misère et de la solitude mais il le fait pour ses parents et parce qu’il n’a plus le choix de revenir en arrière.

Il croise des adolescents français, plein de bonnes intentions mais qui ne peuvent pas grand chose en grande partie parce qu’ils sont déconnectés de la réalité de Jonas.

Ce roman jeunesse est très fort, très touchant, réaliste et triste. C’est un beau roman plein de rêves d’un monde meilleur même si pour Jonas la vie rêvée ,c’est d’être avec sa famille.

Je conseille ce roman à partir de 12 ans.

 

 

 objectif 2016 : -43

  

Merci à  et  (cliquez sur les logos)

Soupe de légumineuses aux épices (d’inspiration québécoise)

Il y a quelques mois, L’Homme a acheté au magasin bio des légumineuses mélangées, en vrac, sans que l’on ne sache vraiment quoi en faire… Et puis, le hasard a voulu qu’en cherchant une recette, je découvre sur plusieurs sites de cuisine québécois une soupe de légumineuses aux épices. J’ai fait une adaptation personnelle de ces recettes pour en faire ma propre soupe et j’espère que Karine:) et  Yueyin accepteront cette soupe d’inspiration québécoise pour le challenge  

J’ai fait une grande quantité de soupe avec ces ingrédients, je dirais qu’elle fait 8 personnes mais j’ai lu qu’elle se congelait bien et j’ai moi-même congelé la moitié mais je n’ai pas encore goûté pour vous dire si elle était encore bonne après 😉

Ingrédients :

  • entre 500 et 800 g de légumineuses mélangées (sèches pour ma part. Si vous les trouvez déjà cuites, vous zappez les deux premières étapes de la recette)
  • 2 boites de tomates pelées ou concassées
  • 2 oignons
  • 2 gousses d’ail
  • 1 carotte (je n’en ai pas mise car je n’en avais pas mais je pense que ça aurait été très bien 😉
  • 3 cuillères à café de curcuma
  • 2 cuillères à café de cumin
  • 2 cuillères à café de coriandre en poudre
  • 2 cuillères à café de gingembre en poudre
  • sel, poivre
  • 2 cubes de bouillon (volaille ou légumes)

Préparation :

  • Faire tremper les légumineuses sèches dans de l’eau pendant 10 à 12h
  • Égoutter puis faire cuire dans une cocotte-minute pendant 30 mn avec un peu d’eau (le double du temps si c’est dans une casserole normale)
  • Égoutter (en fait, il y avait très peu d’eau à égoutter car les légumineuses avaient tout absorbé) et les remettre dans la cocotte-minute avec les tomates, les oignons coupés grossièrement, l’ail écrasé, la carotte en tronçons, les épices, le sel, le poivre et 1,5 litre de bouillon
  • Mélanger et refermer la cocotte-minute. Faire cuire 20 mn à partir du moment où la soupape tourne (le double dans une casserole normale)
  • Mixer la soupe et bon appétit !

(Même Bastien a bien aimé !)

« C’est ici, mon pays » de Cécile Gagnon

 

Nous sommes au Québec au milieu du 19ème siècle. Georgina est toute jeune quand avec sa famille, ils déménagent pour la région encore sauvage du lac Saint Louis -une zone où les chemins et les routes n’existent pas encore.

Son père doit partir plusieurs mois d’affilée en tant que bucheron pour survivre et sa mère reste seule avec les enfants, très isolés. Les conditions de vies sont très difficiles mais Georgina se plait dans ces paysages.

Quand des circonstances dramatiques poussent la famille à repartir, Georgina décide de rester et de faire sa vie dans cette région.

Je ne peux pas dire que c’est un roman qui m’ait passionné mais il montre une image assez intéressante de la vie des pionniers au Québec qui se créent une nouvelle vie. Il y a un petit côté « Petite maison dans la prairie ».

 

   chez Karine:) et  Yueyin

   

« Les grandes marées » de Jacques Poulin

 

Teddy (c’est un nom de code, je ne crois pas qu’on connaisse son vrai nom) est un traducteur de bandes dessinées pour un journal québécois. Le patron du journal lui a demandé un jour ce qu’il pouvait faire pour le rendre heureux et quand le traducteur lui a demandé s’il avait une île déserte, le patron du journal lui propose alors de faire ses traductions et le gardiennage de son île déserte « l’Île Madame ».

Il est donc seul sur cette île avec son vieux chat Matousalem. Le patron lui apporte régulièrement de planches de BD à traduire dans son hélicoptère. Teddy est un solitaire qui est heureux dans cette solitude tranquille. Et puis un jour, le patron qui ne semble pas convaincu que Teddy est réellement heureux vient avec une jeune femme. Marie et Teddy apprennent à se connaître petit à petit et se lient d’amitié et même plus.

Mais le patron emmène d’autres personnes sur l’île. Toujours avec la bonne intention de rendre tout le monde heureux mais plus il y a de nouveaux habitants moins l’équilibre harmonieux de l’île tient. Et la morale de l’histoire pourrait être qu’on ne peut pas faire le bonheur des gens pour eux ou que l’enfer est pavé de bonnes intentions. L’histoire commençait bien, plein de douceur et de simplicité, un bonheur simple mais petit à petit, l’espace privé de Teddy se réduit et c’est plutôt triste.

J’ai aimé ce roman même s’il m’a fallu un peu de temps pour entrer dans l’ambiance et le rythme assez lent mais je me suis assez vite plongée dans cette île, petite mais sauvage et isolée et au mode de vie très introspectif de Teddy, son amour des mots et du sens précis qu’ils ont. Les relations entre le traducteur et Marie qui se tissent lentement et tranquillement et qui sont bousculées par l’arrivée des personnages assez étranges, aussi différents les uns des autres que possible. J’ai aimé la place de la nature dans le roman et le style de Jacques Poulain. C’est un roman qui laisse l’histoire s’installer, qui laisse la place au lecteur qui peut se faire sa propre idée sur les personnages et leurs liens.

 

   chez Karine:) et  Yueyin

 objectif 2016 : -42

J‘inscris ce texte au Défi Livres de Argali 

« Chanson française » de Sophie Létourneau (Lu par Catherine Trudeau pour ICI.Radio-Canada.ca)

Enregistré pour ICI Radio Canada :

Livres audio | Première PLUS | ICI Radio-Canada Première

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Béatrice est québécoise, elle vit à Montréal et elle est institutrice. Assez indépendante, elle rêve toutefois d’aller en France et aussi de tomber amoureuse. Elle organise un échange avec une institutrice française et au même moment, elle rencontre Christophe un français qui vit en Amérique du Nord. Tout semble parfait, ils semblent faits l’un pour l’autre et Béatrice est heureuse mais Christophe a tout planifié pour eux, parfaitement… Trop peut-être…

Béatrice est malheureuse, elle part en France pour son échange et elle rencontre Julien, instituteur dans son école à Paris et ce tombeur la pousse dans ses retranchements, elle oublie Christophe dans ses bras sans jamais vraiment pouvoir l’oublier…

Il y a des personnages secondaires intéressants, effleurés un peu trop seulement, on aimerait les connaitre plus mais ils sont bien campés malgré tout et ils nous permettent d’avoir une vision globale, peut-être un peu brouillée mais complète de Béatrice qui est un personnage vraiment touchant.

J’ai aimé l’ambiance de Québec, j’ai aimé Paris vu au travers du regard de cette jeune québécoise (et j’ai immédiatement pensé à Karine évidemment 😉 J’ai aimé les relations familiale complexes qui sont évoquées : Béatrice et sa sœur, Christophe et sa mère…

Une jolie histoire, légère sans l’être.

Je dois aussi dire que j’ai adoré la lectrice qui est une actrice québécoise et qui lit ce roman extrêmement bien ! Bravo à elle !

  Chez Sylire : Le thème du mois est « Un roman francophone »

   chez Karine:) et  Yueyin

Nina : Alice Brière-Haquet et Bruno Liance (Billet avec Bastien)

J’ai commencé par lire cet album vite fait entre deux choses à faire mais j’ai été saisie et j’ai eu les larmes aux yeux et l’envie de le relire tout de suite en prenant mon temps.

Je l’ai relu peu de temps après avec Bastien et l’émotion a encore été très forte. Avec peu de mots, mais des mots bien choisis, pleins de poésie et forts, avec des dessins plein de douceur et de sous-entendus, les auteurs arrivent à passer un message très puissant sur une époque (la ségrégation aux Etats-Unis), sur le racisme et son injustice et sur l’unité que l’on peut trouver (notamment au travers de la musique).

J’ai trouvé cet album formidable et certainement pas à réserver aux jeunes lecteurs. Je l’ai lu avec Bastien, 7 ans, et il a très bien compris car je l’ai sensibilisé au rejet du racisme et il a aussi lu tout seul un dossier sur Martin Luther King dans un magazine Astrapi (et il a su me dire de lui-même en voyant le dessin de Martin Luther King dans l’album « Nina » : « C’est Martin Luther King, je reconnais sa tête, je l’ai vu dans Astrapi, il disait qu’il fallait pas juger les gens par rapport à la couleur de leur peau mais par rapport à leur caractère. »).

Je le conseille donc aux enfants à partir de 7 ans en les accompagnant pour le contexte historique, aux ados qui pourront avoir le point de vue d’un enfant sur la ségrégation et aussi aux adultes qui, comme moi, seront peut-être émus aux larmes.

L’avis de Bastien (7 ans) pris en notes par moi après notre lecture sans y apporter de changements (oui… c’est son choix de dire le mot « ingénieux », je ne savais même pas qu’il le connaissait !):

« Cette histoire est VRAIE et c’est injuste que les noirs et les blancs n’aient pas les mêmes droits.

On ne doit pas traiter à la couleur de la peau mais au caractère. J’ai lu ça dans Astrapi quand ils parlaient de Martin Luther King et on le voit dans l’album, je l’ai reconnu sur le dessin.

Je trouve que c’était ingénieux de comparer les noirs et les blancs avec les touches du piano.

Ça parle de musique et moi j’aime beaucoup ça.

Les dessins sont beaux en noir et blanc.

J’ai beaucoup aimé cet album. »

« C’est ma page préférée parce que les Noirs sont en colère. »

Puis il m’a demandé si Nina Simone avait vraiment existé et je lui ai montré une vidéo :

« C’est une pianiste, une danseuse et une chanteuse. Elle fait beaucoup de choses. Elle a un peu une voix de garçon ! »

Ma collègue G qui m’a prêté cet album du CDI m’a conseillé d’écouter « Sinnerman » de Nina Simone en le lisant et c’est un bon choix.

Personnellement, je suis toujours terriblement émue d’écouter « Strange fruits » mais j’aime aussi beaucoup « Ain’t got no-I got life » et encore bien d’autres titres car c’est une chanteuse d’une grande puissance que je vous conseille aussi de découvrir !

« Sinnerman »

« Strange fruits »

 « Ain’t got no -I got life »