Le coeur du pélican : Cécile Coulon

Soyons clair, ce billet n’est pas facile à écrire… C’est un coup de cœur et je ne sais pas comment vous en parler.

Anthime est tout d’abord un jeune garçon discret qui vit avec sa sœur et ses parents dans une banlieue assez uniforme et sclérosée. Il devient un prodige de l’athlétisme et puis se blesse et arrête tout, coupe avec sa vie d’avant, abandonne ses rêves et ses désirs. Il rentre dans le moule -celui qu’il avait voulu fuir par le sport – se marie sans amour, habite dans une maison qui pourrait être une maison témoin comme tant d’autres et fait un travail sans passion. Une vie qui l’étouffe sans qu’il s’en rende compte.

Et puis le jour où il réalise qu’il est passé à côté de sa vie, qu’il en est même extérieur, qu’il est devenu un homme informe et sans substance, il se remet au sport, comme un clandestin et il redevient lui-même -le « pélican » de sa jeunesse. Il se met à courir à travers la France pour fuir, pour se chercher et même s’il se perd en route c’est pour mieux se connaître finalement.

J’avais noté ce titre dans ma LAL car j’avais lu qu’il s’agissait d’un roman sur la course à pied et ça m’intéresse mais je dois dire que j’ai été « cueillie » par ce roman car pour moi ce n’est pas un roman sur le sport mais sur plein d’autre chose : le couple, la routine, sur la frustration. Le sport est bien sûr très présent mais il est le déclencheur autant que le remède à toute la grisaille décrite dans cette histoire.

Je ne veux pas vous faire peur en le présentant comme ça mais ce roman est dur car il bouscule une sorte de normalité triste et il met en scène des personnages assez peu sympathiques. Que ce soit Anthime qui par fierté se laisse couler dans le moule ou sa femme qui l’a façonné dans une normalité factice ou sa soeur qui se rassure de son influence sur lui… Ils ont tous des torts et se font tous du mal.

J’ai été bluffée par ce roman qui est tout sauf un roman feel good. J’ai été particulièrement frappée de savoir que son auteur est une toute jeune femme (je crois qu’elle avait 25 au moment de l’écriture du « cœur du pélican ») et pourtant elle a parfaitement cerné l’humanité ordinaire avec ses petits et grands travers, ses hypocrisies, ses manœuvres et ses arrangements avec le quotidien. Ce roman est d’une terrible maturité.

Et puis, il y a aussi le style : c’est une écriture forte à la fois rude, rocailleuse et presque poétique en même temps. C’est rythmé et percutant ! Je sais que je lirai d’autres romans de cette auteur !

*

 

 grâce aux chèques lire de ma Best pour mon anniversaire!. Merci beaucoup!

J’avais repéré ce titre chez  Eva. Son billet en cliquant sur son nom! objectif 2017 : -4

 chez Antigone

Petit Bac 2017 : Catégorie « Animal »

Station eleven : Emily St. John Mandel

Vous allez penser que j’exagère et que c’est toujours la même rengaine avec moi, mais voici un livre dont il va être compliqué de parler pour vous donner envie de le lire sans trop en dire et sans m’emmêler les pinceaux et sans vous faire peur avec un sujet qui pourrait vous faire fuir (qui aurait pu ME faire fuir) mais auquel j’ai totalement adhéré.

Alors le fait que je l’ai fini hier matin et que j’écrive le billet le soir même pour pouvoir mettre en ligne mon billet ce matin pour une lecture commune n’arrange pas les choses… Ou au contraire, m’oblige à me reposer sur mes impressions toutes fraîches sans trop analyser…

Alors je vais commencer par vous dire que j’ai aimé ce roman et même beaucoup et même si je l’ai lu doucement à cause d’un emploi du temps chargé et d’une fatigue importante j’aurais aimé le lire pendant des vacances pour le dévorer en 3 jours !

Ce n’est pas non plus simple de parler de l’histoire car elle fait des allers-retours dans différentes époques et on croise des personnages à ces différentes époques.

Allez, je me lance !

Le monde tel que nous le connaissons s’est effondré en peu de temps après une épidémie fulgurante d’une grippe inconnue et très mortelle. Presque toute la population meurt, nos technologies de base comme l’électricité, le téléphone, la télévision, les moyens de locomotion deviennent vite obsolètes. Les gens se retrouvent sur les routes et isolés… C’est un peu comme si on avait fait « reset » sur notre mode de vie.

Dans le « passé » du roman, notre présent, nous suivons Arthur Leander qui meurt sur scène alors qu’il joue King Lear, au début de la pandémie et tout au long du roman on remontera dans son passé, ses relations personnelles et sa vie d’artiste.

Dans le présent du roman, nous suivons principalement Kirsten qui est une des actrices de la« Symphonie itinérante », une troupe de théâtre qui joue du Shakespeare et de la musique classique en voyageant entre chaque petite ville ou village récrés dans cette nouvelle société très précaire.

Kirsten est liée à Arthur Leander car elle était enfant actrice, sur scène, au moment de la mort de l’acteur. Et on croisera d’autres personnages ayant été liés d’une façon ou d’une autre avec Arthur et les uns avec les autres.

On passe d’une époque à l’autre, on s’attache aux personnages que ce soit ceux du « passé » qui connaissent une certaine vacuité, une facilité de vie mais ne sont pas si heureux et ceux du « présent » qui vivent dans un dénuement et une incertitude, un danger quasi permanant et qui se raccrochent à des relations fortes et une envie de survivre.

Ce roman est passionnant et rythmé mais c’est aussi une réflexion sur la société. On se pose beaucoup de questions sur ce nouveau monde et sur le nôtre.

C’est aussi un roman bien écrit  très vivant, très réaliste et très beau ! Je suis vraiment contente de l’avoir lu !

C’est le coup de cœur de Eva qui m’a permis de me lancer dans cette lecture.

 avec Edyta. Allons voir son avis!

 

Challenge Petit Bac 2017 catégorie « lieu »


Commentaires laissés à l’époque sur Canalblog  :
  • Un roman magnifique. Merci Enna pour cette lecture commune. Posté par Edytasamedi 28 janvier 2017
  • Merci à toi! J’avais encore tant de choses à dire sur ce roman mais il y avait tant à dire!  Posté par Enna, samedi 28 janvier 2017
  • oh tiens un roman apocalyptique….tu vas te lancer dans le theme ?…en tout cas oui il promet… Posté par rachelsamedi 28 janvier 2017 |
  • en général ce n’est pas mon style de roman mais voilà, parfois on croise un roman qui fait la différence : il vaut vraiment le coup! Posté par Enna, samedi 28 janvier 2017
  • oh oui alors, s’il fait l’unanimité même avec ceux qui n’aiment pas ce genre… Posté par rachelsamedi 28 janvier 2017
  • je crois oui  Posté par Enna, lundi 30 janvier 2017
  • J’ai moi aussi été conquise par ce roman lu récemment (mais pas de billet encore), et pareil que toi, je trouve ça très difficile d’en parler ! Mais tu t’en es très bien sortie. Posté par A_girl_from_eartsamedi 28 janvier 2017
  • Merci  A toi de te lancer maintenant  Il est tellement riche! En me relisant je me dis que je n’ai pas parlé de plein d’autres aspects qui m’ont plu… mais on ne peut pas tout dire  Je lirai ton billet! Posté par Enna, samedi 28 janvier 2017 |
  • On m’en a justement parlé hier à Angouleme, et en bien. Je viens de chroniquer un roman post apocalyptique… c’est bon ça ne me fait pas fuir !!  Posté par Antigone1samedi 28 janvier 2017 | Je pense qu’il te plaira! à ton tour de le découvrir!  Posté par Enna, samedi 28 janvier 2017 |
  • Je viens juste de le finir et j’ai eu la chance de pouvoir le lire d’un coup à l’occasion d’un voyage. Je l’ai trouvé génial alors que je ne lis pas du tout ce genre de roman d’habitude! Par contre je ne pense pas que ce soit un premier roman… Posté par Joëllesamedi 28 janvier 2017
  • Tu as raison, je vais corriger ça! Mais en tout cas c’est un beau roman d’une grande maîtrise sur un sujet hyper fort. Posté par Enna, samedi 28 janvier 2017 |
  • Je me demandais justement s’il pourrait me plaire… il y a pas mal de livres qui tournent autour de ce sujet en ce moment. Posté par Gwenaellesamedi 28 janvier 2017 |
  • celui-ci a le mérite de se passer seulement 20 ans après la chute du monde actuelle et de faire des allers et retours dans le temps et donc fait vraiment un lien entre notre époque et celle du « nouveau monde » et c’est très réaliste : pas de zombies!  Posté par Enna, lundi 30 janvier 2017 |
  • Quelques critiques mitigées m’avaient découragée de lire ce roman, mais tu me rassures, je me lancerai alors ! Posté par Katheldimanche 29 janvier 2017 |
  • de mon côté je n’avais lu que des avis positifs du coup j’avais peur de ne pas aimer  Posté par Enna, lundi 30 janvier 2017
  • J’ai absolument adoré ce roman qui m’a bouleversée. C’est un vrai page turner en plus ! Depuis que je l’ai lu, j’y repense régulièrement, c’est dire à quel point il m’a touchée ! Posté par fleurfleurdimanche 29 janvier 2017 |
  • oui, je pense que j’y penserai aussi longtemps après. Je me dis qu’il y a tant d’autres choses que j’aurais pu dire dessus (et en même temps, il ne
    faut pas trop en dire  Posté par Enna, lundi 30 janvier 2017 |
  • Adoré aussi!!
    Mon billet est pour demain, je pense! Et je n’aime pas les post-apo à la base. Posté par Karinedimanche 29 janvier 2017

L’ombre de Gray Mountain : John Grisham (lu par Ingrid Donnadieu)

Samantha Kofer est une jeune avocate à New York dans un grand cabinet d’avocats qui perd son emploi au moment de la crise causée par la faillite de la banque Lehman Brothers. Seule compensation pour elle, sa boite la reprendra dans un an si la situation s’améliore mais elle doit en attendant faire un stage gratuit pour une œuvre plus ou moins caritative.

C’est ainsi qu’elle se retrouve à Brady, une toute petite ville au fin fond de la Virginie en plein dans les Appalaches, le pays du charbon. Elle rejoint le centre juridique de Bradie dirigé par Mattie Wyatt, qui fait tout ce qu’elle peut avec Annette, une autre avocate, pour aider les gens à régler sans frais leurs problèmes, que ce soit des divorces, des successions ou des litiges de travail. Samantha va d’ailleurs apprendre à travailler avec des vraies personnes dans le besoin et plus des corporations uniquement financières.

Elle fait aussi la rencontre de Donovan Gray, le neveu de Mattie qui est aussi avocat et qui lui est se bat contre les grandes compagnies d’extraction de charbon qui détruisent la région, la montagne, l’eau et qui tuent des gens soit par négligence avec des accidents terribles soit en rendant malades et en ne protégeant pas les ouvriers qui souffrent de ce qui s’appelle le « poumon noir » et qui est une maladie professionnelle incurable.

La mort de Donovan à l’aube d’un nouveau procès retentissant met Samantha au cœur d’une affaire qui la dépasse. Elle se rapproche de Jeff, le frère de Donovan qui poursuit le travail de ce dernier mais c’est très compliqué à vivre.

Ce roman est assez fascinant et terrifiant d’un point de vue social… C’est terrible de se dire qu’aux Etats-Unis le profit des compagnies d’extraction du charbon peuvent tout détruire autour d’elles en toute impunité et qu’elles préfèrent (et peuvent) payer des sommes colossales pour étouffer leurs actions plutôt que de payer des pensions aux ouvriers ou aux familles détruites… Le système judiciaire américains avec ses « accords » plutôt que des procès et l’injustice également de l’absence de protection sociale des citoyens font froid dans le dos…

A côté de cela, j’ai moins aimé le petit côté « romance » et un peu cliché (la jeune New Yorkaise qui devient une idéaliste et qui trouve la « foi » en son métier et qui dépasse toutes les difficultés tout en étant droite…). Par contre j’ai beaucoup aimé la galerie de personnages croisés dans les affaires traitées par le centre d’aide juridique. Des gens ordinaires qui souffrent et pour qui Mattie et ses collègues donnent tout. (J’ai d’ailleurs beaucoup aimé Mattie qui est une femme forte et pleine d’espoirs et de dignité.)

Plus qu’un polar, c’est un roman de société et c’est très instructif mais aussi très inquiétant ! L’écologie, la santé des américains et le déni des droits des salariés sont au cœur de ce roman et après l’élection de Trump ce roman résonne particulièrement fort !

 par Mrs B : Merci!

Catégorie « couleur » (gray = gris en anglais américain) pour ma ligne Audio du Petit Bac 2017

Que faisions nous le jeudi 2/2 à 2h02 et/ou à 14h02??

  

Le   2/2   nous avons été 14 à prendre 14 photos -au même moment ou presque- de ce que nous étions en train de faire  (sur une idée de Cstef du blog « Une Photo, une bidouille »!!) 

J’ai transmis ces photos à  Steff  qui en a fait cette mosaïque! Merci à elle et merci à tous les participants!

 

A  2h02 : 0  photos

Personnellement,  je dormais!

Steff  dormait!

 

A 14h02 : 14 photos

Personnellement,  j’ai failli oublier mais en regardant l’heure sur mon portable pendant que mes élèves étaient en train de copier le tableau, j’ai vu le sms d’une copine qui m’envoyait sa participation (merci Vive les Bêtises!) et j’ai donc pu en profiter pour discrètement prendre une photo du tableau que les élèves de 6ème étaient en train de copier!

Steff  sortait de chez le médecin pour son loulou

Vive les bêtises était garde-malade, son fils ayant la grippe. Elle lisait U4. Contagion.Elle adore ce livre qu’elle trouve un peu plus difficile à lire que les autres U4 parce qu’ils évoquent davantage les personnages secondaires et les repères temporels sont différents d’une histoire à une autre.

Wakanda  était en pleine création d’un kamishibaï (= pièce de théâtre sur papier) sur la comptine « Il était une bergère » pendant une formation.

Une Ribambelle est tombée sur mon mail pile à l’heure (décidément, je ne suis pas la seule à avoir eu un coup de chance!) Elle revenait de la bibliothèque du boulot avec ce livre : « Séduire Isabelle A »

Aifelle  après une matinée chargée, elle se reposait dans son canapé. Dans son champ de vision, sa table de salon, encombrée de livres …

Marion  attendait un technicien entre midi et 17h et il est passé juste au bon moment pour être sur la photo! Du coup, elle se dit qu’elle va aller s’acheter un billet de loterie !

Mare tea ne  faisait de la couture et fabriquait un sac pour sa nièce (qui pour la petite anecdote s’appelle presque comme moi!)

Nath venait de reprendre le boulot et allait chercher l’eau pour son thé  de l’apres midi

Nua essayait de déchiffrer un patron de couture… ou était-ce une carte d’état major?

Manika s’apprêtait à partir chez une amie.

Céline allait attaquer sa paperasse pour le suivi de ses élèves 

Estellecalim était en train de ranger son salon avant d’y passer l’aspirateur

Sandrion  aurait dû être sur les skis en sortie avec ses étudiants mais la sortie a été annulée et en dernière minute, ils ont choisi de faire une après-midi « paintball ». Elle les a accompagnés et elle a pris la photo au moment où ils étaient prêts à se lancer dans l’aventure (Mais Sandrion précise qu’elle n’a pas participé 😉

 

 Merci à tous les participants! Merci à tous!

 

Le prochain rendez-vous sera  : le vendredi 3/3 à  03h03 et/ou à 15h03! Parlez en autour de vous 😉 

Un rappel  la veille au soir et le jour même pour éviter d’oublier 😉 

J’espère que nous serons nombreux à jouer!

Souvenirs, souvenirs : Voici ce qu’on faisait  le 3/03 à 3h03 et  le 4/04 à 4h04  et le 5/05 à 5h05 et le 6/06 à 6h06  et le 7/7 à 7h07  et le 9/9 à 9h09  et le 10/10 à 10h10  et le 11 / 11 à 11h11 et  le 12/12 à 12h12 et le 1/01 à 1h1 ou 13h01 et le 2/2 à 14h02 et le 3/3 à 15h03 et le 4/4 à 16h04 et le 5/5 à 17h05 et le 6/6 à 18h06 et le 7/7 à 19h07 et le 9/9  et le 10/10  et le 11/11 et le 12/12  et le 1/1  et le 2/2  et le 3/3  et le 4/4 et le 5/5 et le 6/6 et le 7/7 et le 9/9 et le 10/10 et le 11/11 et le 12/12 et le 1/1 et le 2/2 et le 3/3 et le 4/4 et le 5/5 et le 6/6 et le 7/7 et le 9/9 et le 10/10 et le 11/11 et le 12/12 et le 1/1

Qu’est ce que je faisais le jeudi 2/2 à 2h02 et/ou à 14h02?

Le 2/2  à  2h02  :  Je dormais! (J’ai bien ouvert un oeil à 3h15 du matin, j’ai eu le temps de me poser la question si je prenais une photo et je me suis endormie aussi vite!

 

 

Le 2/2 à  14h02 (ou plutôt 14h09)  :  J’ai failli oublier mais en regardant l’heure sur mon portable pendant que mes élèves étaient en train de copier le tableau, j’ai vu le sms d’une copine qui m’envoyait sa participation (merci Vive les Bêtises!) et j’ai donc pu en profiter pour discrètement prendre une photo du tableau que les élèves de 6ème étaient en train de copier!

 

 

Si vous avez joué, envoyez moi votre photo dès que possible : ennalit@gmail.com en racontant ce que vous faisiez (pensez aussi à me donner votre pseudo et si vous avez un blog pour le recap’, précisez aussi à quel moment de la journée c’était, nuit ou jour)

On se donne au plus tard le 7 pour qu’on puisse mettre la mosaïque en ligne le 9

A bientôt!

Âmes Graphiques – Neuf-

 

Sabine rend son rendez-vous photographique du Petit Carré Jaune « Âme graphique » nomade en le faisant voyager de blog en blog et ce mois-ci, elle a confié les clés à Martine des lectures de Martine qui nous a proposé le mot « Neuf« …
Je dois dire que j’avais zappé, la fin janvier est arrivée si vite que dimanche matin je n’avais même pas réfléchi au sujet quand Martine a fat un petit rappel sur le groupe FB du rendez-vous…
Et puis je suis allée courir dimanche après-midi, sur un parcours que je connais et c’est là la magie de l’âme graphique qui fait qu’il suffit d’ouvrir ses yeux et son coeur (et d’avoir de quoi prendre des photos, même en courant!) car au détour d’un champs j’ai croisé du « neuf », du tout neuf de probablement seulement quelques jours.
Je me suis arrêtée pour les regarder, j’ai rigolé toute seule en les voyant bondir comme s’ils découvraient leurs propres corps, se sauter dessus et courir vers leur mère pour se cacher comme des enfants faussement timides. Leur mère qui, elle, me regardait droit dans les yeux, tête haute et en faisant un ou deux pas dans ma direction l’air de dire « Ne t’approche pas plus de mes petits, toi! » 😉
 
Alors voici la rencontre qui m’a donné le sourire !

Prochain rendez-vous sur un autre blog le jeudi 23 février.

 

Jane, le renard et moi : Fanny Britt et Isabelle Arsenault

     

 

Hélène est une jeune adolescente qui subit les brimades des autres filles de son école. Geneviève, Sarah, Anne-Julie et Chloé étaient ses amies avant mais elles se sont retournées contre elle en grandissant. Hélène aimerait être transparente et traverser les couloirs sans avoir peur d’entendre du mal d’elle. Elles lui font se sentir grosse, laide et sans intérêt et c’est très dur à vivre.

Sa vie est triste et morne (et les dessins sont en noir et blanc) et sa seule échappatoire c’est la lecture de « Jane Eyre » qui redonne légèreté et couleur à sa vie (et les pages de la BD sont alors en couleur). Jane est pour elle une sorte d’alter ego en qui elle se reconnait, elle se plonge dans sa vie et y trouve de la force même si dans sa vie quotidienne, elle est toujours tête baissée…

Un jour, elle apprend qu’elle doit aller une semaine en voyage scolaire et qu’elle ne pourra pas y échapper. C’est la mort dans l’âme, triste et inquiète qu’elle se prépare y aller… Il y a l’épreuve des magasins avec sa maman, l’achat du maillot de bain pour Hélène qui n’est plus tout à fait une petite fille mais pas encore une jeune fille, un peu plus potelée que la moyenne de ses « amies » et elle résout à y aller mais avec dans ses bagage « Jane Eyre ».

Là-bas, bien entendu, l’isolement continue. Jane Eyre est son réconfort mais aussi la rencontre avec un renard dans la forêt… Et puis, il y a la rencontre avec Géraldine, une autre fille du groupe qui a assez de personnalité pour ne pas suivre bêtement la « meute » et qui devient amie avec Hélène. Et c’est alors la possibilité d’une nouvelle vie qui s’ouvre à elle, où elle peut prendre confiance en elle.

J’ai beaucoup aimé cet album. Tout d’abord par la thématique du harcèlement, de l’isolement des jeunes qui ne savent pas dire que ça ne va pas. J’ai trouvé très bien traité cet âge charnière entre l’enfance et l’adolescence et la cruauté des gens « cools » envers ceux qui ne rentrent pas dans le moule. J’ai adoré le fait que la lecture soit montrée comme une bulle de bienêtre et de réconfort.

Et puis, les dessins sont superbes. J’avais déjà eu un coup de cœur pour  « Louis parmi les spectres » des mêmes auteurs. Les traits sont délicats, légers et transmettent des émotions avec beaucoup de finesse. Et les passages sur Jane Eyre sont aussi très beaux et vivants.

A découvrir, c’est une vraie pépite !

Merci 

Challenge Petit Bac 2017 Catégorie « prénom » de ma ligne BD

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali  

La femme de nos vies : Didier Van Cauwelaert (lu par l’auteur)

David Rosfeld vient en Allemagne dans un hôpital pour voir une vieille femme dans le coma -Ilsa Shaffman. Dans la chambre, il croise une version jeune d’Ilsa qui est en réalité sa petite fille.

David va raconter à la jeune femme le passé de sa grand-mère qu’elle n’a jamais connue car son passé pendant la guerre a causé la honte et le rejet de sa fille et de sa petite fille. En effet, Ilsa a été condamnée en tant que Nazi après la guerre.

Mais pour David, Ilsa, c’est la femme qui lui a sauvé la vie, qui lui a donné la vie telle qu’il l’a vécue car elle l’a sauvé de la chambre à gaz…

David fait donc le récit à Marianne de sa jeunesse en Allemagne, son passage dans un « hôpital » pour « dégénérés » où se retrouvaient handicapés, malades, enfants inadaptés… Il raconte comment Ilsa s’est occupée de lui dans l’école de surdoués qu’elle a créée pour pousser ses études scientifiques non pour exterminer les Juifs mais pour sauver l’Allemagne d’Hitler.

Ce roman est à la fois une fresque historique que ce soit sur l’Allemagne Nazie (on y croise même Hitler), sur la course à la bombe atomique et les progrès de la science (on y croise même Einstein) mais c’est aussi une histoire d’amour poignante qui a duré toute une vie.

La femme de nos vies, c’est l’histoire d’un homme qui a aimé une femme toute sa vie et qui peut enfin la retrouver et dire qui elle était vraiment.

J’ai beaucoup aimé ce roman et la manière très réussie dont il a été lu par l’auteur. Je dois avouer que j’ai seulement réalisé que c’était Didier Van Cauvelaert qui lisait son propre roman au moment d’écrire ce billet et je dois dire qu’il lit parfaitement et donne vie à David.

 

 par Sylire (Son avis en cliquant sur son nom)

Catégorie « Famille » de ma ligne « Audio » pour le Petit Bac 2017

« Némesis » d’Agatha Christie

Miss Marple apprend qu’un certain M. Rafiel l’a couchée sur son testament. Elle l’avait rencontré aux Antilles (dans « Le major parlait trop ») quand elle avait fait appel à lui pour éviter un meurtre.

Dans son testament, il lui confie une mission posthume. Elle touchera une certaine somme d’argent si elle utilise son don pour la justice pour mener une enquête et résoudre un crime mais il ne lui donne aucune indication, sur le crime en question : aucune piste ! La seule chose qu’elle sait c’est qu’il lui a réservé un voyage organisé en Angleterre pour visiter des châteaux et jardins…

Miss Marple s’interroge sur les autres participants au voyage -ont-ils des liens avec M. Rafiel ? Elle les observe tous pour trouver une piste sur le crime qu’elle doit résoudre.

Au cours du voyage, trois sœurs vivant dans un manoir la contactent car M. Rafiel leur avait parlé d’elle avant sa mort. C’est alors qu’elle apprend que son bienfaiteur avait un fils qui a été condamné pour le meurtre d’une jeune fille quelques temps plus tôt.

L’esprit de Miss Marple tourne à plein régime et bien entendu, sa connaissance de la nature humaine et son don d’observation lui font comprendre ce que M. Rafiel voulait qu’elle voie sans l’influencer et elle résout le crime.

Un bon roman qui cette fois se passe dans les années 70 et il y a d’ailleurs pas mal d’allusions aux changements des mœurs des jeunes gens qui sont bien différents de ceux des années 20 et 30, surtout aux yeux d’une Miss Marple vieillissante.

 

    

  : 49

 catégorie « Personne connue » pour ma ligne « Agatha Christie »  (= Déesse grecque de la justice et de la vengeance)

  chez Titine

Le prix Audiolib 2017

Pour la 5 ème année consécutive, je suis membre du jury du Prix Audiolib, organisé par la maison d’édition.

Je suis toujours contente de découvrir des titres qui ne sont pas forcément dans ma « zone de confort », j’y ai fait de belles découvertes inattendues (et d’autres qui m’ont moins plu, c’est le jeu!)

Et puis comme les autres années, parmi les autres autres membres du jury il y a pas mal de copines blogueuses, c’est aussi l’occasion d’échanger sur nos lectures et d’organiser des Lectures Communes.

Voici les titres que je vais être amenée à lire avec les oreilles entre février et la fin mai :

  • Born to run de Bruce Springsteen, lu par Jacques Frantz.
  • Désorientale de Négar Djavadi, lu par Lila Tamazit.
  •  Jeux de Miroirs d’E.O. Chirovici, lu par Vincent Schmitt.
  •  Le dernier des nôtres d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre, lu par Rémi Bichet.
  •  Ma part de Gaulois de Magyd CHERFI, lu par l’auteur.
  •  Opération Napoléon d’Arnaldur INDRIDASON, lu par Thierry Janssen.
  •  Petit pays de Gaël FAYE, lu par l’auteur.
  •  The Girls d’Emma CLINE, lu par Rachel Arditi.
  •  Trois jours et une vie de Pierre LEMAITRE, lu par Philippe Torreton.
  •  Voici venir les rêveurs d’Imbolo MBUE, lu par Julien Chatelet.

J’ai déjà lu  « Petit pays » de Gaël Faye (lu par l’auteur) et « Trois jours et une vie » de Pierre Lemaitre (lu par Philippe Torreton). J’ai « The Girls » d’Emma Cline dans ma PAL « papier » alors je pense que je l’aurai lu avant de l’écouter puisque la version audio lue par Rachel Arditi ne sort qu’en avril 2017.

 J’avais repéré « Le dernier des nôtres » d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre, lu par Rémi Bichet, « Jeux de Miroirs » d’E.O. Chirovici, lu par Vincent Schmitt qui sort en mars 2017) , « Voici venir les rêveurs » d’Imbolo Mbue, lu par Julien Chatelet qui sort en février 2017) et « Désorientale » de Négar Djavadi (lu par Lila Tamazit qui sort en mars 2017) sur la blogo / Instagram sans pour autant vraiment savoir à quoi m’attendre alors je suis très curieuse de les découvrir.

 Ma dernière tentative avec Arnaldur Indridason a été un échec alors j’espère me réconcilier avec lui avec « Opération Napoléon » (lu par Thierry Janssen qui sort mars 2017) et je suis curieuse de découvrir Magyd Cherfi en tant qu’auteur avec « Ma part de Gaulois »  (lu par l’auteur et qui sort en avril 2017).

 Alors le seul qui « m’inquiète » un peu dans cette sélection, c’est « Born to run » de Bruce Springsteen car je ne suis pas une fan du chanteur, mais il est  lu par Jacques Frantz que j’ai déjà aimé sur d’autres livres audio (sortie mars 2017).

Comptez sur moi pour vous reparler de ces livres audio au fur et à mesure!