« La grande aventure du Petit Tout » de Agnès de Lestrade et Tiziana Romanin

 

On continue l’aventure des Incorruptibles à deux :

Mon avis de maman :

Très joli album au niveau des dessins avec un petit côté retro et des couleurs automnales.

Au niveau de l’histoire, c’est un sujet qui peut toucher beaucoup d’enfants : la séparation des parents. L’enfant, « Petit Tout », ne comprend pas bien ce qui se passe et quand sa maman a un nouvel amoureux, c’est compliqué pour lui, cet homme, il l’appellera d’ailleurs « Monsieur Rien ».

C’est encore plus difficile pour lui d’accepter le bébé que sa maman et Monsieur Rien ont ensemble. Il le rejette et l’ignore et l’appelle « Rien du Tout ». Mais Rien du Tout ne se laisse pas faire et il finira par se faire « adopter » par Petit Tout qui deviendra alors un vrai grand frère.

C’est une jolie histoire même si elle est triste pour l’enfant lecteur mais aussi pour le parent lecteur car on se met à la place de cette famille. Mais il y a aussi beaucoup d’espoir.

 

L’avis de Bastien, 7 ans, CE1 (Avis pris sous la dictée, sans que je ne change un mot) :

Au début c’est triste. Ça raconte un enfant et il y a ses parents qui divorcent.

Le Petit Tout, le héros de l’histoire, est très triste et après ça va bien mais ça prend du temps.

J’ai trouvé qu’il était très bien parce que c’est des trucs qui concernent des gens que je connais. J’ai quand même de la chance que mes parents soient pas séparés.

Ma page préférée c’est Petit Tout avec Petit Rien du Tout, son petit frère. Et j’aime cette page parce qu’ils sont heureux.

Les dessins sont bien faits.

    

 sélection CE1

« Au fil de l’eau » de Juan Diaz Canales

J’avais repéré cet album chez Mo et Noukette, et quand je l’ai vu dans le Masse Critique BD j’ai donc sauté sur l’occasion.

Cette histoire c’est celle d’une bande de retraités espagnols, dans l’Espagne d’aujourd’hui. Durs à cuire, anciens résistants de l’Espagne franquiste et anticléricaux, ils sont maintenant très âgés et font des petits trafics, revendent des objets volés (parfois même à leur famille) et dépensent l’argent gagné ainsi en jouant aux cartes et en buvant des coups.

Niceto se fait prendre par la police mais son petit-fils, sur le point d’avoir un bébé le prend sous son aile car pour lui, c’est un une sorte de héros, tandis que son fils, médecin légiste sur le point de partir en retraite est plus inquiet pour son père.

Les uns après les autres, les amis de la bande tombent morts … mais pas de vieillesse : ils sont assassinés… Niceto disparait sans laisser de trace. Il semblerait que les vieux amis partageaient un secret et que quelqu’un soit après eux…

Il y a du polar dans cette BD, dans le sujet et dans l’ambiance mais ce n’est pas seulement ça. Il y a aussi un côté un peu philosophique (sachez que si vous n’êtes pas attentif, vous pourriez passer à côté du secret… je suis moi-même revenue en arrière pour être sûre d’avoir compris…), il y a même quelques passages presque fantastiques où les morts se parlent. Et puis c’est aussi une peinture de l’Espagne actuelle, avec un aspect social intéressant. Mais je dois avouer que j’aurais préféré que le « dénouement » soit un peu plus clair ou au moins un peu plus développé. J’ai un peu le sentiment que l’auteur voulait dire beaucoup dans son album sans réussir à faire de choix.

Ça n’empêche que c’est une BD que j’ai eu plaisir à lire et dont j’ai bien aimé les dessins en noir et blanc aux traits dynamiques.

Merci à  et 

 

 objectif 2016 (lu en 2016) : -47

       BD de la semaine saumonchez Moka

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