L’écrivain – Dany Laferrière : Entretien inédit par Jean-Luc Hess

Résumé du l’éditeur :
« Né à Haïti, Dany Laferrière est désormais de nationalité Québécoise, bien qu’il ait longtemps vécu à Miami et qu’il siège à l’Académie française. Cette richesse multiculturelle fait de lui un auteur à part, inimitable. En 1985, son premier roman au titre provocateur – Comment faire l’amour avec un nègre – lui vaut immédiatement une reconnaissance littéraire d’envergure. En trente ans, il publie des dizaines de romans et récits, réunis principalement en deux mouvements : Une autobiographie américaine (oeuvres écrites pendant ses années à Miami) et le cycle haïtien (L’odeur du café, Le Cri des oiseaux fous…). En quoi le petit garçon haïtien était-il déjà en puissance le grand auteur que l’on sait ? Comment articule-t-il dans son oeuvre la diversité culturelle qu’il incarne ? Dany Laferrière revient sur son enfance, son exil et nous entraîne dans une promenade littéraire et onirique. »

J’ai lu plusieurs livres de Dany Laferrière avant le blog et « L’énigme du retour » en version audio lue par l’auteur . J’avais beaucoup aimé son style et sa vision des choses dont il parlait (et sa voix aussi !) et c’est donc avec grand plaisir que j’ai écouté cet entretien (bien mené par Jean-Luc Hess qui ne se met pas en avant comme cela est parfois le cas avec certains intervieweurs.)

C’est une discussion qui dure environ une heure où l’auteur parle de son écriture, de sa vie et de ce qui lui tient à cœur. Il parle en sa qualité d’auteur et de lecteur, d’Haïtien exilé, de Canadien de cœur et de citoyen du monde, de fils, de petit-fils et de père…

Même si vous ne connaissez pas l’auteur, tout ce qu’il dit sur l’écriture (si vous êtes auteurs, il y a des passages excellents !), la lecture et l’exil est absolument passionnant !

Et l’écouter est aussi un vrai plaisir car il a une façon de parler à la fois légèrement « gouailleuse » et bienveillante et son accent chantant vous réchauffe. Il donne tout simplement envie de s’asseoir avec lui et de discuter pendant des heures !

A découvrir !

Merci

Et tu n’es pas revenu : Marceline Loridan-Ivens (lu par Sandrine Kiberlain)

Quand j’ai commencé cette lecture je me suis d’abord dit « Encore un témoignage sur les camps » mais si ce récit parle bien des camps de concentration, il parle de bien plus encore.

Marceline Loridan-Ivens écrit une lettre à son père avec qui elle a été déportée en 1944 alors qu’elle avait 15 ans. Cette lettre est une déclaration d’amour à ce père qu’elle a perdu trop tôt et qui n’es pas revenu des camps… contrairement à elle. C’est aussi l’occasion de raconter sa vie dans les camps et avec sa famille avant le départ.

Mais cette lettre, c’est aussi l’occasion de parler du retour des camps -le retour de la jeune fille qui aurait préféré que ce soit son père qui rentre. Un retour qui était aussi tant attendu par les autres membres de la famille. Et cela apporte un éclairage vraiment intéressant sur le retour des déportés en général -personne ne peut les comprendre et eux-mêmes ont du mal à s’ajuster à la « vraie » vie. Et puis, il y a aussi de qui ne sont pas partis mais qui ne vivent pas forcément mieux le retour…

Un magnifique témoignage très humain et très bien écrit -émouvant sans être larmoyant.

La version audio est très bien lue par Sandrine Kiberlain qui avec beaucoup de justesse et de retenue, devient Marceline

  Chez Sylire : Le thème du mois est un livre qui met une femme en avant.

 par Sandrine! Merci! (Vous trouverez son billet en cliquant sur son nom!)

 « Document » 2016


Commentaires laissés à l’époque sur canalblog :
  • Je n’ai en attente ! merci pour ton avis qui me donne envie de le faire remonter dans ma PAL !
Posté par Manika, lundi 16 janvier 2017 |
  • je te souhaite le coup de coeur comme moi, c’est poignant et beau!
Posté par ennapapillon, lundi 16 janvier 2017
  • j’avais vu un reportage sur ce retour..ce fut un 2eme traumatisme pour certain(e)s….oui car ils rappelaient certains souvenirs que les gens voulaient oublier….en tout cas cela doit etre fort…
Posté par rachel, lundi 16 janvier 2017
  • Oui et personne ne pouvait ou ne voulait les comprendre. C’est un beau
livre, fort et émouvant.
Posté par ennapapillon, lundi 16 janvier 2017
  • il y a aussi cela…mais bon la ruine et la crise alimentaire etant la…beaucoup faisait preuve de renfermement…mais comment les juger?….
Posté par rachel, lundi 16 janvier 2017
  • là elle parle clairement de replis sur soi car les gens n’étaient pas prêts ni à parler ni à écouter. Une expérience trop indicible
Posté par ennapapillon, lundi 16 janvier 2017
  • oh que oui…cela reste une periode noire pour tout le monde…pour beaucoup, ce fut le noir absolu…
Posté par rachel, lundi 16 janvier 2017
  • Oui tout à fait et c’est important d’en entendre encore parler.
Posté par ennapapillon, mardi 17 janvier 2017
  • Ce livre m’a beaucoup touchée… J’ai été émue par l’anecdote sur Simone Veil au retour des camps.
Posté par Anne, lundi 16 janvier 2017
  • j’ai aussi été très touchée par l’histoire de ses frères et soeurs qui
n’ont pas été déportés mais qui ont aussi souffert des camps indirectement. C’est un livre vraiment fort.
Posté par ennapapillon, lundi 16 janvier 2017
  • C’est un témoignage que j’avais trouvé moi aussi très intéressant. Tu as raison de souligner qu’il est autant question de l’après camp que de ce qui s’est passé pendant la période d’enfermement.
Posté par Sylire, lundi 16 janvier 2017
  • Oui, je n’ai pas le souvenir comme ça d’avoir lu un récit sur l’après camps et c’est fort.
Posté par ennapapillon, mardi 17 janvier 2017
  • C’est beau hein. J’avais été très émue. Cet après… cet après…
Posté par Karine, mardi 17 janvier 2017
  • Oui, c’est vraiment poignant!
Posté par ennapapillon, mardi 17 janvier 2017
  • Quand j’avais acheté ce livre, je m’étais fait la même réflexion que toi. En refermant le livre, j’étais chamboulée. La relation avec son frère est déroutante. Je l’avais vue à La grande librairie et cette femme m’avait scotchée.
Posté par Aude_85, mardi 17 janvier 2017
  • je suis toujours fascinée par ces personnes qui se sont sorties de choses terribles et qui sont capable de transmettre tant de choses! Elle devait être passionnante.
Posté par ennapapillon, mercredi 18 janvier 2017

L’écrivain – Sorj Chalandon : Entretien inédit par Jean-Luc Hess

Résumé du l’éditeur :
Sorj Chalandon associe son métier de journaliste, de reporter et celui d’écrivain avec un talent remarquable. Lecteurs et critiques ne s’y sont pas trompés et ont plébiscité chacun de ses ouvrages, tout comme les jurés des prix littéraires. Ses livres, romans ou récits, sont tous empreints d’une profondeur historique, sociale mais aussi personnelle et autobiographique, qui fait toute la singularité de son oeuvre. Comment dissocier la littérature du journalisme ? L’écriture permet-elle de formuler ce qu’on ne peut pas dire ? Quelle est l’importance du style ? Cet entretien affirme avec brio et émotion la nécessité absolue des livres, « ces armes de dignité massive ».

Ce n’est un secret pour personne ici, je suis une grande fan de Sorj Chalandon. J’ai lu tous ses romans (qui sont tous chez moi et dédicacés) et je l’ai rencontré plusieurs fois à Rennes.

Du coup, j’avais un peu peur en écoutant cet entretien de déjà tout savoir et de ne pas être intéressée et pourtant ça a fonctionné !

Jean-Luc Hess arrive à faire de cet interview une discussion et on a l’impression de participer à une conversation qui reprend les thèmes abordés par Sorj Chalandon dans ses romans mais aussi sa vision de l’écriture et du journalisme. Il revient aussi sur son enfance, sa vie de famille et sa façon de concevoir l’écriture.

Cet entretien est à mon avis aussi passionnant pour les fans de l’auteur que pour ceux qui ne le connaissent pas bien. Il apporte un éclairage sur ses œuvres sans trop en dire. A découvrir !

avec Saxaoul. Allons voir son avis!
par Sylire. Vous trouverez son avis en cliquant sur son nom.

La vérité sort de la bouche de Little Boy B

7 ans et 3 mois et je continue à vous faire part de ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!

Il a regardé un dessin animé :

«Y a un moment j’ai failli pleurer!»

 

Avec son père, nous buvons du vin et on lui fait sentir :

«Ça te fait penser à quelle fleur?

Il sent le vin :

«Pas la rose…

Il lit l’étiquette :

«La rose! C’est ce que j’ai dit!

-Mais non, tu as dit le contraire!

Mais j’ai dit « rose »!»

 

Il lit le tome 2 de Harry Potter :

« Je vais te poser une question mais ne me réponds pas… Est ce que tu crois que Harry va renoncer à aller à Poudlard?

-Je ne te dis rien!

Parce que il y a Dobbie qui lui dit qu’il y a un grand danger… Je suis curieux de savoir ce que c’est!

Aaaaaah… je sais qu’il va y retourner : j’ai lu la quatrième de couverture

Plus tard :

«Oh!! C’est INCROYABLE! Y a Harry qui est coincé dans sa chambre et y a Ron qui est à la fenêtre et qui tape!! C’est IN-CROY-ABLE!!!»

 

Il descend et pose son livre : 

«J’arrête un peu de lire parce que ça fait un peu peur…»

 

«Oh! trop de la beau!

-Hein? Qu’est ce que ça veut dire?

Ben, on peut aussi dire «J’ai du pot!»

-Mais non, Bastien, personne dit ça!

Si! A l’école c’est un mot très fréquenté!»

 

Le soir on lit deux ou trois pages ensemble avant de dormir : 

«Ah non! On peut pas s’arrêter en plein milieu d’un match de quiddich, y a trop de suspens!»

 

Dans la salle de bain :

«C’est quoi «Venus»?

-C’est des larmes de rasoirs pour moi.

Pour TOI???

-Oui, pour mes jambes…

Ah…pour enlever des petites peaux mortes?

-Non, pour enlever les poils.

T’as des POILS sur les JAMBES????? Je croyais que c’était juste les garçons!!!»

 

«Je pourrais commander ça pour mon anniversaire ou pour noël!

-C’est dans longtemps ton anniversaire!

Oh non, quelques mois!

-On est en janvier, Bastien, c’est dans NEUF mois!!»

 

On tire les rois, et Bastien est sous la table. Le «hasard» lui designe la fève (qu’il avait TRÈS envie d’avoir) et comme je m’étonne que ce soit ENCORE lui qui l’ait comme les autres années, je lui demande s’il n’aurait pas triché et il est horrifié :

«Ah NON! Je te jure que j’ai pas triché, c’est pas possible, elle est au milieu!! Ah non, j’ai pas triché!»

 

Il me raconte qu’il n’est plus amoureux de J, et même que c’est devenue sa « pire ennemie« . Je lui dis que ça arrive et que ce n’est pas grave de ne pas être amoureux, surtout à 7 ans. Et il me répond :

«Je sais, mais c’est toi qui voulais danser à un mariage!» (Je lui ai dit que s’il se mariait un jour, j’aimerais faire une danse chorégraphiée avec lui comme on voit beaucoup sur Internet 😉

365 jours d’Enna en photos

Pour fêter les 8 ans du blog, après les « Curiositésbloguesques », puis « Une année en couleur« ,  « Des titres et des textes » , « Ce mois-ci, j’ai aimé, je n’ai pas aimé »« Les 5 sens » « 8 photos pour 8 moments de vie« ,  « Retour vers le futur » et enfin  « Les madeleines d’Enna », je vous propose un nouveau rendez-vous que j’ai appelé :

 

 

L’idée m’est venue en lisant « Les gens dans l’enveloppe », quand Isabelle Monnin disait prendre une photo par jour et en réalisant que sur ma page Facebook du blog et sur ma page Instagram, je partage quasiment quotidiennement des photos plus ou moins en lien avec le blog. Je me suis dit que ça serait un sympathique retour sur une année, mois après mois.

Voici le temps qui passe entre le 8 du mois précédant et aujourd’hui!

 

8 : Comme par hasard Bastien a eu la fève et comme par hasard il m’a choisie comme reine!

9 :   La réunion du voyage en Angleterre s’est bien passée : 1h15 pour tout expliquer aux parents et récupérer les chèques… pas si mal!

10 :  Excellente pièce de théâtre ce soir : «Mon royaume pour un cheval» du théâtre des Crescite. Une pièce autour de Shakespeare, entre la conférence, le comique décalé et surtout Roméo et Juliette en accéléré avec un jeu d’acteurs incroyable. On passe du rire à une grande émotion (j’ai failli pleurer à la fin)… Bravo!!!!

11 : Petit déjeuner de lectrice avec une pépite BD :«Jane, le renard et moi»

12 : Nouvelle lecture : «La ballade de l’impossible» (comment résister à cette photo?!)

13 : Écoute mensuelle de mes copines des Bibliomaniacs en rentrant du boulot.

 

 14 : Nouvelle lecture audio en courant : «L’effet papillon» de Jussi Adler Olsen.

15 : Partir avec le club sous la pluie  et dans la gadoue (la préparation marathon commence!)

16 : Ma nouvelle lecture est assortie à ma robe et à mes ongles !

17 : Exceptionnellement je n’ai pas eu cours cet aprèm, j’en ai profité pour aller courir en rentrant chez moi, bouquiner un peu dans la salle d’attente de l’ostéo pour débloquer mon bassin! Et un petit tour rapide dans les soldes pour dénicher deux robes. Un moment pour moi!

18 : Essayer d’écrire mon billet sur «Le coeur du pélican»… Pas simple car c’est un coup de coeur mais je ne sais pas par quel bout le prendre… Admirez mon nouveau cahier de brouillons de blog, cadeau de Noël de ma copine Mrs B

19 : Trinquer avec une collègue qu’on aime beaucoup pour son pot de départ pour l’autre bout du monde… Et rentrer du pot de départ avec un petit cadeau (oui, elle ne fait rien comme les autres cette chère collègue 😉) : la recette des rochers coco de sa fille avec la noix de coco et la vanille fournies

  

20 :  Donald Trump est devenu président aujourd’hui et la petite phrase du jour dans le magazine Flow me semble très à propos… malheureusement…

21 : Fin d’après-midi au chaud avec Harry Potter dans le lecteur et des billets de blog en cours d’écriture.
Bastien est fasciné!

22 : Je n’ai pas trouvé beaucoup de temps pour lire cette semaine et pourtant « Station eleven» est un bon roman mais là, j’approche de la fin (130 pages) : je sais que je serai au rendez-vous d’une LC du 28/1 😉

23 : Un emprunt au CDI avant le départ de notre chère collègue doc : une lecture pour le prix des Incorruptibles.

24 : Un repas pas très diététique de chez B… King mais je suis partie de la maison à 7h10 et je suis rentrée à 20h30 avec une journée non stop alors tant pis!

25 : Dans ma préparation marathon, le mercredi c’est une sortie rapide. Je suis super fière de moi car j’ai couru 10 km en 58mn!!!! Je courais d’ailleurs « si vite » que je me suis pris un beau gadin… vol plané dans la terre… je n’ai rien aux jambes mais j’ai très mal au pouce et au poignet…

 

 26 : Emprunt au CDI pour les Incorruptibles

27 : Rencontre assez extraordinaire à la fenêtre de ma salle ce matin! Autant vous dire que nous avons eu du mal à nous remettre au boulot les élèves de 6eme et moi!

28 : Un peu de lecture chez le coiffeur pendant que Bastien se fait couper les cheveux (pour une fois ce n’est pas pour moi 😉

29 : Je suis allée courir 1h30 avec mes nouvelles chaussures et «Le voyant» de Jérôme Garcin et j’ai été très émue, presque aux larmes, en l’écoutant.

30 : En formation et je me suis ennuyée à mourir… Le seul truc sympa c’est ma nouvelle pochette!

31: Petit déjeuner de lectrice : des nouvelles d’Agatha Christie

1 : Nouvelle lecture audio : «Roma enigma» de Gilda Piersanti, en courant 1h30 et 14 km dans la grisaille pour préparer mon prochain marathon!

 

2 : Pour une fois que je peux aller chercher Bastien à la sortie de l’école nous en profitons pour aller à la médiathèque et voici  mes trouvailles pour moi et un autre titre pour les Incorruptibles CE1

3 : Petit déjeuner de lectrice : «Quatre soeurs : Bettina»

4 : Nouvelle lecture audio en préparant des crêpes et en courant pour éliminer les crêpes (et accessoirement pour préparer le marathon!) : « Voici venir les rêveurs » de Imbolo Mbue lu par Julien Chatelet pour le Prix Audiolib.

5 : Super journée entre amis, pendant qu’on bavardait nos garçons ont super bien joué!

6 :  En rentrant de la garderie, on prend un petit moment mère-fils à lire un album pour Le Prix Des Incorruptibles (billet à quatre mains à venir courant février!)

7 : C’est l’anniversaire de ma copine Mrs B mais c’est moi qui suis gâtée avec un petit gâteau personnel sans beurre! 

 

 Et comme il n’y a pas que les photos et les livres dans la vie, voici de quoi manger  :   « Soja pancakes » (ou « crêpes » sans lactose) et  Soupe de butternut   (cliquez sur les photos)

 

 

Enfin, le « Book Jar »  : aidez moi à choisir le prochain livre issu de ma PAL à être photographié en train d’être lu. Dans les commentaires, donnez moi un nombre entre 1 et 43… (soit au hasard soit en choisissant dans ma PAL) : je ferai le tirage au sort avec  Bastien 

  

(d’un clic sur l’image vous arrivez sur ma PAL)

Trompe-la-mort : Jean-Michel Guenassia

J’ai bien aimé cette lecture mais je dois commencer par vous dire ce roman raconte trois tranches de vies du même personnage, qui m’ont plu mais qui, a mon avis, manquaient d’unité. J’ai vraiment eu l’impression de lire trois romans sous la même couverture plutôt qu’un. Et c’est un peu dommage.

On commence par l’enfance de Tom, en Inde, entre son père anglais et sa mère indienne qui s’est coupée de sa famille pour se marier avec lui. Quand ils reviennent en Angleterre, Tom se sent plus Indien qu’Anglais et ne se lie d’amitié qu’avec les voisins Indiens. Il s’en suit des histoires d’amitié, d’amour, de sports et d’accidents divers. Une vie d’ado qui se cherche un peu. Sa mère meurt dans des conditions terribles et il se brouille définitivement avec son père.

Dans la deuxième partie, Tom est un militaire qui a traversé toutes sortes d’accidents et d’attaques dangereuses mais qui s’en sort à chaque fois sans gravité. Il est interviewé par Helen, une journaliste réputée qui fait un documentaire sur lui. Il devient alors « Trompe-la-mort », une sorte de personnage irréel de superhéros des temps modernes. Lui-même ne se reconnait pas dans ce portrait mais il devient le centre de l’attention et Helen et lui tombent amoureux.

Dans la troisième partie, Tom est sollicité par l’homme le plus riche d’Angleterre pour qu’il aille en Inde pour retrouver son fils adulte qui est parti là-bas et a disparu. Malgré ses réticences, Tom y va et va vivre à Dehli des aventures rocambolesques à la recherche d’Alex.

Tom semble toute sa vie avoir accepté les choses telles qu’on les lui présentait sans vraiment s’impliquer. Si on lui dit que quelque chose est terminé, que ce soit une rupture ou un rejet, il l’accepte sans plus et cela fait de lui un homme assez passif. De plus quand il décide quelque chose, il ne revient pas non plus dessus, ne laissant pas à l’autre l’opportunité de s’expliquer (comme avec son propre père). Il semble subir beaucoup de choses tout « Trompe-la-mort » qu’il soit. En réalité c’est une sorte d’anti-héros qui veut juste faire son bonhomme de chemin sans se poser plus de questions que cela.

J’ai apprécié ma lecture mais ce roman n’a rien à voir avec la fresque foisonnante et si bien construite avec des personnages riches qu’était « Le club des incorrigibles optimistes ». Il est vraiment dommage qu’il n’y ait pas eu plus de liens entre chaque partie. (Par exemple, quand il est en Inde pendant des mois, on n’entend plus parler de sa fille de 8 ans, comme si elle n’existait plus alors qu’il l’adore). Ce fut une lecture plaisante mais sans plus.

 Catégorie « mort » dans ma ligne générale du Petit Bac 2017

 chez Titine (L’auteur est français mais le personnage est anglais et l’intrigue se passe en majeure partie en Angleterre)

Jacob, Jacob : Valérie Zenatti (lu par Eric Génovèse)

Jacob est le petit dernier d’une famille de Juif Algériens et il part au combat pendant la 2ème guerre mondiale. En effet, après l’avoir empêché de finir ses études parce qu’il était juif, la France veut bien de lui pour débarquer en Provence.

Il découvre une autre vie pendant cette période de guerre. Sa vie d’avant c’est une famille simple et dure qui vit les uns sur les autres. Rachel, sa mère, est une femme assez soumise -comme toutes les femmes de la famille- mais qui a beaucoup d’amour pour son fils.

Ce roman, qui raconte à la fois une histoire de famille mais aussi un pan de l’histoire de la France et de l’Algérie, a pourtant un caractère universel qui m’a beaucoup plu. Il est touchant et même très émouvant. Une histoire où l’identité, la famille et les mères en particulier ainsi que les traditions ont une grande importance !

J’avais entendu parler de ce roman il y a déjà un moment dans l’émission «Les Bibliomaniacs » mais quand je l’ai reçu en version audio à l’occasion du Prix Lire dans le Noir, je ne me souvenais plus du tout de quoi il s’agissait. Je l’ai donc découvert un peu à l’aveugle sans savoir à quoi m’attendre et je suis tombée sous le charme de cette histoire. Tout m’a plu dans ce roman :  l’histoire et le style assez rythmé et poétique mis en valeur par la manière de lire très réussie de Eric Génovèse. J’ai beaucoup aimé la façon dont le lecteur a lu ce roman. Il y a apporté une grande poésie sans être caricatural. Il a su donner corps à Jacob et sa famille. Certaines scènes, poignantes dans le texte, sont encore plus forte grâce à sa lecture (la scène du débarquement, la scène ou Rachel tente de vivre sans Jacob)

Un coup de cœur !

Challenge Petit Bac 2017 : catégorie « prénom » de ma ligne Audio

Book Jar : Tirage au sort d’un livre de ma PAL

Vous avez été 20 à avoir répondu à l’appel pour m’aider à piocher ma prochaine lecture issue de ma PAL  en me  proposant des chiffres entre 1 et 45 dans les commentaires du blog ou sur la page Facebook du blog.  Merci à tous de votre participation!

J’ai noté tous ces chiffres et les titres correspondants et Bastien a tiré au sort 

C’est donc le numéro 27  :  « Un enfant de l’amour » de Lessing Doris qui fait partie de ma PAL depuis Noël 2016, offert par ma maman , proposé par Blandine.

 

Je vais faire en sorte de le lire pour le 12 février (nouvelle date des titres tirés au sort) 😉 Si vous voulez le lire avec moi, n’hésitez pas! 

Rendez-vous le mois prochain pour un prochain tirage au sort! Et en attendant, n’hésitez pas à vous promenez dans mes mon mois passé en photo  en cliquant sur le logo du rendez-vous mensuel     😉

Martin Luther King Day

Le 3ème lundi de janvier est un jour spécial aux Etats-Unis : il s’agit du Martin Luther King Day.

J’admire beaucoup cet homme et ses combats (contre toutes inégalités, d’abord des Noirs vis à vis des Blancs pendant la ségrégation mais aussi contre la pauvreté des travailleurs précaires) sont malheureusement toujours d’actualité et ses messages de paix et de bienveillance seront toujours bons à entendre.

 « J’ai décidé de m’en tenir à l’amour car la haine est un poids trop lourd à porter. »

 

 « Je fais le rêve qu’un jour mes quatre petits enfants vivront dans une nation où ils ne seront pas jugés pour la couleur de leur peau mais pour leur caractère »

 

 « C’est toujours le bon moment pour faire ce qui est bon. »

Le bal mécanique : Yannick Grannier

Il ne va pas être facile de vous parler de ce roman de 550 pages environ qui est vraiment très riche et qui se décompose en deux parties assez distinctes et pourtant liées. La première partie (qui fait la moitié du roman) est comme une introduction de la deuxième ou comme une suite prémonitoire de ce que l’on va lire dans la deuxième partie… mais pas vraiment… Bref, ne vous inquiétez pas si cela semble compliqué, c’est en réalité très fluide à la lecture et clair mais difficile à présenter sans trop en dire !

Donc dans le Livre I, on rencontre Josh Schors qui est présentateur d’une émission de décoration d’intérieur qui mêle des reconstructions de maisons et de la psychologie familiale. En effet, en passant par la maison des candidats, il analyse, avec sa femme et son équipe, les liens qui existent entre les différents membres de la famille.

De son côté, sa propre famille est particulière. Son père, Carl Schors, vit en France. C’est un artiste peintre renommé mais vieillissant qui est en froid avec son fils dont il ne comprend pas le choix de carrière « show-bizz ». De son côté Josh en veut à son père d’avoir été si absent, égoïste et centré sur l’art et l’alcool pendant sa jeunesse. L’histoire de Carl est singulière car il a été adopté juste avant la deuxième guerre mondiale. Ses parents biologiques étaient allemands et son père, un marchand d’art d’origine juive, a confié son fils à son avocat vivant aux Etats Unis.

L’histoire familiale est remise sur le devant de la scène quand une histoire de spoliation de tableaux de grands peintres de l’entre-deux guerres est découverte et concerne Théodor Grenzberg, le père de Carl. En faisant faire des recherches, il découvre alors qu’il aurait eu une grande sœur. Mais ce pan de l’histoire familiale restera pour l’instant un mystère pour la famille de Carl et Josh même si ce dernier mène l’enquête…

Par contre le lecteur, lui, revient en arrière dans le livre 2, puisque celui-ci est centré sur la vie de Théo Grenzberg, sa jeunesse, son attrait pour l’art non en tant qu’artiste mais en tant que marchand, sa vie de famille, bohème et chaotique. Il y a un petit côté « Scott et Zelda » dans sa vie avec sa femme dans un entre-deux guerres allemand entre crise et décadence.)

Il a une fille, Magdalena, qui grandit et prend son indépendance et se rebelle contre la vie qu’elle a connue jusqu’ici…

Je n’en dis pas plus mais sachez que cette partie nous plonge dans le monde artistique de cette époque : le parrain de Magdalena est Paul Klee et elle devient élève de l’école Bauhaus. C’est une fresque culturelle foisonnante et aussi une peinture historique de l’Allemagne sous la montée d’Hitler. Et cela est vraiment très intéressant.

Mais c’est aussi une histoire familiale qui, mise en parallèle avec l’histoire de Carl et Josh, révèle des points communs en filigrane.

J’ai beaucoup aimé ce roman et s’il n’a pas été un coup de cœur, c’est parce que j’ai trouvé quelques longueurs dans la partie concernant le passage de Magda à l’école de Bauhaus et que j’aurais aimé une conclusion un peu plus développée reprenant les personnages de la première partie. Mais c’est un roman que j’ai trouvé vraiment riche et passionnant.

Merci à  et  

Catégorie « loisir » de ma ligne générale pour le Petit Bac 2017