Born to run : Bruce Springsteen (lu par Jacques Frantz)

Je vais être très honnête avec vous, quand j’ai reçu ce livre audio pour le prix Audiolib, ma première réaction a été la quasi-certitude que je ne l’écouterai pas jusqu’au bout car cela n’allait pas du tout me plaire. En effet, je ne suis pas du tout fan d’autobiographies et que je n’aime pas (ou plutôt, je ne connais pas vraiment) la musique de Bruce Springsteen… Quand j’ai commencé à l’écouter c’était un peu pour m’en « débarrasser » parce qu’il était long et que j’avais des sorties longues dans ma préparation au marathon… Je partais avec un sacré a priori !

Et là… à ma grande surprise… j’ai beaucoup aimé !

Bruce Springsteen raconte sa vie, son enfance et son évolution artistique et professionnelle, ses histoires familiales, amicales et amoureuses et j’ai trouvé cela assez passionnant.

Je ne l’ai pas lu comme une autobiographie d’une célébrité, que je ne connaissais en réalité de toute façon que de nom, mais comme la vie d’un personnage de fiction. Une vie riche et honnête. Cet homme est à la fois sûr de lui et de son talent mais il est aussi toujours à la recherche de progrès et il admire ses aînés dans le monde de la musique.

Le texte est aussi une histoire populaire des années 50-60 et une fresque de l’évolution de la musique des années 50 à 90. J’ai découvert un artiste investi dans des causes qui lui tiennent à coeur et qui marquent aussi l’histoire des États-Unis comme la place des vétérans de guerre dans la société.

J’ai trouvé ce texte plutôt bien écrit. J’ai souvent ri ou souri et j’ai même eu les larmes aux yeux par moments. Je vous recommande cette autobiographie si vous aimez les États-Unis et la musique (et même si vous n’aimez pas particulièrement Bruce Springsteen!)

Le lecteur Jacques Frantz est tout à fait adapté à cette lecture car avec sa voix rocailleuse il apporte une certaine nonchalance rock qui sied bien aux mots de l’auteur. Par contre, un petit bémol : certains mots anglais, dans les extraits de chansons ou des titres de disques, sont mal prononcés. Ça n’a pas gâché ma lecture (et un lecteur non angliciste ne s’en rendra peut-être pas compte) mais c’est dommage.

Pour le prix Audiolib 2017

Challenge Petit Bac 2017 : catégorie « sport / loisir » (= courir)  de ma ligne « audio »

« Roudoudou Blues » de Arnaud Le Roux et Marion Laurent

J’ai acheté cette BD un peu par hasard dans une solderie (Noz pour ne pas la nommer !) car quand on trouve des BD neuves de chez Futuropolis à 2,99 € on ne peut pas résister ! Je n’en avais jamais entendu parler mais je vais commencer par dire que ce n’est pas une BD qui m’a beaucoup marquée, ni par l’histoire, ni par le dessin. Dix jours après l’avoir lue, j’ai un peu de mal à m’en souvenir pour être tout à fait honnête.

Alors je vous recopie le résumé de l’éditeur :

« Samuel Rives est un romancier à succès Quand on lui demande quel est le secret de son imagination fertile, il répond de façon évasive que c’est comme si quelqu’un se tenait derrière lui et lui dictait les mots, phrases après phrases. Une boutade, mais qui le ramène des années en arrière, durant les années soixante-dix…
Samuel a 8 ans. Ses parents dirigent une petite troupe de théâtre qui connaît un certain succès. Si cela permet de voir du pays, cela ne l’aide pas à avoir des amis de son âge. Ainsi, le seul ami de Samuel est un ours en peluche, répondant au nom de Roudoudou. Répondant est le terme exact, car quand Samuel lui parle, l’ours lui répond !
Pourtant un jour, la troupe est chamboulée par l’arrivée d’une nouvelle comédienne et de sa fille Estelle, 9 ans.
La fillette, au départ intriguée, devient jalouse des relations entre Samuel et Roudoudou.
Arrivés à l’adolescence, les sentiments des trois principaux protagonistes vont s’exacerber… »

Bon, je n’ai rien à ajouter sur l’histoire, à part que je l’ai trouvé pleine d’incohérences et que la relation de Samuel avec son « Roudoudou » était un peu tirée par les cheveux. Et surtout, je ne peux pas dire que j’ai été très touchée par les personnages qui m’ont tous semblés assez égoïstes et pas attachants.

De plus, je n’ai pas particulièrement aimé les dessins que j’ai trouvés assez grossiers tant dans les traits que dans les couleurs.

En bref, vous l’aurez compris, je ne vous recommande pas particulièrement cette BD…

 

 

       BD de la semaine saumon chez Mo

 Objectif 2017 :  -12

« Disclaimer » (« Révélée ») de Renee Knight

 

Choisir un thriller quand on vient d’abandonner deux lectures successives est une bonne idée car souvent ils sont construits pour nous accrocher et cela a fonctionné pour moi.

Mais le problème c’est que je ne peux pas dire grand-chose sur ce roman car le lecteur est laissé un bon moment dans le mystère le plus profond et je ne dois/veux pas trop en dire pour ne pas déflorer le plaisir de la découverte et de ne pas savoir !

Catherine est une femme d’une cinquantaine d’année qui vit avec son mari, ils viennent de déménager et leur fils Nicholas qui a 25 ans vit dans son propre appartement. Catherine est très perturbée car elle vient de lire un roman qui, elle en est persuadée, parle d’elle et ce qu’elle a lu (et nous, lecteurs, ne connaissons pas pour le moment) réveille en elle un mal être et la terrorise. Elle ne veut et ne peut en parler à personne…

En parallèle, nous découvrons un vieil homme qui a perdu sa femme et qui raconte sa vie et qui parle notamment d’un livre qu’il a écrit…

Je n’en dis pas plus -vous vous doutez bien que c’est l’homme qui a écrit le livre… Mais pourquoi ? Quel est le secret de Catherine ? Et comment cet homme est-il au courant ?

Ce roman est un thriller psychologique qui montre comment des secrets peuvent remonter du passé et avoir des conséquences sur le présent, plus tard, alors qu’on s’y attend le moins. Il y a aussi l’idée que les non-dits et les secrets peuvent être interprétés et quand on veut absolument préserver un secret, on peut empirer les choses…

En tout cas, j’ai beaucoup aimé ce roman qui joue avec l’idée de la réalité et de la fiction en passant par le support d’un roman.

 

 objectif 2017 : -11

 chez Antigone 

 

 chez Titine

J‘inscris ce texte au Défi Livres de Argali 

« Les enfants de justes » de Christian Signol (lu par Philippe Allard)

Ce roman raconte la vie d’un couple simple et ordinaire qui vit dans la campagne française au moment de la 2ème guerre mondiale.

Ordinaires, pas tant que ça, car quand on leur propose d’aider la résistance en faisant passer des gens dans la zone libre, ils le font sans hésiter. Et quand on leur propose d’héberger une fillette juive puis un petit garçon juif, ce couple sans enfants et sans à priori le fait avec naturel et un amour de parents.

Ce roman est une tranche de vie de « justes », ces hommes et femmes qui ont contribué à aider des Juifs pendant la guerre et en cela c’est une belle histoire. Mais je ne peux pas dire que je suis emballée par le roman. Ça se « laisse lire » (il est bien lu par Philippe Allard) mais c’est assez plat – j’ai surtout pensé que ça ferait un bon téléfilm du dimanche soir et en version papier, je pense que je l’aurai abandonné. Je n’ai pas grand-chose à reprocher à l’histoire à part que cela manque d’originalité, c’est assez « déjà vu » et c’est juste un peu mou.

Je ne vous le déconseille pas mais il y a tant de meilleurs romans à lire sur cette époque qu’il ne me parait pas essentiel.

   Chez Sylire

 par Sandrine (cliquez pour voir son avis)

 2ème ligne Catégorie « famille » 

« Les choses » de Georges Perec (lu par Raphaël Personnaz)

J’avais bien entendu parler de ce roman depuis longtemps mais je ne l’avais jamais lu. Peut-être par « peur » de son côté « classique » de la littérature moderne. Quand l’occasion s’est présentée de le découvrir en audio, je me suis dit que c’était le moment de dépasser mes à priori.

J’ai été très agréablement surprise car si ce roman est sous-titré « Une histoire des années 60 », c’est surtout extrêmement moderne. Si on ajoutait quelques appareils technologiques comme les ordinateurs et les portables, quelques marques à la mode plus actuelles et une situation géopolitique correspondant à notre époque, ce roman se transposerait parfaitement dans notre société moderne.

Il s’agit d’un jeune couple qui vient de se marier et qui pourrait être considéré de nos jours comme un couple de « bobos ». Ils se targuent de leur bon goût et rêvent de possessions matérielles. Ils trouvent un travail alimentaire (qui permet également de montrer une certaine vacuité de la société car il s’agit de sondages pour la publicité) pour espérer combler leurs désirs de beau au-dessus de leurs moyens.

Ils ont aussi des convictions politiques mais rêvent surtout d’un certain mode de vie, ne semblent pas prêts à « s’installer », à faire des concessions pour « grandir ». Mais la réalité les rattrape.

 Ce portrait d’un couple dans la société de leur époque est vraiment très intéressant.

J’ai trouvé que le lecteur apportait une interprétation très adaptée à la nonchalance du texte.

A découvrir même si c’est loin d’être une nouveauté, ce roman pourrait être sorti hier !

 

   Chez Sylire

 Catégorie « objet » pour ma ligne Audio

Le Temps des mitaines T2 Coeur de renard : Loïc Clément et Anne Montel

J’avais lu et beaucoup aimé le tome 1 et j’ai découvert ce deuxième tome par hasard à la médiathèque avec grand plaisir.

J’étais vraiment contente de retrouver les jeunes animaux dans leur village et avec leurs pouvoirs magiques personnels.

Dans le 1er tome, la bande de copains avait réussi à déjouer un plan criminel de kidnapping et Arthur, qui jusqu’ici était plutôt timide a pris la grosse tête et il devient assez insupportable pour ses amis car il se vante beaucoup de cette aventure et parle sans arrêt de son pouvoir qu’il a découvert à cette occasion.

Dans cet album, les enfants vont faire un stage en entreprise dans le village et chacun découvre des choses sur des métiers, sur les adultes qui s’occupent d’eux et sur eux-mêmes à la même occasion (sauf Arthur qui vient à reculons et se montre vraiment très autocentré !)

Kitsou, l’indépendante renarde, et Arthur sont chez un couple d’horticulteurs qui sont sur le point de tomber en faillite à cause de problèmes avec la banque et le directeur du supermarché… Les amis vont alors se montrer à nouveau solidaires et se serrer les coudes pour essayer de les sauver.

C’est encore une belle histoire d’amitié qui encourage la communication et le développement de la confiance en soi tout en faisant attention à rester modeste. Mais il traite aussi de sujets sociaux et économiques et c’est très bien amené pour les jeunes lecteurs.

A découvrir !

Bastien (7 ans et demi) a lu cette BD tout seul et a beaucoup aimé et m’a même demandé de lui emprunter le tome 1 à la médiathèque !

     

Challenge Petit Bac 2017  catégorie « objet »

Roi Ours : Mobidic

J’avais repéré cette BD chez l’un des participants de « la BD de la semaine » (mais je ne me souviens plus qui, désolée !) et je suis très contente d’avoir eu l’occasion de la lire car c’est une belle BD.

L’histoire se déroule dans un monde primitif mythologique, amérindien sans doute, où une religion animiste pousse le chef du village à donner sa fille Xipil en sacrifice au dieu Caïman. Mais Xipil, belle jeune femme, est sauvée par le Roi Ours, un autre dieu. Elle ne peut plus rejoindre son village après cela et au lieu d’être sacrifiée et mourir sous la patte du Roi Ours, elle va devenir son épouse.

Dans le monde des animaux qui entoure ce dieu, elle découvre une société très proche de celle des humains entre affection et mépris pour ce mariage hors normes. Et pourtant, Xipil et Roi Ours apprennent à se connaître et leurs relations deviennent même très bonnes grâce à un secret du Roi Ours (qui donne lieu à des pages très sensuelles).

Mais le dieu Caïman n’a pas dit son dernier mot et il tient à être payé pour son sacrifice perdu…

Cette BD est bien loin du conte animalier à la Disney mais c’est un conte beau et fort et noir aussi qui, au travers de relations entre des divinités animales et de hommes, permet de dresser un portrait de la nature humaine.

Les dessins sont beaux, avec une fausse naïveté et les couleurs sont belles aussi, chaudes et sombres.

A découvrir !

Challenge Petit Bac 2017 : catégorie « Animal » pour la ligne « BD »

  par ma Best

Sauveur & fils (Saison 1) : Marie-Aude Murail

Je vais commencer par dire que je n’aime pas trop la couverture qui à mon avis cela ne passe pas le bon message à propos du livre que ce soit par rapport au sujet qui est beaucoup plus sérieux et lourd que la couverture ne le laisse entendre mais aussi par rapport à la tranche d’âge des lecteurs car je pense qu’une telle couverture peut attirer de jeunes lecteurs et pour moi, ce roman s’adresse à des adolescents, à partir de 13 ans.

Mais je dois surtout dire que j’ai beaucoup aimé ce roman et que je pense qu’il pourra beaucoup plaire aux adolescents qui le liront !

Sauveur Saint Yves est un psychologue qui reçoit beaucoup d’adolescents dans son cabinet, pour parler de leurs problèmes : scarification, phobie scolaires, énurésie, addiction aux jeux vidéo, famille recomposée avec une maman qui vit maintenant avec une autre femme, une mère paranoïaque, enfant abusé… Les thématiques sont lourdes mais racontées avec beaucoup d’humanité. Ces problèmes sont vus du point de vue des jeunes et de leur psy pendant les entretiens mais aussi au sein de leurs familles.

Nous les découvrons ces histoires au travers des yeux de Lazare, le fils de 8 ans de Sauveur, qui écoute aux portes du cabinet de son père. Lazare se sent un peu seul car son père est très (trop ?) investi dans son travail et dans ses patients. Le petit garçon trouve ce moyen d’être plus proche de son père.

Ce petit métis, qui n’a jamais connu sa mère -blanche- morte quand il était bébé et dont il ne se souvient plus, commence à prendre conscience d’un certain racisme ordinaire. Quelque chose dont Sauveur, ce géant noir à l’humour pince sans rire, aurait préféré le préserver. Tout comme les questions de Lazare au sujet de sa mère, car il y a un mystère qui plane à ce sujet.

Des thèmes loin d’être légers mais au cœur de préoccupations des adolescents (et leurs parents), une histoire de famille difficile (même si Sauveur et Lazare s’entendent bien, on dit que les cordonniers sont les plus mal chaussés alors les psys sont peut-être moins à l’écoute de leurs propres enfants ?)

Il y a de l’amitié, de l’amour, des malheurs, des thèmes sociétaux importants et des mystères. C’est une bonne lecture à la fois instructive, accrocheuse et touchante que je conseille à partir de 13 ans mais aussi aux adultes (surtout si vous avez des enfants qui entrent dans l’adolescence !)

Challenge Petit Bac 2017 : catégorie « Famille » de ma ligne « jeunesse »