« Blake et Mortimer : La marque jaune » de Edgar P. Jacobs

Je vais commencer par vous dire que cette BD très « franco-belge » n’est pas trop mon style de BD, que ce soit au niveau des dessins ou de la narration. Trop classique peut-être. Mais j’ai quand même bien aimé la façon dont le Londres des années 50 y est dépeint.

L’histoire est celle d’un criminel mystérieux qui commet les vols les plus audacieux en prévenant qu’il va venir et en laissant une marque jaune. Il semble impossible à arrêter et va même jusqu’à kidnapper des personnalités.

Blake (des services secrets Britanniques) et son ami Mortimer mènent l’enquête d’abord ensemble puis chacun de son côté. Mortimer découvre que les kidnappings n’ont pas été faits au hasard et qu’il y a une raison « scientifique » au fait que « La marque jaune » est invincible.

J’ai trouvé tout le début rythmé et très « British » mais la fin devient vraiment très « bavarde » avec beaucoup de texte dans des bulles/cases qui n’est pas forcément utiles vus que les dessins sont très clairs…

Je suis contente d’avoir découvert ces personnages  -parfaits pour le mois anglais- mais je ne pense pas renouveler l’expérience !

 

 

       BD de la semaine saumon chez Mo

 chez Cryssilda et Lou pour la thématique « roman policier »

 catégorie « couleur »

« Flour babies » (« Bébés de farine ») de Anne Fine

 

La classe de 4C est celle dans laquelle sont rassemblés tous les « cas » du collège, les élèves décrocheurs, perturbateurs, en grande difficulté (j’ai immédiatement pensé à mes élèves de SEGPA) et leur prof attitré réussi à peu près à les tenir.

Mais quand il doit leur faire choisir un sujet d’étude pour la fête des sciences parmi une liste proposée par le collègue organisateur, il est bien embêté pour les intéresser car on ne leur a réservé que les sujets les moins scientifiques comme la nutrition ou l’économie domestique…

Le sujet tiré au sort sera l’éducation des enfants et l’expérience consiste à s’occuper pendant 3 semaines d’un sac de farine symbolisant un bébé qui devra être maintenu en bonne état et accompagné d’un journal de bord…

Simon, un dur de la classe, qui croit avoir entendu ses professeurs dire que l’expérience se terminerait par une explosion de farine dans la classe (ce qui en réalité était la crainte du professeur, pas un projet!) réussit à persuader ses camarades d’accepter ce travail qui ne les emballe pas à priori.

Pour Simon, l’expérience se révèle beaucoup plus intense qu’il ne l’aurait imaginé car elle réveille en lui l’absence de son père qu’il n’a jamais connu puisque ce dernier a quitté la maison quand Simon n’avait que 6 semaines. L’adolescent s’attache beaucoup à son sac de farine, qu’il considère comme une fille (même s’il n’en prend pas tant soin que ça). Cela entraîne une vraie modification de comportement et une vraie réflexion sur la vie, l’attachement, la place du père et sa place à lui en tant qu’enfant.

Parmi les autres garçons, les réactions sont différentes mais cela reste un révélateur de personnalité et surtout une prise de conscience de ce serait leur vie s’il devaient s’occuper de vrais bébés.

J’ai commencé ce roman avec une bonne impression mais je me suis un peu lassée sur la fin et pourtant, avec du recul, j’en garde une impression positive et je le recommande aux jeunes à partir de 12-13 ans, cet âge où on rentre dans l’adolescence !

 

   

 objectif 2017 : -21  chez Antigone

 

  chez Cryssilda et Lou 

catégorie « aliment » de ma ligne jeunesse