Les quatre filles du Dr March : Louisa May Alcott

Pour me faciliter la vie, je vous recopie le résumé de chez Gallimard :
« Une année, avec ses joies et ses peines, de la vie de Meg, Jo, Beth et Amy March, quatre sœurs âgées de onze à seize ans. Leur père absent – la guerre de Sécession fait rage et il est aumônier dans l’armée nordiste -, elles aident leur mère à assumer les tâches quotidiennes. Ce qu’elles font avec leur caractère bien différent : Meg, la romantique, qui va éprouver les émois d’un premier amour; Jo, qui ne se départit jamais d’un humour à toute épreuve; la généreuse Beth; la blonde Amy, enfin, qui se laisse aller parfois à une certaine vanité… »
Quand j’ai acheté ma liseuse, j’ai téléchargé quelques romans libres de droits, des classiques, et celui-ci manquait à ma culture de littéraire angliciste !
Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans, au début, j’avoue que je trouvais le roman un peu «cucul la praline» mais une fois remis dans son contexte de roman jeunesse du 19ème, j’ai plus apprécié car on y apprend beaucoup de choses sur la société américaine de cette époque -avec le poids des conventions et la place de l’argent- , la vie de famille -avec un père absent-, la place dans la société -en particulier dans une famille honorable mais désargentée- et la place des femmes, ou en l’occurrence des jeunes filles.
J’ai finalement plutôt apprécié cette lecture mais je ne suis pas persuadée que ce roman puisse encore beaucoup parler aux jeunes lecteurs. Il y a un côté «leçon de morale».
Personnellement, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à un épisode de Friends qui parler de ce roman (« Little Women » en anglais) !

 chez Titine

Le passeur : Lois Lowry

Ce roman jeunesse était noté sur ma LAL depuis longtemps car il est considéré comme un classique/coup de coeur pour beaucoup de lecteurs mais je ne savais pas trop à quoi m’attendre quand ma collègue Marianne me l’a offert car il avait été un des romans préférés de sa jeunesse.

Je suis tout de suite tombée sous le charme de cette dystopie qui se lit très facilement tout en étant d’une grande richesse.

L’histoire se passe dans une société où tout est réglé de façon très précise par les Sages. Les gens dans cette société n’ont aucun libre arbitre et tout est organisé pour que tout le monde soit identique -il n’y a aucun  débordement, aucun individualisme, aucune liberté, mais personne ne remet en cause cela, tout le monde s’en satisfait.

Le jour de la cérémonie du passage de 12 ans, tous les jeunes de cette tranche d’âge apprennent le métier qui leur a été attribué par les Sages et auquel ils devront se former à partir de ce moment après l’école.

Le narrateur, Jonas, reçoit la formation honorifique mais complexe de « dépositaire de la mémoire ». Un seul Sage a en lui tous les souvenirs du passé de cette société aseptisée et il va transmettre cela à Jonas. Il devient « le passeur ».

Mais Jonas va non seulement recevoir des souvenirs mais également des sensations, des sentiments, des ressentis physiques qui jusqu’ici lui étaient totalement inconnus. Et de découverte en découverte, il prend conscience de ce qu’il ne peut plus accepter dans sa communauté.

Ce roman pose la question de l’individu, de la liberté et des ressentis -sentiments et sensations positifs comme négatifs- et surtout la notion de choix. Un beau roman d’une grande profondeur que je conseillerai autour de 10 ans et plus selon le niveau de lecture.

 chez Antigone

 Marianne

 chez Titine