Fèves au lard et à la mélasse

Tout d’abord, je tiens à dire que cette recette est une adaptation d’une recette que j’ai trouvé dans le livre de cuisine québécoise que Jules m’a offert cet été   (cliquez pour en savoir plus sur ce livre). Je n’ai pas suivi exactement la recette du livre à la lettre.

Ensuite, les vraies québécoises qui ont vu la photo de ma recette sur FB m’ont signalé que les « vraies » fèves au lard ne ressemblaient pas du tout à ça (normalement c’est avec des haricots blancs et ça ressemble plus à du cassoulet) mais je vous invite à regarder la photo illustrant la recette et mon plat et je pense qu’on peut dire que c’est quand même ressemblant 😉

Bref, on va dire que c’est une recette d’inspiration québécoise et nous avons aimé!

Ingrédients pour 6 personnes (pour la recette que moi j’ai faite, pas forcément les ingrédients du livre) :

  • 450g de fèves épluchées surgelées (de chez Picard pour ma part)
  • 1 tranche de poitrine fumée par personne (ou plus selon l’appétit)
  • 1 ou 2 oignons
  • Thym
  • Bouillon de volaille
  • 1 cuillère à soupe de moutarde
  • 2 cuillères à soupe de mélasse
  • sel, poivre

Préparation :

  • Couper la poitrine fumée en gros morceaux et faire revenir  dans une sauteuse dans de l’huile d’olive puis réserver.
  • Émincer les oignons, saupoudrer de thym (selon vos goûts) et faire revenir dans la sauteuse 5 mn.
  • Ajouter les morceaux de poitrine fumée.
  • Couvrir avec le bouillon.
  • Dans un petit bol, mélanger la moutarde et la mélasse et ajouter à la préparation en mélangeant avec une cuillère en bois
  • Ajouter les fèves (je ne les ai pas décongelée)
  • Laisser mijoter à couvert à feu doux pendant 20 mn

Pendant ce temps là, j’ai préparé une purée de pomme de terre.

Bon appétit!

 Les dimanches en cuisine chez Syl

  chez Karine:) et  Yueyin

A toi : Kim Thùy et Pascal Janovjak (lu par les auteurs)

Ce texte est en réalité une correspondance entre les deux auteurs. Ils sont tous les deux romanciers, ils se sont rencontrés à Cannes (si je ne me trompe pas, je n’ai pas le livre papier pour feuilleter et vérifier), ils se connaissent à peine mais ils ont envie d’échanger et de poursuivre une conversation commencée dans la vraie vie mais ils habitent l’une à Montréal et l’autre à Ramallah. Il n’y a pas d’histoire amoureuse ou de séduction entre les deux « personnages », non, ils sont vraiment dans un échange en tant qu’êtres humains.

Ils se parlent de toutes sortes de sujets, intimes ou universels, sur le passé avec les origines de Kim Thùy et de la famille de Pascal Janovjak, sur leur présent et particulièrement la vie de Pascal Janovjak. Il y a aussi des choses très quotidiennes et des réflexions très poétiques. Il y a comme une urgence à se livrer et à regarder le monde.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce texte, je ne saurai vous citer d’exemples (problème de l’audio) mais j’ai trouvé ça vraiment beau, très humain.

Je ne saurais que vous recommander de découvrir ces lettres en audio si vous aimez ce support de lecture car les auteurs lisent leurs lettres eux-même et j’avais vraiment l’impression d’être avec eux au moment où ils racontaient les différents événements ou livraient leurs réflexions.

Pour vous en savoir plus, voici ce que l’édition Libre Expression en dit :

« 8823 KM. Kim dort. Je suis seul face à ses derniers mots. Tous les jours, ils tombent dans ma boîte. Ce ne sont pas des lettres, juste des signes tapés sur un écran, envoyés à la vitesse de la lumière, par-delà mers et continents. Si cela avait été des lettres, il y aurait sur le papier des parfums d’océan, des traces de nuages. »

Et voici ce que l’édition Liana Levi en dit :

« Ils ne se connaissent pas, ils n’ont encore rien lu l’un de l’autre, lorsqu’un prix littéraire les réunit à l’automne 2010. Quelques heures entre parenthèses, à des milliers de kilomètres de leur quotidien respectif, durant lesquelles Kim Thúy et Pascal Janovjak nouent une complicité rare. Quand la première regagne Montréal et le second Ramallah, ils décident de poursuivre la conversation par-delà un océan et six fuseaux horaires. Au rythme des souvenirs et des anecdotes, leur correspondance esquisse le parcours de deux enfants de l’exil et du nomadisme. Elle aborde aussi le thème de la filiation et l’appétit d’écrire. 
Tissant adroitement l’intime et l’universel, À toi est une subtile méditation sur la fragilité de la vie et l’ouverture au monde. »

 Cliquez sur la photo pour lire un article intéressant sur les deux auteurs!

J’ai aussi lu « Ru » de Kim Thùy et je l’avais aussi écouté lire ce même texte.

Grâce à ICI-Radio-Canada qui propose (gratuitement) des livres québécois

  chez Karine:) et  Yueyin