Là où vont les fourmis : Plessix et Le Gall

J’ai repéré cette BD chez Noukette (cliquez pour voir son billet) qui m’avait donné envie de lire cet album qui avait vraiment l’air très joli dans son histoire et ses dessins.

Voici le résumé de l’éditeur (en cliquant sur le lien vous pourrez voir des pages de la BD)

« Un conte moral dédié aux enfants qui rêvent et aux grandes personnes qui ont su garder cette faculté.
Où vont-elles, ces processions de fourmis qui sillonnent inlassablement le sable du désert ? Vers quelle mystérieuse destination ? C’est à cela que songe le jeune Saïd, en négligeant de garder le troupeau de son terrible grand-père.
En les suivant un jour, accompagné de la prodigieuse chèvre parlante Zakia, Saïd va triompher des djinns, des sortilèges et des enchantements, découvrir l’amour et finalement trouver un grand-père, un vrai. »

*

Ce n’est pas facile de parler de cette BD car elle est très riche. Il y a les faits : Saïd un petit garçon qui doit garder les chèvres d’un vieux monsieur acariâtre qui dit être son grand-père alors que son rêve c’est de suivre les fourmis pour voir où elles vont et puis il y a le fantastique, le côté conte avec Zakia, la chèvre parlante. Mais il y a aussi de l’aventure quand Saïd, Zakia et Abir, une petite fille rencontrée en cours de route, s’enfuient et suivent les fourmis. Et il y a aussi un aspect un peu philosophique quand, en rencontrant un vieux sage, ils se questionnent sur ce qu’est le bonheur…
Les couleurs et les dessins  sont doux et participent à la tonalité « conte » de cet album.
Bastien aussi l’a lu mais il n’a pas eu envie de faire un billet car il me dit que ce n’est pas facile à raconter et je crois aussi qu’il n’a pas forcément tout compris car il l’a lu seul. Je conseille donc cet album à des jeunes lecteurs d’un peu plus de 8 ans ou des adultes qui ont envie d’imaginaire intelligent.

catégorie « lieu » de la ligne « jeunesse »

Fourmidable : Jo Hoestlandt (Billet avec Bastien)

Voici l’avis de Bastien (8 ans-CE2) pris sous la dictée sans que je ne change un mot (et sans qu’il ait eu connaissance de mon avis) :

Ça parle d’une fourmi qui s’appelle « 68 » parce qu’elle est la 68ème fourmi de la file de travail. Un jour, elle trouve un puceron qui lui demande de lui décrire la nature qu’elle voyait mais 68 ne la regardait jamais car elle devait continuer le travail en suivant les ordres.

Un autre jour, elle regarde un petit peu ce qui l’entoure et elle voit de très belles choses et avec le puceron, elle se pose une question : rester à la fourmilière en sécurité mais en devant suivre les ordres ou partir dans la nature où il y a mille dangers mais être libre?

J’ai bien aimé parce que ça parle d’insectes et de liberté. C’est mon préféré dans les Incorruptibles même si à la fin, j’aurais préféré connaître la suite de l’aventure et là, il faut imaginer.

Et mon avis de maman :

Que dire d’autre? Bastien a très bien résumé ce court roman qui est malgré tout très riche. Il pose vraiment la question de la part de liberté qu’ont les individus quand depuis toujours ils suivent des règles établies sans jamais les remettre en question. On y parle de l’ouverture sur le monde et sur les autres, sur le bonheur d’ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure. La peur de quitter ce que l’on connait est bien présente mais l’idée que réfléchir par soi-même et vivre pour soi est aussi très importante.

Un bon petit roman qui sous des dehors de conte pourrait très bien être adapté à des plus grands pour une réflexion un peu plus poussée.

 sélection CE2-CM1

catégorie « animal » ligne « jeunesse »