Où va le blog cette semaine ?

Où va le blog cette semaine?

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de L’Homme (pour quelques mois nous avons le même âge 😉 Ce weekend sera sous le signe de la famille et je ne pense pas avoir beaucoup de temps pour lire car j’ai aussi des corrections et des préparations de cours et je voudrai aussi courir… EDIT : je suis allée chez le médecin hier, j’ai une grosse trachéite et une petite inflammation au genou alors, je vais surtout essayer de me reposer!

Mais bon, concernant le blog, j’ai tellement de lectures d’avance (même si les billets sont loin d’être tous tapés 😉 que je peux me permettre un ralentissement sans risquer la panne de blog 😉

Demain, dimanche 1er avril, vous trouverez le bilan de mes lectures de mars et surtout, le premier bilan du Petit Bac 2018!

Lundi 2 avril, c’est le rendez-vous Oyez! Oyez! Avec un petit compte rendu de ma journée au Festival Rue des Livres dedans!

Mardi 3 avril, il y aura le rappel J-1 de la photo 4/4 à 4h04 et / ou 16h04.

Mercredi 4 avril, à l’occasion du rendez-vous de la BD de la semaine, je vous parlerai de deux lectures qui ont comme point l’héritage d’une maison : « La maison » et  « Les jours sucrés ».

Vendredi 6 avril, je vous donnerai mon avis sur « Quand sort la recluse » pour le prix Audiolib.

Et enfin, dimanche 8 avril, ce sera le rendez-vous mensuel « #ennalit #ennavit » avec le tirage au sort du Book Jar et la recette du poulet au citron et parmesan.

En ce moment, je lis  « Bakhita » de Veronique Olmi  et en audio, je lis « La déesse des petites victoires » de Yannick Grannec (lu par Flora Brunier. J’ai vais aussi lire les BD « La guerre des Lulus » (T1 et 2 pour l’instant) de Régis Hautière et Hardoc que j’ai empruntées à la médiathèque et « Ar-Men » de Emmanuel Lepage que  j’ai emprunté à mon père après le lui avoir offert!) mais je ne sais pas encore ce que je lirai après en audio car j’attends les deux derniers livres pour le prix Audiolib.

A bientôt! Bonne semaine et bonnes lectures!

ADN : Yrsa Sigurðardóttir

La littérature islandaise et moi nous ne sommes pas vraiment amies… Je dois dire que je n’ai jamais eu beaucoup de succès dans mes lectures islandaises et quand ma copine Mrs B m’a prêté ce roman, j’ai eu un peu peur que je n’accroche pas… Et…  Je pense que Mrs B et  Yrsa Sigurðardóttir m’ont réconciliée avec la lecture de ce pays et comme c’est le premier tome d’une série, il est fort possible que je poursuive!

Alors ce n’est pas facile du tout de parler de ce livre, tout d’abord parce qu c’est un polar et évidemment, j’ai vraiment peur de vous dire des choses qui vous mettent sur la voie de la résolution de l’enquête alors que 50 pages avant la fin je n’avais pas d’idée sur le dénouement! Il faut savoir que c’est parfois glauque (les meurtres ne sont pas décrits de façon précise mais ils sont assez terribles et angoissants!).

Dans ce roman, il y a d’abord un premier meurtre, très mystérieux car rien ne semble justifier l’assassinat de cette mère de famille sans histoire. Sa petite fille de 7 ans était cachée sous son lit pendant l’agonie de sa mère. Elle n’a pas vu grand chose mais elle va être entendue par les services sociaux ainsi que la police pour tacher d’en savoir plus.

C’est ainsi que Freya, psychologue pour enfants et Huldar, officier de police se rencontrent (enfin, pas vraiment, ils s’étaient déjà « croisés » ce qui rend leur travail en commun un peu gênant).

Un autre meurtre aussi horrible que le premier est commis et bien évidemment, ils sont liés mais personne ne comprend comment ni pourquoi…

En parallèle, un jeune étudiant un peu loser qui vit seul dans la maison de sa mère récemment décédée, passionné de cibi et qui n’a pas vraiment d’amis reçoit de très étranges messages chiffrés par le biais de sa radio à ondes courtes. Et le lecteur sait que ces messages sont liés aux crimes…

En plus de l’affaire policière, les relations entre le personnage de la jeune psychologue récemment célibataire et le jeune policier qui vient de monter en grade et qui a la responsabilité de l’enquête se développent petit à petit (et on a envie d’en savoir plus).

Bref, j’ai passé un excellent moment, je l’ai dévoré en quelques jours car je ne pouvais pas le lâcher!

 par ma copine Mrs B

 catégorie « Mot unique »

Sixtine -1 Le trésor des aztèques : Frédéric Maupomé et Aude Soleilhac

C’est chez Mo que j’ai entendu parler de Sixtine la première fois car elle nous avait présenté le personnage, l’histoire et ses auteurs en avant première!

Ce premier tome commence quand une toute jeune Sixtine accompagne sa mère lorsqu’elle jette les cendres du père de la petite dans la mer. C’est ce jour là que Sixtine voit apparaître dans sa vie une bande de fantômes de pirates qu’elle est la seule à voir. Sa mère pense que ce sont des amis imaginaires mais ils l’accompagnent toujours quand elle grandit et qu’on la retrouve plus grande.

La mère de Sixtine tire le diable par la queue pour essayer de bien vivre avec sa fille. Sixtine ne sait pas grand chose du passé de son père mais sa bande d’amis de l’école l’encourage à essayer d’en découvrir plus. Elle apprend alors que la famille de son père a renié ce dernier quand il s’est marié avec la « saltimbanque » qu’était sa mère.

Pour essayer de sauver la maison qu’elles ont toujours habitée et éviter qu’elles ne doivent la vendre, Sixtine et ses amis pirates vont essayer de cambrioler le musée de la ville et  voler de trésor des aztèques… Mais Sixtine découvre alors qu’il y a dans son entourage des personnages beaucoup plus inquiétants que des fantômes de gentils pirates.

Le premier tome se termine donc sur ce mystère (qui sont ces êtres étranges?) et sur l’apparition d’un nouveau personnage qui veille sur la jeune fille en secret.

Je suis curieuse de voir comment va se poursuivre cette aventure mais j’avoue que j’aurais préféré avoir la suite tout de suite sous la main car cela se termine de façon très abrupte dans l’attente de la suite.

Je conseille cet album à partir de 10-12 ans.

 par ma Best

  chez Mo

Bleu amer : Sylvère Denné et Sophie Ladame

J’ai repéré cette BD chez Mo et j’ai tout de suite craqué car cela se passe chez moi ou presque! En effet, l’archipel des îles Chausey est un ensemble d’îles en face de chez moi et même administrativement rattaché à ma commune, au point que même si c’est une île sans route et que j’habite une avenue, nous avons reçu la réponse du père Noël  adressée à notre adresse mais à Chausey (et c’est arrivé quand même) et le carnet de chèque de L’Homme a pour adresse Avenue X, îles Chausey… Ça nous fait bien rire! Ça , c’est pour l’anecdote personnelle mais d’un point de vue touristique, je vous conseille vivement de découvrir les îles Chausey un jour, c’est spectaculaire!

Après, cette BD a résonné particulièrement fort pour moi car il y est question d’un parachutiste américain qui a perdu sa compagnie et qui doit se cacher des allemands pendant la deuxième guerre mondiale et dans ma famille, nous avons connu cette expérience (même si l’histoire ne s’est pas finie de la même manière que dans la BD). Pour tout savoir sur le soldat Calhoun, cliquez sur la photo  !

Passé ces détails personnels, voici ce que dit l’éditeur : « Printemps 44, îles Chausey, Suzanne profite des grandes marées pour pêcher à pied. Ses marches contemplatives constituent ses instants d’évasion dans une existence morne, marquée par des rapports distants avec son mari Pierre.
Lui, de son côté, s’oublie à bord de son bateau et dans le café de l’île avec l’alcool pour échappatoire.
Un jour de pêche, il trouve un soldat américain gisant sur la grève, et décide, contre l’avis de certains îliens, de le cacher aux
allemands.
Le convalescent se lie avec Pierre et Suzanne soulagés de voir ainsi rompue la monotonie de leur vie. À l’approche du navire de ravitaillement allemand, ce nouvel équilibre perd de sa légèreté et la tension monte… »

Cet album est très beau, aux crayonnés blancs et noirs rehaussés de bleu sur un fond kraft sait donner vie aux îles et donne du mouvement et une vraie intensité à la nature et pour les personnages, il y a un côté croquis qui rend bien l’âpreté des habitants de l’île.

On y traite aussi des sentiments des habitants, très subtils entre le rejet de l’autre, celui qui risque d’apporter le danger et de perturber le fragile équilibre d’une île isolée et l’envie de bien faire, d’être humain. Et puis, il y a des relations plus personnelles au sein d’un couple qui ne semble pas se parler et dont l’arrivée d’une nouvelle personne va à la fois faire du bien à Suzanne qui va se sentir revivre et qui va aussi fragiliser Pierre.

Cette histoire montre que des décisions très personnelles peuvent influencer des vies et changer le cours de la vie d’autres personnes.

J’ai aimé cet album qui fait s’interroger sur ce que nous ferions dans ce genre de situation…

  chez Mo

catégorie « couleur » de ma ligne BD

Ces jours qui disparaissent : Timothé Le Boucher

Lubin Maréchal est un jeune homme bien dans sa peau, qui vit sa passion du spectacle de cirque en tant qu’acrobate avec une bande d’amis tout en étant caissier dans un supermarché pour gagner sa vie. Il a la vingtaine et est très insouciant. Un jour, après une chute lors d’un numéro d’acrobatie, il se couche mais quand il se réveille, ce qu’il croit être le lendemain est en réalité le surlendemain : il a raté une journée complète, n’a aucune idée ce qu’il s’est passé, pense juste avoir dormi non stop.

Mais quand la même chose se produit ensuite à nouveau, et qu’un jour sur deux il perd la maîtrise de sa vie, il commence à s’inquiéter ainsi que ses amis et sa fiancée. En filmant son « absence », il découvre que un autre lui, un double, vit sa vie. Commence alors une communication vidéo entre les deux Lubin. Ils organisent leur vie commune et la petite amie de Lubin, lui demande de rencontrer une psychiatre qui évoque une dissociation de personnalité. Il se trouve que « l’autre » est d’un caractère très différent, plus sérieux, plus organisé et plus ambitieux…

Et puis les périodes d’absence deviennent plus longues et l’autre prend le dessus sur sa vie  et c’est Lubin qui revient pour une journée ponctuellement dans une vie qu’il ne reconnait pas… Cela tout le long de leur vie commune…

Cette BD ressemble à un thriller, on peut aussi se poser la question si c’est une histoire fantastique ou psychologique. Y a-t-il un côté irréel et inexplicable, comme un monde parallèle ou bien est-ce la représentation d’une forme de distorsion mentale comme le suggère la psychiatre du début, ou bien est-ce une métaphore pour l’entrée dans l’âge adulte et la part d’insouciance et de jeunesse perdue? On ne le sait pas mais ce n’est pas important car on se pose ces questions et c’est vraiment bien! C’est assez angoissant de se dire qu’on pourrait ainsi se faire voler sa vie, ou ne pas la vivre, ou la vivre sans y adhérer et sans s’en souvenir… Il y a une réflexion sur le temps qui passe, sur l’évolution des relations entre les amis, sur les sentiments.

J’ai aimé cet album intrigant et inventif. Les dessins aux couleurs vives m’ont peut-être moins emballés. J’ai trouvé les dessins un peu « plats » et froids, sans doute parce qu’ils ont un aspects très « numériques » dont je ne suis pas fan. Mais cela reste un album vraiment intéressant à lire.

Pour lire les premières pages cliquez ici!

 15/20

 avec Bidib : allons voir son avis!

 catégorie « temps qui passe » de ma ligne BD

Où va le blog cette semaine ?

Où va le blog cette semaine?

Dur dur la reprise du boulot en décalé après un voyage scolaire super sympa avec des collègues-copines et de gentils élèves! Mais bon, il faut bien s’y remettre! Heureusement, il y a aussi des petits moments de bonheurs littéraires comme celui d’hier quand j’ai retrouvé « les blogueurs de l’Ouest » à Rennes pour le festival Rue des Livres (j’en dans le billet Oyez! Oyez!) Heureusement je suis à jour sur le blog pour la semaine à venir 😉

Demain, lundi 26 mars, je vous parlerai de la BD « Ces jours qui disparaissent »

Mercredi 28 mars, à l’occasion du rendez-vous de la BD de la semaine, je vous parlerai de deux lectures que j’ai découvertes grâce à Mo! Il y aura « Bleu amer » et « Sixtine ».

Vendredi 30 mars, je vous donnerai mon avis sur « ADN ».

Et enfin, dimanche 1er avril, vous trouverez le bilan de mes lectures de mars et surtout, le premier bilan du Petit Bac 2018!

En ce moment, je lis « Past imperfect » (« Passé imparfait ») de Julian  Fellowes  (c’est un pavé et je lis à deux à l’heure… Je ne sais pas si je vais le finir un jour!) et en audio, j’ai abandonné « Bakhita » de Veronique Olmi pour le prix Audiolib car je n’aimais pas la façon de lire de l’auteur mais ce sera ma prochaine lecture sur ma liseuse car ‘ai vraiment envie de découvrir le texte. Ma nouvelle lecture audio est « Une vie » de Simone Veil.

A bientôt! Bonne semaine et bonnes lectures!

L’if et la rose : Mary Westmacott (Agatha Christie)

Résumé de l’éditeur : « Comment John Gabriel, ancien candidat au Parlement, un opportuniste, séducteur, homme à femmes et grand buveur, a-t-il pu devenir celui que l’on nomme le père Clément, saint homme dont l’altruisme exemplaire est admiré et reconnu de tous ?
Revenant sur sa propre vie, Hugh Norreys raconte comment ce personnage charismatique marqua la petite ville de Saint-Loo et bouleversa la vie de nombre de ses habitants. Parmi eux, Isabella Charteris, une belle jeune femme aristocratique, silencieuse et mystérieuse, menant une vie paisible dans un château, avec trois vieilles dames pour seule compagnie. Norreys en tomba amoureux, mais il ne fut pas le seul.
Ce roman d’Agatha Christie est le récit d’une passion tragique qui enchaîne inéluctablement deux êtres l’un à l’autre et transforme leur vie en destin. »

En relisant le résumé de l’éditeur, je me rends compte que j’avais complètement oublié que l’on parlait du « père Clément » pour parler de John Gabriel… En fait, ce n’est vraiment pas important dans l’histoire, il me semble. Une femme vient rendre visite à Hugh Norrey pour lui dire que John Gabriel veut le voir mais ce nom réveille pour Hugh Norrey le passé qui a lié les deux hommes et c’est cette histoire qu’il nous raconte. On sait qu’il en veut terriblement à cet homme, en particulier à cause de quelque chose qui s’est passé entre lui et une certaine Isabella…

Hugh Norrey commence par nous parler de lui et de ceux qui l’ont entouré à une certaine époque. Hugh était amoureux quand il a eu un grave accident de la route et s’est retrouvé lourdement handicapé. Cet accident lui fait prendre conscience que sa relation amoureuse ne reposait sur rien et il se retrouve en Cornouailles avec son frère artiste peintre et Teresa l’épouse de ce dernier. Ils vivent dans un petit milieu conservateur et les élections approchent. Le candidat « Tory » pour la région est un certain John Gabriel, un héros de la guerre qui impressionne tout le monde même s’il ne correspond pas forcément à l’image que les conservateurs ont habituellement.

Dans leur entourage, il y a aussi les aristocrates locales, trois vieilles dames (très « Downton Abbey ») et la nièce, Isabella, une jeune femme assez singulière.

Hugh étant immobilisé par son handicap, il se retrouve régulièrement être le confident des uns et des autres. C’est ainsi qu’il connait la véritable nature de John Gabriel qui est un arriviste séducteur qui n’a pas réellement de conscience politique mais qui pense surtout à ses propres intérêts. La mystérieuse Isabella, elle, semble très détachée de ce qui l’entoure, elle n’attend que le retour de son cousin avec qui elle souhaite se marier depuis toujours. Mais tout ne se passera pas comme prévu et la petite communauté de Saint Loo sera bouleversée.

Au-delà des événements, même s’il y a du suspens, c’est réellement un roman psychologique, une réflexion sur la nature humaine. C’est un roman qui s’intéresse aux personnages soit par ce qu’ils pensent d’eux-mêmes ou des autres soit par l’image qu’ils renvoient d’eux et ce qu’ils pensent vraiment. C’est aussi un portrait d’une certaine Angleterre de l’après-guerre qu’Agatha Christie sait si bien évoquer.

J’ai bien aimé même si je n’en fais pas un coup de coeur.

catégorie « Couleur » pour ma ligne Agatha Christie

Irmina : Barbara Yelin

J’ai voulu lire cette BD sur les conseils de mon amie K qui l’avait beaucoup aimée. Après l’avoir lue, j’ai d’abord été un peu désarçonnée, j’avais du mal à me dire si j’avais aimé ou pas cette BD et j’ai donc laissé un peu de temps avant de me mettre à l’écriture de ce billet, comme pour la laisser décanter un peu. Avec du recul je peux dire que j’ai aimé cette histoire sans pour autant que ce soit un coup de coeur.

Tout d’abord, c’est un bel album au niveau des dessins aux traits délicats et aux crayonnés sombres rehaussés de couleurs. Et au niveau de l’histoire, c’est intéressant de suivre l’évolution du personnage d’Irmina que ce soit dans sa vie personnelle que dans la plus grande histoire celle de son pays. En même temps, c’est aussi cette évolution qui m’a un peu gênée car j’ai eu du mal à m’attacher à la Irmina dans la deuxième partie de sa vie.

Au début de l’histoire, Irmina est une jeune fille assez indépendante à l’esprit vif qui quitte l’Allemagne des années 30 à l’occasion d’un échange avec une jeune anglaise. Elle vit donc dans une famille à Londres tout en suivant des cours de secrétariat. Elle tombe sous le charme d’un étudiant noir de La Barbade qui étudie à Oxford et elle montre avec lui son côté enflammé et contre les injustices. Elle a du mal à comprendre ce qui se passe dans son pays avec la montée d’Hitler et est exaspérée d’être mise dans le même panier que tous les allemands.

Elle doit cependant repartir en Allemagne et se marie avec un jeune homme qui prend peu à peu de l’importance dans le régime Nazi. Irmina devient alors quelqu’un d’autre. Une femme « rangée » qui non seulement accepte sans se rebeller sa nouvelle condition de femme mariée dans une Allemagne « bien pensante » mais qui ferme les yeux ou même pire sur la politique de son pays…

La dernière partie de la BD nous présente une Irmina vieillissante qui retrouve Howard, l’étudiant d’Oxford à La Barbade. Et cette partie m’a aussi un peu intriguée car elle fait le lien avec la jeune Irmina mais il ne semble y avoir aucune remise en question de l’Irmina de la période de guerre, celle qui semblait avoir accepté un régime que quelques années plus tôt elle n’aurait pas toléré.

Alors, je comprends bien que cette histoire a pour but de montrer qu’on ne peut pas savoir à l’avance que ce que l’on accepterait ou pas en temps de guerre et montre aussi que beaucoup de civiles allemands ont tout simplement « laissé faire » mais je suis vraiment gênée par le manque de recul, de regrets ou moins de justifications du personnage d’Irmina. Il m’a semblé qu’il manquait une partie.

Alors c’est un avis en demie teinte, plutôt positif mais qui nécessiterait pour moi d’un peu plus d’explications, d’approfondissements. Je vous recommande malgré tout cet album.

 ma Best

catégorie « mot unique » de ma ligne BD

La vie secrète des arbres : Peter Wohlleben (lu par Thibault de Montalembert)

Résumé d’Audiolib :

« Dans ce livre plein de grâce, acclamé dans le monde entier, le forestier Peter Wohlleben nous apprend comment s’organise la société des arbres. Les forêts ressemblent à des communautés humaines. Les parents vivent avec leurs enfants, et les aident à grandir. Les arbres répondent avec ingéniosité aux dangers. Leur système radiculaire, semblable à un réseau internet végétal, leur permet de partager des nutriments avec les arbres malades mais aussi de communiquer entre eux. Et leurs racines peuvent perdurer plus de dix mille ans… Prodigieux conteur, Wohlleben s’appuie sur les dernières connaissances scientifiques et multiplie les anecdotes fascinantes pour nous faire partager sa passion des arbres.
Après avoir découvert les secrets de ces géants terrestres, par bien des côtés plus résistants et plus inventifs que les humains, votre promenade dans les bois ne sera plus jamais la même.
Peter Wohlleben a été forestier plus de vingt ans en Allemagne. Il dirige maintenant une forêt écologique. Son livre a été numéro un des ventes en Allemagne et est devenu un étonnant best-seller aux États-Unis, et maintenant en France. »

Je partait avec un apriori très négatif sur cette lecture audio car plusieurs co-jurés du prix Audiolib avaient abandonné leur lecture assez rapidement… De plus,  je n’aime pas trop les documentaires et enfin, je ne suis pas une grande fan de forêt… Mais ce qui m’encourageait quand même à le lire c’est le lecteur Thibault de Montalembert qui est excellent et qui confirme ici sa capacité à me faire écouter et apprécier toutes sortes de lectures! Car contre tout attente, je l’ai lu jusqu’au bout, sans avoir envie d’abandonner et j’ai même vraiment apprécié! J’ai trouvé cette lecture fascinante et assez passionnante!

Alors aujourd’hui, je ne saurai pas vous raconter tous les détails mais je peux vous dire que je ne regarderai  plus les arbres de la même manière! On apprend énormément de choses sur la reproduction des arbres, sur leur capacité à vivre ensemble et s’entraider et même communiquer et leur développement au fil des saisons et des années.

Bref, je ne sais pas si je vous le conseille car ce n’est pas une lecture forcément évidente mais j’ai été vraiment très agréablement surprise! Je pense que Thibault de Montalembert y est pour beaucoup et le fait d’avoir lu ce livre en parallèle avec « Le journal intime d’un arbre » de Didier Van Cauwelaert, un roman qui semblait fait pour l’accompagner, comme si c’était une version fictive de ce documentaire et c’est pour ça je vous parle des deux titres aujourd’hui! Je pense que ma lecture de ce documentaire a fortement été impactée par la lecture du roman et je vous recommande donc de lire les deux ensemble 😉

Les avis de mes co-jurés Audiolib : EstellecalimSandrine

 avec Meuraïe : Allons voir son avis!

catégorie « passage du temps » pour ma ligne audio

Le journal intime d’un arbre : Didier Van Cauwelaert

Quatrième de couverture :

« On m’appelle Tristan, j’ai trois cents ans et j’ai connu toute la gamme des émotions humaines. Je suis tombé au lever du jour. Une nouvelle vie commence pour moi – mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu’une jeune fille a sculptée dans mon bois? Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j’essaie de comprendre pourquoi je survis. Ai-je une utilité, une mission, un moyen d’agir sur le destin de ceux qui m’ont aimé ? »

Dans ce roman, c’est un arbre qui parle et pourtant, le roman commence quand il meurt. Mais son « esprit » reste en alerte, vivant, en lien avec les humains qui ont eu de l’importance pour lui. Et il va même continuer à les suivre au fil de leurs vies, de leurs relations, au travers d’une sculpture faite dans son bois. On reste donc dans le présent  de certains personnages : l’auteur qui raconte l’histoire de cet arbre et la petite fille qui s’est confiée à lui enfant et qui devient une sculptrice grâce à son bois.

Mais il y a aussi un retour dans le passé de l’arbre grâce aux souvenirs de ce dernier mais surtout aux recherches du personnage de l’auteur sur l’existence de l’arbre.

C’est un roman assez court mais vraiment foisonnant et peut-être même un peu trop, certains aspects sur la vie de la sculptrice m’ont paru peut-être un peu longuets mais j’ai par contre apprécié tout ce qui concernait le lien de l’arbre avec le présent, les humains et le passé.

Le hasard a voulu que je lise ce roman en parallèle du documentaire « La vie secrète des arbres » de Peter Wohlleben, une lecture audio qui semblait faite pour l’accompagner car on retrouve dans la fiction pas mal d’élément abordés dans le documentaire et c’est pour ça je vous parle des deux titres aujourd’hui! Je pense que ma lecture de ce roman a été renforcée, (un peu comme de la « réalité augmentée » par la lecture du livre audio et je vous recommande donc de lire les deux ensemble 😉

ma belle-soeur Stéph! Merci!

 catégorie « Objet » (2ème ligne)

J’inscris ce texte au Défi Livres de Argali