Arrête avec tes mensonges : Philippe Besson (lu par Antoine Leiris)

Résumé de l’éditeur :

« Quand j’étais enfant, ma mère ne cessait de me répéter : « Arrête avec tes mensonges. » J’inventais si bien les histoires, paraît-il, qu’elle ne savait plus démêler le vrai du faux. J’ai fini par en faire un métier, je suis devenu romancier. Aujourd’hui, voilà que j’obéis enfin à ma mère : je dis la vérité. Pour la première fois. Dans ce livre.
Autant prévenir d’emblée : pas de règlement de comptes, pas de violence, pas de névrose familiale. Mais un amour, quand même.
Un amour immense et tenu secret. Qui a fini par me rattraper. »

Quand j’ai commencé cette écoute, je ne savais pas qu’il s’agissait d’un témoignage de l’auteur sur sa jeunesse et c’est tant mieux car je ne suis pas fan de biographies. Et pour tout vous dire je l’ai lu comme un roman, le jeune homme de ce livre n’était pas Philippe Besson pour moi mais un jeune homme de fiction et je me suis vraiment laisser porter par cette tranche de vie.

En effet, ce n’est pas l’histoire d’une vie mais l’histoire de l’entrée dans l’âge adulte d’un lycéen d’une petite ville de province dans les années 80. Ce jeune homme plutôt timide et  tranquille qui vit une vie ordinaire en apparence dans une famille simple, ressent une certaine admiration pour un garçon du lycée. Thomas Andrieu est attirant même s’il est aussi très distant,  pour les filles comme pour Philippe. Et puis un jour, ils entament une relation d’abord sexuelle puis pleine de sentiments non dits… Cette histoire d’amour doit bien entendu rester absolument secrète d’une part parce que c’est une époque où l’homosexualité n’est pas acceptée et parce que Thomas lui-même ne veut pas reconnaître cette homosexualité en lui.

Cette histoire ne sera finalement qu’une histoire de quelques mois mais c’est en réalité une histoire d’une vie.

Au-delà de l’homosexualité, au-delà de l’amour, au-delà du sentiment de perte, il y a dans ce livre le portrait d’une époque, les années 80 et c’est aussi un portrait de la province un peu sclérosée où le seul espoir pour un jeune de « s’en sortir » ce sont les études et pour Philippe Besson c’est la littérature qui lui a permis de bouger. Et cela aussi je l’ai trouvé très intéressant.

Je vous recommande la version audio que j’ai trouvé très bien lue par Antoine Leiris.

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