Lubin Maréchal est un jeune homme bien dans sa peau, qui vit sa passion du spectacle de cirque en tant qu’acrobate avec une bande d’amis tout en étant caissier dans un supermarché pour gagner sa vie. Il a la vingtaine et est très insouciant. Un jour, après une chute lors d’un numéro d’acrobatie, il se couche mais quand il se réveille, ce qu’il croit être le lendemain est en réalité le surlendemain : il a raté une journée complète, n’a aucune idée ce qu’il s’est passé, pense juste avoir dormi non stop.

Mais quand la même chose se produit ensuite à nouveau, et qu’un jour sur deux il perd la maîtrise de sa vie, il commence à s’inquiéter ainsi que ses amis et sa fiancée. En filmant son « absence », il découvre que un autre lui, un double, vit sa vie. Commence alors une communication vidéo entre les deux Lubin. Ils organisent leur vie commune et la petite amie de Lubin, lui demande de rencontrer une psychiatre qui évoque une dissociation de personnalité. Il se trouve que « l’autre » est d’un caractère très différent, plus sérieux, plus organisé et plus ambitieux…

Et puis les périodes d’absence deviennent plus longues et l’autre prend le dessus sur sa vie  et c’est Lubin qui revient pour une journée ponctuellement dans une vie qu’il ne reconnait pas… Cela tout le long de leur vie commune…

Cette BD ressemble à un thriller, on peut aussi se poser la question si c’est une histoire fantastique ou psychologique. Y a-t-il un côté irréel et inexplicable, comme un monde parallèle ou bien est-ce la représentation d’une forme de distorsion mentale comme le suggère la psychiatre du début, ou bien est-ce une métaphore pour l’entrée dans l’âge adulte et la part d’insouciance et de jeunesse perdue? On ne le sait pas mais ce n’est pas important car on se pose ces questions et c’est vraiment bien! C’est assez angoissant de se dire qu’on pourrait ainsi se faire voler sa vie, ou ne pas la vivre, ou la vivre sans y adhérer et sans s’en souvenir… Il y a une réflexion sur le temps qui passe, sur l’évolution des relations entre les amis, sur les sentiments.

J’ai aimé cet album intrigant et inventif. Les dessins aux couleurs vives m’ont peut-être moins emballés. J’ai trouvé les dessins un peu « plats » et froids, sans doute parce qu’ils ont un aspects très « numériques » dont je ne suis pas fan. Mais cela reste un album vraiment intéressant à lire.

Pour lire les premières pages cliquez ici!

 15/20

 avec Bidib : allons voir son avis!

 catégorie « temps qui passe » de ma ligne BD

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10 commentaires sur « Ces jours qui disparaissent : Timothé Le Boucher »

  1. Cette BD me fait un peu peur car j’ai du mal avec les histoires non rationnelles. Mais les avis sont tellement unanimes que je pense que je me laisserai convaincre si elle croise ma route.

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    1. je pense que tu sortiras au moins avec des questionnements, et c’est pour ça que j’ai aimé cette BD car elle a plusieurs axes possibles de lectures. j’ai hâte de te lire!

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