Le narrateur est un adolescent des années 1960 qui est, on le comprend assez vite qu’il est un peu limité intellectuellement. Il a d’ailleurs quitté l’école car il avait des problèmes à s’ajuster à la vie en communauté, ne comprenant pas les codes et gérant mal ses émotions. Il travaille avec son père dans la station essence de son village de Provence. Mais un jour, il comprend que ses « bêtises » risquent de pousser ses parents à l’envoyer dans une école spécialisée loin de chez lui. Il décide de partir de chez ses parents en cachette pour « aller faire la guerre » et prouver qu’il vaut quelque chose.

En fait, bien entendu, cet ado qui est plus comme un petit garçon dans ses actions et ses raisonnements, ne va pas bien loin et il a oublié tout ce qu’il avait prévu d’emporter avec lui, et il se retrouve sur le plateau, dans le maquis. Là-bas, il se retrouve confrontée à une jeune fille d’à peu près son âge. Une fille qui le considère comme un garçon normal et qui lui invente un univers car elle se dit « Reine » et raconte qu’elle vit dans un château magique et que ses pouvoirs lui permettent de contrôler les éléments… Le jeune garçon, qu’elle nomme « Shell » car il porte un blouson au logo de la marque d’essence, ne sait pas trop s’il faut la croire ou pas mais il se laisse porter par cette rencontre magique.

Plus tard, il sera pris sous l’aile d’un berger solitaire (si solitaire que Shell le croyait muet). Encore une rencontre qui lui permet de grandir.

Il y a quelques incohérences (comment personne ne retrouve ce garçon dans un périmètre si petit?) et j’ai mis un peu de temps à entrer dans l’histoire car j’ai trouvé le démarrage  un peu lent mais j’ai fini par plutôt bien aimer ce roman et même y trouver une certaine poésie mais je ne peux pas dire qu’il me marquera vraiment sur le long terme et même, à vrai dire au moment d’écrire ce billet, je n’ai plus trop en tête les détails.

La voix du lecteur est plutôt bien adaptée au narrateur un peu innocent.

Les avis de mes co-jurés : Aproposdelivres,  Estellecalim,  Mes échappées livresques,  Meuraïe, Sandrine,  Sylire

 Chez Sylire

catégorie « animal » (= des abeilles) de ma ligne audio

8 commentaires sur « Ma reine : Jean-Baptiste Andrea (lu par Guillaume Jacquemont) »

  1. Je suis passée sans problème sur les cohérences en considérant que c’est un conte (d’ailleurs la fin penche pour le conte, si je l’ai bien interprétée).
    J’ai bien aimé aussi.

    J'aime

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