Alexandrin ou L’art de faire des vers à pied : Pascal Rabaté et Alain Kokor

J’ai vu passer cette BD plusieurs fois dans le rendez-vous de la BD du mercredi et je n’arrivais vraiment pas à me dire si elle me tentait ou pas malgré les avis très positifs (et si je me souvenais chez qui je l’avais vu, je pense qu’on verrait des commentaires très fluctuants de ma part 😉 Alors, quand j’ai vu qu’elle était à la médiathèque, je me suis dit que la meilleure chose à faire c’était de la lire pour me faire ma propre idée… Et j’ai eu un coup de coeur!

Alors, ce qui me faisait un peu peur c’était le fait que le texte soit composé d’alexandrins, mais si jamais cela vous inquiète aussi, ne vous arrêtez pas à cela car c’est totalement naturel dans le récit!

Alors, comment vous transmettre mon coup de coeur, à part vous conseiller de le lire?

J’ai adoré l’histoire, poétique au-delà des mots utilisés par les personnages. Alexandrin de Vanneville est un vagabond, un clochard diraient certains, un homme qui erre dans les rues, en faisant du porte à porte pour vendre ses poèmes à qui veut bien lui donner quelques pièces. Il ne mendie pas, il transmet, il donne du beau…

Il rencontre un petit garçon lui aussi vagabond mais fugueur et le prend sous son aile pour le protéger et lui apprendre l’amour des mots et des rencontres même si elles ne sont pas toutes positives.

Mais des rencontres il y en a aussi des belles, des fortes, des intenses, à commencer par celle d’Alexandrin et du jeune Kévin, grâce à laquelle, le poète se sent un peu père. Mais aussi, des rencontres où l’amour se glisse dans des beaux moments. C’est vraiment touchant.

Il y a aussi des moments drôles, car le personnage d’Alexandrin est un homme haut en couleur, décalé et surtout libre.

Et pourtant, c’est aussi une histoire triste. On a envie de prendre Alexandrin dans nos bras, on a envie de lui acheter des poèmes, on a envie qu’il nous parle, qu’il nous fasse une leçon de vie et qu’il nous fasse sourire… On n’a pas envie qu’il finisse seul…

Et puis, c’est une très belle bande dessinée. Les dessins sont très agréables, légers, poétiques. Les couleurs sont d’une grande douceur et il y a parfois des détails très délicats. J’ai adoré!

« Alexandrin de Vanneville, poète des campagnes et des villes, arpentant les chemins et les villes, de terre ou de bitume, par vent et par la pluie, sans me taire et sans amertume, je survis en proposant ma poésie. »

pour la deuxième ligne de ma catégorie « déplacement »

Tourne disque : Zidrou et Raphaël Beuchot

Résumé de l’éditeur : « Je m’appelle Eugène Ysaÿe. Je suis violoniste. Le Gouverneur m’avait invité au Congo pour donner un concert. Je comptais passer ensuite trois semaines chez mon neveu au bord du magnifique lac Maï Ndombé. C’est ainsi que je fis sa rencontre. Ne me demandez pas son nom: tout le monde ici l’appelle « Tourne-Disque ». Il pourrait être mon fils… s’il n’était plus noir qu’un café serré. La musique permet des rencontres étonnantes. Celle-là devait me marquer pour toujours. Après tout, je n’avais que 70 ans et encore tant de choses à apprendre! »

J’ai lu cette BD il y a quelques temps et au moment d’écrire le billet je n’en ai pas un souvenir très détaillé mais je me souviens avoir plutôt aimé cette histoire.

Le violoniste Eugène Ysaÿe, un violoniste sûr de sa valeur, part en Afrique et rejoint son neveu. Là-bas, il se délecte d’une vie de colon mais au contact de « Tourne Disque »  un serviteur de la famille qui a pour rôle de passer des disques, il va découvrir un autre aspect de l’Afrique : il va aller au contact des gens et échanger avec des personnes qu’il n’aurait sans doute jamais vraiment vu avant. Et ce qui permet ce contact c’est la musique, que ce soit par les disques de musique classique que les hommes vont partager, ou le violon et les percussions.

Une belle histoire d’une amitié hors du commun.

Les dessins apportent bien l’ambiance chaude de l’Afrique mais je ne suis pas vraiment une grande fan des dessins fait à la tablette car je les trouve souvent un peu trop lisses.

pour la deuxième ligne de ma catégorie « art »