Journal d’un enfant de lune : Joris Chamblain

Résumé de l’éditeur : « Morgane a seize ans. Elle vient d’emménager dans une nouvelle maison, avec ses parents et son petit frère. Tandis qu’elle déballe ses cartons, elle retrouve un journal intime caché derrière un radiateur. C’est celui de Maxime, un jeune homme de dix-sept ans, qui y raconte son étrange maladie qui l’empêche de vivre à la lumière du jour. C’est un enfant de la lune… Elle va le lire et vibrer à ses mots et n’aura alors plus qu’une seule idée en tête: retrouver la trace de Maxime pour lui rendre son journal oublié. Ses pas la conduiront bien plus loin qu’elle n’aurait pu l’imaginer… »

Cette bande dessinée est l’occasion de parler d’une maladie génétique rare (Xéroderma pigmentosum), sous couvert d’une rencontre virtuelle entre une jeune fille et le jeune homme d’un journal intime. Elle s’attache aux mots et à la vie de ce jeune homme, elle cherche à la comprendre et veut le retrouver pour lui rendre son journal mais aussi pour le connaître car au fond Morgane est en train de tomber amoureuse de ce garçon.

Mais au-delà de l’aspect « romantique » de cette histoire il y aussi une prise de conscience de ce que d’autres enfants vivent puisqu’en cherchant Maxime, elle va trouver une association qui s’occupe des « enfants de la lune » et s’ouvrir l’esprit.

J’ai apprécié que cette BD, si elle suit les codes des histoires d’ados, avec la famille, la meilleure amie et l’amour naissant, ne se contente pas de cela et apporte un éclairage vraiment intéressant sur une maladie méconnue et plus encore sur la différence au sens large. J’ai aussi apprécié que la fin ne tombe pas sur un « happy end » traditionnel 😉

Une bonne découverte qui plaira sans doute aux collègiens.

 par Mrs B

Sus au châtelain : Eric Eydoux

Résumé de l’éditeur : « Dans le Paris des années 80, un fils de famille devient détective privé au grand dam de sa mère avide d’un plus glorieux destin. Intrigué par la mort d’une belle fruitière, il mène l’enquête. Connaissant bien les codes du polar mais ne les respectant pas nécessairement, l’auteur, observateur amusé du monde qui l’entoure, soigne les jeux de mots, les effets de style et les situations burlesques… Une pochade policière hilarante ! »

Ce roman qui se situe dans les années 80 a la particularité d’avoir une tonalité et un univers tout à fait ancrés dans l’époque du récit. Et si je n’avais pas su qu’il venait d’être écrit j’aurais pu croire qu’il avait été écrit dans les années 70-80.

Alors c’est un roman qu’il ne faut pas trop prendre au sérieux, c’est entre le roman humoristique et le polar. On y mène bien une enquête (mais sans que personne ne demande réellement au détective de le faire, il veut juste en savoir plus sur la victime sur qui il fantasmait quand il était étudiant.). On tombe dans des histoires d’anciens nazis, de règlements de comptes et de secrets de familles.

L’auteur utilise les clichés de façon décalée  : le flic alcoolique, l’ancien nazi, le châtelain, le paysan, le détective désabusé et la mère castratrice…

Je dois être honnête et vous dire que c’est une très bonne amie qui m’a proposé de lire le livre écrit par son père, je ne pouvais pas vraiment dire non 😉 J’ai donc lu ce roman, que je n’aurais sans doute jamais lu sinon car en matière de polar je ne me lance pas souvent dans l’inconnu. Il n’est pas déplaisant, il a un petit côté « retro » ou désuet mais ce n’est pas forcément mon univers à la base. Mais si vous aimez les livres qui mélangent un peu les genres, n’hésitez pas à vous faire votre idée!

 mon amie N

La vérité sort de la bouche de Bastien

 Bastien a 8 ans et 10 mois… Voici ses petites phrases et ses bons mots volontaires ou involontaires!
  • Il relit le roman qu’il écrit : «Oh la la… je devais pas avoir encore appris l’imparfait quand j’ai écrit cette page parce que j’ai fait plein de fautes de conjugaison!»

 

  • «Moi j’adore écrire! Je saurais pas te dire si je préfère écrire ou lire… Enfin, je crois quand même que je préfère lire…»

 

  • «J’ai des projets financiers pour les 9€ qui sont dans ma tirelire!»

 

  • Par deux fois, je lui explique des mots compliqués dans une histoires et il me répond les deux fois qu’il sait et quand je lui demande comment il sait, il me répond : «Maîtresse l’a expliqué…» La deuxième fois, je lui dis : «Elle sait tout maîtresse! » « Ben oui! Ça sert à ça une maîtresse!»

 

  • Pendant un match de la coupe du monde il entend qu’on peut gagner 1500€ par mois pendant 4 ans en répondant à une question. On ne joue pas :
    «Mais 1500€ par mois pendant 4 ans!!!! Vous laissez vraiment passer des opportunités!!!»

 

  • On s’est fait peur pour entrer dans la fan zone du Champs de Mars (mouvements de foule, écrasement, fumigène…) et une fois arrivé sur place  Bastien dit : «Après ce qu’on a vécu pour arriver là, ils ont intérêt à gagner les français!»

Bleu Blanc Rouge

Coupe du monde de foot

On a gagné!

  • Avec Bastien, on joue à notre traditionnel jeu de trouver un mot commençant par une lettre autour de nous… mais depuis qu’on est sorti du tunnel, on y joue en anglais!

 

  • Dans le métro de Londres, il me demande comment on dit «lourd» puis il me dit «My backpack is really heavy!»

 

  • Au restaurant indien, Bastien m’a surprise en demandant au monsieur : «Do you speak French?» et plus tard quand il lui a donné un popodum cadeau, Bastien l’a goûté puis lui a dit, spontanément « The popodum is delicious!»…

 

A Londres

  • Je dis à L’Homme qu’on ne peut pas aller boire une bière dans n’importe quel pub, il faut que ce soit un pub «familial» qui accepte les enfants. Bastien dit alors d’un ton dépité : «Je suis un frein. Je sens que je suis un frein pour nos vacances…» J’ai éclaté de rire!!!

 

  • Je dis : «J’aimerais bien vivre à Londres.», L’Homme dit «Moi, j’aimerais vivre à Paris.» et  Bastien ajoute : «Moi j’aimerais vivre à G. (notre ville). Et je vis à G. et je suis heureux!»

 

  • «Moi je suis repus!»

 

  • Pique nique sur l’autoroute «Mmmh elle est bonne cette tomate! Elle a goût de tomate cerise géante!»

 

  • Pendant le voyage il lit un livre de blagues de Toto. «Ah! Déjà fini! Allez, je le relis!»

 

  • «J’en ai marre d’être sage et obéissant! Je voudrais être un mélange…
    -Un mélange de quoi? Gentil et méchant?
    Oui….je voudrais être un rebelle!»

 

  • «Je vais pas apprendre la Bible : je suis athée!
    -Au collège tu apprendras des choses sur toutes les religions, c’est important de connaître les choses même si on n’y croit pas pour comprendre les autres…
    Mais est-ce qu’il y a un livre pour la religion athée, comme un livre scientifique par exemple qui explique le Big Bang et tout ça?» (Bon… on n’en fera pas pas un créationniste je crois ;-))

 

  • J’ai eu 45 ans cette année…
    Dans 5 ans, tu auras un demi-siècle!» (vlan le coup de vieux!)

 

  • Je me suis mise en maillot deux pièces : Bastien a  dit : «Tu as des bosses sur le ventre.» Et ça m’a fait rire et je lui ai dit que c’était des bourrelets et il m’a dit : « Moi aussi j’en ai, regarde! » (en se pliant en quatre alors qu’il est tout plat ;-))

 

  • On passe de la Savoie  en Suisse par la départementale… Bastien nous demande : «C’est la Suisse?
    -Oui.
    Il répond, ironique : « C’est exotique!»

 

  • «Le chat qui est dans la cour, il n’a pas de collier alors c’est  soit un chat errant, soit un chat de «la guerre des clans»!»

Lecture dans le train

Chanson douce : Leïla Slimani (lu par Clotilde Courau)

Voici un roman qui me faisait à la fois envie et peur (et pour être honnête, je ne le recommande PAS du TOUT aux parents de jeunes enfants qui sont encore gardés par une nounou mais comme Bastien a 8 ans et demi, ça allait, je ne me suis pas trop projetée dans le drame).

Je ne dévoile rien car très vite on connait le dénouement de cette histoire : une nounou tue les deux enfants qu’elle garde et le roman raconte les relations entre cette femme et la famille dont elle avait la charge mais aussi les histoires personnelles de la nounou et du couple.

Le couple, c’est Myriam et Paul, deux parisiens, jeunes cadres dynamiques. Myriam était restée à la maison après la naissance de ses deux enfants mais quand le deuxième est né elle a réalisé qu’elle voulait reprendre le chemin de la voie professionnelle dans un cabinet d’avocats et pour cela, ils décident de prendre un nounou qui gardera les enfants à domicile.

Ils rencontrent alors Louise qui leur parait parfaite… qui EST parfaite! Louise devient plus que la nounou des enfants, elle devient presque une gouvernante dans la maison. En effet, non seulement elle est une perle avec les enfants avec qui elle joue et dont elle s’occupe à merveille mais elle cuisine aussi des petits plats pour les parents et même leurs amis quand ils font des dîners, et va jusqu’à changer leurs draps… Elle devient même une personne qui prend une place centrale dans la famille, pas vraiment une amie mais plus vraiment une employée…

Pourtant, Louise n’a pas été embauchée pour cela, elle a pris d’elle-même l’initiative de cet investissement. Et Myriam et Paul s’accommodent très bien de cette situation… sans prendre conscience qu’ils deviennent dépendants et très « petits-bourgeois » avec leur « personnel » mais surtout sans prendre conscience que Louise aussi devient dépendante de cette famille…

Louise, on le découvre aussi dans le roman, n’est pas très stable et quand elle sent qu’elle risque de perdre sa place tant aimée, de perdre « ses » enfants, « sa » famille, elle perd complètement pied…

Ce roman met assez mal à l’aise car on sent bien que les torts sont partagés (enfin… attention, je ne dis pas que la mort des enfants était méritée car il est clair que le personnage de Louise tombe peu à peu dans la folie) mais il y a un déséquilibre des relations entre ce couple de « jeunes bobos parisiens » assez immatures, partagés entre le plaisir d’avoir quelqu’un qui s’occupe d’eux comme une mère pourrait le faire et le fait d’être des employeurs assez aisés qui ne se sont en réalité jamais souciés de la vie de leur « bonne »  (oups… je voulais dire « nounou ») et une femme qui semble s’être toujours tenue à distance de sa vie et qui se raccroche à la vie de cette famille.

J’ai aimé ce roman, j’ai aimé la façon dont cela est raconté, presque comme un reportage par moment et plus introspectif à d’autres même si on découvre l’ensemble de la situation par petites touches.

J’ai trouvé que la version audio servait bien le texte en apportant une certaine distance, une certaine neutralité qui allait bien avec le style.

catégorie « art » pour ma ligne audio

Dad (T 4- Star à domicile) : Nob

C’est la première BD de cette série que je lisais parce que j’avais repéré chez Jérôme que ça avait l’air sympa!

Dad, c’est un père de famille qui vit seul avec ses 4 filles de 4 mères différentes : l’aînée, une ado un peu réservée et intello qui passe sa vie plongée dans un livre, la deuxième, une jeune ado un peu girly et sûre d’elle, puis une petite fille un peu garçon manqué et au caractère bien trempé et enfin un bébé. Il est père au foyer, comédien au chômage.

Cet album, le 4ème de la série, raconte des scènes de la vie quotidienne de cette famille, avec Dad qui passe plus de temps à s’occuper de sa maison et de ses filles que de sa carrière d’acteur. A part une publicité pour de la nourriture pour chat, il a peu de perspectives et se lance même dans une chaîne humoristique sur internet quand il voit le succès de jeunes humoristes (au plus grand désespoir de ses filles!)

J’ai trouvé certaines de ces histoires vraiment drôles. Les relations entre ce père et ses filles de tous les âges et les relations entre les filles aux personnalités si différentes permettent de créer des situations comiques du quotidien dans lesquelles on peut facilement se reconnaître ou reconnaître des gens de son entourage!

Bastien (8 ans et demi) a lui aussi trouvé ça drôle et L’Homme aussi : c’est donc une BD que je recommande de lire en famille (et si vous avez 3 enfants ou plus, je pense qu’elle vous parlera encore plus 😉

La petite couronne : Gilles Rochier

Après TMLP, Gilles Rochier nous emmène à nouveau en banlieue parisienne mais cette fois il nous parle plutôt des adultes, des pères. Ils traînent encore un peu comme les jeunes, c’est vrai, mais surtout ils cherchent à avoir une place normale dans la société, ils s’occupent des enfants qu’il faut chercher à l’école, ils font des petits boulots, s’inquiètent du voisinage, font les courses… Ils ont des vies somme toute assez banales et pourtant bien loin de l’image de « racailles » que véhiculent les médias sur la banlieues.

On y trouve quand même les dealers (mais il y a un running gag entre une « petite frappe » et un client qui lui pose toutes sortes de questions sur la drogue qu’il vend qui est d’abord assez incompréhensible mais qui devient très drôle quand les personnages nous expliquent qu’en réalité c’est une forme de résistance passive à l’invasion des dealers dans les immeubles!), il y a aussi les descentes de police et les jeunes qui zonent mais il y a aussi les personnes âgées et leurs chiens.

C’est un portrait assez touchant de cette « Petite couronne » où les gens cherchent à vivre le mieux possible. C’est drôle, c’est grinçant et c’est très « documentaire ».

Passez peut-être outre un dessin assez austère et hachuré, pas forcément très esthétique mais qui à mon avis sert bien le sujet. Je vous le conseille.

Pour lire quelques pages cliquez sur le lien.

catégorie objet

Tirage au sort du Book Jar

Vous avez été 20 à avoir répondu à l’appel pour m’aider à piocher une prochaine lecture issue de ma PAL américaine en me  proposant des chiffres entre 1 et 8 pour ma PAL dans les commentaires du blog ou sur la page Facebook du blog.  Merci à tous de votre participation!

J’ai noté tous ces chiffres et les titres correspondants et Bastien  a tiré au sort :

C’est donc le numéro 7 :  « My Sister, My Love » de Joyce Carol Oates qui est sur ma liseuse et qui  a été proposé par Aifelle, Marion, Françoise, Pati Vore et Sy Frigere (merci d’avoir participé!)!

Je vais le lire pour le 12 septembre pour le mois américain! Si vous voulez le lire avec moi, n’hésitez pas!

La salle de bal : Anna Hope

Résumé de l’éditeur : « Lors de l’hiver 1911, l’asile d’aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, accueille une nouvelle pensionnaire : Ella, qui a brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait depuis l’enfance. Si elle espère d’abord être rapidement libérée, elle finit par s’habituer à la routine de l’institution. Hommes et femmes travaillent et vivent chacun de leur côté : les hommes cultivent la terre tandis que les femmes accomplissent leurs tâches à l’intérieur. Ils sont néanmoins réunis chaque vendredi dans une somptueuse salle de bal. Ella y retrouvera John, un «mélancolique irlandais». Tous deux danseront, toujours plus fébriles et plus épris. 
À la tête de l’orchestre, le docteur Fuller observe ses patients valser. Séduit par l’eugénisme et par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d’esprit, Fuller a de grands projets pour guérir les malades. Projets qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour Ella et John. « 

J’avais repéré ce titre chez Saxaoul qui m’avait donné envie de le lire mais je crois que ce roman a pâti d’un mauvais timing de lecture. A la même époque, j’avais déjà mis de côté un autre roman qui était un peu exigeant et je pensais que cette lecture serait plus facile et pourtant, j’étais fatiguée et occupée et j’ai trop picoré, lu par petites tranches et je ne suis donc pas vraiment rentrée dans l’histoire pleinement. Et je me suis un peu ennuyée malheureusement. Mais je reste persuadée que j’aurais pu aimer ce roman si je l’avais lu à un autre moment car j’ai trouvé le style vraiment agréable et beau.

Ce que j’ai trouvé beau et touchant dans cette histoire, c’est l’évolution des personnages qui sont enfermés non pas parce qu’ils sont « fous » mais parce qu’ils ne sont pas adaptés à la société dans laquelle ils vivent. Ils sont enfermés dans un carcan et on voit petit à petit l’espoir qui transparaît entre John et Ella. Ils sont en quête de liberté et leur rencontre leur permet de s’en donner les moyens.

Il y a aussi Clem, qui est comme née à la mauvaise époque, elle a soif de connaissances et n’arrive pas à entrer dans le moule rigide dans lequel sa famille aisée veut la faire rentrer. Elle s’autodétruit et vivra par procuration la liberté de Ella dont elle sera une alliée.

Et enfin, il y a le personnage de Charles, le médecin de l’asile. Le médecin malgré lui sans doute. Il aurait tant rêvé être musicien professionnel. Mais il lutte contre lui même et se plonge à corps perdu dans son travail en apportant la musique comme thérapie pour ses patients mais surtout dans ses rêves de grandeur dans un projets d’eugénisme des « faibles d’esprit ». Mais ce n’est pas la seule frustration dans sa vie personnelle et progressivement, c’est le personnage qui sombre le plus dans la folie.

Pour conclure, je vous conseille cette lecture mais en essayant de vous ménager de bonnes périodes de lecture pour bien vous imprégner de la vie des personnages car ils le méritent. Je pense que c’est une auteur à qui je donnerai une seconde chance.

 chez Titine

Book Jar spécial « Mois américain » en septembre

Je n’ai pas fait tirer de « Book Jar »  en août mais j’ai besoin de vous pour le mois de septembre  : aidez moi à choisir le prochain livre issu de ma PAL à être photographié en train d’être lu. Ce mois-ci je vous demande de me donner un chiffre entre 1 et 8 pour me permettre de choisir un livre de ma PAL américaine dans les commentaires ou sur la page FB du blog!

Merci d’avance!

Happy Birthday to me! Et un tag pour découvrir les coulisses du blog!

Et oui, c’est mon anniversaire!

45 ans! 45 ans? Déjà? je ne suis pas horrifiée de mon âge (j’ai l’impression que je suis plus jeune 😉 ) mais c’est surtout que j’ai l’impression d’être arrivée là d’un seul coup 🙂

Comme tous les ans, je souhaite aussi un bon anniversaire à Aifelle qui est du 7 août, à Sophie Herisson qui est du 8  août, Saxaoulet à Asphodèle qui sont du 9 août ainsi qu’à Val des Quotidiennes de Val qui est du 11 août mais surtout à Estellecalim qui est née le même jour que moi et qui fête aussi son anniversaire aujourd’hui!

Vive les blogueuses lionnes 😉

Cette année pour mon anniversaire, je m’offre un tag 😉 C’est The Autist Reading qui m’a lancé le défi de vous raconter les coulisses de ma façon de bloguer 😉

Alors, prenez donc une tasse de thé et découvrez comment je blogue 😉

Avis, Critique, Recension et/ou Ressenti ?

D’abord, je vais vous avouer que j’ai dû aller chercher dans le dictionnaire le sens du mot « recension », alors je crois qu’on peut tout de suite éliminer l’idée que je fasse le moindre « Examen critique d’une oeuvre » 😉 « Critique » aussi est un bien gros mot, je ne suis pas professionnelle et je n’ai pas les connaissances. Mais par contre j’essaie de toujours donner mon avis en passant par mon ressenti. J’essaie de ne pas rester dans le « j’aime-j’aime pas », de raconter un peu l’histoire et de dire pourquoi j’ai aimé (ou pas).

Le choix du livre

Les livres arrivent chez moi de 3 manières différentes : je les achète ou emprunte parce que je les repère sur les blogs, c’est ma source numéro 1 d’inspiration! Et puis il y a les livres qu’on m’offre ou qu’on me prête et que je ne choisis pas forcément mais je fais confiance à mes amis pour me faire découvrir des choses. (Et parfois les gens choisissent même des livres dans ma LAL :-)) Et puis, il y a aussi les auteurs chouchous que je lis sans même savoir de quoi parle leur dernier livre!

Cas particulier : parfois, pas besoin de choisir, les livres viennent à toi via les SP, ou Service de presse.

Je reçois des SP depuis longtemps de la part d’Audiolib avec qui j’ai d’excellentes relations et chez qui je choisis les livres que je veux lire et j’ai aussi eu de bonnes relations avec La Pastèque mais sinon, à part quelques titres reçus grace aux opérations Masse Critique (moins souvent qu’avant… les places sont chères) je ne reçois pas beaucoup de SP. Je ne suis pas dans les petits papiers des attachés de presse. Je fais parfois ma calimero en disant ça mais en fait, je n’aimerais pas avoir une tonne de livres à lire car je n’aime pas lire des livres que je n’ai pas choisis et je n’aime pas non plus lire sous la contrainte. A un moment j’ai peut-être trop souvent refusé ou pas répondu à certaines propositions et du coup personne ne vient vers moi maintenant. Par contre à chaque fois, je préviens que je donnerai mon avis, qu’il soit bon ou pas, car je parle de toutes mes lectures en toute honnêteté (mon avis sur le dernier Joël Dicker en est la preuve 😉

Mettre ou ne pas mettre la quatrième de couverture ? That is the question

Si je mets la quatrième de couverture c’est soit parce que ce qu’elle dit est suffisant et que je n’arriverai pas à dire autre chose pour résumer, soit parce que j’ai beaucoup de mal à résumer moi-même l’histoire, parce que l’histoire est complexe et que j’ai peur d’en dire trop ou parce que le roman ne m’a pas vraiment marquée et je ne sais plus trop par quel bout le prendre.

Prise de note

Je ne prends pas de notes en lisant et cela me pose parfois des petits soucis de mémoire, particulièrement quand je lis un livre audio ou quand il s’agit de me souvenir des noms (dans ce cas, je vais facilement sur internet pour rechercher les noms de personnages ou de lieux ;-)) Dans les romans, quand je veux me souvenir d’un moment important, soit je fais une minuscule corne sur la page (si petite que parfois je ne la retrouve pas 😉 ) ou je prends une photo.

Rédaction

Depuis que je suis sur wordpress, j’écris plus facilement mes billets directement sur le blog. Je ne sais pas si c’est dû à la plateforme ou si c’est moi qui ai changé mais avant j’écrivais tous mes billets à la main (et au crayon à papier) pour ensuite les taper à l’ordinateur. Maintenant, cela dépend. Quand je n’ai pas d’ordinateur, je continue de prendre mon cahier de brouillon et j’écris mon billet à la main et je ne change en général pas un mot quand je le tape.

J’ajouterais bien une rubrique ici car certains s’étonnent toujours de cette aspect de ma façon de bloguer :

Organisation

Oui! Je suis très organisée concernant mon blog, sa planification, ses rendez-vous etc! Et c’est bien le seul domaine dans ma vie où je suis organisée! J’ai un cahier sur lequel les jours sont numérotés sur la page de gauche. Les rendez-vous habituels sont bloqués : le 1er « bilan de mes lectures », le 2 « Oyez! Oyez! », le 8 le billet mensuel anniversaire, cette année c’est « #ennalit #ennavit » + une recette, le 11 le tirage au sort du Book Jar, le 12 la lecture du livre tiré au sort au Book Jar le mois précédant,  le 16 une lecture audio, le 18 les petites phrases de Bastien. Et chaque weekend, « Où va le blog cette semaine? ». Et puis, il y a les rendez-vous photographiques du jour du mois et la mosaïque.

Ensuite, j’ai ma petite règle psychorigide (mais qui m’a permi de continuer à bloguer sereinement depuis la naissance de Bastien) : je ne mets des billets de lecture en ligne que les jours pairs. Parfois, quand j’ai beaucoup de billets à mettre en ligne ou que je veux faire une sorte de thématique tout en respectant ma règle je mets deux billets le même jour 😉 Je mets parfois des billets non lecture les jours impairs 😉

Sur ce cahier, j’ai un code : quand j’ai planifié quel jour irait tel livre, je l’écris au crayon à papier puis je souligne quand le billet est écrit et je passe au feutre quand il est tapé et programmé. Je précise quand c’est une LC pour y penser le jour J. Sur la page de droite, j’écris au crayon à papier les livres lus sur lesquels je dois écrire un billet (et je barre quand c’est fait) et le LC prévues (quand c’est plusieurs semaines ou mois à l’avance, je le note sur la page de ce mois-là) et les livres que j’ai envie de lire pendant le mois ou que j’ai prévus de lire pour un challenge ou un mois thématique. Et je barre quand c’est fait 😉

Je fais ça depuis toujours et je crois que j’ai inventé le bullet journal avant même de savoir que ça existait! (Par contre, je suis incapable de m’organiser comme ça pour autre chose 😉

Serré ou plutôt long ?

Ca dépend, si j’ai beaucoup aimé ou beaucoup détesté, ça peut être long car j’aurai beaucoup de choses à dire. Si mon avis est tiède ou mitigé, si je n’ai pas grand chose à dire, il sera court.

Divulgâcher, moi ! Jamais

Dans la mesure du possible, j’essaie de ne pas trop en dire, si bien que parfois je ne me souviens plus de la fin de certains romans, même en lisant mon propre billet 😉

Ils en pensent quoi les autres blogueurs ?

Je ne sais pas trop. Je sais que j’ai un cercle de fidèles et je dirais même d’amis de blog (j’ai rencontré certaines personnes qui sont devenues des amies pour de vrai!). Je pense aussi que je suis un petit blog qui fait parti du paysage par la force des choses (j’aurai 10 ans en octobre). J’espère que les gens trouvent que je suis quelqu’un de sincère et d’honnête que ce soit dans mes avis de lecture que dans mes échanges car c’est vraiment ce que je suis dans la vraie vie comme dans la vie virtuelle. Je pense aussi que les blogueurs qui me connaissent aiment s’amuser avec moi dans les jeux de photos ou challenges divers. Ce que j’aime le plus c’est l’échange et je réponds toujours aux commentaires qu’on me laisse et je vais toujours voir si les gens chez qui je laisse un commentaire m’ont répondu (et j’avoue toujours être un peu triste quand ce n’est pas le cas car j’ai l’impression qu’on ne m’a pas lue). D’ailleurs, j’ai transféré mon blog de canalblog à wordpress et régulièrement, je transfère à la main mes réponses aux commentaires qui ne sont pas passées automatiquement car j’ai envie de garder une trace de ces échanges, même anciens.

Citation

Je ne cite pas toujours et même pas souvent. Quand je le fais, c’est souvent par une photo (par fainéantise, je n’ai pas le courage de taper des extraits). Certains livres appellent beaucoup de citations, d’autres moins. Quand je le fais, c’est vraiment que des passages m’ont marquée. Mais c’est plus pour moi, m’en souvenir car chez les autres, je dois avouer que je ne lis pas toujours les citations.

Tager ses billets

J’essaie de taguer selon les catégories de rangement de mon blog, comme si je mettais mes billets dans des tiroirs mais je ne suis pas toujours très rigoureuse.

Noter ses lectures

Non, je ne note pas. Pour tout dire en tant que prof, je ne note plus non plus, vu que j’évalue en compétences alors je ne vais pas m’y mettre sur le blog 😉 Je mets un logo coup de coeur en haut du billet si j’ai eu un coup de coeur et dans mon index des livres lus, je mets entre parenthèses soit un coeur pour les coups de coeur soir un + si j’ai beaucoup aimé. Mais ça s’arrête là.

Les affiliations

Je ne sais pas trop ce que c’est. Si c’est un lien pour faire de la pub, non, pas de mon plein grès. Quand c’est un livre que j’ai reçu d’un éditeur, je mets un lien vers cet éditeur en le remerciant. Quand il m’a été offert ou prêté par une blogueuse, je mets un lien vers son billet quand il y en a un ou vers son blog, parfois, quand je me souviens de qui m’a donné envie de lire ce livre, je mets aussi vers le billet tentateur mais je ne mets pas systématiquement des listes de blogueurs ayant lus le même livre, par manque de temps et d’énergie d’aller chercher et puis par peur d’oublier quelqu’un.

La reconnaissance

Mon petit blog reste bien modeste. Je ne suis pas sur les radars des attachés de presse, je ne suis pas invitée aux salons et petits déjeuners des maisons d’édition, je suis assez transparente sur la blogosphère mais je m’en fiche. De toute façon, je n’aurais ni le temps ni la possibilité d’aller faire tout ça 😉

Ma reconnaissance ce sont les commentaires des gens qui me lisent, ce sont les gens que je ne connais pas mais qui passent sur la page FB du blog et c’est aussi les gens qui parfois m’envoient un mail pour me dire qu’ils aiment mon blog 😉 D’ailleurs, j’invite les lecteurs de l’ombre à venir me faire un petit coucou, j’adore ça!